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 smoke & trouble (ft Corvo)

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MessageSujet: smoke & trouble (ft Corvo)   Sam 15 Sep - 18:56




smoke & trouble


venetia & corvo

All your gods are false, just get used to it.

Le dimanche, c'était le jour des affaires. Dans son métier - l'illégal évidemment - Venetia avait appris que les dimanches étaient les meilleurs jours pour conclure des affaires. Elle faisait donc soigneusement en sorte de conclure tout ses deals ce jour précis - en honneur de la mémoire de feu l'oncle Arthur, homme propre à ses superstitions. Pour l'occasion, elle portait ses vêtements les moins chics possible. Elle se rendait dans l'Allée des Embrumes, un lieu qui ne mangeait que les plus faibles d'entre eux rejets de la société. Comme elle ne tenait pas à ce que son paternel vienne fouiner dans ses affaires, toutes ses transactions et allées et venues en ce lieu de mauvaise réputation étaient soigneusement dissimulées. Leurs contacts étaient de toute façon épars - Gideon Bird avait jeté l'éponge une décennie plus tôt. La jeune femme avait donc enfilé un grand sweat trop large sur une paire de collants en laine, le tout couverts sous un long manteau cape à capuche, garantissant qu'on ne la reconnaisse pas de loin.

Hors de question de se faire griller par des collègues du Ministère - c'aurait été le pompom. Elle attrapa le Magicobus à la sortie de Birmingham, son épais sac à dos militaire rempli de babioles cliquetantes. Elle prenait un risque en conservant la marchandise chez elle - mais elle n'avait pas d'autres alternatives pour le moment, et fort heureusement, personne ne la soupçonnait. On s'étonnait au Bureau des disparitions - mais elle s'arrangeait toujours pour que ce soit des objets présents depuis longtemps qu'on oubliait, où des pièces qui étaient facilement remplaçables par des identiques objets moldus valant une poignée de centimes. Des rumeurs couraient que c'était Hubert Gaemes, l'esprit frappeur du Département des Aurors qui était d'ailleurs responsable de ces disparitions. Venetia se gardait bien de sourire quand elle entendait des employés se chuchoter ladite rumeur. Il n'aurait pas fallu tout gâcher.

C'est ainsi qu'un dimanche en fin d'après-midi, elle était en route pour le Gobelin Eméché, bar notoirement fréquenté par la plèbe, les traines-patins et autres maroufles de la même espèce. Entrant comme une reine dans l'espace, rejetant sa capuche en arrière, son accent de Birmingham bien au fait, Venetia Bird faisait en général forte impression parmi les plus faiblichons. Mais elle ne cherchait qu'un seul homme ce soir, le seul qui importait dans tout cela. Corvo.

Elle l'avait rencontré par hasard, ce Cracmol rejeté par sa famille pure, vivant la misère la plus totale et continuant pourtant la tête haute à se construire un futur de la seule façon valable restante pour quelqu'un comme lui : illégalement. Elle le comprenait, et ils avaient vite fait un deal. Pour une part des recettes, il lui trouvait des vendeurs, et elle s'assurait pour lui réserver les meilleures pièces. Elle avait même réussi à lui refourguer quelques faux restants de son oncle -  et avait écoulé une bonne partie de la marchandise moldue qui lui restait grâce aux talents et au carnet d'adresse de ce même Cracmol.

Elle s'affala sur le bar, se commandant une bonne pinte de bière, lui adressant un sourire. En tant que serveur du Gobelin Eméché, il lui réservait toujours une rasade fraiche de la meilleure bière, et elle n'en payait jamais la totalité. L'avantage de l'Allée des Embrumes et encore mieux, de Corvo, c'était qu'elle n'avait pas à jouer un rôle, pas à changer son accent d'ouvrière, pas besoin de bien s'apprêter, bien coiffer ses cheveux, et porter un petit tailleur. Il s'en foutait en général, et elle lui rendait bien. Ils avaient régulièrement rendez-vous à cet horaire, en ce lieu, et elle attendait avec impatience de lui ouvrir son sac bien rempli. La pêche avait été excellente ce mois-ci, de quoi lui permettre de renflouer les caisses et de profiter de cigarillos cubains et de champagne quelques soirées... Avant que le cycle infernal ne recommence, et qu'elle soit à nouveau à sec, de nouvelles dettes venant la cribler.


- Alors mon brave, parlons affaire... Mais avant cela : comment vas tu ?

Les politesses étaient de mise, elle était de bonne humeur, et quand il lui servit sa bière, elle lui dédia un autre sourire.
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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Mer 19 Sep - 20:25

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Corvo n'était plus. Plus depuis un moment. Il était devenu Crow. Il avait erré durant des années, seul, en paria, victime du regard empli de mépris des sorciers. Il n'avait rien. Sa famille l'avait renié, le renégat vivait dans la rue, trouvant refuge sous une couette rapiécée. Il se laissait sombrer, consumer par la noirceur quand on lui tendit la main. Une main qu'il saisit. On lui offrait une nouvelle vie. La renaissance du cracmol. Son mentor lui avait offert un travail. Simple serveur au Gobelin Éméché, il était bien davantage, versé aux art de la contrebande. Son mentor lui avait tout apprit, lui avait délégué cette partie de son commerce souterrain. Faire affaire à Crow, c'était faire affaire au patron. Et Crow lui était redevable. Il était d'une loyauté sans faille, presque aveugle pour l'homme qui avait donner un sens à sa misérable vie, à sa piètre existence. C'était son moyen de subsistance. Ce monde ne voulait pas de lui, le rejetait, alors il s'était fait une place comme il pouvait, verser dans l'illégalité. Son mentor avait été le seul à voir en lui, ses prunelles sombres projetant autre chose que du mépris. Crow n'était pas son bras-droit, mais il était l'un des éléments sur lequel son mentor s'appuyait. Il avait sa fidélité, sa loyauté. Et rien ne le ferait trahir celui qui lui avait tout donner. Il était tout ce qu'il avait, la dernière personne à qui il pouvait se rattacher.

