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 The man who returned from the dead | Klaus

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MessageSujet: The man who returned from the dead | Klaus   Ven 1 Juin - 18:22

The man who returned from the dead
jetons un œil par dessus l'épaule de l'obscurité
jeudi 21 septembre 2000

⋅ ◆ ◈ ⟐ ◈ ◆ ⋅

À en juger par le regard meurtrier de Trevelyan, seul à son bureau devant une bonne pile de rapports à approuver, Diana estima qu’il valait mieux éviter d’aller parler à son aîné. La jeune femme lança un coup d'œil satisfait à sa propre surface de travail : il ne lui restait que peu de paperasse à remplir, ce qui lui permettait de prendre une pause bien méritée. Elle se leva donc en quête de la bouilloire, qu’elle enclencha d’un simple coup de baguette, histoire de savourer un bon thé—aussi bon que le permettait le budget du département, du moins.

En attendant que l’eau chauffe, elle observa tour à tour les quelques Aurors qui restaient dans le grand espace ouvert. Elle remarqua qu’une bonne partie était sur le terrain, mais elle savait aussi que nombre de ses confrères étaient tombés pendant la guerre, deux ans auparavant… Cette réalisation lui faisait toujours le même effet, celui d’un coup au cœur, comme s'il était voué à résister infiniment à l’épreuve du temps.

L’humeur moins légère qu'une poignée de minutes plus tôt, elle se servit du thé dans une des nombreuses tasses dépareillées du placard. Aujourd’hui celle-ci portait l’effigie des Montrose Magpies : leur attrapeuse faisait des loopings et saluait l’Auror avec un grand sourire. Diana se rappela soudainement qu’il fallait qu’elle fasse de plus amples recherches sur leur poursuiveuse, Artemisia Rookwood. Elle se hâta donc à son bureau, mug brûlant en main, pour gribouiller une note à moitié lisible dans un coin de feuille.

C’est cet instant que choisit l’un de ses collègues pour l’approcher, un air suppliant plaqué sur le visage. C'était Sheridan, l’un des plus jeunes Aurors du bureau, et le pauvre croulait littéralement sous la paperasse.

Diana, s’il-te-plaît, tu pourrais faire un petit truc pour moi ? Cette affaire sur laquelle j’ai travaillé ces derniers temps est terminée mais je n’ai toujours pas fini de remplir mon rapport… Je voulais donc savoir si c’était possible que tu puisses monter au troisième pour aller chercher celui de Coulson, chez les Oubliators. Ça fait trois jours qu’il me bombarde de notes de service, et j’ai un peu peur de ce qu’il me réserve…

Sur ces mots, une énième note de service fusa à travers la pièce pour venir se poser sur une montagne d’autres, et Sheridan déglutit péniblement. Diana haussa un sourcil face à l’attitude du garçon—comment faisait-il pour survivre en mission avec ce tempérament d’agneau ? Un instant plus tard, elle vida sa tasse d’un trait.

Bien, soupira-t-elle. Mais je m’en rappellerai. Allez, au travail, j’ai l’impression que cette pile de papier va finir par engouffrer ton bureau.

Le jeune homme eut un petit sourire et s’éloigna dans une démarche qui indiquait que Diana venait de lui soulever un énorme poids des épaules. La sorcière sourit elle aussi, s’imaginant poser la même question à Trevelyan dans son temps d’apprentie. Pas sûr qu’il eut dit oui.

Désireuse de ne pas perdre de temps, la sorcière se mit rapidement en route pour la sortie. Hubert, le fantôme du département, n’eut même pas le temps d’ouvrir son clapet ectoplasmique qu’elle s’était déjà précipitée derrière les grilles dorées de la cage d’ascenseur. Elle n’était pas du tout d’humeur pour ses idioties. Après un bref voyage vers le troisième étage, Diana sortit de la cabine et se dirigea vers les bureaux des Oubliators. Elle ne connaissait pas vraiment l’étage, aussi elle avança doucement en scrutant au-delà des portes à la recherche de Coulson. L’Auror passa devant deux femmes qui se disputaient vivement sur elle ne savait trop quoi. C’était si difficile que ça de fermer la porte ou de lancer un petit Assurdiato ? Elle continua d’avancer après un roulement d’yeux.

