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 Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name

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MessageSujet: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Lun 21 Mai - 13:58




  • nomRookwood, nom à jamais noirci qu'elle tente vainement de réabiliter
  • prénomArtemisia, Diana
  • célébritéElizabeth Olsen
  • âge27 ans (née le 14 mai 1973)
  • métierPoursuiveuse des Montrose Magpies (avant aux Haileybury Hammers)
  • statutSang-mêlé
  • donAucun
  • animalAucun
  • baguetteBois de saule, ventricule de dragon, 25 cm, souple

Octobre 1980

« Bonne nuit, papa. »

Ses grands yeux noisette et son sourire mutin parlaient pour elle, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, elle n'avait aucune envie de dormir. Le colosse aux longs cheveux noirs qui partageait avec elle le même regard et les mêmes boucles brunes ne put s'empêcher de rire. Malgré toute la noirceur qui rognait son cœur et dont elle ignorait encore tout, elle restait son unique faiblesse. « Il est l'heure de dormir petit diable. » « Je sais, j'ai dit bonne nuit » répliqua-t-elle comme si tout ceci coulait de source. « Quand tu m'auras lu une dernière petite histoire. » ajouta-t-elle avec un nouveau sourire malicieux. Il n'en fallait pas davantage pour que l'homme cède aux caprices de l'enfant et revienne à s'installer à ses côtés. Tout sourire la fillette jeta sa tête sur les genoux de son père qui entama une nouvelle lecture de « Babbitty Lapina et la Souche qui gloussait », le conte qu'elle préférait entre tous et qu'elle connaissait pourtant par cœur. Mais toutes les excuses étaient bonnes pour profiter encore un peu des genoux de Papa, ce héros qu'elle admirait tant et qu'elle aimait de tout son cœur. Son univers tout entier tournait autour de cet homme qu'elle avait érigé en modèle au grand dam de sa mère qui tentait vainement de se faire une place entre ces deux-là sans jamais y parvenir.

L'histoire terminée, l'enfant dormait à poings fermés et s'était doucement laissée glisser dans son lit, abandonnant malgré elle le doux contact contre les genoux paternels. A pas de loup, l'homme quitta la chambre non sans avoir lancé un dernier regard en direction du petit lit. « Je t'aime papa. Fort comme ça. » lança alors la fillette d'une petite voix endormie. Augustus Rookwood ne put réprimer un sourire. « Papa t'aime plus encore. »

Décembre 1981

« Artemisia ! Tes affaires. MAINTENANT ! »

Elle ne comprenait rien. Maman semblait plus désespérée que les jours précédents, elle courait en tous sens, ne cessait de sangloter, ses yeux exorbités lui donnait un air presque effrayant. Elle était pourtant si belle d'habitude. Mais depuis que les messieurs du Ministère étaient venus chercher Papa, elle n'était plus vraiment la même. D'ailleurs, elle avait promis qu'elle rentrerait avec lui mais il n'était toujours pas là. Maman avait menti et ça la fillette avait bien du mal à l'accepter. De grosses larmes commencèrent à couler le long de ses joues et un sentiment étrange vint lui serrer la poitrine. Elle comprit bien vite que c'était de la peur. Elle vivait dans la peur depuis dix jours. « Je veux voir Papa. » parvint-elle à articuler entre deux sanglots. « Ne m'oblige pas à me répéter, Artemisia. Rassemble tes affaires s'il-te-plaît. » Ce qu'elle lut alors dans le regard de sa mère la figea sur place. Ce n'était plus ni chagrin ni colère comme tous les jours passés mais un étrange sentiment de lassitude. L'orgueilleuse Hecate Byrne avait pris un sérieux plomb dans l'aile et si sa fille était encore trop jeune pour en avoir conscience, du haut de ses huit ans elle comprenait que quelque chose de grave s'était produit et que plus rien ne serait jamais comme avant. Cette même nuit, la mère et la fille quittaient l'Angleterre, un voyage qu'elles pensaient alors sans retour. Une nuit qui hanterait pendant longtemps les cauchemars de la petite Artemisia Rookwood-Byrne.

