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 Les affaires reprennent... (+Avalon)

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MessageSujet: Les affaires reprennent... (+Avalon)   Lun 28 Mai - 19:15

*PAF.*

Klaus sursauta de son bureau. Il était entrain d’écrire son rapport sur un précédent Moldu qui avait surpris certains actes de sorcellerie et se trouvait jusqu’il y a peu entrain d’écrire, reclus loin de toute vie, un livre de témoignage sur ce fait. Certains avaient l’imagination débordante, celui-ci avait simplement « Vu » et cela suffisait à notre fonctionnaire pour qu’il bouleversât tout dans son esprit. Tout s’était comme souvent bien déroulé. Mais là, le Paf retentissant annonçait autre chose. Un lourd dossier venait d’être posé – que dis-je ? balancé – sur sa pile des missions à traiter. Il avait un mauvais pressentiment. Et il avait bien raison de l’avoir, d’ailleurs. Il signa son rapport, referma la chemise sur elle-même, la plaça sur la pile « Fait ». Et observa un instant le nouveau dossier, avant de le prendre du bout des doigts, craintif.

« C’est pas vrai… »

Il ferma un instant les yeux, après avoir lu les premières lignes, lâcha un bref et discret soupir puis continua sa lecture. Cela ne faisait pas deux semaines qu’il avait été rembauché en tant qu’Oubliator et, juste après quelques petites missions sur le territoire, il était déjà envoyé à l’étranger. Formidable. Un groupe de Moldus anglais s’était déplacé, alors que Londres partait en branle au moment des Heures Sombres, et avait émigré en Ukraine pour échapper à ces problèmes. Le problème est qu’ils avaient gardé en mémoire tous les évènements et que, on ne sait comment, ils avaient réussi à faire gober ces histoires à des locaux, ce qui pouvait peu à peu mener à des problèmes conséquents. C’est pourquoi le Ministère – jugé la cause de tout cela en raison de son incapacité à les gérer – était demandé. Et voilà qu’il allait devoir se mettre en r… Oh non, pas déjà… Un nom était passé devant ses yeux, un nom qui remontait à loin dans son histoire mais à très proche dans son cœur ; un nom qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de croiser ici, bonne ou mauvaise chose… Et ce nom, Avalon Osbourne, bien sûr, c’était celui de la coéquipière qui allait l’accompagner en Ukraine afin de veiller au bon déroulement de l’opération. Il resta un instant bloqué sur l’idée de la revoir et qu’elle ne le reconnaisse pas… Puis continua de lire son dossier. Le travail, c’est le travail. Il voulait se persuader de cela, même s’il savait qu’avec cette coéquipière il ne pourrait jamais vraiment réussir à faire la part des choses.

Quelques minutes et feuilles de bloc-notes après, il referma le dossier. La mission n’était pas bien compliquée : ils allaient devoir se rendre dans un petit village au Nord de Kiev, au nom aussi imprononçable qu’illisible, sécuriser la zone, regrouper tous les habitants sans en laisser aucun s’en aller, puis ramener les trois Moldus anglais au point de départ. Cela en ayant évidement fait attention à bien bouleverser la mémoire de tous les sujets.

Klaus se redressa péniblement, vraiment très peu impatient quant à cette mission. Il prit le dossier et la feuille de note sous son bras puis se tourna vers son collègue de bureau.
« Je pars pour quelques jours, une mission dans l’Est, avec les internat’.
- Bon courage, et fais gaffe, tu sais comment c’était, dans l’Est. »

Klaus hocha lentement du chef, remerciant intérieurement ce brave collègue pour lui avoir rappelé lesdits événements. Il ne manquerait pas à son tour de se venger de lui avec des idioties que les jeunes se font, de nos jours. Il monta au niveau 5 pour aller saluer sa collègue, mais celle-ci ne se trouvait pas dans son bureau. Il laisse alors un simple mot :

« On se retrouve dans 5 heures au village à un miles au Sud de la zone. On fera un récapitulatif là-bas. Nous nous reconnaîtrons.
Klaus Breckenridge, Oubliator. »


Ce sur quoi il disparut dans le dédale de couloir du Ministère.
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MessageSujet: Re: Les affaires reprennent... (+Avalon)   Lun 28 Mai - 23:16