Après quelques pas, ils s’écarquillèrent. Là, dans un des boxes, se trouvait un homme qui ressemblait très fortement à Klaus, un Oubliator qu’elle avait réussi à faire s’échapper de Rafleurs deux ans auparavant. Ils avaient travaillé quelques temps dans la résistance avant qu’il ne disparaisse brutalement lors d’une mission de sauvetage. Une patrouille de résistants avait été envoyée pour retrouver sa trace, mais elle était revenue bredouille. Et voilà que son dopplegänger était assis en face d’elle. Diana jeta un coup d’œil à la plaque sur son bureau pour s’assurer qu’elle n’était pas victime de son imagination débordante—il lui arrivait parfois dans ses rêves de revoir tous ceux qui avaient été perdus au cours de la guerre, aussi un rêve éveillé ne semblait pas tiré par les cheveux.

BRECKENRIDGE.

Il était vivant ! La sorcière tituba jusqu’à l’entrée de son bureau et s’accola contre l’embrasure de la porte. Elle ne savait pas quoi dire.

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Dernière édition par Diana M. Tugwood le Ven 1 Juin - 22:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Ven 1 Juin - 22:16

Paperasse, paperasse, paperasse. Cette journée se résumait à ces trois mois. Autant dire que celle-ci ne s'annonçait pas des plus amusantes. Mais il y avait des jours comme ça, il s'en souvenait bien. Il avait aussi signé pour ça, à dire vrai. Ç'a quelque chose, bien que foncièrement ennuyeux, de non-dangereux. Ce qui, pour sa branche de métier, était plutôt rare. Preuve en est qu'à peine réembauché il avait déjà été envoyé chasser le mage noir et en Ukraine s'occuper de toute une communauté, aussi petit soit-elle. Mais il ne s'en plaignait pas, l'allemand devait bien rattraper tout le temps qu'il avait perdu, ces dernières années, à combattre le Ministère puis à se remettre de toutes ses émotions.

Ainsi il était arrivé, au petit matin, avec un air encore guilleret sur le visage, presque sifflotant dans les couloirs du 3ème tant il était... de « bonne humeur ». Et dieu sait que ça arrivait très très rarement depuis les heures sombres. Mais ce matin-là, il l'était. Il observait alors tout autour de lui, avec un regard amusé et paisible, tout à fait paisible, trop paisible. Une porte de droite, dont le bureau lui était plutôt familier, se trouait ouverte. Par un élan de curiosité il passa lentement la tête, il y avait du bruit à l'intérieur, comme un remue-ménage. Une femme du 5ème étage, blonde et assez petite, était en train de fouiller nerveusement dans le bureau d'une de ses collègues, retournant presque tous les tiroirs, regardant sous les liasses de papier, ouvrant les chemises et dégrafant le tout. Il dressa un sourcil, quelque peu décontenancé, mais comme il n'appréciait pas spécialement sa voisine de bureau, il haussa les épaules et continua son chemin. Si elle avait des embrouilles avec une collègue, c'était à elle de le régler, et à elle seule. Il avait déjà assez de travail d'habitude pour ne pas se rajouter de telles querelles. Un instant, avant de partir, il hésita à lancer un Sortilège de réduction de bruit, le vacarme produit étant ce qu'il était. Mais non, il se contenta de progresser dans le couloir jusqu'à atteindre son bureau, reprenant sa gaîté un instant perdue.

