Partagez | 
 

 freedom could kill us, but we'd rather go on (ft Lux)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Messages : 337

Points RP : 1105

Localisation : London

Emploi/loisirs : Botaniste Chercheuse

Humeur : Charmante


Parchemin d'identité
Âge: 20
Crédits :
Statut: Sang mêlé

MessageSujet: freedom could kill us, but we'd rather go on (ft Lux)   Sam 7 Avr - 18:40



freedom could kill us, but we'd rather go on
Lux | 8 septembre 2000
Shae contemplait d'un air dubitatif le jus de citrouille qu'elle venait de commander. Comme retrouver une vieille connaissance, elle tentait ces derniers temps de ralentir la consommation d'alcool et autres spiritueux. Donc, du jus de citrouille. Elle lui lança son regard de grosse dure, le prit, et le but d'une traite en grimaçant. Ugh. Toutes ces bonnes fibres de citrouille, ces vitamines... C'en était presque trop pour son corps. Elle toussota et recommanda le petit frère du jus, alignant les pièces sur le comptoir. Le Chaudron Baveur était un peu devenu sa deuxième maison ces derniers mois - surtout depuis que le Dead Men les avait bannis en les jetant sans cérémonie sur le trottoir. MAIS ELLE REVIENDRAIT ! Elle s'en était fait le serment.

En attendant, elle écumait le Chaudron et en profitait pour enquiquiner Arisitde de toutes les façons possibles dès qu'il était en service - ce qui n'était pas le cas aujourd'hui. Ce n'était pas de sa faute, il était si... énervant ! Avec ses petites boucles noires qui poussaient sans qu'il ne songe à les couper, à son visage pâle et ses doigts fins, là, tout ce tableau était horripilant. Elle avait envie de le frapper sauvagement quand elle le voyait avec sa tête là. Ou peut-être, susurrait une petite voix au fond de son crâne, avait-elle surtout envie de le plaquer certes à un mur, mais avec d'autres intentions... Nah. Ce genre de choses, elle n'y penserait pas.

Ruminant ces pensées, la jeune femme jeta un coup au carnet de notes étalé devant elle sur le comptoir, et reprit en main la plume qu'elle utilisait pour prendre des notes. Se concentrant sur ce qu'elle avait déjà écrit, elle corrigea quelques phrases, puis comme si de rien n'était, sortit de sa poche un pot de taille moyenne contenant une jolie plante grasse verdoyante aux fleurs jaunes et turquoises. Fronçant le nez, elle inspecta la plante qui semblait n'avoir pas trop souffert de son voyage en poche, la déposa sur le comptoir, et reprit sa prise de notes. Ce spécimen d'Azalea Inocula avait la particularité d'injecter un poison paralysant à ses proies malheureuses, en général des Lutins trop aventureux et autres bestioles bien en chair. Adorable.

Souriante, la blonde glissa un doigt expert sur les feuilles dodues de la plante bien nourrie, et finit par remballer tout son petit barda de Botaniste Sérieuse en sirotant son deuxième jus de citrouille plus lentement que le premier. Elle avait réussi. Une journée productive, de rédaction d'article et d'étude de cas sur sa petite Zhu, et voilà qu'en plus de cela, elle ne buvait pas d'alcool pour se féliciter, mais bien un jus de citrouille. Relevant les yeux, elle croisa le regard de la collègue d'Aristide. Une jeune femme rayonnante, ravissante, de quoi la foutre en rogne quand l'autre abruti rentrait tard. Ah, si Shae pouvait se l'avouer, elle admettrait sa jalousie, mais il était hors de question de s'adonner à de telles bassesses.

A la place, elle termina son verre, contrôla son agacement, et finit par sortir une clope de sa veste, l'alluma, et considéra la jeune femme d'un air critique. Elle travaillait avec lui. Elle le voyait dans des circonstances différentes du reste de la Chaolocation. Et Shae ne pouvait s'empêcher de sentir une curiosité malsaine se développer au sujet de la tête grasse. Elle se pencha en avant et attira l'attention de la jeune femme d'un signe.

- Hey, sa voix cassée sonna désagréablement à ses oreilles et elle grimaça, pardon, je voudrais un... jus.... de ... citrouille - les mots semblaient sortir difficilement de sa gorge tant elle se surprenait à garder sa résolution de ne pas être saoule au moins un soir par semaine - et je me demandais si...

Non. Elle ne pouvait pas décemment entamer la conversation par un "si t'avais des infos sur Aristide, le mollusque qui te sert de collègue". Reprenant sa respiration, elle se reprit.

- Je disais. Je me demandais si t'avais 5 minutes pour tester une crème enrichie à l'extrait d'Azalea Inocula - cette petite beauté là. C'est une crème hydratante aux propriétés cicatrisantes assez miraculeuses, et bref, si ça te tente, le test est gratuit, et sans risque. Je crois.

Voilà. C'était un bon moyen de sympathiser ça. Proposer des trucs gratuits. La crème était une idée de sa mère, en association avec la marque Viridian de Potions & Elixirs. Les produits de beauté enrichit en poison de plantes magiques, la crème de la crème pour la haute noblesse, avec de réels résultats durables, ce qui comparé à un sort, était tout de même bien pratique. Ses grands-parents étaient enthousiastes, Shae se contentait de fournir ses connaissances et sujets tests. Tant qu'elle se faisait du blé... Haussant les épaules, elle sortit de sa poche un petit pot de la version bêta, l'ouvrant et le proposant à la jeune femme.