Ses talons claquaient sur le sol tandis qu'elle allait d'un bout à l'autre de l'étage. Elle croisa le regard amusé d'une collègue à qui elle ne prit même pas la peine de répondre, elle n'était vraiment pas d'humeur à prendre quoique ce soit à la légère. Tout devait être en ordre avant son départ, elle ne supportait pas l'idée de devoir tout laisser en plan. « Psychorigide » disaient ceux qui l'appréciaient pour la taquiner. Ils n'avaient pas tout à fait tort. Mais elle aimait le travail bien fait et refusait que quiconque mette le nez dans ses dossiers lorsqu'elle n'était pas au courant. Le mieux était donc que tout soit carré avant ce soir. Par le passé, lorsqu'elle évoluait deux étages plus bas, elle avait eu maintes fois l'habitude de se rendre sur le terrain, cela était désormais moins fréquent et c'était pour elle toujours un grand moment de stress tant elle craignait de laisser ses dossiers derrière elle. Mais elle soupçonnait Aleister d'avoir avancé son nom lorsque le département des Accidents et Catastrophes Magiques se trouva contraint de coopérer avec le département de la Coopération Magique Internationale. Elle devait se sentir flattée, elle l'était évidemment, mais elle se sentait tout autant débordée. Cependant l'idée de travailler en binôme avec l'un de ses anciens collègues l'emballait. Elle avait passé tant d'années au troisième niveau qu'elle devait avouer que l'effervescence qui y régnait lui manquait parfois. Pourtant lorsqu'on lui remit le dossier, elle ne put masquer sa déception première. Ce nom ne lui disait rien. Et pourtant, il résonnait étrangement dans son esprit. Breckenridge... Mais à son époque aucun Oubliator n'avait jamais porté ce nom. Et puis soudain, elle se souvint...

Elle avait d'abord cru qu'ils s'étaient trompés de nom puis s'était persuadée qu'ils s'étaient trompés d'étage. Elle s'était d'ailleurs montrée particulièrement cinglante à leur égard, épuisée et angoissée par leur interrogatoire interminable auquel elle n'avait rien compris. Cela faisait trois ans à présent et depuis elle n'avait plus jamais entendu ce nom. Et voilà qu'aujourd'hui, elle découvrait qu'un Breckenridge évoluait bel et bien au troisième étage. Elle n'y comprenait rien. Et puis finalement, elle n'était plus sûre de rien. Ce n'était pas le nom qui s'oubliait mais elle avait certainement du confondre. C'était il y a trois ans après tout. « Tu as vraiment besoin de vacances ma pauvre fille », commenta-t-elle pour elle-même avant de retourner à son bureau où elle posa les yeux sur un mot qui n'avait absolument rien à faire ici. Quelques lignes griffonnées à la va-vite qui la laissèrent dubitative. Génial. Elle n'était déjà pas emballée à l'idée de partir et voilà qu'elle devait faire équipe avec un mur. Était-ce si compliqué d'attendre deux minutes ? Elle serait volontiers partie à l'aveuglette avec un autre que cet homme. Jenkins, Riley ou même Daniels avec qui elle avait pourtant été souvent à couteaux tirés par le passé. Mais ceux-là, elle les connaissait et aurait même ressenti une pointe de nostalgie en faisant équipe avec eux. La situation était bien différente. Mais au moins n'avait-elle pas trop à se plaindre, cela lui laissait cinq heures pour préparer correctement son départ, et surtout son absence.

A l'heure dite, elle se rendit donc au village dont les coordonnées étaient notées sur le dossier, au point de rendez-vous donné par l'Oubliator. Ce dernier se trouvait déjà sur place, du moins le supposait-elle puisqu'il n'y avait qu'un homme présent sur la zone. Elle se dirigea d'un pas sûr en sa direction, fière d'avoir eu la présence d'esprit d'avoir changé de chaussures tant l'endroit était boueux. Elle fit alors face à un homme grand et large d'épaules qu'elle confirmait ne pas connaître. Pourtant l'espace d'un instant, un instant si bref qu'elle se demanda s'il eut bien lieu, elle se surprit à se perdre dans l'azur de ses yeux. « Breckenridge ? Osbourne. Contente de vous voir. » le salua-t-elle en avançant sa main. Désireuse de chasser au plus vite le frisson étrange qui s'était emparée d'elle, elle s'était adressé à lui avec plus de froideur qu'elle ne l'aurait souhaité « Vous êtes arrivé il y a longtemps ? Comment se présente la situation ? »
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MessageSujet: Re: Les affaires reprennent... (+Avalon)   Mar 29 Mai - 0:19