Il était derrière le comptoir quand la porte du bar s'ouvrit, laissant entrer une silhouette qu'il ne connaissait trop bien. Même jour, même heure. Sa cliente était toujours ponctuelle et il n'avait rien à lui reprocher. Leur relation était un peu plus que purement professionnel, même s'ils n'étaient pas amis. Corvo était un garçon solitaire et n'avait jamais eu d'amis. Toute son enfance, il l'avait passé dans le manoir familial, cloîtré entre les murs austères de la demeure. Il n'avait jamais pu jouer avec les enfants de son âge, il n'avait jamais eu une vie normale. Il n'avait eu qu'une éducation sommaire, limité à ses capacités de cracmol. Ici, il se sentait chez lui, même si son vrai caractère n'était jamais très loin, il avait dû apprendre à le surmonter. Nul choix quand on fréquente ce milieu, fréquentant les pires personnages imaginables. Il y avait de tout au Gobelin Éméché. Des parias, des renégats, tout une populace moins recommandable les uns que les autres. Dont certains faisaient affaires. Le Gobelin était une plaque tournante, l'endroit pour conclure toute sorte d'affaire.

La silhouette qu'il avait repéré enleva la capuche qui couvrait son visage. D'abord méfiant à l'égard de l'employée du ministère, il avait compris que leurs buts coïncidaient et ils firent affaire. La jeune femme apportait la marchandise, des objets venant tout droit du ministère, et lui s'occupait de trouver des acheteurs intéressés et de refourguer les objets. Ils partageaient les recettes, finissant toujours par avoir un bénéfice. C'était son seul talent, le seul domaine dans lequel il se débrouillait à merveille. Les transactions illégales. Parfois il était sur le terrain, pour rechercher l'objet dont le client avait besoin. En revanche, il ne travaillait jamais vraiment seul. Il y avait toujours quelqu'un pour assurer la sécurité du cracmol si les choses tournaient mal. De paria, il était devenu quelqu'un. Corvo, le fils renégat était devenu Crow, contrebandier pour le compte de son mentor. La brune s'affala sur le bar, le cracmol venant vers elle avec la pinte qu'elle venait de commander. Malgré les affaires dans lesquels il baignait, il restait serveur aux yeux de tous. Il lui présenta une bière de Tonner-Malt, un alcool australien, un alcool qui relayait le Whisky Pur-Feu à un jus de citrouille pétillant. C'était la meilleure bière dont ils disposaient. Il la regarda, celle-ci lui adressant un sourire. Les transactions n'avaient jamais lieu aux yeux de tous, se déroulant à la cave. A force, la brune connaissait l'endroit et le code.

- Mieux que jamais. Et toi ? Dit-il en lui adressant n imperceptible sourire.

Il n'était pas très bavard, garçon laconique. Il y avait des hauts et des bas, mais il avait connu pire dans la vie, et son visage ne laissait presque plus rien transparaître.
   
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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Jeu 20 Sep - 15:30




smoke & trouble


venetia & corvo

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C'était un drôle de personnage, ce Corvo - ou Crow comme il se faisait appeler. Lors de leur première rencontre, elle avait eu l'impression d'avoir affaire plus à un animal sauvage qu'à un être humain. Il était méfiant, coriace, et semblait surtout extrêmement blessé par la vie. Elle n'avait pu que sympathiser. Aujourd'hui encore, bien qu'il semblait avoir trouvé ses marques et qu'ils avaient chacun trouvé un rythme qui leur convenait dans leur relation professionnelle, il restait au fond de ses yeux une obscurité qu'elle ne se voyait pas aller asticoter. L'ambiance du Gobelin Eméché était toujours aussi pittoresque et elle se sentait prédatrice dans une jungle impitoyable. Elle répondit donc à Crow, notant avec une pointe de ravissement son sourire.

- Mieux que jamais.

Dans le métier de Venetia, il y avait certains fondamentaux. Quand on était une femme, on était sous-estimée, parce qu'on était une femme. Et à moins d'être une rombière de quarante ans, au tempérament explosif et au visage de marbre, on était sous-estimée pour le moindre sourire. Alors elle souriait : beaucoup. Regardez comme elle était innocente, cette gentille fille au sourire d'ange. Si ingénue, si crédule. Oncle Arthur lui avait répété : souris, charme, fais toutes les merdes qu'il faut faire. Et quand on ne s'y attendait plus, elle plantait. En attendant, elle souriait. Elle séduisait, elle manipulait, elle se faisait un devoir d'apprendre et de comprendre comment chaque homme réagissait, afin de ne jamais être prise au dépourvu. Crow était un mystère. Méfiant et peu sensible aux charmes féminins, elle n'avait jamais réussi à véritablement craquer sa coquille et jeter un oeil à ce qui s'y tramait. Cela l'amusait à vrai dire.