Mai 1993

« ROOKWOOD ! ROOKWOOD ! ROOKWOOD ! »

Ses cheveux blonds volant au vent, elle s'empressa de faire un tour de stade avant de saluer la foule d'un geste rageur. Rien ne la grisait davantage que de les entendre scander son nom malgré toutes les horreurs auxquelles il était encore lié. Mais dans cet endroit rien de tout ceci ne comptait, seuls comptait ses propres exploits. « Et 10 points pour les Hammers ! Un nouveau but d'anthologie marqué par notre flèche britannique ! Artemisiaaaaa.... ROOKWOOD ! Impressionnant ! Du jamais vu dans l'histoire des Hammers ! Elle vient officiellement de battre le record de points marqués sur une saison et quelque chose me dit qu'elle n'est pas prête de s'arrêter. » C'était à peine si elle entendait ce que braillait le haut-parleur. L'instant d'après, Parker, l'attrapeur et capitaine mettait fin au match en s'emparant du Vif d'Or.

« Miss Rookwood. Un petit mot sur votre exploit. Après seulement deux saisons en ligue professionnelle, vous venez de marquer votre nom à l'encre indélébile dans l'histoire d'un des plus grands clubs au monde. Un moyen pour vous de faire taire vos détracteurs ? » Elle ignora la question une première fois, préférant se concentrer sur celle d'un autre journaliste qu'elle estimait bien moins intrusive. En seulement deux saisons en ligue professionnelle elle avait appris à choisir soigneusement ses questions. « Certains parlent déjà d'un possible retour en Grande-Bretagne. Qu'en dites-vous ? » « J'en dis que mon corps et mon esprit sont pleinement à Haleybury. » répondit-elle dans l'espoir de faire taire la fouineuse. Elle savait d'ors et déjà où elle voulait en venir. Les garces dans son genre elle avait appris depuis longtemps à les repérer. « A votre avis, votre père aura-t-il vent de votre exploit ? Sera-t-il fier de vous ? Et que répondez-vous à ceux qui estiment que votre succès est une insulte envers les familles de ses victimes ? » Sans crier gare, la jolie blonde s'empara de la plume qu'on lui tendait sous le nez et l'envoya valser quelques mètres plus loin. Ses coéquipiers l'encerclèrent aussitôt et mirent fin aux interviews. Mais il était trop tard, journalistes comme photographes avaient assisté à la scène et ne tarderait pas à en faire leurs choux gras, rangeant ainsi au second plan le record incroyable qu'elle venait de piétiner.

« Tu n'aurais pas dû » se contenta de lui dire son capitaine, visiblement chagriné de la situation. Il savait dans quel état cela pouvait la mettre. « Et qu'aurait-il fallu que je fasse...hm ? Je t'écoute. » cracha-t-elle avec amertume. « Qu'aurait-il fallu que je dise ? Que mon père peut bien être en train de crever au fond de sa cellule, je n'en ai strictement rien à faire ? Que j'emmerde tous ces cons qui n'arrivent pas à faire la part des choses ? Dis moi, je t'écoute. Dis-moi selon toi ce qu'il aurait fallu faire ? » Devant le silence gêné de ses coéquipiers, elle ne put s'empêcher de sourire avec dédain. « C'est bien ce que je me disais. » Ils ne savaient pas ce qu'elle avait enduré. Personne ne le savait. Les regards en coin dans les couloirs de l'école à l'époque de son adolescence, les chuchotements indiscrets en cours d'histoire de la magie quand on abordait « La Grande Guerre de Grande-Bretagne et d'Irlande. ». Les nuits où elle se réveillait en sueur et en larmes, hantée par des cauchemars qui la quittaient rarement. Depuis plus de dix ans tout ceci était son lot, elle avait appris à vivre avec. Ce ne fut pas simple tous les jours, à plusieurs reprises elle risqua sa place à Ilvermorny, simplement parce qu'elle en voulait à la terre entière. Elle avait depuis gagné en maturité et s'était assagie mais elle ne supportait toujours pas entendre parler de son père. C'était déjà suffisamment pénible de se réveiller en pleine nuit en l'appelant désespérément, elle refusait que d'autres s'amusent à la torturer comme le faisaient trop souvent les ordures qui écrivaient pour la presse à scandales et qui osaient se dire journalistes. Depuis deux ans, elle était devenue leur cible favorite. Si elle était « le nouveau petit prodige du Quidditch », « la nouvelle coqueluche des sorciers canadiens », elle n'en restait pas moins « la fille de Mangemort » et il ne se passait pas un jour sans que cette odieuse réalité lui soit rappelée.