Klaus avait marché dans les couloirs du Ministère pendant une petite demi-heure, allant à droite à gauche pour finaliser son départ. Suite à cela il s’était rendu en divers endroits pour obtenir des compléments au dossier, autant à distance avec des renseignements sur la zone et la superstition ukrainienne, que sur place en allant se renseigner sur le village et ses habitants. Cela faisait ainsi à peu près une ou deux heures qu’il était arrivé là où il se trouvait maintenant. De ce fait l’Oubliator avait, zélé et impatient – que lui avait-il pris de donner rendez-vous 5 heures après, et pourquoi ne pas l’avoir attendue et y être allé directement ? Il ne se l’expliquait pas. –, avait eu le temps de faire un repérage sur la zone et pourrait ainsi, dès qu’Avalon montrerait le bout de son nez, lui faire un topo de la situation et expliquer clairement les choses. Il attendait ainsi, au pied d’un lampadaire à huile, l’heure fatidique. Et quand elle arriva, vers les 18 heures… ce fut bien différent de tout ce qu’il avait pu imaginer jusqu’alors. Ce n’était pas simplement revoir pour la première fois depuis longtemps celle qu’il aimait, c’était revoir une personne à qui il était tout à fait étranger. Ses yeux, son regard avait changé, elle était toujours la même mais sans plus l’être vraiment. De tous ces changements, ce fut surtout la froideur qu’elle montra à l’Oubliator qui le tourmenta le plus. Pendant quelques secondes il se ressassa tous les détails dans sa démarche qui auraient pu conduire à sa mauvaise humeur et eut bien du mal à s’y faire. Il décida ainsi, puisque de toute façon il restait bien faible face à cela, de ne pas trop s’y attarder. Ainsi elle s’approchait, de plus en plus. Le son de sa voix vint à ses oreilles, c’était comme s’il ne l’avait jamais oubliée. Elle hantait ses souvenirs et ses nuits, ô doux cauchemar.

Il opina à l’entente de son nom, puis afficha un maigre sourire qu’il ne pût dissimuler. « Osbourne, heureux de vous voir, moi aussi. » Doux euphémisme… Euphémisme ou contre-réalité ? Difficile à dire, encore et toujours. Il lui serra la main avec fraîcheur, ce après quoi il se tourna vers le Nord, prenant soin à ne pas tourner le dos à la demoiselle, de sorte qu’elle ne soit pas de pis humeur encore. « Je ne suis pas arrivé il y a trop longtemps, non, je vous remercie. J’ai eu le temps de faire un repérage des environs et de la situation. » D’un bref coup d’œil il vérifia que personne ne les écoutait puis continua son exposé. « Le village est donc situé à un miles au Nord d’ici, ce n’est pas un endroit trop volumineux, loin de là, il doit contenir une trente-quarantaine d’habitants. Quand nous y arriverons, le Soleil commencera à se coucher, ce sera alors à notre tour de « jouer ». » Klaus fit un léger mouvement de bras vers l’avant pour inviter la demoiselle à commencer la marche vers ledit village, il restait à côté d’elle, gardant toujours le regard vif, c’est limite s’il n’oublia pas que la collègue à côté de lui était son aimée perdue, tant il était concentré dans son travail et près à toute éventualité. « D’après les informations que j’ai recueillies, deux possibilités sont à envisager : soit ils sont tous reclus dans leur maison et il faudra s’en occuper un par un, et cela risque d’être long, soit, plus envisageable et plus préférables, ils seront tous regroupés dans le sous-sol de leur Eglise. Voyant à peu près quel genre de Moldus ils doivent être, est aussi nécessaire de souligner que la possibilité qu’il y ait des armes est présente. Mais je doute que ce soit réellement un problème pour vous, Miss Osbourne. »

Le duo, lentement, approchait du village, ils étaient au bord de la lisière et commençaient à apercevoir, encore au loin, les premières maisons. Klaus marchait à un bon pas, trépignant presque d’impatience pour cette mission qui lui rappelait « le bon vieux temps », malgré ses appréhensions négatives. Ils finirent par arriver au village indiqué dans le dossier – du moins les coordonnées semblaient l’indiquer. Celui-ci comportait un peu plus d’une vingtaine de bâtiments, construits tout autour d’une Eglise Orthodoxe. Les bâtiments étaient en bois blanc, certainement en érable. Certaines étaient des commerces, d’autres des habitations. Le ciel commençait à rougeoyer lorsque les deux membres du Ministère arrivèrent à une centaine de pas de l’entrée du village, dont les rues semblaient encore désertes…
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MessageSujet: Re: Les affaires reprennent... (+Avalon)   Mer 30 Mai - 18:41

L'homme semblait plutôt professionnel, un point qui rassura la jeune femme autant qu'il l'intriguait. Professionnel et sûr de lui, elle lui donnait en plus de cela une quarantaine d'années, ce qui laissait indiquer qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il devait le faire depuis longtemps. Et pourtant jamais elle ne l'avait croisée et cela continuait à lui poser question. Enfin, le Ministère était vaste et elle n'avait pas la prétention de connaître tout ceux qui y travaillaient, loin de là. Il pouvait tout à fait avoir été parachuté au troisième étage voilà fort peu de temps. La fin de la guerre avait apportée avec elle son lot de changement et de mutation, sa propre arrivée au cinquième en était la preuve après tout. Elle se sentait un peu idiote de prendre ce détail tant à cœur. Elle devait accepter l'idée que son ancien département ait continué de tourner sans elle.