Mais elle devait admettre que sans lui, ses fins de mois auraient été plus que compliquées, alors elle se contentait d'être reconnaissante. Venetia avait été au fond du trou quand elle avait mis le doigt sur son contact potentiel, fouinant dans les archives du Ministère. Quelques mots glissés à ses connaissances de l'Allée des Embrumes, et elle avait été mise en contact avec lui. Elle avait sérieusement pensé qu'il la détestait au début, puis s'était trouvée bien contente en constatant qu'il s'adoucissait. Venetia voulait être bien appréciée de ses collaborateurs. Cela assurait déjà en partie qu'ils essaieraient moins rapidement de lui planter un couteau dans le dos. Elle attrapa la choppe de bière, en but une rasade et renversa la tête en arrière, s'humectant les lèvres.

- Excellent. Une bière de qualité !

Elle en but une autre gorgée et reprit son sourire de tueuse. Même si cela le laissait tout à fait de marbre, elle n'allait pas céder à ses habitudes. Consultant sa montre, elle estimait avoir encore le temps de la savourer avant de passer aux choses sérieuses, c'est à dire, lui donner le code et le suivre à la cave. Par contre... Soulevant la pinte pour l'observer, elle arqua un sourcil vers Crow. La boisson était excellente, mais elle frappait aussi fort qu'un whisky, si ce n'est plus. Elle qui pensait prendre une boisson de fin d'après-midi pour se réchauffer le gosier, elle se retrouvait avec de quoi la faire danser sur le bar avant la fin de la soirée. Elle savait qu'il n'avait probablement pas songé au fait qu'elle tenait l'alcool de façon fort humaine ; c'est à dire très peu, et elle ne lui en voulait pas. Mais elle n'allait pas laisser passer l'occasion de le taquiner.

- On essaie de m'enivrer Crow ? Je ne te pensais pas de ce genre là...

Un rire bas, un peu rauque, sortit de sa gorge et elle joua des sourcils en l'observant. Essayer de trouver ce qui le ferait tiquer, rougir, ce qui l'embarrasserait un tout petit peu, l'amusait énormément. Elle avait horreur des gens trop mystérieux, elle aimait comprendre, et comprendre c'était un peu comme contrôler.

- Normalement on invite à diner d'abord...

Elle lui fit un clin d'oeil et repoussa la choppe sans la terminer. Venetia n'avait pas une envie folle de se retrouver saoule comme jamais au milieu d'un bar mal famé, avec pour seule compagnie le sombre sombre Crow, probablement indifférent à son sort si elle se retrouvait évanouie derrière le comptoir. Il était temps de passer aux affaires.

- Mais passons. J'ai entendu dire que vous aviez reçu une cargaison de champagne, je veux t'en acheter une caisse. Tu me les montres ?

Elle se leva de son siège, lui souriant, l'invitant du menton à prendre le chemin de la cave.

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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Dim 23 Sep - 1:14

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Peu de personnes l'appelait Corvus. Après tout, il n'avait jamais existé aux yeux du monde. Rayé de la tapisserie familiale qui présentait la longue et pure lignée des Flint. Avant de devenir le protégé de l'homme qui l'avait sorti de la misère, il n'était rien. Méprisé, blessé, brisé. Il n'avait pas de raison de vivre, aucun goût. Sa vie était juste un long couloir gris, sans issus. Le jeune garçon était donc resté un individu méfiant, cette méfiance cachant ses craintes, cachant sa timidité et son manque de confiance. Il n'était souvent pas très à l'aise face à des clients, mais l'homme qu'il servait n'inspirait pas de doute aux clients quant à ses capacités. S'ils voulaient quelque chose, Corvo s'assurait de le faire entrer en leur possession, peu importe l'objet que ce soit. Artefact de magie noire ou simplement illégal. Les affaires étaient les affaires après tout et les usages ne l'intéressait nullement.

Ce fut de même envers la jeune femme. D'abord méfiant à son égard, il avait finit par sympathiser avec l'employée du ministère, même si cela l'avait inquiété dans un premier temps, que cela n'attire des aurors, que ceux-ci viennent se mêler d'affaires qui ne les regardaient nullement. Elle voulait la même chose que lui. De l'argent, et ils partageaient les bénéfices des ventes, la jeune femme touchant la part dû au risque qu'elle prenait pour se saisir des objets qu'il vendait. Leur relation restait professionnelle et donc courtoise. De toute façon, elle n'avait aucune raison de le séduire. Lui reconnaissait qu'elle était belle, qu'elle dégageait un charme certain mais il n'avait pas les armes pour se débrouiller avec les femmes, n'ayant jamais eu aucune expérience dans sa courte existence. Peut-être qu'un jour le destin lui permettrait d'être heureux, de trouver quelqu'un qui l'accepterait comme il était. Un cracmol.

