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 [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001

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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Dim 15 Avr - 15:55

Les flots brûlants d'une douche salvatrice ruisselaient sur son visage lorsque sonnèrent vingt heures. Les minutes s'écoulaient en même temps que l'eau chaude, en une même litanie, ayant emporté depuis un moment déjà les toutes dernières traces de savon. Il avait besoin de sentir quitter sa peau les odeurs ramenées de l'hôpital, depuis les écœurantes fadeurs des chambres aseptisées aux fragrances trop puissantes des potions de guérison qu'il proposait à ses patients. Mais ce n'était pas tant tous ces parfums, tous ces effluves, que le médicomage avait besoin de frictionner loin de son corps. C'était toute la souffrance qu'ils suscitaient, toute cette pitoyable estime de soi qui lui collait à la peau comme un vêtement. Tous ces souvenirs amers, insupportables, que Sainte-Mangouste ressuscitait à chaque seconde qu'il s'échinait à faire son job comme tous autour de lui.

Est-ce qu'il finirait par en venir à bout, un jour ?

Averroes en était encore à nouer sa cravate lorsqu'il se demanda ce qui leur avait pris, à Sienna et lui.

- Bon, on y va Averroes. Je t'attendrai à 21 heures sur la piste de danse !

Honora Pebbles, remise de son sursaut, lui avait conseillé de se mettre sur son 31 s'il souhaitait avoir ses chances avec Sienna, en appuyant ses dires d'un clin d'oeil insistant qui avait accentué le malaise. Dans le miroir, son reflet ne lui renvoyait qu'un portrait sans concession de la fatigue accumulée par bien trop d'heures de garde, cernes à l'appui. A gestes plus mécaniques qu'enthousiastes, il acheva de serrer la cravate sobre qu'il avait élue pour l'occasion, passa une main dans les longueurs ébène de ses cheveux dans une vague tentative de discipline, et s'autorisa un regard critique sur la vision que lui renvoyait la glace.

Sa mère se serait extasiée en concluant par une photographie qui aurait fini par orner le manteau de la cheminée familiale, mais lui se sentait plus engoncé qu'élégant. Si bien taillé soit-il, le costume n'offrirait aux autres qu'une illusion de façade sur le désir qu'avait le médicomage de se perdre au beau milieu d'une foule et de célébrer. Même la veste ivoire parfaitement ajustée qu'il enfila ne parvint pas à lui donner l'air de vouloir fêter le nouvel an sorcier ; l'intangible tristesse qui semblait toujours subsister dans l'outremer houleux de ses yeux l'observait avec une résignation calme depuis le miroir.

Il détourna les yeux, incapable de supporter sa propre vue plus longtemps qu'une poignée de secondes. Glissant le bois de saule de sa baguette dans la manche de son costume, Averroes attacha machinalement sa montre et activa, avant de transplaner, les quelques sortilèges de sécurité qui protégeaient l'appartement d'intrusions malvenues. Un claquement sonore se répercuta en écho dans la cage d'escalier de son immeuble pour seule et unique trace de sa présence.

Une fois mêlé à la horde joyeuse de sorciers et sorcières qui n'attendaient que leur tour pour entrer, Averroes s'efforça de garder le dos droit en patientant. Quitte à redouter la soirée, autant ne pas décevoir celle de Sienna en remâchant des regrets et remords qui ne trouveraient aucune solution ;  il se devait d'être de bonne compagnie, ne serait-ce que pour elle. D'un oeil observateur sans pour autant curieux, le guérisseur considéra la surprenante diversité de sorciers qui s'étaient rassemblés ce soir-là sous l'égide du Ministère. Il distinguait autour de lui de ces visages que l'on ne voit apparaître que dans les pages les plus mondaines de la Gazette, d'ordinaire confinés dans les salons dorés finement ciselés des sang purs. Et jouxtant ceux-là, drapés des plus fines soies et bercés de noblesse, s'agitait la jeunesse la plus déchaînée de Londres. Le contraste était si saisissant qu'il aurait pu sourire, si la perspective de passer la soirée au milieu d'un tel monde ne commençait pas à lui raidir la nuque d'appréhension.

Quand vint enfin son tour de signer, Averroes saisit la plume de ses doigts longilignes et témoigna de sa présence d'une écriture soignée, bien loin des illisibles griffonnages que beaucoup de ses collègues collaient sur ordonnance. Passant un doigt dans le col de sa chemise, il prit une grande inspiration avant se jeter, du pas mesuré qui était toujours le sien, dans le véritable bain de foule qui emplissait le hall du Ministère de la Magie.

Il lui était difficile de repérer Sienna dans une telle effervescence, et les lueurs seulement tamisées que diffusaient avec parcimonie les éclairages oniriques ne lui facilitèrent pas la page. Pourtant plutôt grand, Averroes ne bénéficiait cette fois pas du privilège naturel de sa taille pour la trouver entre les rires et les froufrous qui bruissaient en murmures autour de lui ; ce n'est qu'en rejoignant les rives du buffet et de ses saladiers de punch que le guérisseur s'aperçut - et réalisa l'avoir déjà croisée de dos durant ses recherches, sans pourtant l'avoir reconnue.

En un sourire discret, verre de punch à la main, il se glissa près d'elle et dévoila son arrivée.

- Si je te prends en photo et qu'on l'affiche en salle de garde, Parish te fichera éternellement la paix avec ses histoires de mode et de féminité. Partante ?

Il haussa un sourcil tout en haussant son verre à portée de celui de Sienna pour faire mine de trinquer. Laurel Parish était de celles à Sainte-Mangouste qui ne pouvaient tenir leur langue dès lors que l'une ou l'autre manquait de maquillage, ou ne fleurait pas bon le dernier parfum encensé par Sorcière Hebdo. Aucune de ces filles, à la superficialité bien trop prégnante, ne réalisait qu'il n'y avait nul besoin de se farder à outrance ou d'être en tailleur impeccable pour briller.

Il n'était pas le seul à le penser, à en juger du regard qu'un Auror en long manteau noir, qu'il reconnut comme l'ancien compagnon de Sienna, garda presque douloureusement rivé sur elle une fraction de seconde avant de s'en détourner d'un air sombre. Averroes se décala légèrement, de sorte à ce qu'elle n'aperçoive pas Trevelyan de là où elle se trouvait, et ne put que reconnaître en reportant son attention sur elle qu'elle était splendide. Autant que cette femme parée de bleu marine qui venait d'arriver non loin d'eux, et dont les longs cheveux roux absorbaient l'ambre chaud des chandeliers...
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Lun 23 Avr - 18:29

Événement de la Nouvelle Année



Les minutes s'égrenèrent joyeusement dans la bonne humeur et la chaleur de cette soirée qui s'annonçait bonne. Le groupe de musique produisait un agréable fond sonore et les conversations allaient bon train. Le but de cette soirée, de lier les sorciers entre eux, de forger des liens semblait en bonne voie et de grands éclats de rire s'élevaient de chaque petits groupes formés autour des tables. La quantité du punch ne baissait pas dans les grands saladiers magiquement remplis au fur et à mesure mais il était dans chaque main, ou presque.