Elle opinait du chef tandis que l'Oubliator lui présentait la situation. « Espérons que la chance soit avec nous. L'idéal serait en effet d'agir vite. » acquiesça-t-elle alors qu'il évoquait toutes  les possibilités qui s'offraient à eux. « Nos homologues ukrainiens craignent en effet quelques débordements et ils comptent sur nous pour agir sans faire trop de vagues... Étrange qu'ils ne soient pas déjà sur place d'ailleurs... Je pars donc du principe que nous pouvons agir au mieux et qu'on nous laisse carte blanche. Cela ne leur conviendra certainement pas mais je me chargerai d'eux le moment venu. » Ces dernières semaines son bureau avait été inondé de hiboux pour cette seule affaire au demeurant pourtant banale. Mais elle savait à quel point ces territoires-là n'aimaient pas qu'on vienne mettre le nez dans leurs affaires. Ils faisaient partie de ses contacts les plus difficiles mais elle leur avait prouvé à plusieurs reprises qu'il valait mieux ne pas essayer de jouer au plus fin avec elle. Elle ne s'était jamais montrée aussi dure en affaire que depuis la fin de la guerre. Les quelques mois qu'elle avait passé au Ministère alors que celui-ci était corrompu jusqu'à la moelle avait dévoilé ses meilleurs comme ses pires côtés. « Rien ne leur va jamais de toutes façons, ils trouveront forcément un moyen de nous faire un reproche quelconque mais s'ils ne daignent même pas nous honorer de leur présence qu'ils ne s'imaginent pas que je prenne la peine d'arrondir les angles. Nous ferons au mieux avec la situation qui nous sera offerte. »

En approchant du village, Avalon fut soulagée de le découvrir désert. Au moins n'auraient-ils pas à expliquer leur présence à quelques badauds qui traînent les rues. Le hameau était si commun qu'il serait probablement difficile de trouver une justification plausible quant à la présence de deux britanniques en ce lieu. « Votre première mission à l'étranger ? » s'enquit-elle alors autant par politesse que dans la volonté d'alléger l'atmosphère qu'elle sentait tendue sans être capable de s'expliquer pourquoi. La faute lui en incombait en partie, prostrée dans son humeur massacrante et initialement préparée à faire malgré tout un brin de causette avec ses anciens collègues, elle ne s'était pas montrée particulièrement avenante. Ses collègues s'en amusaient souvent autant qu'ils le lui reprochaient. Ceux qui la connaissaient depuis longtemps s'accordaient tous sur le fait que malgré son caractère de chien et ses côtés un brin psychorigide, elle avait été par le passé nettement plus chaleureuse qu'elle ne l'était à présent. Mais c'était sans doute le sort qui attendait tous ceux qui finissait inévitablement par ne vivre qu'à travers leur boulot. « Ça fait un moment que je n'ai pas mis les pieds sur une telle mission. Il y a encore quelques temps, je me chargeais de la coordination du niveau 3, j'étais bien plus souvent sur le terrain que je ne le suis à présent. Mais il doit me rester quelques bons reste, soyez rassuré. Je suis parée à toute éventualité. » Elle n'avait pas l'habitude de vouvoyer un employé du niveau 3, ils avaient été sa seconde famille pendant longtemps. Mais en deux ans les choses changeaient inévitablement. Pour alléger son malaise, dont elle ne comprenait pas vraiment la cause, elle conclut sa dernière phrase par un bref sourire amusé. « Vous avez été transféré de quel étage au fait ? Si vous venez de la maison, évidemment. » Cette question la taraudait depuis longtemps et elle se demandait si elle avait été assez subtile pour la poser. Probablement pas mais peu importe. Le soleil avait commencé à décliner fortement alors que le cœur du village arrivait dans leur champ de vision. « Le mieux serait sans doute d'espérer que la chance soit bien de notre côté et d'aller jeter un coup d’œil à l'église directement, qu'en pensez-vous ? »
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MessageSujet: Re: Les affaires reprennent... (+Avalon)   Mer 30 Mai - 20:27

L'allemand continuait d'avancer vers le village ukrainien, bien qu'un petit peu plus lentement afin d'éviter qu'on ne les voie arriver, mais surtout pour écourter au maximum cette conversation qui faisait, tout compte fait, un bien fou. Il passa les mains dans son dos, comme un promeneur du dimanche, et tourna un brin la tête vers elle, laissant alors apparaître sur son visage un sourire presque bête, attendri comme il l'était si souvent dans le temps. Il la reconnaissait enfin avec toute la volonté et l'implication qu'elle mettait dans son travail, son air à la fois contrarié par le non-accueil ukrainien et le pressentiment de cette mission.