Juin 1994

« Je viens de lire les nouvelles. Des félicitations s'imposent, monsieur le capitaine. » Il s'efforçait de lui rendre son sourire mais le cœur n'y était pas, elle le voyait bien au fond de ses yeux. Et ça l'agaçait. Son sourire était aussi sincère que sa joie de le voir disputer cet événement, elle refusait de le voir tout gâcher pour quelques remords. « Je serai définitivement canadienne cette année, n'en déplaise à ma mère. Vous allez aller loin, j'en suis certaine. » Parker continuait de la fixer avec une gêne qu'elle ne supportait plus et le voir se dandiner sur ses deux pieds n'arrangeait rien. « Quoi ? Tu ne t'attendais quand même pas à lire mon nom quelque part ? » finit-elle par lâcher incrédule. « Je suis désolé, Arte. C'est injuste, nous le savons tous. Et...enfin...sache qu'on est tous là si tu as besoin... » Malgré toute la meilleure volonté du monde, elle sentit une énorme boule se former au fond de sa gorge. « Ça ne fait rien, je m'y attendais. Je veux dire...après la dernière fois... Ils n'allaient certainement pas me rappeler... »

Ce match amical résonnait encore au fond de son esprit. Ce match qu'elle avait disputé avec l'équipe d'Angleterre et qui devait être l'aube de jours meilleurs s'était révélé être le plus douloureux des cauchemars. La presse n'avait pas été tendre avec le choix de l'entraîneur de faire appel à la fille d'Augustus Rookwood, elle avait lu les commentaires les plus abjects à son propos dans le pays qui l'avait pourtant vue naître. Et le match fut pire encore. Elle entendait encore les sifflets enragés, les chansons abominables et les injures les plus crasses. Tout lui revenait à l'esprit avec une violence inouïe. Elle était rentrée à Haileybury, le corps et l'esprit encore marqués, elle avait attendu de se trouver avec ses coéquipiers pour s'effondrer. Les voir se faire du soucis à présent lui paraissait assez improbable tant l'idée de rendosser le maillot anglais lui semblait être une épreuve insurmontable. Mais l'idée de se voir ainsi évincée sans une explication autre que la polémique que cela engendrerait était encore plus difficile à avaler.

Elle tourna un regard amer en direction de son balai. « Tu...tu es la bienvenue en tout cas... Tu sais... Si...si tu veux venir nous encourager... » Elle lui sourit une nouvelle fois. « Merci. Mais...je crois qu'il vaut mieux que je reste ici. Je n'ai aucune envie de retourner en Angleterre. » Pour une fois que la Coupe du Monde se déroulait chez elle, elle ne s'y rendrait pas. Il valait mieux faire profil bas. Et elle n'avait pas plus envie de rentrer chez sa mère dont elle supporterait encore moins les regards désolés que celle-ci lui lancerait sans cesse. Elles n'avaient plus rien à se dire depuis longtemps. Parker fit un pas en sa direction mais la poursuiveuse se redressa soudainement. Elle savait ce qu'il essayait de faire, elle le devinait depuis déjà plusieurs semaines. C'était un garçon bien, elle en avait la certitude mais elle refusait de lui laisser la moindre chance. Elle voulait qu'il reste un garçon bien et mieux valait pour cela qu'il reste loin d'elle. Elle le prit néanmoins dans ses bras, une embrassade amicale comme ils en connaissaient souvent dans le vestiaire. « Éclate-les Parker. Tous. Et quand tu soulèveras cette foutue coupe, tu pourras un peu penser à moi. »

Janvier 1996

Ses yeux ne quittaient plus la une du journal, elle peinait à croire un seul mot de ce qu'elle venait de lire et se demandait même s'il ne s'agissait pas plutôt d'un de ses cauchemars récurrents. Elle se réveillerait sans doute incessamment sous peu, le cœur prêt à quitter sa poitrine et son front dégoulinant de sueur. Mais elle ne se réveillait pas et les visages qui lui faisaient face continuaient de la fixer avec une fière arrogance. Ils étaient au nombre de dix mais un seul pourtant attirait son attention. Elle avait pourtant eu bien du mal à le reconnaître. Dans ses souvenirs d'enfant, il était beau. Et elle peinait encore à croire que derrière cette tignasse graisseuse et emmêlée se trouvait le visage de son héros d'autrefois. Amaigri au possible, les joues grêlées et le regard noir, cette vision s'éloignait diamétralement des souvenirs qu'elle gardait. C'était pourtant bien lui, « condamné pour avoir communiqué des secrets du ministère de la Magie à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. » précisait la légende. L'estomac d'Artemisia se noua douloureusement tandis que son regard embué de larmes se perdait dans la contemplation morbide de cette photographie. Le salaud s'était échappé. Une évasion massive avait eu lieu à Azkaban et ce salaud en était. La prison dans laquelle il était enfermé depuis quinze ans et que l'on disait inviolable, ne l'était finalement pas autant qu'on voulait bien le laisser croire.