Le jeune cracmol jeta un regard autour de lui, dérivant sur les tablées dans l'ombre. Il y avait tout un monde dans ce pub. Un microsome au cœur même du monde de la magie, un monde composée d'individus moins fréquentables les uns que les autres. Son attention se reporta sur la jeune femme, un imperceptible sourire se dessinant sur ses lèvres à sa réponse. Le jeune homme était sensible au charmes des femmes, mais celles-ci n'avait jamais été attiré par le garçon. Ce n'était pas ici qu'il trouverait une personne. Des femmes, il n'en rencontrait que rarement et la jeune employée du ministère et l'une des rares, et plus encore l'une des seules à dégager du charme, entourée d'une aura si particulière. Ils avaient des choses en commun. Ils avaient tous deux été au fond du trou à un moment de leur vie. Crow était une renaissance, quittant l'inexistence pour une vie plus confortable. Il avait une chambre, à manger à sa faim et un salaire. Il n'avait pas besoin de plus, lui qui avait connu la rue, le froid, le mauvais temps. Elle n'était pas sa première cliente, ni sa dernière, ayant juste besoin de temps pour faire confiance, chose qu'il ne donnait pas facilement, de peur d'être déçu. Il posa la chope de bière, la laissant boire le liquide brûlant contenu. Plus fort que le Whisky britannique, ça oui.

- Je fais en sorte de garder des meilleurs fûts pour tes venues. Dit-il amusé, attendant la réaction de la jeune femme.

- Loin de moi cette idée, ce ne serait pas pratique pour faire affaire. Et je peux pas maîtriser seul une personne ivre. Répond le jeune homme, rappelant son absence de pouvoir magique. Il aurait pu être gêné, cela aurait été sans doute le cas si le jeune cracmol n'entretenait pas des affaires avec l'employée du ministère.

- Crois-moi que ce n'est pas mon genre ! Assura t'il.

Le jeune homme rougit légèrement, moins par gêne qu'autre chose. Quoi que ses derniers mots l'avaient touchés. Il n'avait jamais invité une fille à dîner, étant totalement inexpérimenté. Il ne connaissait même pas de restaurant à vrai dire.

- Je pourrais t'inviter, si tu le souhaites. Dit-il avant que la jeune femme ne veuille passer aux affaires. Elle avait réussit à l'atteindre. Si elle acceptait, et elle n'avait nulle raison de le faire, ce ne serait pas l'argent qui lui manquerait, Corvus économisant beaucoup pour une vie meilleure, limitant les petits plaisirs de la vie. Peut-être était ce clin d’œil. Cet acte si insignifiant pour certains, qui prenaient une toute autre dimension pour lui.

- Oui, les toilettes sont là.

Sa phrase, ayant aucun sens, en avait pourtant, étant une façon de ne pas attirer l'attention sur les clients, sur les affaires qui se tramaient dans l'ombre, à la barbe des non-initiés. Il la laissa prendre le chemin avant de la rejoindre, descendant à la cave avec elle. Là, il passa une porte avant de se diriger vers une close, l'ouvrant avec sa clé. Il avait bel et bien reçut une cargaison de champagne, se demandant comment elle en avait entendu parler. Il prit l'une des caisses de bouteilles et la posa sur la table qui servait aux affaires.

- Et voilà.

   
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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Dim 23 Sep - 11:57




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Qu'il admette garder les meilleurs futs pour elle conforta l'ego de Venetia, qui lui adressa un large sourire ravi en retour. Elle était une partenaire d'importance, et il l'aimait bien. Moins de chance que du jour au lendemain, il ne la plante dans le dos pour se tirer d'affaires... Même si elle savait que si l'opération venait à capoter, elle en ferait les frais la première. Ugh. Elle ne voulait même pas avoir à y penser : ce jour là serait le jour le plus sombre de son existence. Elle n'avait pas les moyens magiques d'échapper au sorciers du Ministère, à moins de partir à la moldue et de ne plus jamais utiliser sa baguette. Et quelque part, ça l'emmerdait d'y penser. Elle n'était peut-être pas une sorcière accomplie, et elle était même un peu merdique, certes, mais elle était une sorcière quand même, et ça valait un peu quelque chose... aux yeux de quelques connards.

Venetia roula des yeux à l'entendre se dévaloriser, et lui adressa un regard adouci. Elle n'avait pas pitié de lui, et elle ne comptait pas se rouler dans la compassion. Le mec gérait l'un des réseaux de trafic les plus impressionnant de l'Allée des Embrumes, elle n'allait certainement pas le mépriser parce qu'il n'avait pas de baguette magique.

- Crois moi, je connais tout un tas de moldus qui se débrouillent très bien à gérer les personnes ivres. Même si les crétins ivres d'ici sont un poil plus dangereux, j'admettrais...

Ils changèrent néanmoins rapidement de sujet, parce qu'il n'était jamais bon de s'attarder sur celui-ci. Suite à sa petite plaisanterie, Venetia pensait réussir à détendre l'atmosphère. Elle avait pensé la carapace de son interlocuteur impénétrable, elle fut bien surprise de constater du rouge colorant les joues de Crow, son embarras enfin finalement un peu visible. Oups... Avait-elle réussi à enfin provoquer chez lui une réaction ? Jouant les ingénues, elle battit des cils et fut presque aussi embarrassée qu'il lui propose véritablement une invitation au restaurant. Elle ne mélangeait pas sa vie professionnelle et sa vie personnelle, mais elle aimait bien Crow. Amicalement. Elle ne pouvait pas perdre son temps à tomber amoureuse, et en bons sentiments,  parce qu'il lui fallait épouser riche et bien, vite, si elle voulait rebâtir la réputation de feu oncle Arthur. Elle avait besoin d'argent en grande quantité, pas d'amourettes. Mais un diner n'engageait à rien.