A 21 heures tapantes, Kingsley Shacklebolt monta sur l'estrade située sur devant la statue camouflée et de nombreux projecteurs firent éblouirent sa robe mauve de sorcier. Il adressa un sourire aux visages levés vers lui et prit la parole, d'une voix magiquement augmentée mais toujours douce et calme :

"Mesdames, messieurs, amis sorciers. Merci à tous d'être là ce soir, et bienvenue au Ministère de la Magie, pour ceux qui ne seraient jamais venus. Merci de vous êtes déplacés jusqu'ici pour célébrer avec moi, comme il se doit, le renouveau du monde sorcier, sa renaissance. Les dernières années ont été, ô combien éprouvantes pour notre univers, et il est maintenant en notre devoir de le reconstruire. Reconstruire, apprendre de nos erreurs et comprendre ce qui nous a conduit à elles. Sans cela..."

Pendant le discours de Kingsley, votre personnage se sent pris d'un léger malaise. Un vertige, fugace et léger, mais tout de même déconcertant. Qu'est-il arrivé? Chaleur? Ébriété? Vous tentez de vous re-concentrer pour faire honneur aux paroles du Ministre alors que le malaise s'estompe.
La voix est douce, les rires répondent à ses paroles mais soudain...

InstructionsPar personnage


Ces instructions ne sont pas des obligations vous indiquant comment jouer votre personnage, uniquement des choses qui vont lui arriver à cause de ce fameux punch. Si quelqu'un n'est pas d'accord avec cela, il peut nous MP de ce pas pour modifier ce que son personnage a, ou pas, bu plus tôt !

Trevelyan Valentine:
 
Shae Viridian :
 
Maeja V. Branwen :
 
Olivia A. Davies :
 
Tara Blackwell :
 
Callisto A. Rowle :
 
Aristide H. Howard :
 
Vanioush Nikitine :
 
Sienna Roscoe :
 
Averroes Osbourne :
 
Avalon Osbourne :
 
Klaus Breckenridge:
 

Instructions Du MdJ


Le discours du Ministère se poursuit et votre personnage découvre les conséquences de son "empoisonnement". Ce tour sert à indiquer les réactions qu'il pourrait avoir face à cela! L'action commencera au tour prochain !


Odysseus FawleyPNJ



Le murmure des mondanités lui parvenait déjà de loin tandis qu'Odysseus rejoignait à foulées, sereines en apparence, le vaste hall du Ministère de la Magie. Consultant sa montre à gousset frappé du F enjolivé du clan Fawley, le patriarche inscrit son nom sur le registre d'une plume assurée. Garder contenance et présenter l'impassible figure d'un homme solide lui avait été inculqué depuis l'enfance par les meilleurs précepteurs de bonne famille, et toutes ces leçons d'étiquette étaient en l'instant même l'une de ses meilleures armes. Autour de lui se chuchotaient, à voix feutrées, des commentaires dénués de discrétion sur la raison qui l'amenait au bal tandis que son enfant croupissait en prison. Odysseus, rejetant sur l'épaule le pli d'une cape luxueusement doublée de brocart vermeil, prit le plus grand des soins de ne pas répliquer. Tous les sorciers rassemblés en ces lieux ce soir avaient suivi avec l'avidité curieuse des foules le procès de son fils, et il ne doutait pas que chacun d'entre eux avait déjà tissé son opinion sur le sujet ; il serait par trop inutile et trop blessant de l'évoquer. Il n'y avait d'ailleurs pas le temps pour protester face à la condamnation silencieuse dont toute la société blâmait son clan, en écho à la décision de justice rendue par le Magenmagot. Mattheus n'attendait que lui, et lui, jouant son rôle à merveille, saluait gravement quelque responsable du Ministère qu'il côtoyait au quotidien, serrant là fermement une main, affectant une posture forgée de dignité qui ne correspondait en rien à la détresse qui lui battait les tempes.

Une espèce de sang froid lui permettait de continuer à donner le change - ignorer les regards emplis de pitié, ou bien peut-être ici et là de méfiance assourdie, que lui lançaient les convives apprêtés du Ministère à son passage. L'objectif qu'il s'était fixé restait le coeur de ses pensées, et malgré tous les visages souriants qu'il dépassait, aucun ne parvenait à remplacer ceux de Mattheus et Viona, ceux d'Amatus, ceux qu'ils chérissaient au-delà des dangers et des risques insensés qu'il s'était accordé le droit d'oser.

Machinalement et l'air de rien, son regard balaya les sources inassouvies de punch dont les sorciers et sorcières invitées savouraient les arômes. Il sourcilla le temps d'un regret en constatant qu'Astra et Darius Nott y trempaient eux aussi les lèvres, mais Odysseus n'avait pas pu se résigner à mettre son plan en danger en prévenant quiconque d'autre que lui. La famille Nott était d'ores et déjà bien trop surveillée par les brigades du Ministère pour qu'il risque de les impliquer dans sa démarche.

Kingsley Shacklebolt s'apprêtait à déclamer toute la verve de son discours lorsque Odysseus rejoignit l'une des extrémités de la salle, abondamment garnies d'ornements qui avaient perdu toute gaieté à son coeur fatigué, déterminé. Toute l'attention des sorciers était rivée sur les annonces du Ministère de la Magie qu'il avait déjà disparu du Hall du Ministère, avançant à larges foulées et d'un pas décidé vers les niveaux les plus secrets du Ministère de la Magie. La seule idée que son fils affronte l'injustice d'une si cruelle accusation, la culpabilité de laisser sa femme et ses enfants, la solitude d'une geôle et le froid de l'isolation quelques minutes lui semblait trop intolérable pour qu'il permette que cela dure des années encore.

Cela raffermit suffisamment sa détermination pour qu'il neutralise d'un seul sortilège l'homme de la Brigade Magique qui s'enquit de la raison de sa présence dans les niveaux inférieurs du Ministère. Le sorcier s'écroula et Odysseus le recouvrit d'un sortilège de Désillusion avant que de pousser le corps neutralisé dans une alcôve où nul ne risquait de le piétiner, ni de le découvrir.

Ainsi, Shacklebolt  plus que Fudge en son temps avait sécurisé le dédale de couloirs de Ministère pour l'occasion... Cela ne lui faciliterait pas la tâche, et il lui faudrait rejoindre les geôles avant que ne soit donnée l'alerte de gardes manquant à leur poste. Pourtant, sans se laisser gagner par l'angoisse ni par l'urgence, il poursuivit, acharné, la quête qui le menait au plus profond des départements magiques, baguette au poing et rage de vaincre aux yeux, dans la rétine desquels ne s'imprimait plus rien que le visage de son fils.

Avant que la nuit ne soit terminée et le nouvel an proclamé, quelles qu'en soient les conséquences, son fils et lui auraient quitté le Ministère, Londres et la Grande-Bretagne.

Résumé du tourPar personnage

Trevelyan Valentine:
 
Shae Viridian :
 
Maeja V. Branwen :
 
Olivia A. Davies :
 
Tara Blackwell :
 
Callisto A. Rowle :
 
Aristide H. Howard :
 
Vanioush Nikitine :
 
Sienna Roscoe :
 
Averroes Osbourne :
 

 
Awful pour Epicode
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Sam 5 Mai - 15:23

Tricia Rose jubilait.