Et quelques secondes après il arriva devant son bureau. « Eh bien, tu es en avance, toi. Ça tombe bien, regarde c'qui t'attend. » A peine il était au seuil de la pièce, son collègue l'apostrophait déjà. Il redressa sa manche et observa sa montre, celle-ci affichait 8h15. C'est vrai. Il était en avance, cela arrivait. Puis ça lui... « C'qui t'attend » ? Comment ça ? Ce dernier morceau de phrase l'interpella, finalement. Lentement et avec crainte il tourna le chef vers son bureau. Ah. Oui. En effet il avait « bien fait » de venir en avance ce jour-là. Toute une pile, vraiment impressionnante, de dossiers était posée sur un coin de son bureau. Pis encore, lesdits dossiers étaient étiquetés de telle sorte à ce qu'il comprenne que c'en étaient des importants et qu'il ne fallait pas les laisser traîner. « Journée rapport, tu vas t'amuser ! » rajouta son collègue. L'allemand lui fit un faux regard méprisant, bien qu'il fût quand même un tantinet agacé par la situation. Klaus s'avança, lentement, vers son bureau, puis se laissa tomba sur sa chaise. Alors là, toute sa joie, sa bonne humeur, ses bonnes idées et le meilleur des mondes qui était dans sa tête à l'entrée dans la pièce... tout cela s'était évaporé, tout d'un coup. Pshit. Il observa la pile puis lâcha un profond soupir. Il déposa son porte-document à sa droite, en sortit sa plume et sa baguette et les disposa comme il en avait pris, puis perdu, puis repris l'habitude sur son bureau. Ce après quoi il attrapa un dossier, le travailla, puis un autre, puis un autre... Cela n'en finissait plus.

Plus tard dans la journée, il y était encore. A chaque fois qu'un était fini, on passait à un autre. Cela arrivait bien sûr, on n'y pouvait rien. A un moment, il signa par un nom qui n'était pas le sien, mais celui d'une de ses proches à laquelle il songeait. C'est là qu'il comprit qu'il fallait très sérieusement faire une pause. Il effaça alors la marque puis referma lentement la chemise de papier, puis posa la paume de ses mains sur le bois du bureau et se redressa lentement, moment où il perçut d'ailleurs une présence, du coin de l'œil, à l'entrée de la pièce, qui semblait immobile. Espérant que ce n'était pas un supérieur qui allait lui donner une nouvelle pile de dossiers à traiter, il tourna lentement le regard.

C'est alors qu'il L'a vue. Elle. Il n'en croyait pas ses yeux. Il retomba lentement sur ses fesses, sur la chaise et se tourna vers le dossier voisin. « Dav... » Il était prêt à l'interpeller, mais son collègue n'était plus là. Il ne l'avait même pas entendu partir. L'allemand retourna le regard sur l'ombre du passé. « Je... Ça fait longtemps. » Il secoua la tête, se rendant compte qu'il prononçait décidément cette phrase beaucoup trop souvent depuis quelques jours. « Je ne pensais pas que tu retravaillerais ici... » Un peu mieux, mais toujours pas génial. « J'ai essayé de te retrouver. » Tu as déjà mieux fait, Klaus. Ce n'est pas trop vrai, mais pas entièrement faux non plus…
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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Mar 5 Juin - 16:03

The man who returned from the dead
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jeudi 21 septembre 2000

⋅ ◆ ◈ ⟐ ◈ ◆ ⋅

Tous plans antérieurs abandonnés, Diana s’avança doucement dans le bureau. Elle n’en revenait toujours pas. Klaus avait bel et bien survécu à cette capture, deux ans auparavant. Cela semblait presque irréel. Lui-même avait l’air choqué de sa présence. Elle reprit contenance un instant plus tard, chassant l’air interdit de son visage. Puis elle força ses lèvres à s’étirer dans un petit sourire.

Nous aussi, nous avons envoyé une équipe à ta recherche, en vain…

La sorcière saisit la chaise du collègue d’à côté et s’assit dessus. Ce faisant, elle examina la pièce pour occuper ses yeux le temps de trouver les mots. La fenêtre ensorcelée donnait sur une tempête belliqueuse—l’un des agents d’entretien devait probablement être en rogne contre un fonctionnaire à cet étage, car il faisait très beau au deuxième. Le bureau de Klaus était bien rempli aussi, il avait dû recommencer à travailler depuis quelques temps déjà. Comment ce faisait-il qu’elle ne l’ait pas aperçu plus tôt alors ? Oui, les affaires s’étaient enchaînées sans répit ces dernières semaines, mais tout de même, elle s’en voulait presque de n’avoir rien remarqué.

Tu es également revenu au Ministère, elle hésita un instant. Comment te sens-tu ?

Dans l’attente de sa réponse, Diana jouait avec l’ourlet de la manche de son chemisier. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas été aussi nerveuse. Elle ne pensait pas que revoir un ami qu’elle croyait perdu lui ferait cet effet-là. Une fois, elle s’était surprise à espérer éprouver une joie immense, verser des larmes, éprouver quelque chose de fort… Ces dernières années l’avaient tellement mise à bout qu’elle savait qu’elle ne serait plus comme avant, mais elle ne s’était pas attendue à la terrible nervosité qui montait en elle. La sorcière se redressa un peu sur son siège et reporta ses yeux sur le visage émacié du revenant.