Elle resta silencieuse jusqu'à ce qu'ils se dirigent aux toilettes, puis à la cave. Comment répondre ? Elle ne voulait pas blesser ses sentiments, mais elle avait d'autres chats à fouetter ; et ça se trouve, il n'avait proposé que par pure politesse. Venetia se contenta donc de sourire de manière énigmatique.

- Tu ne veux pas m'inviter à diner, je te ruinerais. Mais ce serait avec plaisir, dans d'autres circonstances.

Se concentrant sur la bouteille de champagne qu'il venait de poser, une bonne cuvée - elle avait eu le nez fin. Coup de chance probablement, puisqu'elle avait lancé la phrase tout à fait au hasard, dans l'espoir d'obtenir quelque chose. Et cela tombait bien, elle avait désespérément besoin d'une caisse de boisson pour célébrer l'anniversaire de son petit frère, en décembre. Elle posa son propre sac bien rempli sur le sol de la cave, l'ouvrant et en sortant plusieurs objets, emballés avec soin, les disposant devant Crow, un sourire satisfait s'épanouissant sur ses lèvres.

- J'ai de tout ce mois-ci. Du bilboquet ensorcelé, du miroir à double sens qui rends aveugle, de la poudre d'Obscurité au poivre de cayenne magique... Dis moi ce qui est le plus susceptible d'intéresser tes clients, et on parlera affaires. Ce mois-ci... Une part de mes bénéfices peut-être échangée contre une caisse de champagne ? C'est pour l'anniversaire de mon petit frère.

Elle était penchée sur la table, concentrée, lâchant laconiquement la phrase. Venetia n'avait pas pour habitude de dévoiler des détails de sa vie privée, mais elle lui devait bien ça, pour la gentillesse dont il faisait preuve. Dévoilant le plus gros objet du lot, une caisse en bois fermée par un gros cadenas, engravée de runes et d'autres symboles mystiques, elle la posa sur la table également.

- Et ça. Je ne sais pas ce que c'est. On appellera ça un cadeau mystère, à vendre au plus offrant. T'en penses quoi ?

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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Dim 23 Sep - 18:39

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Le jeune Cracmol était sincère, s'étant assuré que ses meilleurs alcools ne partent pas avec les piliers de bar, que la jeune employée puisse profiter de ces meilleurs fûts, comme celui de Tonner Malt qu'elle buvait, venant spécialement d'Australie. A ses mots, la jeune femme lui adressa un plus large sourire, les lèvres du jeune cracmol s'étirant dans un sourire moins dissimulé, plus perceptible. Elle était une cliente de choix et leurs affaires étaient florissantes, sans compter des risques qu'elle prenait, le cracmol ne la sous-estimant pas et ne sous-estimant encore moins les risques auxquels la jeune employée du ministère s'exposait. Et puis, le jeune cracmol s'entendait bien avec la belle jeune femme, c'était mieux quand on devait nouer un lien professionnel. Il y avait une confiance mutuelle, même si le cracmol ne lui avait pas donner de suite sa confiance, restant un jeune garçon méfiant. Il eut droit a un doux regard de la jeune femme, rare pour qu'il puisse l'annoter ainsi. Il haussa les épaules à ses mots. Ici, des clients incontrôlables pouvaient faire n'importe quoi avec leurs baguettes, alors que les moldus ne se baladaient pas avec des armes potentielles dans leurs poches.

- C'est ça le soucis. Un simple sortilège et je deviens crapaud, non merci. J'ai assez donné, crois moi.

Elle avait finit par le percer un peu, à le faire s'ouvrir, un peu du moins, même si le garçon n'allait pas se confier à elle. Il ne voulait pas de sa pitié, ni même de sa compassion. C'était le genre de chose qui équivalait au mépris dont il fut trop longtemps la victime. Elle avait réussit à faire teinter ses joues d'une légère couleur rougeâtre. Par Merlin. Elle avait du charme. Beaucoup de charme, et elle semblait en jouer, en battant des paupières, avec son air sur le visage, cet air de jeune demoiselle ingénue. Et lui, lui avait proposer un restaurant. Il se doutait que c'était de l'humour, qu'elle n'aurait jamais accepté. Dans d'autres circonstances, oui, comme elle venait si bien de lui dire. C'était juste purement professionnel entre eux, et courtois pour ainsi dire. Rien de plus. Il n'y aurait rien de plus entre eux.

Cela lui passerait. Il hocha de la tête et tous deux descendirent à la Cave, là où se déroulaient leurs affaires. Le jeune cracmol lui proposa la caisse de champagne. Il avait beaucoup de chose en réserve, même du vin des Elfes. La jeune femme sortit diverses affaires de son sac avant de lui exposer ses nombreuses trouvailles.


- Pour le bilboquet je peux trouvé des clients, mais c'est pas ce qui sera le plus rentable. Par contre pour le reste, j'ai des acheteurs qui pourront se les arracher. Je dois bien avoir plusieurs noms dans mon carnet. D'accord, ça marche pour moi. Assura t'il. Après tout, il ne perdait pas grand chose en échangeant une caisse de champagne contre une plus grosse part de bénéfice.