Couvrir cet événement avait été l'unique raison de vivre de sa dernière semaine, et les bouderies dont elle avait copieusement rabattu les oreilles de son père avaient visiblement eu raison des réticences de ses supérieures. Le réseau ? Il n'y avait que ça de vrai !  A qui d'autre la rédaction aurait-elle bien pu confier la couverture du bal, quoi qu'il en soit ? Loraine Tipton n'aurait servi qu'à rendre un compte-rendu de la soirée aussi embarrassant que sa propre personnalité, et il y avait longtemps que Sweeting était aussi passée de mode que sa triste coloration. Aloysius Wickham ? Elle déchirait toujours les pages où siégeaient ses articles pour les donner à son elfe de maison, qu'il puisse s'en faire un pagne ou un oreiller, selon son bon plaisir.

Non, cet événement était fait pour lui appartenir. Tricia comptait en faire l'avènement de sa propre réputation en tant que brillante journaliste, digne et prometteuse héritière des prouesses de Rita Skeeter. Les dix centimètres de talons où culminaient ses escarpins étaient fin prêts à écraser quiconque se dresserait sur son chemin, et elle en martelait les dalles de marbre pavées du Ministère comme pour claironner son arrivée. Une robe de chez Falbalace, qui avait coûté la majeure partie de l'argent de poche qui lui servait de salaire, soulignait les courbes voluptueuses qu'aucun sortilège du Ministère ne pourraient  affadir. L'étoffe légère pavanait ses reflets dorés à l'envi, dentelant un dos nu d'une pâleur laiteuse contre lequel ondoyait le flot blond vénitien de ses cheveux.

Déjà, regard de biche à l’affût des moindres personnalités présentes pour la célébration, Tricia en répertoriait jusqu'au moindre nom du bout d'une plume réputée pour être aussi bavarde qu'acérée. Graciant de sourires éclatants les pointures de ce monde qui la reconnaissaient, elle parvint finalement à la lisière du sort de sécurité mis en place par le Ministère, gardé par l'espèce de bouledogue qui se faisait appeler Auror et surveillait visiblement l'entrée du bal. Sucrant sa bouche du sourire le plus mielleux qu'elle put dégainer, Tricia le dévisagea de haut en bas. C'était sur ce genre de butor que reposait la sécurité et le prestige de la soirée ?

- M. Valentine, le Ministère s'est enfin aperçu que vous seriez plus doué en tant que portier que pour attraper les Mangemorts encore en liberté ? Rappelez-moi... combien de temps cela fait-il que vous courrez en vain après Rabastan Lestrange ?

Elle battit des cils, pointe de sa plume en équilibre sur le carnet de parchemins qu'elle tenait en main, mais le regard que l'Auror lui lança lui donna une telle sensation d'être un insecte épinglé sur sa planche qu'elle se détourna de lui en affichant le plus superbe des dédains.

La plume se mit à griffonner. Le Ministère de la Magie se sert visiblement du rebut de ses effectifs pour garantir la sécurité du rassemblement sorcier à l'occasion du bal du nouvel an. Se pourrait-il que garder la population saine et sauve ne soit qu'une priorité de second ordre pour Kingsley Shacklebolt ? C'est sans nul doute ce que semble penser Astra Vitalia Nott, qui a pour l'occasion arboré une robe si démodée qu'elle doit sans doute s'attendre à ce qu'elle soit endommagée au cours d'un incident, au cours de la soirée. A moins que la jeune mariée ne soit si engoncée qu'en raison d'une future grossesse à annoncer ? Cela changerait agréablement la tendance enclenchée par la famille Nott, qui publie bien plus volontiers des faire-part de décès que de naissances. Odysseus Fawley ne semble en tous cas rien remarquer - l'âge l'aveugle sans doute - , et sa seule présence au grand bal du Ministère atteste de son indifférence quant au verdict rendu au procès de son fils. La culpabilité de Mattheus Fawley n'en est que plus certaine.

Le vermillon qui ourlait ses lèvres affecta un sourire de satisfaction qui boursoufla un peu plus l'estime qu'elle avait d'elle-même, et la conviction intime d'être la personne adéquate pour rendre compte le plus justement possible de l'événement. Les lecteurs du journal n'avaient aucune envie pour la plupart d'être nourris d'assommants discours sur l'enjeu politique du bal ; c'était de commentaires pertinents sur la vie mondaine londonienne dont le public avait soif, et Tricia Rose avait la ferme intention de leur donner exactement ce qu'ils recherchaient. Les articles qu'elle publierait seraient comme les jeux dont les romains se délectaient en leurs temps, et il aurait été hypocrite de se mentir à ce sujet.

Tandis que ses talons claquaient et qu'elle saluait à grand renfort de compliments les quelques collègues de son père qu'elle croisa en chemin ainsi que Lloyd Price, le seul Auror acceptable de ce pays, la jeune femme se prit à admirer l'effort qu'avait déployé le Ministère pour rendre le bal un minimum esthétique. L'atmosphère feutrée, propice aux confidences qui ne tomberaient pas dans l'oreille d'une sourde, ferait certainement son bonheur ! Tout comme les échantillons de sorciers et sorcières présents ici ce soir...

Le bal du nouvel an a visiblement répondu à la volonté du Ministère de réunir des sorciers de tous horizons. Mais était-ce forcément la meilleure des ambitions ? Si l'on croise des beautés prometteuses telles que Callisto Rowle, nous ne pouvons en revanche ignorer que M. Valentine à la sécurité laisse visiblement entrer des sans-abris qui ternissent le prestige de la soirée. L'un d'eux s'évertue par ailleurs à accompagner l'héritière Viridian dans ses déambulations ; et je ne peux m'empêcher de remarquer que le sort de sécurité mis en place par le Ministère a fait bien des ravages en cette soirée. La robe choisie par la descendante de Vindictus Viridian devait certainement s'accorder à un décolleté voulu plus généreux, mais rendu à ses proportions initiales par l'enchantement révélateur. De meilleures chances la prochaine fois, miss Viridian ! Ou de meilleurs goûts ?

Espérons, car Tricia ne semblait pas être la seule à être le triste témoin de cette jeunesse à la dérive. Se détournant d'un spectacle qui lui était plus désagréable qu'autre chose, la journaliste poursuivit son petit pèlerinage au gré du bal et de ses convives, arrivant finalement à l'orée du buffet. D'une moue boudeuse, elle se détourna des petits fours et autres amuses-gueules visiblement trop gras que le Ministère avait jugé bon de servir, ainsi que des immenses saladiers de punch qui jalonnaient les tables.

Au vu de la qualité du seul et unique punch proposé aux invités, le Ministère de la Magie a visiblement tout misé sur la sécurité de l'événement. Je ne peux toutefois nier que le cocktail semble agréable à la plupart des convives, y compris au médicomage Averroes Osbourne, qui fait fréquemment ces derniers mois et depuis le début des grands procès de Mangemort la une de la Gazette. Le poids de la culpabilité qu'il porte et les yeux tristes dont il essaye toujours d'attendrir le Magenmagot ne semblent finalement plus si lourds à supporter que cela, au vu du punch qu'il n'hésite pas à ingérer. Ce n'est pas sans amertume que je constate que des médicomages responsables de la mort de plusieurs de nos congénères les oublient à la faveur d'un seul verre de cocktail premier prix.

