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 [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001

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Ministère
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Ministère
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Sam 2 Juin - 14:30


« Joie, bonne humeur, paix ». Ces trois termes, qui étaient devenus depuis des lustres les mots d'ordre des Fêtes de fin d'année, n'étaient pas, au contraire, les mots d'ordres de l'esprit qui habitait l'allemand. Celui-ci, comme tous les autres sorciers britanniques, avait reçu la fameuse lettre apportée par le hibou du Ministère. Pendant quelques temps il l'eut laissé dans un coin de son appartement, sous une pile, qui commençait d'ailleurs à grandir un peu trop, d'affaires à jeter. Mais c'est... dans l'après-midi du 31 qu'il la ressortie de son antre. Tout de suite il avait rejeté l'idée, de peur d'y croiser des visages qu'il aurait préféré oublié. Mais il s'était finalement remis en question, au dernier moment pour ne pas changer les habitudes, et avait finalement décidé de s'y rendre.

Pour l'occasion il avait dépoussiéré un de ses costumes trois pièces qu'il ne mettait que très rarement. La dernière fois étant pour son premier jour de reprise de travail, qui n'avait pas été des plus jouissifs mais qui avait eu une belle signification. Quoiqu'il en soit, il prépara ses affaires, rangea le barda qui trainait dans la pièce et enfila son costume. A sa pochette de costume il accrocha une de ces roses éternelles qu'il avait acheté quelques années avant la Guerre, avec sa tendre. L'allemand plissa alors un brin les sourcils. Elle allait très certainement être là. C'était inévitable... Mais il fallait bien faire avec, au moins maintenant il n'était plus un étranger des plus totaux, depuis qu'ils avaient travaillé sur une affaire en Ukraine. Il prit une inspiration et expira un bon souffle avant de secouer le chef, jetant alors ces pensées hors de son esprit. Klaus se plaça devant le miroir et ajusta une dernière fois son costume avant de quitter cet appartement pour la dernière fois de l'année.

Il arriva au lieu de fête aux environs de 20h, un tantinet après ce qui était annoncé comme début des hostilités. Il y avait déjà du monde dans l'endroit. L'allemand observa aux alentours, quelques visages lui étaient familiers, mais sans plus. D'un coup d'œil il repéra les endroits stratégiques, aussi appelés "points de collation". Des quantités de plateau-repas, d' « amuse-bouche » comme disent les français, et de récipients à punch, qui apparemment avaient un franc succès, au vu du nombre de personnes qui rôdaient autour de ceux-ci. Et c'est ainsi que le Sorcier, après avoir signé le registre à l'entrée, s'en alla rejoindre la cohorte des invités, et plus précisément les tables où il comptait bien goûter ce punch si étrangement désiré. Au passage il croisa quelques têtes familières, qu'il salua, des collègues, le coordinateur et d'autres anciens personnels du Ministère qui n'étaient pas revenus. Il se servit alors, laissant ressortir ses gênes germaniques de gros buveurs, plusieurs verres de punch, tout en discutant avec un groupe du 3ème qui se tenait à l'écart. Il fallait toujours, lors de réceptions spéciales, un groupe de personnes pour continuer à parler travail, eh bien à cette occasion c'était leur cas. Ils échangèrent quelques temps sur la dose de travail qu'ils recevaient en période de Fêtes et qu'ils allaient avoir dès le début de cette nouvelle année, se rappelant des autres soirs de Réveillon où les sorciers consommaient plus qu'ils ne le pouvaient et en venaient à montrer à la vue de tout le monde plus qu'ils ne le voulaient.