On–On te croyait mort… Que s’est-il réellement passé ? Je ne me souviens que du moment où j’ai entendu le bruit du Transplanage des Rafleurs, puis du combat quand je suis arrivée auprès de ton équipe. sa voix semblait lointaine, même à ses propres oreilles.

Elle ne se rappelait pas grand-chose de la soirée où il avait disparu, tout était flou, trop rapide, trop brutal. Mais le souvenir de la culpabilité, de la colère d’avoir perdu un de ses hommes—un ami—était gravé dans sa mémoire. Tout ça à quelques semaines à peine de la défaite de Voldemort. Mais elle savait que ce temps, passé vraisemblablement en capture, avait dû l’affecter plus qu’il le laisserait paraître. Il suffisait de voir l’effet des interrogatoires musclés, souvent à la limite de l'illégalité, pratiqués sur les Mangemorts les plus proches du Seigneur Noir pour le comprendre. A cette pensée, la sorcière eut un frisson d’horreur.

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Sorry de la longueur de ma réponse !

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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Jeu 7 Juin - 21:40

Il restait en face d'elle, sans savoir réellement quels mots il pouvait et devait employer. Elle s'approcha lentement du bureau. Il lui sembla un instant qu'elle allait tomber dans les vapes, c'est pourquoi il écarta sa chaise de son bureau pour intervenir au cas où, mais elle sembla reprendre contenance, heureusement. Pis elle se dirigea vers la chaise de son collègue et s'y assis. Une demi-seconde, l'allemand laissa apparaître une petite moue ennuyée, imaginant son collègue revenant dans le bureau, étant allé faire dieu-sait-quoi et revenant, trouvant ainsi quelqu'un assis sur son siège. C'est alors que, même étant occupé par un membre du Ministère, il se mettrait à râler comme il avait coutûme de le faire, parfois, pour un rien. D'un mouvement de baguette, l'Oubliator ferma la porte afin que nul ne les dérange.

Mais bien vite il effaça cette lueur d'ennui pour laisser apparaître une expression de plaisir, qui arrivait trop rarement dans cette pièce assez fermée, où c'était limite si les deux habituels présents échangeaient des mots, la disposition des bureaux les forçant à se tourner le dos. L'allemand suivit son regard qui se dirigeait alors vers la fenêtre ensorcelée, fenêtre qui lui arracha à nouveau un sourire amusé, repensant aux nombreux coups que les agents d'entretien leurs avaient déjà faits, dans les amusants et les moins amusants moments. Pis sa nostalgie fut annihilée par la prise de parole de son amie. Il tourna lentement le regard vers sa direction, tout en réfléchissant à ce qu'il allait bien pouvoir dire.

« J'y suis retourné... Mais cela ne fait pas trop longtemps, je suis arrivé ici en septembre et... (Klaus se passa la main dans les cheveux en émettant un bref soupir.) Ça n'était pas facile au début, mais on fait avec, puis j'ai pu récupérer mon ancien travail donc j'ai repris mes marques assez rapidement. »

Bien sûr cela n'avait pas été facile au départ, de retourner dans ces lieux qu'il avait dû fuir, de revoir les mêmes visages qu'il avait craint et surtout de reprendre le travail qu'il avait dû abandonner, qu'on avait lui avait contraint d'abandonner. Mais les choses reprenaient peu à peu leur tour commun.

Entendant sa suivante question, une double réaction se manifeste. D'abord il semble intrigué. Intrigué par le comportement de la jeune femme. Bien sûr ils avaient travaillé quelques temps ensemble, ils avaient été coéquipiers, mais celle-ci semblait... Il y avait quelque chose chez elle qui le chiffonnait. Sa nervosité et sa bonté... Cela ne le dérangeait pas pour autant, mais le rendait dubitatif. Puis sa suspicion laissa place à de mauvais souvenirs. Il ferma lentement les paupières, n'aimant pas, étrangement, se remémorer ces souvenirs. Tout était allé tellement vite, pour lui aussi, mais tous les détails étaient encore gravés dans ses souvenirs, et ils resteraient très certainement tels pendant tout le reste de son existence. Après quelques instants de repos il ouvrit la bouche.