La plume qui grattait frénétiquement le parchemin rosé sur lequel s'alignaient ses réflexions s'assagit soudainement tandis que commençait le discours du Ministre de la Magie. Qu'allait-il bien pouvoir déclarer au bon peuple sorcier qui serait assez juteux pour son article..?

Sa tenue:
 
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Dim 6 Mai - 0:31

Parce que les mexicains semblaient n'avoir aucune notion de "décalage horaire", de "dimanche" et encore moins de "réveillon du Nouvel An", elle était arrivée en retard aux festivités. Elle n'avait pourtant pas eu beaucoup de chemin à faire, n'ayant plus vraiment le temps de repasser chez elle elle s'était contentée d'enfiler la tenue qu'elle avait préparé et avait descendu les cinq étages qui la séparait du grand hall d'entrée. La soirée battait déjà son plein, tout le gratin de la société magique de Grande-Bretagne semblait avoir fait le déplacement. Que ne fallait-il pas faire pour se montrer... songea la jolie brune avec un rictus désabusé. Les hommes comme les femmes avaient sortis leur plus beaux atours et elle se sentait étrangement sobre dans sa robe noire au dos nu pourtant vertigineux. Le brouhaha des conversations se mêlaient à la musique dans une étrange cacophonie. Le buffet était déjà pris d'assaut mais Avalon comptait bien malgré tout se frayer un chemin. Elle n'avait rien mangé depuis le matin et son estomac commençait sérieusement à la rappeler à l'ordre. Si elle ne devait garder qu'une résolution à tenir pour cette nouvelle année ce serait sans doute de cesser de ruiner sa santé et son existence pour son travail. Adam serait sans doute d'accord sur ce point-là mais Adam avait choisi de fuir l'effervescence du Ministère pour cette nouvelle année. Avalon lui en voulait un peu de l'avoir ainsi lâchement abandonnée et elle regrettait qu'il n'ait pas souhaité passer leur premier réveillon à ses côtés. Alors qu'elle tendait la main vers un petit four, une voix l'interpella.

« Bon sang, Ava ça devrait être interdit de faire preuve d'autant de zèle... Regarde toi. » Avalon reconnut aussitôt l'une de ses anciennes collègues du troisième niveau, l'étage où elle avait passé le plus de temps et où elle avait tissé le plus de liens. La jeune femme qui lui faisait face lui adressait un sourire sincère et complice mais semblait franchement désespérée d'apprendre qu'elle avait passé la journée au bureau. « Remarque, tu devais être tranquille, l'étage pour toi toute seule je suis sûre. T'es drôlement bien vue, ils n'ont laissé entrer personne pour ainsi dire... » « Certains dossiers ne connaissent pas vraiment les jours fériés, tu sais. » commenta simplement Avalon avec un léger sourire. « Tes cernes non plus, on dirait. Allez viens prendre un remontant pendant que le grand ponte nous fait son petit discours. » Kingsley Shacklebot venait en effet de prendre la parole et Avalon l'écoutait religieusement tout en dégustant le punch délicatement parfumé que venait de lui servir sa collègue. D'un geste elle en profita pour embrasser la salle du regard et faire un point sur la foule qui se trouvait rassemblée au Ministère. Les plus grandes familles de Sang Pur étaient représentées pour la plupart. Celles en tout cas dont le nom et l'honneur n'avaient pas encore été salis par les procès qui s'enchaînaient. Mais leur simple présence mettait Avalon mal à l'aise, elle le savait certains d'entre eux se contentaient de faire bonne figure et elle attendait avec impatience le jour où tous leurs crimes finiraient par leur exploser à la figure. C'était dans cet espoir qu'elle venait bosser même des jours comme celui-ci. Mais ça évidemment, elle pouvait difficilement le confier à qui que ce soit, l'acceptation et le pardon étaient devenus les nouveaux mots d'ordre du Ministère.

A l'entrée, elle remarqua Trevelyan toujours aussi à l'aise en pareille occasion. Il semblait ne pas avoir bougé d'un pouce depuis le moment où il l'avait laissé entrer quelques heures plus tôt s'amusa-t-elle. « Ce n'est pas ton frère, là-bas ? » lança alors sa collègue en pointant du doigt un petit groupe placé non loin de l'Auror. En effet, elle reconnut aussitôt la silhouette de son cadet en charmante compagnie. Elle sentit une lame pernicieuse se ficher dans sa poitrine, pointe de rancœur et de jalousie. Elle ne l'avait pas vue depuis des semaines et ignorait même qu'il avait été invité aux festivités. Autrefois elle aurait été la première à savoir. Tu ne lui as rien dit non plus... Mais elle n'avait aucune envie d'écouter cette odieuse petite voix. La situation était bien différente. En tant qu'employée du Ministère, il était évident qu'elle serait-là, il avait dû s'en douter. Il n'avait tout simplement pas envie d'y aller avec toi... conclut la voix alors que la brune fixait la jolie blonde qui se tenait aux côtés de son frère et en qui elle reconnut l'ex-petite-amie de Trevelyan. La situation commençait presque à lui donner la migraine...à moins que le punch n'y soit pour quelque chose. N'y tenant plus, elle se décida finalement à aller mettre les pieds dans le plat et après s'être excusée auprès de son amie, elle se dirigea à grandes enjambées en direction d'Averroes. « Monsieur Osbourne, vous ici ? En voilà une surprise. » Sa tirade s'était voulu légère mais elle le savait, elle l'avait prononcée avec bien plus de raideur qu'elle ne l'aurait souhaité. Et tandis que les médicomages prenaient tout juste conscience de sa présence, elle en profita pour terminer son verre d'une traite.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Ven 18 Mai - 9:59

Il était bientôt temps de partir. Olivia en arrivait à cette conclusion lorsqu'elle vida son troisième verre. Il y avait autour d'elle un petit groupe de Langues-de-Plomb qui n'étaient pas particulièrement ses amis, et si passer du temps avec eux avaient été agréable, son ennui commençait à l'emporter sur sa politesse. Elle avait bien repéré au loin des cheveux indisciplinés et un sourire léger mais Il avait été rejoint par une jolie blonde qui avait rapidement refroidit ses envies de socialisation.
Elle reposa son verre sur la table située non loin d'elle et se tourna en cherchant du regard de quel côté s'échapper. Du coin de l'œil, elle surprit un mouvement et se retourna vivement. Le verre qu'elle venait de poser lévitait à quelques centimètres au dessus de la table. Elle sourit devant cette nouvelle idée d'animation prévue par le Ministère. Alors qu'elle essayait de traverser la foule, la voix douce et calme de Shacklebolt s'éleva.

"Super, je ne peux pas partir pendant le discours..."

Elle se tourna vers l'estrade. Le sourire du Ministre était sincère et elle se sentit réconfortée par son timbre de voix. Avec lui au pouvoir, le monde sorcier ne pouvait que sortir grandi de cette guerre. Il n'y avait plus.. Ses pensées s'interrompirent. La cravate du sorcier présent devant elle s'élevait depuis le cou de ce dernier pour flotter au dessus de sa tête, sans mouvement, comme un ballon d'enfant gonflé à l'hélium. Elle fixa un instant cet étrange phénomène avant de s'apercevoir que les cheveux de la sorcière à côté de lui reproduisait le même schéma et flottaient dans les airs.