Quelques temps après, les vingt-et-une heure tapèrent et provoquèrent l'arrivée du nouveau Ministère de la Magie. Alors que ses collègues se contentèrent de baisser le ton pour continuer à discutailler, Klaus s'écarta un tantinet et se rapprocha du Sorcier, bien que cela ne fût pas nécessaire pour arriver à l'entendre, l'amplificateur faisait bien son œuvre. Il écouta ainsi, punch à la main, cet homme qu'il estimait beaucoup, parler. Du moins c'est ce qu'il tenta, finissant par décrocher après un calembour qui n'était pas des meilleurs. Plusieurs fois il cligna des yeux, secouant lentement son chef. L'allemand regarda son verre et se dit qu'il avait sûrement dû un peu trop abuser de cette boisson elle-même un peu trop chargée. Alors Klaus se rapprocha d'une table et y posa son verre, à moitié vide. Il s'y appuya et tenta de retourner son attention sur le Ministre, mais malgré ses efforts la reprise fut difficile, il se contenta d'en attendre la fin, observant les invités qui écoutaient alors, remarquant son amour perdu et son frère qui lui était cher, son ancienne coéquipière résistante, plusieurs hauts gradés du Ministère et de Poudlard.

Le discours finit peu à peu, ce à quoi Klaus put quand même se rattraper en se joignant aux dignes applaudissements pour Kingsley et les choses reprirent leur court. Jusqu'au moment où une vague de panique prit nombre des invités, dont l'allemand. Il se redressa tout d'un coup, portant une main à sa poche où il avait sa baguette. Il fronça les sourcils et regarda tout autour de lui, cherchant quelque chose des yeux. Quelques secondes après il sursauta de nouveau et sortit sa baguette, la tenant néanmoins le long de son corps, pointée vers le sol. Il fit quelques pas, d'abord lentement puis rapidement dans la foule. Où pouvait-elle bien être ? Il espérait que rien ne lui était arrivé... Non. Ça ne pouvait pas recommencer. Pas ici en tout cas, c'était fini. Ses yeux se remplirent de rage et se mêlèrent à l'épouvante. Puis soudain il la vit. Elle était avec son frère et d'autres sorciers. Il se rapprocha d'eux.

« Ave', je sens que ça recommence. Et... » Puis soudain il regarda, affolé, le sol. Il plaça les mains à la plat, parallèlement au sol, à la manière de ceux qui se sentent tremblant et qui ne veulent tomber. « Oh non... Il faut faire évacuer l'endroit, sans plus tard. » Puis il tourna le regard sur la brune qui l'avait aimée. « Toi aussi, je ne veux pas te perdre une deuxième fois. Ça recommence... »
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Jeu 7 Juin - 18:15

Événement de la Nouvelle Année



Alors que le discours du Ministre de la Magie s'est conclu par une salve d'applaudissements nourris, les sorciers ayant bu du punch commencent à ressentir des sensations désagréables, des hallucinations et autres éléments joyeux.

La panique s'installe et alors que les membres de l'organisation tentent de calmer ce petit monde, une grondement sourd se fait entendre au niveau du sous-sol, en provenance de l'escalier y menant dans le coin de la salle. Enveloppant toute la salle, c'est soudain le silence complet pour les sorciers qui tentent d'identifier ce qui pourrait produire ce son.
Quelques secondes plus tard, un silence pesant s'installe, seulement brisé par quelques chuchotements inquiets. Et puis l'explosion, retentissant dans tout le bâtiment, faisant trembler les murs et tinter le verre des plafonniers en cristal. Une table, près des escaliers est balayée par le souffle de l'explosion et son contenu se renverse partout, éclaboussant les personnes présentes tout à côté.
Des hurlements éclatent, des sorciers se ruent et s'agglutinent près des cheminées pour quitter la salle. Une femme tombe sous le mouvement de foule, un enfant pleure dans un coin de la pièce en serrant ses mains sur les oreilles.


Instructions Du MdJ


Ce tour permet aux personnages de se positionner sur l'événement du moment. S'enfuit-il? Prête-t-il main forte aux forces du Ministère qui tentent de calmer la panique? Se rue-t-il dans les escaliers pour être le premier à découvrir ce qu'il se passe, peu importe le danger que représenterait cette attitude?
A vous de vous positionner !

Vous pouvez faire démarrer votre post dès l'explosion ou terminer rapidement ce que votre personnage faisait avant cela!