« Ils... ils étaient plus nombreux que nous l'avions prévu. Et mieux organisés que d'habitude les Rafleurs l'étaient. Nous avons été... totalement pris au piège. A peine avons-nous eu le temps de comprendre ce qui se passait qu'ils étaient, tous et une dizaine, tout autour de nous. C'était un piège, une ruse, bien digne d'eux... Puis ils nous ont amenés dans un cachot humide. Je me souviens des moindres détails. Peu à peu les sorciers ont fini par mourir des suites de leurs blessures. Si les Rafleurs avaient été doué pour nous prendre, ils l'étaient moins pour nous tor... tort... pour s'occuper de nous. » Certains mots posaient encore problèmes à la diction, « torturer » et ses dérivés en faisaient partie. Alors l'Oubliator changeait cela en périphrase, pour ne pas prononcer l'imprononçable. « Puis un jour un vacarme monstrueux s'est fait au-dessus de ma tête. On venait me libérer. Voldemort était tombé. »

Sa tension commençait à augmenter, il se redressa, tremblant légèrement du bout des mains, et servit deux verres d'eau. Il en posa un sur le bureau du collègue, à proximité de Diana, puis finit le sien d'une traite, se resservit et retourna s'asseoir.

« Et... et toi ? Tu ne t'es pas fait prendre, je suppose ? Tu es trop maligne pour cela... Et te revoilà ici, nous revoilà ici, pour la même chose certainement. » Son visage se réveilla lentement, il se redressa un brin, sa voix se clarifia, ses narines se retroussèrent, prédisant un dégoût pour l'objet futur de ses paroles. « Eliminer la vermine restante de Voldemort et ne faire de cela qu'un fait du passé. »

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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Mar 12 Juin - 22:06

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jeudi 21 septembre 2000

⋅ ◆ ◈ ⟐ ◈ ◆ ⋅

Son horreur s’amplifiait au fur et à mesure que Klaus continuait de débiter son histoire. Elle n’avait eu l’occasion de venir au secours d’un groupe de sorciers que peu fois durant la guerre, dans les quelques mois précédant la chute de son instigateur. Si la majorité des prisonniers que son équipe libérait s’en tiraient plutôt bien, Diana était tout de même arrivée trop tard pour certains d’entre eux qui finissaient de succomber à leurs blessures avant qu’un Portoloin pour Sainte Mangouste puisse être arrangé. Elle se rappelait encore du sentiment de culpabilité qui la prenait à la vue de chaque visage inerte qu’elle n’avait pas pu sauver à temps.

Elle ne connaissait ce que Klaus avait éprouvé que de l’extérieur, mais c’était déjà assez pour que sa colère se réveille et que son sang se réchauffe. C’était son devoir d’attraper tous les ignobles bourreaux qu’avait vu fleurir la guerre, et elle comptait bel et bien les chasser jusqu’au dernier. Diana se reprit, et son œil entraîné remarqua rapidement l’état de son ami, celui-ci avait le front transpirant et les mains tremblantes. Alors, avec un petit sourire qu’elle espérait rassurant, elle posa une main sur l’avant-bras de l’Oubliator après qu’il se soit rassis. Il était sûrement au courant du fait qu’elle n’était pas la femme la plus douce au monde—sa délicatesse étant comparable à celle d’un éruptif—mais l’attention était tout de même là.

Tu dois te souvenir que j’ai quitté le Ministère quelques mois après avoir fait sortir tous les né-moldus que je pouvais—je ne sais pas comment l’administration a cru à toutes mes balivernes pendant ce temps-là, d’ailleurs. Après ton… enlèvement, j’ai été reconnue par ceux chargés d’attaquer ton équipe. J’ai eu un mal fou à les semer, mais j’ai réussi. Ensuite, il y a eu la Bataille…

La sorcière se rendit compte que c’était à présent son tour de trembler. Dans l’espoir de se calmer un peu, elle marqua une pause en buvant son verre d’eau d’une traite. Elle pouvait faire face à ses démons. Son psychomage l’en avait assurée, et le travail qu’elle et lui avaient accompli était déjà phénoménal. Elle ne se réveillait plus en sursaut sous l’effet de souvenirs terriblement transformés durant la nuit. Elle savait faire taire d’elle-même son envie irrépressible d’utiliser un Doloris sur chaque partisan de Voldemort que les Aurors parvenaient à retrouver. Et puis parler de la Bataille, ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait.