Un sentiment de danger imminent la saisit. Elle commençait à se sentir mal, une vague de chaleur insupportable l'envahit et elle se mit à jeter des coups d'œil de tous côtés, repérant ici une cravate imitant celle de son voisin, là une traîne de robe flottant derrière sa sorcière. Quelque chose de terrible s'était produit, ou allait se produire, c'était certain..

Elle se demandait si elle n'allait pas perdre connaissance face à cette vague de malaise lorsqu'elle entendit juste derrière elle:

« Monsieur Osbourne, vous ici ? En voilà une surprise. »

L'adrénaline qui déferla en elle fut salvatrice et chassa le malaise prégnant qui menaçait de la faire s'évanouir. Elle s'était avancée sans le vouloir jusqu'au groupe qu'elle voulait éviter et se tenait juste devant eux.
Elle s'immobilisa et attendit qu'il soit occupé à répondre pour partir.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Lun 21 Mai - 15:29

La chaleur solennelle du discours de bienvenue, portée par le timbre sécurisant de Kingsley Shacklebolt, incita d'elle-même au silence la vague clameur qui se propageait jusqu'alors en murmures dans le grand hall. Le bourdonnement incessant des conversations ne se réduit qu'à quelques discussions éparses ça et là, bribes de commentaires rebondissant sur le discours que sorciers et sorcières s'échangeaient à voix basse. Averroes tint sa langue tout au long du bref monologue que leur délivra le Ministre - son tempérament réservé n'exigeait pas de lui quoi qu'il en soit qu'il parle sans discontinuer. Shacklebolt leur offrait des promesses d'espoir et de paix durable que tous les visages tournés vers lui semblaient avides de croire et d'absorber, mais pour autant de promesses, combien seraient brisées ? Combien d'entre elles, tenues ? Peinant à avaler la gorgée de punch qu'il s'était laissé aller à goûter, Averroes eut l'impression de déglutir son pessimisme en même temps que le cocktail fruité. Une partie de lui mourait d'envie d'avoir foi en ce discours, en avait même désespérément besoin. Mais une autre, plus insidieuse, bien plus présente, aussi, ne cessait de soupirer après l'éternel recommencement des guerres et des conflits. Il sentait croître en lui la désagréable impression d'assister à ce genre d'allocutions maladroites  que des médicomages tout juste diplômés servent aux patients ; ne vous inquiétez pas, tout ira bien. Vraiment ?

Il adressait un sourire de guingois à Sienna comme pour reprendre contenance, lorsque les derniers mots du Ministre de la Magie résonnèrent dans le hall. Déjà se remirent à enfler les vagues de chuchotis, et les convives abandonnèrent leur discrétion pour reprendre leurs bavardages à l'instant même où ils les avaient délaissés ; Averroes n'eut pas cette occasion, puisqu'une voix qu'il aurait reconnue entre mille même sans en observer le visage se faufila jusqu'à lui.

- Monsieur Osbourne, vous ici ? En voilà une surprise.

La retenue froide qu'il sentit percer dans la voix de sa soeur crispa aussitôt le médicomage. Il sembla un instant voûter les épaules comme pour mieux encaisser le soupçon de reproche qu'Avalon avait laissé poindre sans chercher à le dissimuler, avant de se raidir à son tour, inconsciemment. Le sentiment prégnant d'avoir déçu ou blessé son aînée effritait déjà, en son for intérieur, l'assurance qu'il avait réussi à rassembler pour rejoindre le bal. Averroes ébaucha un sourire fugace.

- Je suis le premier surpris, crois-moi. Nous n'avons décidé de venir qu'il y a deux heures seulement, tout s'est improvisé à la dernière minute.

Il esquissa un pas de côté pour mieux inclure sa soeur dans le petit groupe qu'il formait avec Sienna, avant de l'inviter d'un geste à se rapprocher d'eux pour mieux présenter l'une à l'autre les deux femmes qui lui tenaient compagnie.

- Sienna, je te présente ma soeur, Avalon. Elle travaille ici au Ministère, à la Coopération Magique Internationale. J'ai l'impression qu'elle m'en veut,  je me sens comme le dernier des imbéciles à l'idée de l'avoir blessée. Les mots s'étaient tissés d'eux-mêmes, sans qu'il ait jamais prévu de les prononcer. Interdit, Averroes enchaîna aussitôt, comme désireux de faire oublier  le subit éclat de franchise qui le plongeait dans la plus profonde des perplexités. Avalon, Sienna est une collègue à qui je tiens énormément. Elle est longtemps restée à Sainte-Mangouste pendant la guerre avant de devoir quitter Londres. Je ne voulais pas venir ce soir mais elle a fini par me convaincre, sans elle je serais resté seul avec mes angoisses, et c'est trop difficile en ce moment...

Un genre de silence terriblement gênant succéda à ses derniers mots. Cela ne lui ressemblait en rien de s'épancher si spontanément, ni de faire aveu des faiblesses qui lui faisaient honte. Averroes posa d'une main soupçonneuse son verre de punch sur l'une des immenses tables qui jalonnaient la salle ; se pourrait-il que l'alcool lui fasse désormais un effet si désastreux qu'il n'ait plus aucune emprise sur ses propres pensées ? Les mots avaient coulé sans qu'il ait eu le sentiment de seulement pouvoir les maîtriser, et il redoutait d'en observer les conséquences sur les visages de Sienna comme d'Avalon. Il glissa ses longs doigts dans le noir corbeau de ses cheveux comme pour mieux reprendre contenance ; l'épuisement, sans doute. Contrôle-toi et arrête de te donner en spectacle, se morigéna-t-il durement.

- Je suis désolé, je ne sais pas ce qui..

Le fil de ses pensées s'effilocha puis se rompit sous les coups de ciseau d'un hurlement strident. Le cri perçant de terreur lui percuta le crâne et se répercuta dans sa mémoire la plus enfouie, pour en éveiller des souvenirs maculés de sang et de peur. Toute couleur déserta son visage tandis qu'il balayait les alentours d'un regard fébrile, cherchant en redoutant de la trouver l'origine du hurlement. Il aurait été incapable de distinguer la source du hurlement tant il lui avait semblé jaillir de partout et nulle part à la fois - mais plus il s'acharnait à observer la foule autour, moins la situation faisait sens. Personne autour de lui ne semblait avoir entendu ce qui lui vrillait encore les tempes ; comme s'il les voyait évoluer au ralenti, Averroes observait d'un air désorienté le restant des convives poursuivre le fil de leur soirée comme si rien n'était arrivé. Cela avait aussi peu de sens que ces cauchemars dont il émergeait affolé.

- Je.. j'ai entendu..