Odysseus FawleyPNJ



Les gardes postés en renfort n'avaient pas plus prévu l'attaque d'un visage bien connu du Ministère que le premier qu'avait désarçonné Odysseus. Les contours de leurs silhouettes inconscientes gardés secrets par un sort de Désillusion semblaient avoir tout bonnement disparu des environs ; mais l'effet de surprise ne tarderait sans doute pas à lui être perdu, car le patriarche du clan Fawley était intimement convaincu que bien d'autres sortilèges d'alarmes parsemaient le chemin jusqu'à son fils sans qu'il puisse même les déceler.

Qu'à cela ne tienne ; il était déjà trop avancé, déjà lancé trop loin pour renoncer, quels que soient les risques. Odysseus sentait déjà lui échapper la rose discrète du parfum de Viona, la douceur de cette vie qu'ils avaient créée tous les deux et en dépit des guerres. Le havre de calme du manoir qui abritaient leurs plus doux souvenirs ne serait bientôt plus que ça, lui aussi - un souvenir à chérir et regretter les soirs d'exil, sur une autre terre que la leur, dans une autre patrie. Mais Mattheus serait sauf, et rien n'importait plus.

Les geôles se dessinèrent enfin dans la pénombre ambiante, seulement brisée par quelques chandeliers qui scandaient les murs, diluant l'obscurité à la lueur maigrelette de leurs flammes. Odysseus renforça le sortilège qui étouffaient le bruit de ses pas contre les dalles scellées, forçant la noirceur du regard en inspectant l'occupant de chaque cellule, pétri du souhait désespéré d'y voir son fils et de fuir le Ministère le plus vite possible. Le sentiment d'urgence qui aurait pu instiller la panique dans le moindre de ses gestes y glissait au contraire le sang froid qu'il exigeait de lui-même ; il ne servait à rien de tout gâcher par de vaines précipitations. Mattheus devait sortir d'ici avant que le vote sur le décret Veritas, prévu deux jours plus tard, ne ruine pour toujours ses chances d'être innocenté. Se contenter d'espérer que le peuple sorcier valide ce décret lors du référendum n'était qu'une chance trop mince pour son fils.

- Mattheus ! s'essouffla-t-il en un cri étouffé qui jaillit de sa gorge sans qu'il ait pu l'empêcher.

Ses yeux que l'âge rendaient peu à peu défaillants n'auraient jamais pu le trahir à ce point ; les traits qu'il venait d'arracher à l'ombre était ceux que Viona et lui avaient donné à leur enfant, et sa résolution sauvage de le libérer fit bondir le coeur du sorcier d'un espoir écrasant. Ils n'avaient pas donné naissance à un fils qui avait si souvent fait leur joie et leur fierté pour le laisser périr dans l'anonymat crasseux d'une prison, quelle qu'elle soit. Ses entrailles se tordirent en lisant l'espérance folle qui venait d'allumer le regard jusqu'alors cave de Mattheus ; il avait regardé son père avec l'exacte même confiance aveugle lorsque tombé dans un ancien puits du manoir, Odysseus l'en avait secouru en le hissant vers la lumière et la sécurité.

- Père !

Dans un élan irréfléchi, son fils se rua vers la paroi invisible et dégorgeant de magie défensive qui les séparait, pour en être brutalement repoussa. Les genoux de Mattheus s'épluchèrent sur le sol cru de sa cellule tandis qu'il secouait la tête, sonné. La violence de ce rappel à la réalité sembla lui asséner un coup de massue sur les épaules. Son fils se relevait, le regard tourmenté.

- Va t'en, je t'en prie. Je t'en prie. Il enfouit son visage dans ses mains, reculant déjà. Ne prends pas ce risque pour moi, pas comme ça. Isaura et Amatus ont trop besoin de toi. Mère a besoin de toi, jamais.. jamais elle ne supporterait de te perdre.

Son coeur de père put à à peine supporter, plus que l'épuisement de son fils, son renoncement à tout espoir. Le Ministère et sa justice avait presque fini de le briser. Une colère sourde s'empara de lui et il sut, à cet instant, qu'il était même prêt à mourir contre quiconque se mettrait en travers de leur route si cela permettait de le garder sauf.