Pourtant, dans ses nuits de crise, elle avait beaucoup pensé à lui. Aux tortures qu'il devait subir et qu'il devait forcément mériter. Mais dès qu'elle pensait à tout ceci elle ne pouvait s'empêcher de fondre en larmes. Il restait son père et dans l'esprit de la petite fille qu'elle avait été lorsqu'on le lui avait arraché, il ne méritait pas autant de cruauté. Mais le savoir libre ne lui apportait finalement aucun soulagement. Elle ne savait pas ce qui lui faisait le plus mal. Le savoir délivré d'Azkaban loin de toutes ces tortures sans se soucier de celles qu'il lui avait infligées en plongeant leur nom et leur honneur dans l’opprobre. Le savoir entouré de ces monstres alors qu'elle s'était toujours refusé à le traiter comme eux, alors qu'elle l'avait toujours défendu en assurant que s'il avait coopéré avec le Seigneur des Ténèbres, on ne pouvait le qualifier de Mangemort pour autant. Comme elle s'était fourvoyée. Et voilà que la presse du monde entier choisissait d'afficher son visage et son nom à la une de tous les quotidiens. Elle n'avait pas tout de suite compris les regards désolés et les silences gênés lorsqu'elle était arrivée au centre d'entraînement de Haileybury. Et puis l'autre poursuiveuse de l'équipe était venue la prendre dans ses bras, comme si tout ceci coulait de source. Et son capitaine, la mine basse lui avait alors tendu le journal. Dès cet instant, son monde déjà en ruines venait de s'écrouler encore un peu plus. Elle avait mis tant d'énergie à essayer de le reconstruire, à faire en sorte de le faire tourner sans lui. Et voilà qu'en un claquement de doigts tous ses efforts se trouvaient réduits à néant. Elle ne supportait plus le regard qu'il posait sur elle et dans le silence pesant du vestiaire, sous les regards désespérés de ses coéquipiers qu'elle aimait à considérer comme la seule famille qu'elle ait, elle s'empara de sa baguette et dans un murmure étranglé lança un « Incendio. » qui se perdit dans les nœuds de sa gorge. Et les larmes l'empêchèrent de voir le visage de son père partir en cendres avec le reste du journal.

Août 1997

« J'ai...j'ai cru ne pas te reconnaître, tu sais. » lui lança l'homme qui se tenait désormais au milieu de son salon. Il avait la voix rauque de ceux contraints de garder le silence trop longtemps. Et il tenait à la main un article sur lequel on devinait qu'il n'avait cessé de poser les yeux tant les coins avaient été écornés. « Transferts. Artemisia Rookwood de retour en Grande-Bretagne. » lisait-on au dessus d'un portrait d'elle arborant fièrement la tenue noire et blanche de l'équipe écossaise des Montrose Magpies. « Tu es...tu as beaucoup changé... Je suis vraiment...vraiment fier de... » « Qu'est-ce que tu fais ici ? » articula-t-elle sèchement après avoir contenu sa stupeur et sa colère du mieux qu'elle pouvait. Elle était de retour depuis une semaine à peine, avait eu à peine le temps d'être présentée à la presse, de participer à son premier entraînement et de se trouver un adorable cottage à l'écart de la foule et des regards et son existence se trouvait à nouveau balayée. Elle était épuisée. « Je voulais simplement te voir. » « Tu m'as vue. Maintenant tu vas me faire le plaisir de te barrer. » « Ma princesse... » Elle lui lança un regard incrédule comme s'il venait de l'insulter de la façon la plus odieuse. « Dégage d'ici. Je ne te connais pas et je ne te dois rien. » Si ce n'était la vie, songea-t-elle douloureusement. « Artemisia, je t'en prie. S'ils me choppent maintenant, c'est Azkaban sans espoir de retour. » Amusant, elle pensait que c'était précisément le principe dès le départ. Pourtant il venait de prouver par deux fois en dix-huit mois que cette notion était plutôt abstraite. « Je m'en fous. C'est là qu'est ta place. » « Les Détraqueurs se feront un plaisir de me récupérer. Les premiers temps j'ai été l'un de leur préféré. » lâcha-t-il avec une ironie amère. Elle n'en croyait pas un mot, elle se doutait que ces créatures monstrueuses avaient du depuis longtemps changer d'allégeance. « Le simple souvenir de ton sourire me plongeait dans un désespoir tel qu'ils...enfin, tu ne veux sans doute pas entendre ces choses-là. » acheva-t-il en réprimant un frisson. Non, elle ne voulait pas entendre ces choses-là, elle ne voulait rien entendre qui puisse sortir de sa bouche. En dehors de quelques excuses sincères qui ne viendraient certainement pas. Son désespoir, elle s'en fichait. Il l'avait cherché. Elle, elle n'avait rien demandé.

