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 Remnants of the past

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MessageSujet: Remnants of the past   Jeu 26 Avr - 18:06

23 Novembre 2000

Une pellicule de sueur froide lui gelait la nuque lorsqu'il s'éveilla en sursaut, un cri sourd à la bouche surgi du néant de ses cauchemars. D'une main fébrile, Averroes repoussa les couvertures tièdes qui soudain l'étouffaient et s'assit au milieu d'un lit aux draps défaits, froissés, trahissant à eux seuls l'agitation de son sommeil. Le souffle court, il laboura son crâne avec l'angoisse tremblante des mains qu'il glissa dans ses cheveux pour les rabattre en arrière. Les hurlements se répercutaient encore dans sa tête tandis qu'il se pressait les tempes comme pour les faire taire, mais seules les secondes défilant avec une lenteur cruelle parvinrent à estomper le souvenir des cris. Ceux de sa collègue, ceux des patients. Les siens.

La gorge soudain sèche, il balança ses jambes hors de son lit et saisit le bois de saule de la baguette qui ne quittait plus son chevet depuis la guerre. Se levant précipitamment, il illumina aussitôt la semi pénombre qui nimbait la salle de garde de l'hôpital.

- Lumos, murmura-t-il d'une voix encore enrouée par une trop courte heure de sommeil.

Le sortilège envoya des sphères de lumière illuminer des niches scandant les murs autour de lui, accusant les reliefs parcheminés d'une pile de dossiers striés d'encre qu'il lui restait à examiner. La lueur  réchauffant soudainement la salle de garde allégea le poids qui lui plombait encore le coeur, comme si grappiller quelques brins de lumière pouvait amoindrir ses propres noirceurs. Il se réjouit amèrement en une pensée fugace que personne n'ait pris de repos en même temps que lui tant il avait honte de se réveiller dans de pareils états de terreur, pétri d'angoisse, réduit à l'état d'une poupée de chiffon par son inconscient.

S'efforçant de retrouver son souffle, Averroes quitta sa chambre pour l'alcôve émaillée qui tenait lieu de salle de bains et remplit d'un Aguamenti le bassin argenté dont son Lumos soulignait les reflets métalliques. Il plongea les mains dans l'eau qu'il avait voulue glacée en s'aspergeant le visage, le frottant avec toute l'énergie de sa détresse pour ôter de sa rétine les images que le cauchemar y avait imprimées de nouveau. L'onde froide agit comme un coup de fouet au moins pour son sang-froid, et c'est en ayant la respiration seulement hachée par l'eau glaciale qu'il releva enfin la tête.

Maîtrise-toi, bon sang.

Il ne jeta pas une once de regard au miroir qui surplombait le bassin tant il redoutait d'y affronter son propre reflet. La porte de la salle de garde s'ouvrit alors dans son dos en un chuintement, accueillant un collègue qui ne manquerait pas de le prendre en flagrant délit d'état de faiblesse. Crispant ses mains sur le rebord du bassin métallique, Averroes s'éclaircit la gorge en s'efforçant de maîtriser les derniers tremblements de sa voix.

- Je laisse la place tout de suite.

Il n'ajouta rien de plus, fidèle à sa réserve habituelle et peu désireux de trop parler de peur de trahir ses propres frissons.
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MessageSujet: Re: Remnants of the past   Mar 8 Mai - 21:32

Elle connaissait cet endroit comme son propre foyer, y avait passé tant d'heures à jouer et à déambuler dans les couloirs étant enfant. Une éternité à ses yeux. Et pourtant le temps emblait ne pas avoir de prise sur l'hôpital, malgré toutes les horreurs qui avaient dû s'y jouer, toutes les souffrances qu'il avait dû étouffer. Le rez-de-chaussé n'était pourtant pas le plus terrible des services. Ici on ne faisait que réparer les gros bobos et les petites maladresses. Mais peu lui importait où elle se trouvait. Chaque pièce de cet hôpital laissait les souvenirs l'envahir. « Tout va pour le mieux Mr. Oakwood. Plus de peur que de mal mais la prochaine fois que vous jouez au Quidditch veillez à éviter les Cognards... » La guérisseuse qui venait de remettre le bras d'Adam en place adressa un sourire malicieux aux jeunes gens avant de quitter la pièce. Avalon lança un regard noir en direction de son compagnon qui ne paraissait pas vraiment traumatisé par sa mésaventure. Pour bien des raisons, Avalon n'avait jamais été une grande amatrice de Quidditch. Elle n'était pas vraiment sportive et n'avait jamais pris la peine de s'intéresser ne serait-ce qu'aux règles du jeu qu'elle comprenait encore de travers de temps à autre. Elle ne comprenait pas davantage comment on pouvait se passionner pour un sport qu'elle jugeait dangereux et sans grand intérêt pour le public. « On y voit rien ! » s'était-il insurgé la seule fois où son père avait eu l'audace de l'emmener voir un match. Depuis elle avait pourtant progressé, elle s'était prise au jeu durant ses années d'études et se laissait volontiers emporter par l'effervescence contagieuse qui animait les supporters durant la Coupe du Monde. Mais cela s'arrêtait là. Alors quand elle apprit qu'Adam s'était blessé durant un match amical avec certains de leur collègue, elle s'était insurgé. « Ne me fixe pas comme ça. » lui lança-t-elle alors qu'il lui adressait un sourire satisfait. « Tu sais que ça aurait pu être plus grave que ça et que tu as eu de la chance. » « Une chance insolente. » Elle lui jeta un coussin au visage dans l'espoir d'effacer ce sourire. « Je vais me chercher de quoi grignoter. Avant que mes nerfs ne m'ordonnent de t'étouffer. » compléta-t-elle en l'embrassant.