- Ta mère ne perdra aucun de nous, mon garçon. murmura-t-il avec en un chuchotement déterminé, harponnant le regard de Mattheus dans le sien. Je te le promets.

Odysseus recula d'un pas, en incitant son fils à faire de même depuis sa cellule. Il avait pu ces derniers temps soustraire quelques informations quant aux sortilèges de sécurité qui bardaient les geôles étroitement surveillées des prisonniers en attente de transfert à Azkaban ; et il était lui-même loin d'être un sorcier dénué de talent. Pointant sa baguette sur le mur intangible et potentiellement mortel qui le séparait de son enfant, le patriarche entreprit de faire céder les maléfices qui le séparaient de lui en y propulsant toute la puissance de sa magie et des contre-sorts. Des gouttes de sueur perlèrent rapidement à son front, et son souffle précipité, hâché, témoignait plus que tout de l'effort insensé qu'il mettait à briser les mesures du Ministère. Quand enfin il y parvint, un gémissement sourd suivi d'un grondement rocailleux ébranla les sous-sols tout entiers, et il sentit monter autour de lui une spirale de magie hurlante de protestation dont il se protégea avec l'énergie du désespoir.

Les maléfices cédèrent dans une explosion qui projeta Odysseus et son fils plus loin encore loin de l'autre. Avançant à tâtons sur un sol parsemé d'éclats de roche et de chandeliers éteints, le sorcier couvert de poussière se rua dans la geôle pour s'assurer que son fils n'avait subi aucune blessure. L'explosion avait retentit dans tout le Ministère, à n'en pas douter, et si sa discrétion avait été totale jusqu'alors, les hostilités étaient désormais ouvertes. Un soulagement féroce se peignit sur le visage éprouvé de l'homme lorsqu'il franchit le seuil de la cellule et aida son fils à se relever, lui tendant une baguette avec un sourire où se lisait presque une victoire.

- C'est la baguette de ton grand-père. Je n'aurai jamais pu récupérer la tienne, mais elle devra faire l'affaire si nous devons nous défendre.

Un instant plus tard, il serrait contre le sien le coeur battant de son propre fils avant que de l'entraîner vers la sortie. Un sortilège de Désillusion glissé sur leurs deux silhouettes masquait d'un flou troublant leur fuite éperdue.


Résumé du tourPar personnage

Tricia Rose:
 
Avalon Osbourne :
 
Olivia A. Davies :
 
Averroes Osbourne :
 
Trevelyan Valentine:
 
Callisto A. Rowle :
 
Sienna Roscoe :
 
Diana M. Tugwood :
 
Klaus Breckenridge :
 


Awful pour Epicode
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Sam 7 Juil - 17:41


Bal de la nouvelle année
Il y eut du chahut au niveau du groupe de sorciers que Callisto avait repéré quelques instants auparavant. Ceux-ci s’agitaient de plus en plus, une femme renversa même un Auror. La jeune potioniste se retourna pour examiner les environs : des situations similaires éclataient çà et là, vite endiguées par la sécurité. Quelque chose clochait, sérieusement. Avant qu’elle puisse continuer son examen, un grondement sourd se fit entendre dans toute la salle, paralysant tous les invités et faisant parcourir sa peau de frissons. Son regard rencontra celui d’Elphias, qui fronçait les sourcils.

Tout à coup, une énorme explosion secoua le bâtiment entier, pareille à un séisme. Les sorciers s’agrippèrent entre eux et des cris retentissèrent de partout, lui vrillant les tympans. Une table se renversa même sous l’effet de l’onde de choc et entraîna des convives avec elle. La jeune sorcière sentit la panique monter d’un cran à nouveau.

Un gigantesque mouvement de foule éclata brutalement lorsque les invités se remirent de la secousse. Ils se mirent à pousser sans vergogne pour sauver leur peau, en faisant tomber certains. Elle-même manqua de trébucher lorsque quelqu’un tapa sur un de ses genoux. Heureusement, Elphias lui attrapa le bras d’une main forte pour la maintenir en position verticale.