Un cri. De nouveau. Sa main se porta comme par réflexe à la baguette qu'il gardait camouflée dans la poche intérieure de son costume, et il la laissa glisser le long de son bras pour l'emprisonner dans ses doigts. Averroes secoua la tête comme pour chasser l'écho terrible qui ne cessait de pulser au creux de sa tête et de l'enfermer dans un étau. Le hurlement avait été proche, cette fois, et il fit volte-face pour embrasser la silhouette gracieuse et drapée de bleu sombre de celle qui avait souvent visité ses pensées depuis leur rencontre. Le visage opalin qu'elle avait auréolé de cheveux roux n'offrait pourtant pas le sourire paisible auquel il songeait parfois, mais portait les traces d'une anxiété qui faisait écho à la sienne, et l'espace d'un instant, il redouta que l'affreux hurlement ne soit provenu d'elle.

- Miss Davies ? J'ai entendu crier, est-ce que tout va bien ?
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Lun 21 Mai - 21:52

Le sempiternel défilé des invités semblait ne devoir jamais s'interrompre. Ce n'était pourtant pas la diversité qui manquait, car les sorciers et sorcières ayant répondu à l'invitation du Ministre rivalisaient d'originalité pour se distinguer parmi la masse ; Trevelyan avait même dû reculer d'un pas pour contrer l'offensive d'un chapeau à plumes invasif, lui qui n'avait pas tressailli de sa position depuis le début de la soirée. Le passage de Sienna, de l'autre côté du passage contrôlé garantissant l'entrée du hall, l'avait plus statufié qu'autre chose. Si Elle l'avait remarqué, si elle avait seulement remarqué qu'il portait le manteau qu'elle lui avait choisi, elle n'en avait laissé rien paraître ; et belle à en crever, à s'en faire cogner le coeur comme un damné, elle s'était fondue dans la foule en éclipsant tous ceux qui l'entouraient sans en avoir la moindre once de conscience. Il aurait voulu étrangler de ses propres mains tous ceux qui se retournaient sur son passage, mais plus que tout il aurait voulu la retrouver, l'emmener loin, recommencer.

Le dernier pan de la robe qu'elle sublimait disparut dans son sillage, et Trevelyan refoula le plus loin possible le souvenir grisant du soir où il l'avait vue la porter pour la seule et unique fois. C'était révolu, de toutes façons. Foutu. Arrachant à regret le regard de l'endroit précis où il l'avait perdue de vue, c'est d'une humeur d'autant plus sombre qu'il continua d'accueillir le flot torrentiel des convives. Heureusement qu'on ne lui avait pas confié un droit de sélection sur tous ceux qui lui défilaient sous le nez, ou un bon quart d'entre eux n'aurait jamais mis le pied au Ministère avec un tel attifement. Il venait juste d'en laisser passer une arborant un décolleté où tout Londres aurait pu sombrer quand une petite jeune à la tignasse émeraude parvint à sa hauteur, accoutrée d'une robe courte dont les étoiles scintillaient aussi fort que les mèches argentées striant ses cheveux.

Il lui fallut deux secondes de réaction avant de comprendre à qui il avait exactement affaire.

- Bonjour chef.

L'acier de ses yeux vira à l'astringent. La mâchoire de l'Auror se crispa subitement tandis qu'il la dévisageait, tenter bon gré mal gré d'équilibrer ses jambes mal assurées et de garder l'équilibre dont une soirée bien arrosée devait l'avoir privée. C'était un spectacle minable dont il aurait aimé se passer ce soir, et il se raidit dangereusement en ayant l'impression de plus devoir éduquer une gosse que de former une Auror. Maeja s'éloignait déjà de lui à pas de crabes, l'air de rien, mais il lui lança un regard qui aurait suffi à crucifier un papillon sur sa planche sans même avoir besoin d'épingles.

- Deux secondes, Jaz, lança-t-il à sa collègue avant de s'éloigner du portique de contrôle en la remerciant d'un signe de tête.

L'air redoutablement calme, Trevelyan s'avança à pas de loups calculés vers la silhouette chancelante de son apprentie, qui s'était déjà mis en tête de siffler une petite coupe de punch en guise de mise en bouche. L'Auror parvenait à sa hauteur lorsqu'il discerna Tara dans la foule, une coupe de punch en main elle aussi, et s'efforça de rembobiner ses nerfs avant que ceux-ci n'achèvent de se débiner sur la place publique. Sienna était à deux pas de lui. Tant pis.

- Y’aurait pas un peu d’alcool dans cette histoire ? Oh… bouse de dragon.

- Comme tu dis. Repose ça , dit-il en lui enlevant des mains la coupe en avançant la sienne, mitainée de cuir, et reposant le verre sur la table en un claquement sec, c'est alcoolisé. A ta tête, je pense que t'en as pas besoin.

La patience faillit lui manquer maintenant qu'il avait face à lui le visage de son apprentie, qui n'avait pas même le bon goût d'avoir l'air un tant soit peu contrite. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que ses mouvements flottants, un peu hésitants, et la vague euphorie sans trop de trace d'inquiétude qui nimbait son visage était dûs à l'alcool. Il s'arrangea pour agrafer son regard à celui de la gamine et y vrilla la fureur froide du sien. Trois années de mentorat, pour ça ?

- Je te rappelle que tu es là pour devenir Auror, Branwen, pas la serveuse du trou perdu où tes potes et toi vous avez l'habitude de vous torcher. Avec eux si tu veux, mais pas ici, et pas sous ma supervision. Si tu fais si peu de cas de ta formation, continue de la gâcher, vas-y, je te regarde. Et si tu as d'autres idées de génie comme te pointer beurrée au bal où tu es sensée être de surveillance, tu apprécieras autant de retaper ton année avec un blâme que j'apprécie ton attitude. Je te conseille de ravaler ta gueule de bois avant lundi, je veux un courrier sur mon bureau pour 7h,  pétantes, où tu t'expliqueras en détail. Tu seras au rangement des archives dès le matin, pour aussi longtemps que je te le dirai, et je sens que ça prendra un moment.

La déception et l'agacement vinrent à bout de sa patience, et c'est en la disséquant du regard, sans la moindre indulgence, que Trevelyan acheva de la congédier.

- Va dessoûler ailleurs maintenant, circule. Tu me fais honte.

L'incitant à pivoter vers la sortie pour ne plus l'avoir sous les yeux, il esquissa un pas qui ne contribua en rien à l'éloigner de Sienna et du petit groupe qui l'entourait. Tara était à portée de voix et il l'interpella d'un timbre dur, à la hauteur de son irritation, sans plus de scrupules qu'aucune de ses apprenties n'en avait eu envers lui ce soir.

- Arrête de lui tendre le bâton, tu veux ? l'interpella-t-il en jetant un regard de biais à la parfaite silhouette de Price. Et de me le tendre aussi. T'es venue pour faire partie du service d'ordre, pas du tourisme. Je me fous que la seule vue de Price te mette dans tous tes états, on ne boit pas en service. Quand on est de mission, les états d'âme viennent après le boulot. On est qu'à une surveillance de bal, Blackwell, et tu perds ton sang-froid face à lui juste parce que sa tête te revient plus ? Qu'est-ce que ce sera s'il est en mission avec toi sur le terrain, hein ? Lâche ça, dit-il en lui ôtant la coupe des mains dans une répétition exaspérante du geste qu'il avait opéré sur Maeja, et redescends en pression. Je t'interdis de continuer la surveillance ce soir, rentre chez toi et prépare-toi à être de paperasse toute la semaine.