Le hall d'accueil était quasiment vide. Peu d'urgence semblait requérir la présence immédiate des équipes soignantes et la réceptionniste ne prenait même pas la peine de lever la tête en direction des quelques patients ou familles qui déambulaient ici. Avalon traîna un peu, laissant glisser son regard sur ces murs qu'elle connaissait par cœur. « Avalon ? Quelle surprise ! Vous venez voir votre frère, il est de garde aujourd'hui. Vous voulez sans doute que je le fasse prévenir ? » La jeune femme redressa alors la tête et aperçut un visage qu'elle peinait à reconnaître. Elle se souvenait de cette vieille guérisseuse au sourire aimable qui accentuait les petites rides qu'elle avait au coin des yeux. Elle avait débuté sa carrière à l'époque ses parents travaillaient eux-mêmes ici. Mais Avalon était incapable de mettre le moindre nom sur ce visage. Elle se contenta donc de lui rendre son sourire. « Je...non, ne vous donnez pas cette peine. » Son malaise était d'autant plus croissant qu'elle n'avait pas forcément prévu de voir Averroes, elle savait qu'il avait un travail monstre et qu'il n'avait certainement pas envie de la voir maintenant. Toutes les excuses étaient valables ces derniers mois pour qu'ils s'évitent l'un et l'autre. Elle ne parvenait pas à se l'expliquer. Elle avait bien tenter de lui tendre la main mais il n'avait jamais montré le moindre signe lui démontrant que ses efforts étaient appréciés. Alors, elle avait arrêté et s'en voulait un peu. Elle ne l'avait jamais laissé tombé. Jusqu'à présent. Mais Averroes n'était plus le même et elle semblait incapable de le débarrasser des spectres qui le hantaient... Avait-il seulement envie d'être sauvé ? Songea-t-elle avec une profonde amertume. « Vraiment ne vous donnez pas cette peine. Inutile de le déranger. » La guérisseuse tiqua légèrement mais n'en fit pas grand cas, comprenant bien vite que la jeune femme n'avait pas vraiment envie de s'étendre sur le sujet.

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MessageSujet: Re: Remnants of the past   Sam 12 Mai - 21:12

Il ne salua que d'un signe de tête tendu la personne qui entra à sa suite. Averroes n'avait pas même  distingué les traits de son successeur tant les ombres mangeaient la salle de garde - mais pour être tout à fait honnête, il n'avait pas esquissé le moindre geste pour savoir quel collègue venait de croiser sa route. Quelque part en son fort intérieur vivotait même l'espoir que la réciproque fût vraie, et que la fatigue de celui qui venait chercher un peu de repos ne lui avait pas permis de le reconnaître. C'était assez que son nom paraisse régulièrement dans les colonnes acides de la Gazette, dans les encarts maudits consacrés aux procès de Mangemort ; il n'avait pas besoin que l'on y accole en plus la faiblesse qui était la sienne. De réservé il était devenu fuyant, et quoique le personnel de Sainte-Mangouste comme les patients lui aient gardé leur pleine confiance, Averroes craignait que les failles qui le fissuraient en profondeur ne finissent par  fendiller la surface.