La jeune femme dévoila le bien le plus précieux du lot. Quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant. Un vieux coffre, couvert de runes et de symboles magiques qu'il n'aurait pu décrypter. Les runes c'était une chose, mais le reste était un mystère. Il lui fallait ce coffre, résoudre cette énigme. Il savait déjà qu'il ne le vendrait pas de suite, pas sans savoir ce qu'il contenait. Penché dessus, son esprit battait en tout sens, imaginant déjà l'impossible. L'objet au commencement de l'humanité. La boîte de Pandore. Et si c'était vrai, même si les chances étaient faibles, l'objet devrait rester entre de bonnes mains. Et la seule personne qui serait capable d'élucider ce mystère serait son mentor.

- J'en pense que je peux trouver preneur. Mais tu as pas essayer de l'ouvrir avant ? Exprime t'il, fasciné par cette boîte.
   
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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Dim 23 Sep - 19:32




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Venetia avait arqué un sourcil en étalant ses objets les plus précieux, dont le coffre, sur la table. Ils s'étaient mis d'accord, et elle lui faisait confiance. Elle savait aussi qu'il ne l'arnaquerait pas, et qu'il lui échangerait à la bonne valeur la caisse de champagne contre le bénéfice de ses ventes. Elle avait hésité à lui faire confiance au départ, ce petit bout d'homme brisé, au regard dur et fier. Elle avait même pensé qu'il était un poil instable ; mais il s'était avéré fiable, honnête autant que faire se peut pour le métier, et loyal. Elle se demandait avec amusement si il s'inquiétait parfois des risques qu'elle encourrait, et si oui, s'il imaginait toutes les crasses qu'elle avait déjà fait dans sa vie. Elle qui connaissait le sentiment détestable d'être moins que les autres, elle s'était montrée d'autant plus impitoyable depuis la mort d'Arthur. Elle avait menacé, escroqué, sans vergogne, des hommes de tout  âge, de tout horizons, promettant monts et merveilles à demi-mot pour les laisser tomber une fois le pactole encaissé. Oh bien sûr, certains avaient tenté de la retrouver et de se venger ; mais peine perdue. Elle savait se protéger.

En posant la boite sur la table, elle perçut immédiatement la flamme d'intérêt quasiment obsessive dans le regard de Crow, et battit des cils avec une moue amusée. Les hommes et les mystères... Elle n'avait que peu d'intérêt pour ce type de choses : si c'était au Ministère, c'est que quelqu'un, quelque part, avait merdé et s'était blessé, ou avait blessé des gens avec. Elle en tirerait un bon prix, excellent même vu la qualité de l'objet, mais elle ne s'y intéressait pas. Elle n'avait pas envie de s'y intéresser. Il y avait suffisamment de mystères dans sa vie comme ça, et elle n'avait pas envie de mourir bêtement. A voir la convoitise dans le regard de Crow, il n'avait pas tant de réticences. Elle posa sa main sur son épaule avec un sourire en coin.

- Non, je n'ai pas essayé, et je te déconseille de le faire. Si elle était au Ministère, c'est que des gens ont été blessés. J'aimerais pas apprendre que tu as explosé après avoir essayer de l'ouvrir, parce que ça m'ennuierait de perdre un si bon partenaire, et qu'en plus je t'aime bien. Alors pas de bêtises 'kay ?

Elle ôta sa main dans la seconde d'après, un peu songeuse. C'était vrai qu'elle l'aimait bien. Dans une autre vie, dans d'autres circonstances, sans ce besoin pressant d'argent, elle serait même probablement tombée amoureuse de son petit coté hors la loi et de son sourire en coin. Se sortant ces idées de la tête, elle regarda le reste de son sac, sortant un tas de petits objets plus insignifiants.

- Le reste... C'est du bric à brac. Vois si tu peux refourguer ça en prix de gros à un revendeur, ça mettra du beurre dans les épinards de fin de mois...

Son regard se reposa sur la grosse boite cadenassée, et elle parcourut du bout des doigts les runes. Elle n'y avait pas pensé à deux fois quand elle l'avait vue, posée sur une étagère empoussiérée du Ministère, entre deux cartons et une toile d'araignée. La boite avait l'air suffisamment ancienne pour avoir fait la Guerre, et encore celle d'avant, donc elle l'avait prise. Personne ne se demanderait où celle-ci serait passée. Mais c'était vrai qu'il y avait quelque chose d'intriguant, voir de captivant avec. Elle finit par croiser les bras, sourcils froncés... et craquer.

- J'avoue qu'elle est captivante. Tu veux qu'on essaie ensemble ? Mais alors si ça tourne mal, c'est ton problème et ton plus gros problème, ce sera moi qui reviendra te hanter jusqu'à la fin de ta vie.

Son ton s'était un peu radouci sur la fin, mais elle continuait d'observer la boite l'air circonspect, persuadée que le machin allait leur exploser au visage avant qu'ils n'aient le temps de dire ouf.