_________________
HURRICANE
© FRIMELDA


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: freedom could kill us, but we'd rather go on (ft Lux)   Jeu 3 Mai - 14:57

Un jour blafard s'infiltrait au gré des carreaux colorés du Chaudron, encore mouchetés d'une averse récente typique des étés londoniens. La douche que trop de passants avait essuyée de force avait bien rempli le bar une petite heure, mais la seconde avait achevé de décourager leurs désirs d'emplettes. Le Chaudron baignait depuis dans un bain calme de murmures paisibles, bruissant du babil familier de conversations ça et là percées d'un rire, ou d'un froissement de Gazette finalement lue de bout en bout. Les moments d'accalmie avaient entre tous la faveur de Lux, pour toute la liberté d'égarement rêveur qu'ils lui offraient, ces instants de flottement, légers, où elle se perdait en pensées en n’accomplissant plus que distraitement les tâches machinales de son job.

Sans paraître même y regarder, elle engloba d'un informulé nonchalant une clique de chopes où bullait encore la mousse désormais froide de Bièraubeurres et repartit pour le Comptoir, rangers traînantes et vague sourire aux lèvres, comme contemplant quelque souvenir connu d'elle seule. En voyant la dégaine trop usée de son short en jean, et plus encore celle des collants qu'elle y avait assortis, une sorcière tapota dignement le petit col en dentelle de sa capeline et pinça soigneusement la bouche pour proclamer sa désapprobation. Ce n'était pas pour ce genre de précieuses que Lux allait se priver de se fringuer pile comme elle voulait, et le jour n'était pas venu où elle déserterait les friperies méconnues de Camden pour s'attifer chez Guipure, quoiqu'en pensent les ménagères de moins de cinquante ans.

Entraînant dans le festival de verres qui la suivaient les tasses de thé de la sorcière en question et de son amie, Lux ne lui adressa pour toute réplique qu'un sourire désarmant de gentillesse et regagna le comptoir, où elle ne put s'empêcher de sourire au manque d'enthousiasme que provoquait le jus de citrouille chez la jeune fille qui s'y était installée. Pas sa came, apparemment. La serveuse balaya d'un regard curieux tout le fourbi qu'elle avait étalé sur le comptoir, depuis la petite plante dodue jusqu'aux parchemins noircis de notes en tout genre dont elle ne distinguait pas grand chose. Pour une fois qu'Aristide n'était pas de service, elle la trouva exceptionnellement silencieuse... Un battement de cil suffit pour que leurs regards se croisent, mais quelques instants après, Lux en était encore à observer rêveusement la couleur de ses cheveux, sa clope avec envie, et à se demander le prénom qu'elle portait, à l'exception du seul qu'Aristide avait bien voulu donner - Paillasson.

- Hey, pardon, je voudrais un... jus.... de ... citrouille et je me demandais si...

Elle s'approcha à pas feutrés, regard charbonneux d'eye liner rivé sur elle en l'attente de la suite.

-Je disais. Je me demandais si t'avais 5 minutes pour tester une crème enrichie à l'extrait d'Azalea Inocula - cette petite beauté là. C'est une crème hydratante aux propriétés cicatrisantes assez miraculeuses, et bref, si ça te tente, le test est gratuit, et sans risque. Je crois.


En haussant les épaules, elle fit émerger de sa poche un petit flacon de la crème en question et le présenta là sous son nez.

- Tu crois ? demanda Lux d'une voix tout aussi rauque que malicieuse.

Sans trop se soucier des convenances et de son statut d'employée, elle délaissa les chopes qu'elle venait de ramener pour s'accouder confortablement au comptoir. Les franges du kimono noir qu'elle portait par-dessus un débardeur au nom des Mad Mandrakes chatouillèrent le vernis du comptoir tandis qu'elle saisissait entre ses doigts le petit pot qu'on lui proposait. Elle le fit tournicoter entre ses doigts pour en observer la texture, en sentit prudemment le parfum, pour le reposer finalement et hausser les épaules à son tour.

- C'est trop con, je l'aurais bien testé mais mon tatouage a déjà fini de cicatriser... dit-elle sans avoir besoin d'en dire plus ; les dernières lignes de la constellation qu'on lui avait tatouée à l'encre nacrée, suivant la courbe du sein, luisaient sous le tissu de son débardeur dans la semi-pénombre du Chaudron. Tu peux me la laisser si tu cherches vraiment des gens pour tester, ça m'aidera peut-être à cicatriser la prochaine fois qu'Aristide me renverse de l'eau chaude dessus.

Un rire grave lui échappa tandis que repassait devant ses yeux toutes les multiples fois où le nouveau venu au service du Chaudron avait fait preuve d'une maladresse ou d'une mauvaise volonté catastrophique. Lux fit venir d'une vaguelette de sa baguette une cruche pleine à ras bord de jus de citrouille parfaitement frais, et en versa une rasade généreuse à la jeune fille en réponse à sa demande. Puis, poussant vers elle le verre d'une main où cliquetaient des bagues en tout genre, elle ramena de l'autre la masse de ses boucles brunes d'un côté de sa nuque.

- Tiens, même si ça n'a pas l'air d'être ton truc... glissa-t-elle en un sourire. C'est toi qui l'a faite, cette crème ?
Revenir en haut Aller en bas
 

freedom could kill us, but we'd rather go on (ft Lux)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Luminaire] Cross by Karim RASHID for Freedom of Creation
» [Gamme pour salle de bain] Freedom par Ross Lovegrove
» Erodium Freedom
» Erodium 'Freedom'
» Magazine Carna84 en ligne 100% no-kill 100% gratuit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Malleus Maleficarum :: Les écrits fantômes-