C’était le chaos. Plus personne ne savait où donner de la tête, des sorts jaillissaient de tous les côtés, qu’ils soient ennemis ou bien de notre propre camp… C’est comme ça que j’ai été blessée, j’ai reçu un maléfice, foutue magie noire, un rire sans humour s’échappa d’entre ses lèvres ourlées de rouge. Ça m’a valu trois semaines à être enfermée à Sainte Mangouste à moitié comateuse, puis quatre autres avant d’avoir l’autorisation de remettre les pieds au deuxième. Je voulais tellement repartir à la chasse aux Mangemorts, les faire payer pour toutes leurs victimes.

Diana reporta son regard sur son interlocuteur, elle n’avait même pas remarqué qu’elle avait fini par fixer un point sur le mur d’en face, peut-être pour éviter d’étudier sa réaction.

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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Mer 13 Juin - 22:08

Quand elle eut posé la main sur le bras de l'Oubliator, celui-ci tourna son regard mi-chagriné, mi-déterminé vers elle, il l'observa quelques secondes, plissant légèrement les yeux. Ce n'était pas un signe de mécontentement comme ce froncement de sourcil qui se dessine sur notre visage quand une situation nous est dérangeante, loin de là; ici c'est un de ces froncement qui surviennent quand une impression étrange et perturbante vient harceler votre esprit. Et c'est avec ce second regard que Klaus observa d'abord la main qui s'était posée sur son bras, puis les yeux de la brunette dans lesquels il se perdit quelques secondes avant de lui offrir un amical et sincère sourire, comme il en fait trop peu depuis.

Puis l'allemand écouta la jeune femme débiter son histoire apocalyptique d'une oreille inquiète. Ou du moins il l'observait. L'histoire il la connaissait que trop bien, il l'avait déjà entendu des centaines et des centaines de fois. Il regardait, fixait la jeune femme. Ce visage aussi, il le voyait souvent, il allait de pair avec ce genre d'histoire. Mais là c'était encore différent, car c'est sur quelqu'un qu'il a connu pendant la guerre et à cause, "grâce" à celle-ci. Il ne l'avait connu qu'en coéquipière, il ne faisait pas parti de son passé, et cela rendait la situation encore pire. Comme elle l'avait fait pour lui, il posa la main sur celle que la sorcière avait placée sur son bras, l'écoutant d'une oreille. Cela semblait faire du bien à tout le monde, de se confier. C'était devenu une cure de parler, même les Moldus le savaient - peut-être même le savent-ils mieux que les Sorciers, n'ayant que peu d'autres moyen de guérison...

Et il observait ce visage, cet horrible visage. Si certains chrétiens crachaient contre l'idée du Rire car celui-ci déformait le visage des hommes et le rendait monstrueux, déformé, ce n'était rien comparé à la Tristesse qui alors pouvait changer la plus plaisante face et son regard étincelant en un précurseur de pitié, un martyr incroyablement malmené, un ange qui s'est fait évincer du Paradis. Puis elle se tut, son visage ne changea pas tout de suite. Klaus resta là à la regarder quelques secondes avant de sortir de ses songes. Il n'avait pas perdu son sourire - bien que celui-ci se soit affaibli en ce qu'on pourrait appeler un "sourire vague". Puis il se redressa et sans un mot se tourna vers son bureau. Silencieusement il remit les affaires en ordre, de sorte que rien ne dépasse. Quand il eut retrouvé la faculté de parler Klaus se retourna vers Diana et pencha la tête. « J'ai bien mérité une petite pause, tiens. Je t'offre un coup à boire ? Sauf si tu as trop de travail. » Alors il se leva. Il n'attendit pas de réponses, il n'est même pas sûr qu'il l'écouterait quand celle-ci viendrait. Le Sorcier prit sur son dossier le veston qu'il portait, le posa sur ses épaules et tendit une main vers la demoiselle avec un sourire qui s'était encore aminci mais qu'il forçait à subsister, par encouragement. Puis il se bloqua, ses yeux ne bougèrent plus. Il se retourna vers les fenêtres où une tempête impossible grondait et menaçait d’attaquer le bureau, il prit sa baguette et pointa l’espace sombre, tout en murmurant quelques mots, dans un chuchotement. Alors peu à peu la zone s’éclaira, la pluie cessa et les nuages se dissipèrent pour laisser place à un grand ciel bleu où le soleil éblouissait presque les deux jeunes. Cela ne durerait, Klaus le savait bien, mais il sourit en hochant la tête alors qu’un arc-en-ciel apparut en fond. Il pencha la tête puis se retourna vers la jeune, le sourire étincelant, transformé par si peu, au paraître. « Là, c’est mieux. Tu ne trouves pas ? » et il fit s’échapper un petit rire – vrai ou faux, nul, même lui, ne saurait le dire – alors qu’il lui tendait à nouveau sa main.