Elphias, l’explosion venait des escaliers ! lui cria-t-elle pour se faire entendre par-dessus les hurlements de la foule.

Oui je sais, répondit-il sur le même ton. Il faut qu’on se sauve. La sécurité saura s’en charger, allez viens !

Callisto se laissa entraîner par la poigne du sorcier, en plein dans ses pensées. Sortir du Ministère était l’action la plus sensée pour la protéger, elle le savait. Mais elle lança un nouveau regard vers les escaliers, le cerveau tournant à plein régime. Si elle prêtait main forte aux Aurors et que ceux-ci revenaient vainqueurs, le Ministère aurait une dette envers elle. La potioniste cligna des yeux alors qu'elle réalisait ce qu'une telle dette pouvait lui apporter. Le Ministère pourrait la faire entrer dans le programme de formation des Langues-de-Plomb si elle se prouvait être un allié fiable ! Mais était-ce prudent de risquer sa vie pour ça ? Elle n’avait pas le temps de peser le pour et le contre, mais agir sur un coup de tête ne faisait pas partie de ses attributs…

Ils se rapprochaient de plus en plus des cheminées, et seraient probablement sortis de là en une poignée de minutes.

Et puis merde. Avant qu’elle ne puisse réfléchir davantage, Callisto décida de saisir l’opportunité qui se présentait à elle et se libéra de l’emprise d’Elphias. Celui-ci ne se retourna pas à temps pour la voir s’en aller, mais elle entendit brièvement sa voix avant qu'elle se retrouve étouffée par le brouhaha.

Se faufiler entre les sorciers se prouva être une tâche difficile, étant donné qu’elle remontait à contre-courant. Une pluie de coups de coude s’abattait sur elle et l’étroitesse de son passage l’empêchait de dégainer sa baguette. Elle se sentait comme une goutte d’eau au milieu d’une tempête.

Après de longues minutes et alors que la foule ne tarissait pas, Callisto trébucha sur un morceau de cane et se retrouva à terre. La force de l’impact lui coupa le souffle, mais elle s’efforça de ravaler sa douleur et de rouler sous une table voisine avant que quelqu’un la piétine dans sa hâte. Là, elle put respirer un peu. Son cœur battait la chamade et ses yeux étaient pleins de larmes. Elle avait failli y passer. Encore une fois. La réalisation lui fit l’effet d’une douche froide tandis que son souffle devenait laborieux. Et si elle y restait là-bas, au-delà des escaliers ? Sa propre stupidité lui éclata au visage. Comment avait-elle pensé qu’elle ferait la différence ? Tout en se balançant, elle ramena ses mains tremblantes contre sa poitrine et ferma les yeux.

Idiote, idiote, idiote… répétait-elle en mantra.

Des souvenirs de Poudlard lui revinrent. Dans chacun d’entre eux elle était une victime. Elle réprima un sanglot. La seule fois où elle s’était sentie puissante avait été pendant la dernière bataille… Ses ongles s’enfoncèrent dans la peau de son poignet. Ce jour-là, elle avait participé à la libération de son école, elle avait su se battre et n’avait pas été pitoyable. La pression sur sa peau se fit plus forte pendant quelques instants, puis s'annula. Sa main molle tomba sur ses genoux.

Doucement, Callisto releva la tête. Sans prendre la peine d’effacer ses larmes, elle sortit de sous la table, baguette en main, et se dirigea vers les escaliers d’un pas résolu, même si encore quelque peu fébrile. Elle prendrait son destin en mains. Elle ne serait plus une simple figurante dans sa propre vie.
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Callisto Rowle ☽ I am melting, but I’ve decided not to step away from the sun, I was forced into this mold by rough, red hands, but it’s time to let my wax liquefy so I can reform into the shape I choose.