« C'est le baiser du Détraqueur, assuré. Mais c'est sans doute mieux ainsi. La pire des tortures, je la mérite amplement. Ne serait-ce que pour tout le mal que je vous ai fait à ta mère et toi. » Elle avait entendu parler de cette horreur. D'un simple baiser, le monstre aspirait l'âme de sa victime qui n'était dès lors plus rien d'autre qu'une coquille vide. Il n'aurait alors plus aucun souvenir de rien. Il ne serait tout simplement plus Augustus Rookwood. Elle ne serait tout simplement plus sa fille. Mais il resterait son père et cette torture là lui semblait plus injuste que tout le reste. Il ne se souviendrait plus d'elle mais elle continuerait à se souvenir de lui. Elle se perdit dans la contemplation douloureuse de ce visage marqué par les années d'emprisonnement et de torture. Il n'était plus du tout le même. Elle se perdit dans ce regard aux éclats mordorés, ce regard qui était aussi le sien. La seule chose qui restait véritablement de l'homme qu'elle avait aimé plus que tout au monde, de cet homme qui l'avait bercée, qui avait éloigné durant des années les monstres sous son lit et qui l'avait protégée de tout le mal de ce monde. Elle ne comprenait toujours pas à quel moment cet homme-là avait cessé d'être un héros. Elle ne comprenait ni quand ni comment leurs existences avaient pu à ce point déraper.

Et soudain, sans crier gare, elle redevint une enfant, elle redevint cette fillette frêle et terrorisée et elle s'effondra en sanglotant. L'instant d'après son père fit un pas vers elle pour la prendre dans ses bras. Elle n'eut ni la force ni l'envie de le repousser. Elle le serrait à l'étouffer, elle le serrait à en crever elle-même. Et ses terribles sanglots déchiraient la nuit sans qu'elle ne puisse les atténuer. « Je suis désolé. » C'était faux, elle en avait la certitude mais ses pleurs incessants l'empêchaient de le lui rétorquer. Et lorsqu'elle sentit ses lèvres se poser sur ses cheveux comme il le faisait autrefois, sa douleur se fit plus vive encore. Ce soir-là, parce qu'épuisée elle fit le choix de baisser les bras et de redevenir une enfant, ce soir-là, elle commit la plus terrible des erreurs. Elle le comprit lorsqu'elle se réveilla le lendemain. Allongée dans son lit, elle avait pourtant la sensation de ne pas avoir dormi. Elle avait pleuré jusqu'à ce que sa fatigue l'emporte et elle comprit qu'on l'avait mise au lit. Lorsqu'elle retourna dans le petit salon du cottage et qu'elle l'aperçut, modestement allongé dans le canapé, les yeux grands ouverts comme s'il n'avait pas dormi davantage, elle ne sut quoi faire de lui. Et parmi tous les choix qui s'offraient à elle, elle fit sans nul doute le plus mauvais. Augustus Rookwood resta dix jours aux côtés de sa fille qui tenta vainement de retrouver le père qu'elle avait perdu. Peine perdue, le Mangemort retourna bien vite gonfler les rangs de celui qu'il nommait le Seigneur des Ténèbres. Pour la protéger et lui assurer un avenir meilleur lui avait-il juré sur le mot qu'il lui avait laissé. Et la jeune femme eut alors la sensation d'avoir perdu son âme en même temps que son esprit.

Septembre 2000

« Coupe de la ligue – Les résultats du week-end.

Les Pies de Montrose assurent brillamment leur première place au classement après une victoire nette et écrasante face à des Frelons en mal d'inspiration. Cette saison l'équipe semble métamorphosée à commencer par leur poursuiveuse vedette qui a aligné pas moins de 16 tirs durant ce match. Artemisia Rookwood était pourtant l'un des transferts les plus décevants de ces dernières années et n'a jamais su briller en Grande-Bretagne comme cela avait pu être le cas outre Atlantique. Mais ses démons semblent s'être envolés car c'est une joueuse complètement méconnaissable qui se révèle depuis la reprise du championnat ! Aucun doute qu'à ce rythme les portes de l'équipe nationale finissent enfin par s'ouvrir à elle. Une évidence. Mais cette simple supposition fait encore polémique. Nombre de supporters peinent encore à accepter de voir évoluer un tel prodige sur nos pelouses. Les sifflets lancés par les supporters de Wimbourne peuvent à nouveau en témoigner. Jamais un joueur n'aura autant fait couler d'encre mais Artemisia Rookwood semble enfin décidée à passer au-dessus de tout ça. Une chose est certaine …. »