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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Lun 24 Sep - 0:45

It's a nightmare... ?
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L'objet qui avait attiré son attention fut le coffre en bois, celui-ci dépassant toute ses attentes. Un voile de mystère pesait sur le coffre et son esprit imaginatif s'imaginait des choses incroyables. Comme la boîte de Pandore. Il y avait peu de chance que le coffre soit bien l'artefact qui n'était qu'un mythe, mais qui sait. Lui n'avait aucune idée, intrigué. Si quelqu'un pouvait découvrir le mystère de cette boîte, c'était son mentor. Il connaissait beaucoup de choses. Bien plus que le cracmol et avait de multiples experts. Alors seulement après, il saurait quoi en faire. Mais lui était incapable de déchiffrer les symboles magiques. A peine pouvait t'il donner un sens aux runes en ancien futhrak gravé dessus. Il n'avait jamais rien vu de tel, songeant qu'il tenait l'affaire de sa vie, l'occasion qu'il ne pouvait pas rater. Ô la jeune femme avait pris beaucoup de risque pour lui amener cet objet, un objet qui passait moins inaperçu que la disparition de quelques babioles. Il en avait oublié les poudres, les miroirs, le champagne, focalisant toute son attention sur cette large boîte, comme si ce mystère allait se résoudre devant lui. En tout cas si son propriétaire avait mis un cadenas, nul doute que le contenu soit à la hauteur de ses espérances. Peut-être que ce codage était une énigme. En tout cas, il avait besoin d'un linguiste, quelqu'un qui maîtriserait les langues anciennes. Il devrait tout recopier sur un parchemin, ne pouvant se permettre de déplacer le coffre. La Cave était l'endroit le plus sûr, bien plus que Gringotts à ses yeux. Oh que son mentor gardait de grands secrets. Il avait hâte de lui montrer la trouvaille, d'avoir son avis, sur ce qu'ils devraient faire. Et si c'était plus que ça, et si le contenu était immatériel ? Et si le contenu avait le pouvoir de lui donner de la Magie ? Impensable. Impossible. Le Cracmol aurait pu devenir un être normal, laissant au passé le sentiment de misère, de n'être qu'un moins que rien, un être qu'on méprisait, qu'on tolérait à peine.

Son regard brillait d'un éclat nouveau dans la contemplation de ladite boîte, celle qui changeait beaucoup de chose. Si elle lui rapportait de l'argent, c'est peut-être plus qu'il n'avait jamais eu. Il serait le cracmol le plus riche du Royaume-Uni. Trêve de rêverie. Il glissa une main derrière sa nuque, se massant doucement. La main de la jeune femme se posa sur son épaule.  

- Tu as pris beaucoup de risque pour cette boîte. Sa disparition pourrait paraître moins inaperçue que des petits objets. Non, je la montrerais au Patron. Si quelqu'un peut savoir, c'est lui et ses experts. Moi je suis incapable de déchiffrer tout ça. Expliqua t'il.

Il n'avait pas non plus l'envie de mourir si tôt, et préférait ne prendre aucun risque avec la boîte mystère. Il eut un léger sourire en coin à l'idée que sa mort pourrait la toucher. Non, il se faisait des idées. C'était juste professionnel. La jeune femme sortit des babioles de son sac, de la camelote qui pouvait rapporter un peu, rien en comparaison des premiers objets.

- Oui, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Plus vite on liquide ça, et plus on s'épargne de risque ! Ajouta t'il avec son sourire en coin.

Son attention ne parcourut que quelques instants les dits objets, comme si la mystérieuse boîte avait le pouvoir d'attirer le regard sur cet objet qui ne demandait qu'à révéler ses secrets.

- Hum, ça peut-être tellement de choses. Je sais pas, j'ai pas envie que ça tourne mal en cas de risque...Si tu préfères attendre l'avis d'un expert, je promet de te tenir au courant ds que j'ai une réponse.
   
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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Dim 30 Sep - 16:46




smoke & trouble


venetia & corvo

All your gods are false, just get used to it.

La convoitise dans son regard n'avait été qu'un leurre : il s'était vite rendu à la raison. Il était incapable de déchiffrer la boite, et elle aussi. Bizarrement rassurée et déçue à la fois, Venetia se contenta d'approuver et de faire le tour de la pièce. Immaculée, la cave avait tout du repaire de corsaire sorcier. Elle en avait des affaires, des petits deal pour subsister. L'Allée des Embrumes lui avait ouvert ses portes la première fois à dix-sept ans, durant un été. Elle s'y était rendue plus pour échapper à son père d'un côté qui la houspillait de ne pas être une parfaite petite sorcière - enfin merci le patrimoine génétique pourri déjà - et de l'autre par son frère qui la suppliait de laisser tomber la magie et de venir avec lui et leur oncle afin de faire prospérer le business familial.

Déchirée entre ses deux identités, elle avait choisi sa solution favorite : la fuite. Munie d'un sac à dos plein à craquer, d'un tube de rouge à lèvres carmin et de sa détermination, elle s'était retrouvée à errer dans l'Allée des Embrumes jusqu'à la nuit tombée, avant de tomber sur une vieille connaissance décrépie de Poudlard qui l'avait hébergée pour la nuit en l'entrainant aussi dans ses petites magouilles. Le type avait fini par disparaitre, peut-être trop trempé dans des trucs bizarres pour qu'elle puisse jamais le suivre. Elle avait connu bien des personnalités de cet endroit pittoresque et racorni, des gens heurtés par la vie, méchants comme tout, prêts à t'arnaquer pour un bout d'ongle et une mèche de cheveux. Pire que les moldus, la déchéance humaine de l'Allée des Embrumes avait renforcé la conviction de Venetia que dans ce monde, il valait mieux être un peu tordu pour survivre. Et un peu débrouillard.