Un soupir de frustration lui échappa face à la vague de sentiments qu'il voyait envahir le visage désormais fermé de la jeune fille. Elle le prenait sans doute pour un vieux con, peut-être un aussi con que Price, mais rien ne pouvait excuser le verre qu'elle s'était autorisée il y a avait quelques secondes seulement. Pour clore le dossier et retourner rapidement prendre le relais qu'il avait laissé à sa collègue, l'Auror asséna pour finir des mots où se mêlaient la déception à la confiance qu'il plaçait en elle.

- Je t'avais dit qu'on repartait de zéro et que je jugerai sur ce que je verrai. Montre-moi  mieux que ça.

Se détournant de la silhouette de Tara, Trevelyan passa une main lasse sur sa mâchoire, grignotée de son éternelle barbe de quelques jours, et carra les épaules comme pour rejeter l'énervement d'avoir dû tancer comme des gosses les deux disciples qu'il gardait sous son aile. Price trouverait un moyen de le ressortir pour les quelques six prochains mois, voire d'en faire un prétexte pour remettre en question son statut de mentor. Ca le fatiguait d'avance. Il s'apprêtait à faire volte-face lorsqu'une bribe de conversation lui parvint ; des cris ? Il n'avait rien entendu. Sourcils froncés, il s'efforça d'englober toute la salle d'une vigilance décuplée pour mieux percevoir ces hurlements dont parlait le médicomage, tentant d'orienter sa concentration loin de la présence troublante de Sienna. Crétin, s'injuria-t-il sans aménité. Tu fais chier des gamines de vingt ans parce qu'elles font pas leur job, et t'es même pas foutu de mettre tes propres problèmes de côté.

Pourtant, bien que les cris mentionnés lui soient encore imperceptibles, Trevelyan commença à cueillir toute une récolte étrange de manifestations dans l'assistance. Certains semblaient contempler des objets que d'autres ne voyaient pas, beaucoup perdaient le fil de leurs conversations ; une femme se mit à frapper sa robe en hurlant en criant aux araignées, tandis qu'un sorcier enrobé protestait contre le volume trop élevé d'une musique inexistante. Froncement de sourcils accentué, il s'immisça après avoir pris la plus grande inspiration de son existence dans le groupe que formaient Sienna, Avalon, le collègue médicomage qu'il avait croisé à quelques reprises et une Langue-de-Plomb du Ministère. Il salua l'ensemble du groupe du signe de tête le plus sobre qu'il put dénicher dans son répertoire avant de s'adresser directement au frère d'Avalon.

- Des cris ? Je sais qu'il y a beaucoup de bruit dans la salle, mais vous sauriez me dire d'où ils provenaient, même à peu près ?

Il repéra du coin de l'oeil la baguette dont l'homme s'était muni en prévision d'un quelconque danger, se promettant de la garder en ligne de mire si un mouvement de panique devait poindre. En attendant que le médicomage visiblement à ça de céder à l'affolement, ou quiconque parmi eux formule une réponse qui le mette sur la piste, Trevelyan attrapa sa propre baguette, blottie dans un pan de son manteau. Les rugosités du bois de noyer épousèrent parfaitement la paume de sa main, et s'attiédirent aussitôt au contact de sa peau. Il s'efforça de repousser l'agacement nébuleux que ses apprenties avaient su provoquer pour formuler un Patronus ; Jaz était encore à l'entrée et ne pouvait sans doute pas constater par elle-même les phénomènes étranges qui se multipliaient, mais il devait l'avertir.

Ca lui tordait le ventre de se l'avouer, mais la façon la plus rapide de convoquer un souvenir suffisamment heureux pour donner corps au Patronus restait de la regarder. Le temps d'un troublant instant d'éternité aussi salvateur que terrible, d'un clignement de cil et d'un battement de coeur, il croisa le bleu des yeux qui manquaient à ses nuits, ses jours, sa vie. Une vague de tendresse douce-amère lui serra violemment la gorge tandis qu’une déferlante portant le parfum de Sienna l’envahit tout entier, donnant naissance au Patronus qu’il ne parvenait à appeler qu’en pensant à elle. Un loup émacié nébuleux, comme façonné par de la fumée de cigarette, posa à terre les pattes puissantes qui soutenaient un corps nerveux, prêt à courir avec sa meute au cœur de la mêlée. Ses yeux éblouissants harponnèrent ceux de Trevelyan, qui lui transmit sans plus attendre le message à porter aux Aurors de l'entrée.

- Tenez-vous prêts à boucler, dit-il d'une voix plus rauque qu'il ne l'aurait voulu.

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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Mer 23 Mai - 17:59


Bal de la nouvelle année
Vingt-et-une heures sonnèrent et le Ministre de la Magie monta sur la grande estrade qui surplombait toute la salle de réception pour y donner son discours. Callisto, qui se resservait du punch au même instant, se retourna de concert avec le reste des invités pour écouter les vœux de l’homme qui avait été un acteur central dans la renaissance du monde sorcier après l’Année Noire. Tout le monde se tut, on n’entendait que les légers froissements de tissu, les quelques tintements de verre, et divers commentaires susurrés à l’oreille d’un proche. Kingsley Shacklebolt toisait l’entièreté des sorciers réunis, et démarra son monologue qui incitait à l’espoir et au renouveau.

Callisto finit sa coupe d’une traite et fut prise d’un haut-le-cœur qui la fit s’appuyer à la table la plus proche. Avait-elle mangé quelque chose qui n’était plus très frais ? Ou alors étaient-ce les trois coupes de punch qui la mettaient dans un état pareil ? Le mal passa rapidement, et la jeune sorcière s’éloigna du buffet, de peur de se mettre à manger de nouveau quelque met qui pourrait contrarier son estomac. Ce faisant, elle manqua de se cogner la tête contre un Augurey qui passait juste à quelques centimètres de la foule. Abasourdie, elle eut un grand mouvement de recul, et faillit renverser la coupe d’une dame déjà bien pompette.

Regardez où vous mettez les pieds, mademoiselle ! Qui croyez-vous avoir bousculé ?

Excusez-moi madame, mais je ne sais pas qui vous êtes, et à vrai dire, ça ne m’intéresse pas de le savoir. J’ai plus important à faire, je viens d’apercevoir un Augurey.

La jeune potioniste posa une main sur ses lèvres pour s’empêcher de continuer à déverser le flot de paroles, qui sortaient sans aucun filtre. La dame eut un reniflement de dédain et la toisa de haut en bas, avant de se retourner pour revenir à sa conversation avec d’autres dames toutes aussi saoules qu’elle. Une fois sa gêne passée, Callisto se mit en quête d’une personne avec qui elle pourrait discuter de l’oiseau qui tournait encore en rond au-dessus des têtes des invités sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Sa présence faisait-elle office de mauvais augure ?