Elle ne termina pas sa lecture, trop agacée par la présence de son double en noir et blanc qui passait son temps à voltiger fièrement à l'intérieur de sa photographie. Elle préféra détourner les yeux du numéro de La Gazette du Sorcier que lisait l'homme devant elle. Celui-ci d'ailleurs s'en lassa également et préféra refermer son journal. La une lui explosa alors au visage, la photographie était bien moins joviale que celle choisie pour illustrer la page des sports. Elle reconnaissait l'immense salle d'audience du Magenmagot dans laquelle régnait une agitation pesante. Et ces lettres qui planaient au dessus, terribles. « La chasse aux Mangemorts se poursuit. » Non, ses démons ne s'étaient pas envolés. Loin de là. Ils vivaient constamment à ses côtés, silencieux et pernicieux, et elle n'avait qu'une angoisse, qu'il finissent par se montrer au grand jour.

Son père de retour à Azkaban, coupable de crimes plus terribles encore que par le passé, et c'était son nom qui s'était une nouvelle fois retrouvé sali. Durant tout le temps que dura la prise de pouvoir de Voldemort la vie d'Artemisia fut un calvaire. Mais la suite fut pire encore. Pointée du doigt, victime des pires menaces et des pires outrages, souvent elle hésita à jeter l'éponge, à ranger son balai au placard, à mettre un terme à sa carrière et à retourner en Amérique. Mais elle avait le Quidditch dans le sang et renoncer à cela était une torture plus terrible encore que tout ce qu'elle avait subi jusqu'ici. Il lui fallut du temps pour remonter la pente, pour redevenir la star qu'elle était par le passé. Mais elle n'oubliait pas. Elle n'oubliait pas que sans le vouloir elle avait trahi ses idéaux et sa communauté. Pour un homme qui ne l'avait jamais méritée, pour un homme responsable à lui seul de tout le mal qu'elle a connu durant son existence. Pourtant cet homme elle l'avait aidé, elle lui avait tendu la main lorsqu'il était venu quémander de l'aide. Trois ans plus tard ces souvenirs-là continuaient de lui donner la nausée. Elle aurait tout donné pour les effacer. Mais elle ne le pouvait. Ils la hantaient. Elle, Artemisia Rookwood, poursuiveuse vedette des Pies de Montrose, star du Quidditch mal-aimée, s'était rendue coupable de trahison en dissimulant un Mangemort chez elle. Elle imaginait les gros titres d'ici. Et lorsqu'elle posa de nouveau les yeux sur le journal qui se trouvait devant elle, elle réprima un frisson.

Un petit mot sur l'auteur ?

  • pseudoQueenSigyn
  • prénomMarion
  • âge25 ans
  • comment avez vous trouvé le forum ?j'ai suivi une tarée du Ministère
  • Un commentaire ?coeurs paillettes licornes  


Famille et relations

Rookwood. Un nom difficile à assumer en ces temps troubles. Un nom synonyme de traîtrise et d'horreur. Ce nom est pourtant le sien. Artemisia Rookwood est la fille unique du tristement célèbre Augustus Rookwood, ancienne Langue de Plomb passée à l'ennemi durant la première guerre. Alors que l'homme est encore un être respectable, il fait la connaissance d'Hecate Byrne sur les bancs de Poudlard. Fraîchement diplômés, les deux jeunes gens ne tardent pas à convoler en justes noces avant que leur petite Artemisia ne vienne placer leur bonheur à leur apogée. Durant de nombreuses années, le couple Rookwood a eu un don certains pour faire des envieux, tous deux occupaient de hautes fonctions au Ministère, leur petite fille ravissait tous ceux qui posaient les yeux sur elle. Leur vie de famille avait alors quelque chose d'étrangement idyllique. Avant que tout ne bascule dans l'horreur.