« C'est une bonne chose qu'ils ne soient pas dans nos pattes, nous n'avons pas forcément la même manière de fonctionner qu'eux et cela aurait pu nous donner du fil à retordre. J'espère simplement, pour vous surtout, qu'ils ne râleront pas sur la méthode une fois tout cela opéré. Quoique je ne sais à qui les reproches feraient le plus de tort, entre ceux qu'ils vous adresseraient ou ceux que vous leur répondraient ». Il ria brièvement à sa dernière remarque puis se reprit, avec tout son professionnalisme.  Si cela faisait étrange à la jeune femme de vouvoyer un collègue du 3ème qu'elle ne connaissait pas, cela faisait totalement l'inverse du naturel et du bon sens à l'allemand de vouvoyer celle qui allait sous peu être sa femme, des années plus tôt. Mais il essayait de dissimuler cette gêne du mieux qu'il le pouvait, même si cela n'était pas fameux c'était nécessaire, du moins le temps de la mission.

Ils approchèrent du village et lui aussi fut « ravi » d'observer que nul ne se baladait autour, cela aurait été un brin problématique, quoique d'un côté, les prendre un à un serait une solution plus longue mais aussi plus simple. Il desserra ses mains et les amena le long de son corps, afin d'être plus apte à réagir en cas d'évènement inattendu. Une première mission ? Il rit un court instant puis, devant son air dubitatif reprit son naturel. Si elle savait, si elle se souvenait de toutes les missions qu'ils avaient pu faire dans le temps, de tous ces voyages, ces terres parcourues... Il eut un instant un air profondément nostalgique avant de répondre : « Non. Non cela fait longtemps que je ne suis pas sorti mais ce n'est pas ma première mission, au contraire j'en ai déjà fait un bon paquet. Quoique l'Ukraine, d'après mes souvenirs je n'y suis jamais allé, dans les pays alentours mais jamais ici-même. » Il avait décidé de jouer cartes sur table et de ne pas commencer avec des mensonges, même si ses réponses pouvaient sembler obscures, il valait mieux pour eux deux commencer ainsi plutôt qu'avec des illusions, elle devait déjà en être assez parée. « Et je viens de la maison, bien sûr. J'ai fait quelques années d'arrêt mais j'ai toujours été au 3ème, même quand vous étiez coordinatrice. Mais je ne vous en veux pas de m'avoir oublié, c'est... (Un vague sourire s'afficha sur sa bouche, bien qu'on ne pût deviner de quelles émotions en découlait.) c'est naturel. Enfin cela arrive, puis j'ai été durant quelques années absents, comme dit. ». Et voilà, jouer cartes sur tables, ça le mettait maintenant dans une position inconfortable, il espéra qu'elle ne serait pas trop mal à l'aise, ni gênée, ni dubitative, ni quoique ce soit tant qu'ils seraient là. Et hop, il en profita pour changer de sujet avant que cela ne devienne trop embarrassant.

« Oui, commençons par l'Eglise... Soyez quand même sur vos gardes, comme dit, celle-ci se trouve au centre-même du village, donc des habitants curieux pourraient nous voir par les fenêtres. ». Il avait toute confiance en ses capacités mais il préférait, au risque de la froisser un tantinet, l'avertir du danger possible. L'Oubliator posa une main au niveau de sa poche où était rangée sa baguette, prêt à dégainer. Le ciel était rouge vif et commençait à s'assombrir. C'est grâce à cela qu'ils perçurent une présence dans l'Eglise, ou plutôt dans leur sous-sol : au niveau du sol, au pied d'un de ses murs était installée une fenêtre et les sorciers pouvaient voir de la lumière, de torches probablement, s'échapper de ce lieu. Mais d’un coup toute l’atmosphère changea. Une porte claqua derrière eux, l’allemand se retourna et avant qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit, l’ukrainien sous le porche de sa maison hurla quelques mots. Klaus le fit taire, trop tard mais quand même, d’un coup de baguette mais des bruits se firent entendre de l’église. Ils arrivaient et ils n’étaient pas contents.
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