D'un mouvement de l'épaule, il acheva de faire glisser la blouse traditionnelle de médicomage dans laquelle il s'était endormi sans plus de cérémonie, vaincu par l'épuisement, et la défroissa d'un coup de baguette avant de la glisser dans son casier. Si personne n'était encore venu le réveiller d'urgence, c'était que l'hôpital baignait dans une stabilité relative qui n'exigeait pas sa présence pour le moment. Au vu ces cernes qu'il sentait alourdir ses yeux sans même avoir besoin de les voir, et de l'anxiété qui lui vrillait encore le ventre, il n'eut besoin que de quelques instants pour attraper sa lourde cape et décider qu'une vive bouffée d'air frais lui ferait le plus grand bien.

- Le petit Appleton est toujours stable ? demanda-t-il avant de quitter l'étage à May, aide-soignante de garde ce soir-là, tout en ébouriffant les pages du dossier du petit garçon intoxiqué aux feuilles d'alihotsy. Je serai devant l'hôpital s'il arrive quoi que ce soit, ou s'il montre des signes d'éveil.

Remerciant May d'un signe de tête en lui confiant le dossier du petit garçon, Averroes se mit à descendre quatre à quatre les escaliers menant jusqu'au deuxième étage. La cape qu'il gardait rabattue dans le creux de son bras pour le moment emboîtait son sillage en voletant paisiblement malgré l'épaisseur du tissu. Il croisa sur son chemin le père de son tout jeune patient, qui le remercia d'une ferme de poignée de main et de mots balbutiants d'avoir pu freiner l'intoxication de son fils. Le médicomage se demandait encore par quel espèce d'amer prodige il parvenait à donner tant d'espoir aux autres, sans parvenir à en susciter le moindre chez lui, lorsqu'il parvint au premier étage.

Les marches se succédaient sans qu'il y prenne même garde, tant lui devenait impérieux le besoin de sortir à tout prix des couloirs de l'hôpital, de prendre l'air, de respirer autre chose que cet air saturé, aseptisé, où s'exhalaient les pires remugles de ses souvenirs. Il n'avait rien fait pour ce pauvre enfant que lui administrer une juste dose de philtre à base de sécrétion de Grinchebourdon ; de quoi mettre fin à ses convulsions et inverser les méfaits d'une ingestion massive de feuilles d'alihotsy, que le gamin avait trouvées par inadvertance dans la chambre de sa soeur aînée... Il se rappelait encore les larmes de la jeune sorcière, tout juste majeure, condamnée à son propre jeu pour avoir voulu pimenter ses soirées de potion d'Hilarité avec les feuilles incriminées, lui demandant si son frère allait survivre. Il avait survécu, oui, mais l'imprudence avait failli se révéler meurtrière...

Avalon ne se serait jamais pardonnée de l'avoir mis dans un tel danger. Depuis leur plus jeune âge elle n'avait eu de cesse que de le protéger des risques les plus anodins comme des plus écrasants, et lui.. lui, ne lui repayait tout son amour qu'avec les remparts de silence qu'il bâtissait plus de force que de gré entre lui et le restant du monde.

Le rez-de-chaussée  bourdonnant de murmures patients se profilait à l'horizon quand Averroes sentit sa gorge se serrer. Là, juste devant. Son coeur manqua comme un battement. Il glissa un doigt dans l'encolure de sa chemise comme pour desserrer une pression que seule l'inquiétude sourde lui procurait, et s'avança à foulées larges et pressées vers cette silhouette qu'il connaissait par coeur, ces même cheveux d'un noir corbeau qu'il tenait bien trop à distance.

- Avalon ? Qu'est-ce qu'il y a, tout va bien ? Tu vas bien ?

Déjà il scrutait le visage de sa sœur comme pour y déceler le moindre signe de maladie ou de blessure, renonçant à sa discrétion pour exposer ses cernes et ses yeux rouges, son mal-être évident pour qui le connaissait, aux lumières crues que l'hôpital braquait sans plus aucun scrupule sur leurs retrouvailles.
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MessageSujet: Re: Remnants of the past   Mer 16 Mai - 22:20