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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Dim 29 Juil - 16:01

Effarant, comme son propre sang-froid le trahissait dès qu'il sombrait lui-même au coeur d'une intoxication. Là où sa vivacité avait tant de fois arraché ses patients aux mains sournoises d'un empoisonnement, alors même qu'il était cette figure solide sur laquelle reposait la confiance de ses collègues en cas d'urgence, Averroes peinait à trouver pour lui le remède qu'il dénichait en un éclair pour les autres. Dans un éclat de détresse rageuse, incapable de purger sa propre tête de l'anxiété qui s'y infiltrait goutte à goutte, il constata une fois de plus et une fois de trop à quel point il se faisait cruellement défaut ; combien il était le dernier, cette fois, hier, toujours, à bénéficier de sa propre force. Tenter de faire taire l'écho hurlant des souvenirs et des cris qu'il entendait retentir dans la salle lui semblait aussi vain que neutraliser de la ciguë une fois avalée en fond de gorge.

Respire, s'intima-t-il en passant un doigt le long du col de sa chemise comme pour mieux faire passer l'air. Si la Langue-de-Plomb lui avait répondu quoi que ce soit, ses paroles s'étaient perdues dans le dédale des pensées qu'Averroes tentait de silencer. L'arrivée austère de l'Auror au milieu de leur cercle et la question qu'il lui adressa le força à se concentrer sur l'instant présent, et c'est après avoir jeté un regard inquiet à la silhouette statufiée de Sienna, comme frappée par la foudre, qu'il jeta un regard désorienté autour de lui avant d'avancer une réponse incertaine, une main nerveuse fouaillant ses cheveux en désordre.

- Je ne sais pas, ils...

Il ferma les yeux en s'efforçant de focaliser son attention sur l'origine de ce qu'il entendait, mais dut s'avouer incapable de localiser précisément les cris de terreur qu'il entendait surgir.

- Ils viennent de partout, avoua-t-il d'une voix tendue en balayant les alentours d'un regard égaré. Vous ne les entendez pas ?

Ils venaient de partout, oui. Lui emplissaient le crâne, y ricochaient, sans plus lui laisser le moindre répit. Respire, se répéta-t-il en refusant de perdre toute dignité devant une soeur qu'il chérissait, des amis qu'il estimait trop pour leur laisser voir ses faiblesses, une femme aux cheveux roux à laquelle il se dégoûtait de renvoyer une telle image. Mais malgré lui son souffle était fauché, tant plus rien alentours ne semblait plus faire sens. Pourquoi personne excepté lui n'entendait les cris d'épouvante qui lui vrillaient les tempes ? Comment pouvait-il être la seule et unique personne dans ce vaste hall à les percevoir ? Non loin de lui, une jeune fille se mit à remarquer un Augurey et un serpent, pendant qu'une femme tapotait frénétiquement ses vêtements dans l'espoir d'arrêter les flammes qu'elle sentait consumer sa robe.

L'espace d'une  seconde terrifiante, posant d'une main mal assurée son verre sur le vaste buffet, il crut être devenu complètement fou. Les gestes, les paroles et les actions de tous ceux qui l'entouraient  s'enchaînaient sans la moindre cohérence, et il était à deux doigts d'en attribuer la cause à un basculement de sa propre psyché lorsque son attention fut happée par les cris rageurs de Sienna.

- Tu t’en vas comme ça? C’est ça, ce qu’il reste de nous? Un signe de la tête comme si je n’étais rien ? Tu te rappelles au moins comment je m’appelle?!

Sous la colère perçait une douleur qui n'avait échappé à personne, et qui plongea le groupe entier dans un silence assourdissant. Elle dardait sur l'Auror un regard qu'Averroes n'aurait aimé affronter pour rien au monde, tant il y sourdait le torrent d'émotions contenues dont elle ne laissait jamais rien voir au travail, gardant calfeutré aussi soigneusement que lui ce qui lui pesait. Qui lui pesait si fort qu'à bout de nerfs, elle n'avait pas su retenir plus que lui sa propre vérité, dont les mots résonnaient encore sans plus  pouvoir être rembobinés.