Elle finit par se sortir de ses pensés en jetant un coup d'oeil à Crow, obnubilé par fameuse boite. Certes elle avait de la gueule, mais Venetia se doutait que son contenu vaille tant la peine que cela. Elle doutait fortement qu'un objet véritablement puissant et dangereux traine dans des archives poussiéreuses, oubliés de tous ; mais après il y avait bel et bien eu la guerre, une période de fort chaos et peut-être que ceux qui avaient mis la main dessus à l'origine étaient morts aujourd'hui. Elle servait juste à remettre l'objet sur le marché et si quelqu'un était assez idiot pour essayer de s'en servir... Eh, c'était loin d'être son problème.

Venetia finit par sortir un bout de parchemin sur lequel était griffonné la liste desdits objets, et regarda Crow.

- Maintenant que les affaires sont réglées, on remonte ? J'aimerais bien une deuxième bière, et je rentrerai ensuite.

Elle amorça une remontée, jetant un dernier regard sans regrets aux objets volés, la bouteille de champagne calée dans son sac à dos à la place, avant de retourner au rez-de-chaussée, s'installer sur son tabouret favori. Elle croisa les chevilles et attendait qu'il revienne prendre sa place lui servir sa bière, quand un Gobelin entra dans les lieux - quelque chose d'amusant pour un pub appelé le Gobelin Eméché. Elle le suivit distraitement du regard et il s'installa également au bar, l'air ronchon. C'était incroyable comme ces créatures avaient toujours l'air d'avoir un balais en métal dans le cul, avec le tétanos en prime. Elle se pencha et lui souffla, l'air impassible :

- Vous v'nez vous bourrer la tronche ?

Un silence assourdissant et un regard noir plus tard, elle haussait les épaules. Même pas drôle.
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MessageSujet: Re: smoke & trouble (ft Corvo)   Jeu 4 Oct - 0:40

It's a nightmare... ?
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« and now they're outside ready to bust, it looks like you might be one of us »
Malgré son envoûtement pour la mystérieuse boîte, il faisait face à une évidence certaine. Incapable de déchiffrer les symboles gravés, il était dans l'incapacité d'ouvrir le coffre et d'en révéler son contenu. Mais il savait à qui le montrer. Son mentor saurait très certainement quoi en faire et saurait déchiffrer l'énigme. Et s'il ne le pouvait pas lui-même, il avait des experts à sa disposition. En attendant, il allait le ranger dans un endroit protégé, aussi bien protégé que dans un coffre à Gringotts. Et peut-être encore davantage. Il n'en avait pas terminé avec ce coffre. Il découvrirait son secret, déterminé à savoir combien il pouvait en tirer, où si son contenu avait une valeur supérieur à tous les gallions du monde. Son regard finit par se poser sur la jeune femme qui sortit une liste, recensant tous les objets. Elle interrogea le jeune serveur qui hocha la tête sans rien dire, se pinçant les lèvres.

- Je te rejoint. Dit-il à la jeune employée du ministère.

Le jeune homme prit le coffre et avança dans la cave. Il posa sa main contre une pierre du mur qui s'ouvrit, laissant entrapercevoir un véritable coffre à trésor. Lieu le plus sûr pour l'artefact. Il déposa le coffre avant d'en ressortir, le mur reprenant sa place après son passage. Il glissa sa main dans ses cheveux, écartant une mèche rebelle de ses cheveux noirs ébènes. Il finit par remonter, empruntant le même passage que la jeune femme, se remettant derrière son bar. Il y avait des clients qui attendaient d'être servis, arrivé pendant que le cracmol réglait des affaires à la Cave avec la jeune employée. Elle était un peu comme lui, en version sorcière. Elle avait connu le mépris, la bassesse, ayant raclé au plus bas, plus bas que terre, pour remonter, pour comprendre que leur vie n'était pas aussi bien que celle des autres, pas aussi belles. Et qu'agir en renégat était leur seule et unique façon d'exister. Certains ne vivaient pas. Mais survivaient. Comme le jeune cracmol, renié par sa famille, il avait erré dans les rues, croupissant dans les ruelles avant qu'on lui tende la main, qu'on le sauve, qu'on lui offre une opportunité, une vie un peu meilleure que celle qu'il avait.

Le Cracmol posa une chope sur le comptoir qu'il fit glisser dans un geste fluide jusqu'au gobelin qui avait prit place à côté de la jeune femme. Un habitué des lieux. Un Gobelin qui en avait toujours sous la manche et qui fut un temps avait travaillé pour la banque Gringotts. Le cracmol versa un liquide dans la chope du gobelin, esquissant un léger sourire.

- Comme d'habitude, Grunlek.

Ici, c'était l'Eden pour les gens comme lui. Pour les parias, ceux qu'on avait rejeté, les méprisés. Ici, on n'aimait pas le Ministère et encore moins les aurors. Il y avait des individus dans tous les genres, des petits revendeurs de came, jusqu'aux pires scélérats et les plus vils êtres qui soient, tous rassemblés en un lieu de l'Allée des Embrumes. Alors certes c'était pas toujours facile, mais ici, il avait sa place, ici on le respectait, autant qu'on respectait le patron. Il était serveur, mais aussi contrebandier et avait trouvé sa voie, lui qui n'avait jamais eu confiance en lui, avec le sentiment d'être inférieur, d'être un moins que rien. Il laissa le Gobelin pour se consacrer à la jeune courtière.

- Je te sert quoi cette fois ? Whisky Pur ?
   
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