Enfant, Artemisia était très proche de son père qu'elle a bien vite érigé comme un modèle et dont elle rêvait de suivre les traces au Ministère. Par la suite, on ne peut dire qu'elle grandit avec une véritable figure paternelle à ses côtés. Détruite par la trahison de son époux, jamais Hécate n'a souhaité refaire sa vie. Elle a élevé sa fille seule, loin de la Grande-Bretagne et des souvenirs douloureux qui les y rattachaient. Elle a fait de son mieux malgré le sentiment de révolte qui a agité sa fille durant toutes ses années d'adolescence. On ne peut dire qu'elles soient très proches à présent. Hecate n'a jamais souhaité revenir en Grande-Bretagne et sa fille ne lui rend visite que rarement. Depuis leur fuite en cette sombre nuit de décembre 1981 quelque chose semble s'être brisé entre la mère et la fille. Une situation qu'Artemisia regrette parfois lors de ses soirées de solitude, une situation qu'elle reproche évidemment à son père qui a piétiné sans vergogne leur bonheur familial. Mais elle semble malgré tout incapable de faire le moindre pas en direction de sa mère.

Parce qu'elle a grandi en supportant les regards en biais et les chuchotements sur son passage, parce qu'elle a grandi en supportant son nom tel un fardeau, même loin de son foyer, Artemisia a toujours eu beaucoup de mal à se lier aux autres. Peu de camarades d'Ilvermorny peuvent désormais se vanter d'avoir été proches de la Poursuiveuse durant sa scolarité. Solitaire malgré elle, elle comptait peu de véritables amis, des amis pour la vie à qui elle donne encore des nouvelles malgré sa popularité grandissante. Cela a bien changé depuis qu'elle évolue dans le milieu du Quidditch, Arte , comme la surnomment ceux qu'elle apprécie, est une coéquipière loyale et généreuse qui donne tout à ses camarades pour peu qu'ils le méritent.

Hantée par le désastre conjugal de ses parents, refusant de se retrouver brisée comme l'est sa mère depuis vingt ans, elle se montre plus farouche encore lorsqu'il s'agit de partager une quelconque intimité avec un homme. Elle compte très peu d'histoires d'amour à son actif et les a toutes tuées dans l’œuf par ses propres moyens, elle accorde difficilement sa confiance à un homme et a la fâcheuse tendance de tout envoyer valser dès l'instant où l'idée de faire des projets commence seulement à germer.  

Caractère & physique en option

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'Artemisia Rookwood est une personne entière qui triche rarement. Ses supporters comme ses détracteurs s'accordent tous sur ce point et quand les premiers l'adulent précisément pour cela, les autres s'empressent de le lui reprocher. Depuis toujours, elle démontre une grande force de caractère qui lui permet de tirer le meilleur d'elle-même mais qui fait parfois ressortir ses côtés les plus sombres. Depuis sa plus tendre enfance, elle a appris à essuyer les revers de fortune mais surtout à faire face aux commérages et aux bassesses les plus méprisables. Elle a bravé bien des tempêtes et chacune l'a rendue plus courageuse que les précédentes. Dotée d'un tempérament de feu, c'est une véritable battante, à la limite parfois de l'entêtement. Jamais vous ne la verrez baisser les bras et face à l'échec ou à l'injustice elle pourra même faire preuve d'une force et d'une détermination peu communes. Elle peut se montrer assez impulsive parfois et ne réfléchir aux conséquences de ses actes que lorsqu'il est trop tard. Elle a toujours été ainsi et ne peut en jeter la faute sur quiconque. Petite fille déjà, elle était décrite comme une véritable boule d'énergie qu'on peinait à faire tenir en place.

Parce que son enfance l'a forgée ainsi, c'est une demoiselle avec une double facette, face à ses amis et ses supporters, elle est d'une nature joviale, amicale et foncièrement généreuse. Elle est d'une très grande loyauté envers ceux qui méritent sa confiance. Confiance qu'elle accorde rarement et difficilement. Ainsi, elle apparaît avant tout comme quelqu'un de solitaire qui s'attache difficilement aux autres. Meurtrie par ce qu'elle a vécu dans le passé, elle s'est forgé une carapace qui l'a rendu particulièrement orgueilleuse et susceptible. Elle accepte difficilement la critique et elle pourra répondre assez violemment à ceux qui lui font face. Parce qu'elle a dû apprendre à se défendre toute seule, elle n'a pas sa langue dans sa poche et se montre souvent sarcastique. Mais dans ses meilleurs côtés comme dans ses plus mauvais, Artemisia est en vérité une jeune femme bouleversante de sincérité. Il n'est pas très difficile de le découvrir à condition d'accepter de regarder un peu derrière sa carapace.