Le médicomage esquissait déjà un geste en sa direction pour briser le mutisme ambiant lorsqu'elle bondit d'un geste que personne n'avait anticipé sur l'Auror, tout en le repoussant de toutes ses forces. Une table se renversa sous le poids de leur chute précipité, et du désordre constellé d'éclats de verre qui s'ensuivit jaillirent des mains volontaires pour aider Sienna à se relever.

- Sienna !

Un tel attroupement se formait autour d'eux qu'il ne put s'assurer que d'un regard qu'aucune coupure n'était à déplorer sur le visage de son amie. Mais ce qui affectait la médicomage semblait bien différent d'une blessure physique...

- Mais... Mais j'ai vu quelque chose tomber ?!

Fronçant les sourcils d'inquiétude et d'incompréhension à la fois, Averroes l'observa jeter des regards affolés autour d'elle avec la même agitation que lui. S'il était devenu fou, ou bien la folie était subitement devenue contagieuse ou il se déroulait durant ce bal quelque chose qui échappait à l'entendement, dont même Klaus semblait subitement affecté. Sa silhouette carrée émergeait d'une foule peu à peu gagnée par le tumulte pendant qu'Averroes glissait quelques mots à sa soeur d'une voix tendue, où menaçait de poindre son angoisse.

- Avalon, quelque chose ne va pas, et les Aurors ont recours à leur Patronus. Je vais chercher Sienna et je crois que l'on ferait mieux de s'en aller d'ici, tout de suite. Puis, se tournant vers la silhouette drapée de bleue qu'il avait rencontré au coeur du labyrinthique département des Mystères, Averroes ajouta gravement quelques mots, puisant un objet d'inquiétude supplémentaire autant qu'un étrange réconfort dans les yeux limpides qu'il riva aux siens. Venez avec nous, je vous en prie.

Il n'attendait que l'assentiment de la jeune femme pour aller chercher Sienna, et un coup d'oeil en sa direction lui suffit pour voir que sa présence n'aurait été qu'indésirable ; mais il n'eut quoi qu'il en soit pas l'occasion d'y songer plus longtemps.

- Ave', je sens que ça recommence. Et... Oh non... Il faut faire évacuer l'endroit, sans plus tarder.

Ca recommence.Il ne suffisait que de ça, que de quelques misérables mots, pour éveiller tout un monde de souvenirs douloureux que personne ici ne pensait avoir la force de revivre. La gorge serrée en constatant que Klaus cédait au même affolement qui menaçait de les submerger tous, Averroes acquiesça en cherchant du regard l'accord tacite d'Avalon et d'Olivia. La situation devenait trop chaotique pour qu'il y discerne aucune autre issue que celle d'un départ imminent, et chaque seconde semblait ajouter un lot d'incompréhensibles imprévus qui achevaient de brouiller la vision qu'il avait des choses. C'était trop. Juste trop. Klaus acheva de parfaire l'égarement du médicomage en couvant sa soeur d'un regard dont plus aucune retenue ne voilait l'amour qu'il lui avait voué des années durant.

- Toi aussi, je ne veux pas te perdre une deuxième fois. Ça recommence...

Interloqué sans pour autant avoir le temps de s'adonner à l'ampleur de sa stupéfaction, Averroes jeta à l'un et l'autre un regard confus qu'il savait ne pas devoir se prolonger, sous peine d'entamer une conversation qui devrait avoir lieu partout ailleurs que dans un Hall à deux doigts de verser dans la fébrilité. Ni Avalon ni son ancien fiancé ne l'avait jamais prévenu que la lumière avait enfin été jetée sur toutes les ombres de leur relation passée, oubliée, et qu'ils s'étaient enfin retrouvés après de trop longs mois. Il secoua la tête comme pour chasser les interminables pensées parasites dont cette révélation le tiraillait. Il était plus que temps de partir d'ici, de se délester de l'anxiété qui grimpait, et Averroes adressait un signe de tête engageant à tous, en invitant Olivia à passer devant lui d'un geste, lorsque...