Perdue dans ses pensées, elle n'avait pas remarqué la silhouette qui s'approchait d'elle. Mais cette voix, elle la reconnaîtrait entre mille. Lorsqu'elle releva la tête ce fut pour croiser ces prunelles qui partageaient le même azur que les siennes. L'instant d'avant, elle avait poliment refusé qu'on le prévienne de sa présence, craignant de le déranger et redoutant plus que tout les silences gênés qui pourraient s'installer entre eux et auxquels elle ne savait toujours pas faire face. Elle n'y avait jamais été habituée après tout. Mais il était là à présent et lorsqu'elle en prit conscience un sourire solaire et incontrôlé vint étirer ses lèvres. « Hé, salut toi ! Non, non tout va bien sois rassuré. Cet idiot d'Adam n'a rien trouvé de mieux que de jouer au Quidditch avec un batteur qui visiblement ne l'a jamais été... » Un rictus amusé se dessina à nouveau sur son visage. « Mais plus de peur que de mal... Rien en tout cas que la magie ne puisse réparer. Il s'en sort simplement avec un bras en écharpe. Chambre 31 si tu veux passer le voir. » Mais elle préféra ne pas s'étendre sur le sujet, elle avait présenté son compagnon tout récemment à ses proches, les deux hommes s'étaient croisés deux ou trois fois tout au plus et pour une raison qui lui échappait Averroes semblait un peu mal-à-l'aise en présence d'Adam. Sans doute peinait-il à imaginer que sa sœur ait enfin trouvé chaussure à son pied. Ils finiraient bien par s'apprivoiser, elle n'avait aucun doute là-dessus et comptait leur laisser le temps de le faire. « Mais de mon côté, sois rassurée, tout va pour le mieux. » commenta-t-elle avec un sourire malicieux. Elle n'osait admettre que l'inquiétude évidente de son cadet la gonflait d'orgueil.

« Et toi comment vas-tu ? Tu n'es pas trop débordé ? »
Par le passé, remplissant son rôle d'aînée avec un zèle évident, c'était bien elle qui posait ce genre de questions et qui ne cessait de veiller sur lui. Durant leur enfance comme durant leurs études à Poudlard, Averroes avait rarement eu l'occasion de pouvoir cacher ses ennuis à sa sœur. Durant leur vie d'adulte non plus d'ailleurs. Mais depuis la guerre quelque chose s'était cassé, quelque chose qui lui échappait et qu'elle semblait incapable de réparer. A tel point qu'elle n'attendait même pas de véritable réponse, elle s'attendait d'avance à l'entendre lui assurer que tout allait pour le mieux, que certaines urgences étaient plus délicates que d'autres mais que dans l'ensemble tout se passait bien. Il lui raconterait une anecdote amusante sur laquelle elle régirait comme par le passé puis il lui demanderait des nouvelles du Ministère, elle lui assurerait elle aussi que tout allait bien sans même prendre la peine de s'étendre sur son état de fatigue croissant. Leur conversation durerait un peu, allant de banalité en banalité jusqu'à ce qu'on rappelle le médicomage à ses occupations. Puis les enfants Osbourne s'enlaceraient avant de se quitter. Une dernière fois ils échangeraient un « On se voit bientôt. ». Promesse à laquelle ils croyaient l'un et l'autre, promesse qu'il était inutile de formuler par le passé, à l'époque où "bientôt" n'était jamais loin. Mais cette promesse-là ni l'un ni l'autre ne la tiendraient, noyés qu'ils étaient dans leur routine. Mais cette fois-ci, Avalon écoutait son frère d'une oreille peu attentive, trop occupée qu'elle était à le dévisager.

Cette fois-ci il n'aurait pas l'indécence de lui mentir, de lui cacher la vérité. C'était impensable. Car quelque chose n'allait pas. L'évidence crevait les yeux. Il ne pouvait le nier. Et pourtant il le ferait, assurément. Elle scrutait ce visage qui ressemblait tant au sien, essayait vainement de saisir une vérité qui lui échappait. Si Averroes s'enfonçait dans ses mensonges et ses demies vérités, ses traits quant à eux ne mentaient plus. Une angoisse certaine enflait en lui, une angoisse à laquelle Avalon n'avait pas accès mais elle était pourtant bien là, toute proche. Coupant son frère dans des explications qu'elle n'écoutait déjà plus, elle le saisit par la main et le guida à l'écart du passage, là où aucune oreille indiscrète ne viendrait à les entendre. « Averroes, est ce que tout va bien ? » insista-t-elle à nouveau, espérant au plus profond d'elle-même qu'il crache enfin ce morceau qui l'étouffait depuis si longtemps. Mais il nierait, elle le craignait. Face à la détresse de son frère, Avalon ne savait que faire. Son impuissance se battait violemment contre son incompétence. Elle s'était toujours vanté d'avoir toujours été là pour lui, une présence presque étouffante. Et elle avait baissé les bras au moment même où il avait sans doute besoin de quelqu'un. Elle l'avait lâché sous prétexte qu'il ne voulait pas de son aide et qu'elle avait ses propres démons à combattre. En cet instant, face aux traits tirés et aux yeux rougis de son cadet, elle se demandait comment elle avait pu se voiler la face pendant tout ce temps.

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