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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Dim 1 Juil - 18:57

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jeudi 21 septembre 2000

⋅ ◆ ◈ ⟐ ◈ ◆ ⋅

La sorcière regarda Klaus se lever et enfiler son veston d’un œil distrait. Une pause lui ferait le plus grand bien et lui permettrait de se changer les idées. C’était d’ailleurs une envie de répit qui l’avait initialement poussée à abandonner son bureau. Diana rendit son sourire à son collègue, bien qu’il soit maigre. C’était encore difficile de mettre de côté l’emprise que gardaient ses souvenir de la guerre sur elle. L’Auror eut quand même un petit rire face au changement de temps à travers la fenêtre, même si elle devinait toujours un vilain nuage anthracite derrière une colline. Elle se leva à son tour, l’humeur plus légère.

D’accord, à condition que l’on sorte du Ministère. Les boissons servies ici manquent cruellement de goût.

Robards pourrait râler autant qu’il voulait, elle avait tout de même accompli un sacré travail en peu de temps, d’autant plus que la journée n’était pas terminée. Un petit quart d’heure loin du deuxième étage n’affecterait que son heure de départ du Ministère. Elle pensa tout de même à griffonner un mot pour ses collègues, histoire qu’ils ne paniquent pas de son absence, puis donna un petit coup de baguette au morceau de papier. Celui-ci s’anima et fonça au quart de tour en direction de l’open space réservé aux Aurors.

Ceci fait, Diana s’avança vers le large couloir en réajustant son uniforme. Ses bottines de cuir usé crissaient doucement contre le parquet ciré tandis qu’elle se battait avec le bouton de sa cape. L’Auror se retourna un instant, pour s’assurer que Klaus la suivait, puis ils partirent tous les deux en direction des cages d’ascenseur. Elle était reconnaissante du fait qu’il ne cherche pas plus loin que ce qui avait déjà été avoué et qu’il veuille changer de sujet. Enfin, c’était ce qu’elle avait compris, peut-être avait-il un autre dessein.

Je connais cette brasserie dans le Londres moldu, il est à deux pas d’ici et fait les meilleurs cafés que j’aie goûté dans le quartier. Un des serveurs m’a parlé d’une origine "équitable", mais je t’avoue que je n’y ai pas trop accordé d’attention, j’étais en filature, expliqua-t-elle en appuyant sur un des boutons de l’ascenseur. Mais si tu n’es pas à l’aise entouré de moldus, on peut aller au Chemin de Traverse.

Son ton était plus chaleureux, plus posé. Elle avait appris à revêtir un masque nonchalant avec le temps, autant pour son propre bien que celui des autres. Prétendre que tout allait bien lui permettait parfois d’oublier. Se plonger la tête la première dans le travail aussi. À vrai dire, elle le faisait depuis si longtemps qu’elle y était passée pro.

Arrivés au neuvième, elle laissa Klaus sortir le premier pour qu’il choisisse leur future destination et esquiva le coup d’épaule de Glacklin, qui devait revenir de quelque chose de mouvementé aux vues de la colère qui semblait s’écouler de tous ses pores et de la substance non identifiée sur sa manche d’uniforme.