- Allons-y tout de suite. Partez devant, je vais prévenir Sienna que..

...un chuintement sourd gémit depuis les profondeurs mêmes du Ministère de la Magie, intimant un silence qui glaça de suspens la salle entière. Comme tous les autres sorciers et sorcières autour de lui, Averroes attendit dans l'insupportable ignorance de ce qui allait suivre, gorge serrée et tempes palpitantes, le souffle haletant.

L'explosion brisa en éclats assourdissants le silence lourd d'appréhension qui pesait sur le Hall, tonnant
dans toute la salle et jusque dans son crâne. Un déluge de tessons de verre crépita aussitôt, rejoignant le chorus infernal du roulis de pierres éclatées qu'il entendait rugir, là sous ses pieds, dans les sous-sols du Ministère. Ca recommence, pensa-t-il d'une voix blanche, presque engloutie par le vieux sentiment de peur trop familier avec lequel il avait vécu trop d'années. A cet instant précis, la panique acheva de déferler sur le Ministère de la Magie. Averroes se protégea le visage d'un bras pour éviter les derniers projectiles de l'explosion, tout en cherchant d'instinct du regard la silhouette de sa soeur, l'appelant en vain tant le tumulte des cris, des bris de verre écrasés sous des pas précipités, des hurlements de sorciers cherchant à se retrouver dans le chaos, noyait sa propre voix dans toutes celles qui s'élevaient, en proie au même effroi, au même refus de revivre ce qu'ils avaient dû endurer sous le règne des Mangemorts.

- AVALON !

Son appel se perdit dans la mêlée désordonnée qui distribuait indifféremment mais avec la même brutalité des coups de coudes et coups de hanches, mais ni sa soeur, ni Klaus, Olivia ni même Sienna n'étaient en vue. C'est pas vrai. C'est pas vrai, pas ça, pas ça, plus jamais ça, c'est pas vrai.. était à peu près tout ce qui tournait en boucle tandis qu'il cherchait frénétiquement l'un des visages connus qu'il chérissait, les deux mains labourant nerveusement ses cheveux noirs, renouant avec l'ignoble sentiment de craindre pour la vie de ses proches, la sienne propre, et... celle de la jeune femme aux cheveux roux défaits par l'agitation, qu'il aperçut à quelques pas de lui.

S'engouffrant aussitôt dans la foule pour la rejoindre, Averroes fendit les flots de sorciers compressés sans accorder autre chose qu'une grimace aux coudes pointus qu'il reçut dans les côtes. Ses pensées se tendaient dans tant de directions qu'il ne s’appesantissait sur aucune en les redoutant toutes ; dans la mer déchaînée d'une foule en fuite, comme un ressac furieux, les cheveux roux et leurs lueurs dorées étaient comme la lumière d'une rive qu'il finit par rejoindre.

- Est-ce que tout va bien ? demanda-t-il en observant le visage opalin de l'oeil du médicomage averti, cherchant toute trace de blessure éventuelle causée par la ruée vers les sorties. Nous devons... HEY !

Il s'interrompit en s'interposant devant une jeune fille qui luttait à contre-courant pour se frayer un chemin résolu vers l'escalier d'où provenait l'explosion. Une détermination folle luisait dans un regard qu'elle avait gardé braqué vers les étages inférieurs du Ministère avant qu'Averroes n'intervienne. Elle possédait des traits évoquant ceux d'une poupée de porcelaine, et une robe élégante qu'il se rappelait avoir repérée plus tôt dans la soirée, portée par une jeune fille voyant un Augurey parmi les convives... Des traits trop jeunes, un esprit trop retourné par ce mal qui les affectait tous, pour qu'il la laisse courir le danger fou de se précipiter vers la source de l'explosion.

- Les Aurors s'en occupent, n'y allez pas ! s'exclama-t-il d'une voix vibrante, lui barrant le chemin de deux paumes haut levées, tant lui était insupportable l'idée de laisser une vie de plus filer entre ses doigts, comme tant d'autres durant la guerre.
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