Parce qu'elle ressemble beaucoup à son père à l'époque où on pouvait encore le qualifier de "séduisant", Artemisia partage avec lui une abondante chevelure noire. Dans l'espoir d'atténuer cette ressemblance, elle se teint les cheveux en blond dès qu'elle le peut.

Études supérieures & métier

Malgré ses origines britanniques, c'est bien dans l'école d'Ilvermorny que la jeune Artemisia a fait ses études, fière représentante de la maison de l'Oiseau-Tonnerre. La fillette, encore traumatisée par sa fuite d'Angleterre trois années plus tôt, s'est bien demandé quelles qualités pouvaient avoir convaincu la statue de la choisir pour gonfler les rangs de sa maison. Elle avait alors le sentiment que son âme était définitivement noircie par les méfaits de son père, que son avenir était d'ors et déjà marqué au fer rouge. Malgré une scolarité plutôt cahotique, la jeune femme a pourtant fait honneur à sa maison et c'est notamment le Quidditch qui lui a permis de s'en sortir. Elle a très vite intégré l'équipe de sa maison, occupant le poste de poursuiveuse et s'est rapidement illustrée à ce poste. Passionnée depuis toujours par ce sport qui la rattachait pourtant douloureusement à des souvenirs d'enfance, elle ne se voyait pas ailleurs que sur un terrain de Quidditch.

Dès la fin de ses études, elle a donc rejoint la célèbre équipe des Haileybury Hammers, l'une des équipes les plus titrées au monde. Les dirigeants l'ont repérée dès les sélections d'entrée pour intégrer leur école de Quidditch dont le niveau est particulièrement élevé. C'est donc en Amérique du Nord qu'Artemisia a débuté sa carrière, foulant pour la première fois les terrains de la ligue professionnelle à l'âge de dix-huit ans. Elle a passé six saisons à Haileybury où elle est devenue une icône mais en 1997 elle est au cœur de l'un des transferts les plus médiatisés de l'histoire du Quidditch en rejoignant une autre équipe mythique, celle des Montrose Magpies. Contre toute attente, Artemisia Rookwood fait son grand retour en Grande-Bretagne mais les trois saisons passées se sont révélées être une profonde déception, le niveau de la poursuiveuse se trouvant pour l'instant bien loin de celui qu'elle avait outre Atlantique. Mais en cette saison 2000 – 2001, elle est bien décidée à faire taire tous ses détracteurs.

Malgré son très bon niveau, et les nombreuses attentes à son sujet, elle n'a joué que peu de matchs avec l'équipe nationale d'Angleterre. Sa présence dans une telle équipe divise encore beaucoup les britanniques et les dirigeants ne souhaitent pas encore se positionner. Une blessure ouverte pour la jeune femme qui craint de voir une énième participation à une Coupe du Monde de nouveau compromise. Elle sait donc que le seul moyen de rejoindre l'équipe nationale est de retrouver son meilleur niveau. Et de faire définitivement oublier les horreurs liées à son nom.  
©️️linus pour Epicode


Dernière édition par Artemisia Rookwood le Sam 26 Mai - 13:31, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Lun 21 Mai - 14:03

Bienvenuuuue jeune demoiselle ! Plein de courage pour ta fiche, et vive les potions de dédoublement !
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MessageSujet: Re: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Lun 21 Mai - 18:15

Re-bienvenue !!! :)

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MessageSujet: Re: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Mar 22 Mai - 13:01

Merci vous deux
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MessageSujet: Re: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Mer 23 Mai - 14:47

Bienvenuuuue ! J'ai hâte d'en lire plus sur Artemisia !  Et quel avatar...

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Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Sam 26 Mai - 13:36

Merci jolie Callie
La suite (et fin) de la fiche devrait arriver incessamment sous peu

EDIT : Fiche terminée Navrée d'avance pour ce pavé
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MessageSujet: Re: Artemisia D. Rookwood ♦ They used to shout my name   Sam 26 Mai - 14:03


FELICITATIONS !
L'histoire commence maintenant !
Enfin te voilà validé ! Tu es enfin prêt à partir à l'aventure avec nous.

Mais avant toute chose, tu peux créer ta fiche de liens ainsi que tenir ta liste RP à jour pour plus de simplicité dans la gestion de ton personnage. Tu as également la possibilité de demander un rp dans ce sujet, où quelqu'un de fort sympathique te répondra. Si d'aventure tu as envie d'un endroit bien à toi sur le forum, n'hésite pas à demander ici la création de ton habitation, ou bien de ton commerce !

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter les membres du Staff. Nous sommes là pour te guider et t'apporter tes réponses.

Bon jeu !
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