Tout doux, Glacky, ton visage va rester figé si tu continues comme ça. Ce serait dommage, ajouta-t-elle avec un clin d’œil pour le faire enrager.

Une fois le grand roux parti, Diana se retourna vers Klaus avec un sourire un peu plus authentique. Enquiquiner son némésis de la Brigade la détendait quasi instantanément.

CODAGE PAR AMATIS


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Mon âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
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MessageSujet: Re: The man who returned from the dead | Klaus   Lun 27 Aoû - 14:23

L'allemand opina du chef, satisfait d'entendre la réponse positive de sa collègue, puis la voyant reprendre peu à peu une humeur plus agréable, une plus douce sensation s'empara de lui. Il s'observa envoyer un mot à ses collègues, un peu de repos de faisait jamais de mal à qui que ce soit. « Quitter un peu le Ministère nous fera le plus grand bien et plus encore si c'est pour prendre une pause. » Il s'avança dans le couloir, après elle, et referma la porte derrière lui, sans prendre le temps de laisser un mot à son collègue. Pour ce que cela aurait changé, de toute façon... Puis rattrapa l'Auror qui avait pris un peu d'avance.

Une brasserie moldue ? Si cela allait le déranger ? Il laissa un léger rire se déployer, pas moqueur mais amusé. « Tu sais, les moldus, c'est toute ma jeunesse, donc je suis bien le dernier que ça dérangera. » Peut-être ne lui avait-il pas révélé son ascendance dérangeante pendant la Guerre... Il est vrai que même dans la Résistance, l'on évitait de trop parler de cela et des raisons de sa révolte personnelle. Pourtant il aurait pu. L'allemand ne s'en souvenait plus, tout était encore si loin et si proche à la fois.

« Alors ce sera pour les Moldus. Certaines de leurs boissons me manquent. » fit-il avec un sourire en coin sur les lèvres. Même s'il avait redécouvert la boisson en passant du côté Sorcier, la nostalgie s'emparait souvent de lui lorsqu'il se retrouvait devant une chaude et supra-calorique Bièraubeurre. Il prit ainsi le chemin pour rejoindre le monde Moldu, un peu impatient d'y retourner. Suivant les indications de sa collègue, mais avec néanmoins un peu de mal pour retrouver le lieu, ils arrivèrent devant ladite brasserie. Se tenant devant la devanture, il observa un léger instant le lieu. « Ç'a l'air bien sympathique, c'est vrai... Tentons le coup ! ». Avec une excitation presque enfantine, contrastant flagramment avec son attitude un brin soucieuse pendant le trajet, il s'engouffra dans la brasserie, tenant la porte à sa collègue.

De dehors, le lieu avait l'air bien chaleureux : il semblait y avoir peu de monde malgré l'heure et la place disponible. On pouvait apercevoir la salle principale par la façade vitrée où apparaissait le nom de l'établissement. Dès que le Sorcier ouvrit la porte, une bouffée de chaleur les attaqua au visage alors que plusieurs regards se tournèrent vers eux, curieux. Il eut un bref sourire, constatant que leur tenue, peut-être extravagante pour les Moldus, attira l'attention. Mais rapidement les regards se détournèrent et les conversations reprirent. L'intérieur était toujours aussi sympathique. Le sol était en carrelage, alternant entre deux couleurs, le noir et le blanc, impeccablement nettoyé, luisant presque. Tout le mobilier était dans un esthétique bois massif et plusieurs colonnes se dressaient à quelques endroits. Alors qu'il observait la salle avec curiosité, un homme s'approcha d'eux, un chiffon pendant sur son épaule et les salua.

« Madame, Monsieur. »

Klaus releva la tête vers lui, avec un large sourire sur les lèvres. Il toussota avant de répondre au serveur. « Deux personnes. Pourrait-on s'installer... Près de la fenêtre ? Si cela te va, bien sûr. », demanda-t-il en parcourant les tables libres du regard et s'arrêtant sur une petite le long de la baie vitrée, avant de reporter son regard interrogatif sur sa collègue. Le serveur hocha du chef, acceptant la suggestion finale de Diana avec l'amabilité londonienne qu'on leur connait. Les deux amis allèrent donc s'asseoir tranquillement, se retrouvant quelques secondes plus tard avec une carte entre les mains.
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