Alors qu’elle balayait la salle du regard, la sorcière surprit un serpent remonter le long du dos –élégamment habillé, il fallait le dire– d’un homme à la chevelure blonde. D’un mouvement fluide, Callisto sortit sa baguette d’une poche cachée dans une doublure de sa robe, et s’approcha à grands pas de l’homme. Celui-ci se retourna au son de ses talons qui claquaient sur le paquet ciré, et se révéla être son ex petit-ami, Elphias Prewett. En l’espace d’une fraction de seconde, la sorcière contempla l’idée de se retourner vivement en faisant semblant de ne pas avoir vu le visage angélique qui lui souriait déjà, puis changea d’avis en se rappelant la raison de sa précipitation.

Elphie, il y a un problème, retourne-toi s’il-te-plaît, tu as serpent dans le dos.

Son ton, qui avait été des plus sérieux, n’empêcha pas le blond de rire aux éclats.

Callisto, je crois que ta Maison t’est montée à la tête, ça fait déjà un petit moment que nous ne sommes plus à Poudlard. Il faudrait peut-être passer à autre chose si tu veux mon avis.

Non, non, non, je suis persuadée d’avoir vu un serpent remonter le long de ta veste de costume –qui est très bien taillée, d’ailleurs. Le feu aux joues, Callisto s’empressa de continuer sa réplique. Je veux dire, laisse-moi regarder que tout aille bien !

Dubitatif, Elphias se tourna à nouveau. Son dos était exempt de tout reptile. La jeune femme regarda à deux fois avant de se résigner. Son imagination avait dû lui jouer des tours.

Pardonne-moi, je crois que le punch m’est monté à la tête. D’abord l’Augurey, puis le serpent… J’aurais dû m’arrêter au deuxième verre, soupira-t-elle, avant de marquer une pause. Ça fait un moment que nous ne nous sommes pas vus, mais tu es toujours aussi élégant.

Elphias manqua de s’étouffer avec sa salive, et marmonna ce qui sembla être un « toi aussi ». Callisto était mortifiée et n’osait plus ouvrir la bouche, de peur de dire encore d’autres bêtises qu’elle regretterait aussitôt fussent-elles sorties. Après un long moment terriblement gênant, le sorcier fut le premier à briser le silence.

Attends, tu dis avoir vu un Augurey ? Tu es sûre que tu vas bien ? Calli— il regarda au loin un instant avant de reporter son attention sur la jeune femme. Je crois qu’il se passe quelque chose, un Auror vient de lancer un Patronus.

Les yeux de Callisto s’écarquillèrent et elle se retourna vivement –manquant de frapper Elphias avec l’une de ses longues mèches brunes. Une forme argentée s’éloignait rapidement d’un petit groupe de sorciers qu’elle ne connaissait pas. L’Augurey avait donc bien été un mauvais présage. La panique submergea soudainement la sorcière, et elle déglutit péniblement.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Mer 30 Mai - 23:28

"Si je te prends en photo et qu'on l'affiche en salle de garde, Parish te fichera éternellement la paix avec ses histoires de mode et de féminité. Partante ?"

Elle se tourna vivement et offrit un grand sourire à son collègue qui approchait. Vêtu d’un costume qui contrastait fortement avec les blouses de l’hôpital auxquelles elle était habituée, elle lui répondit :

"Je pense qu’elle trouverait certainement à redire à ma coiffure ou mon manque de maquillage, mais si elle te voyait, elle tomberait certainement amoureuse, et alors j’aurais la paix. Je préfère mon plan !"

Elle agrémenta sa dernière phrase d’une main posée paisiblement sur le bras de son vis à vis, sincèrement heureuse de le voir, d’avoir un allié dans cette soirée. Le discours débutant du Ministre leur ôta la possibilité de discuter plus. Elle en profita pour détailler la foule, souriant à ses connaissances qu’elle n’avait pas encore croisées et espérant fort ne pas poser ses yeux sur Trevelyan.
Un sorcier chuchota à l’oreille de sa voisine, et celle-ci étouffa un rire discret contre l’épaule de son compagnon.
Une sorcière écrasa une larme sur sa joue, émue par le discours du Ministre, pleurant peut-être encore un proche, un enfant, un amour, qui aurait pu savoir?
Un enfant dont la mère tenait la main jetait des coups d’oeil intéressés autour de lui, arrivé aux limites de sa patience qu’il s’efforçait encore de conserver.
Un sorcier, grand, apparut aux limites de sa vision et elle reconnut cette démarche, elle l’aurait reconnue entre mille. Elle tourna vivement son regard vers l’estrade et le Ministre et s’efforça d’écouter la fin du discours, mais son esprit était parti ailleurs, bien loin.
Elle n’avait pas revu Trevelyan depuis longtemps, depuis cette terrible nuit où ils s’étaient séparés. Où il n’était jamais revenu.
Elle l’avait aperçu à plusieurs reprises dans les couloirs Ste Mangouste lorsqu’il était là pour elle ne savait pas quelle histoire. Elle n’avait retenu de ces fugaces moments qu’une seule chose ; il n’avait pas cherché à la voir, leur histoire était terminée. Et il n’y avait plus rien à attendre de lui.

Des applaudissements éclatèrent autour d’eux et elle battit rapidement des paupières pour juguler les larmes qui menaçaient de monter. Elle était ridicule. Ridicule. Elle avait survécu tous ces mois, il était hors de question de s’effondrer maintenant, alors qu’elle pouvait passer une soirée tranquille avec son … Elle se protégea soudainement le visage. Quelque chose tombait du plafond et arrivait droit sur elle ! Elle ferma les yeux, attendant le choc.. Choc qui ne vint pas. Elle leva les yeux et ne vit rien.

“Il faut que j’arrête l’alcool.”

Averroes allait reprendre la parole lorsque :

« Monsieur Osbourne, vous ici ? En voilà une surprise. »

La femme qui venait d’approcher était d’une beauté ahurissante et Sienna détourna la tête poliment, pour leur laisser le temps de se saluer. Elle s’entendait parfaitement bien avec Averroes au travail, ayant trouvé en lui son parfait complément. Elle impulsive et dans l’action, lui toujours calme et rassurant. Mais au delà de ça, elle devait bien reconnaître qu’elle ne le connaissait pas personnellement. Cette femme pouvait très bien être sa compagne qu’elle ne l’aurait pas su. Elle voulu s’éloigner un peu pour leur laisser plus d’intimité lorsqu’il ajouta :

"Sienna, je te présente ma soeur, Avalon. Elle travaille ici au Ministère, à la Coopération Magique Internationale."

Avalon, Avalon, Avalon, Avalon… D’où connaissait-elle ce prénom? Il n’était pas commun et pourtant, il résonnait doucement à sa mémoire. Ainsi donc, Averroes avait une soeur. Elle s’amusa à rechercher un instant à chercher leurs ressemblances physiques en adressant un sourire à Avalon.

"Je ne voulais pas venir ce soir mais elle a fini par me convaincre, sans elle je serais resté seul avec mes angoisses, et c'est trop difficile en ce moment…"

Elle se retint de poser sa main sur le bras d’Averroes, en signe de soutien. Ils avaient tous deux vécu des choses terribles pendant la guerre, comme tous les sorciers présents autour d’eux probablement. Ils n’en avaient jamais ouvertement parlé, se soutenant implicitement dans le silence de la salle de repos, profitant d’un rare instant de tranquillité dans l’affluence de la guerre. Elle s’était longuement sentie coupable d’être partie, de l’avoir abandonné alors qu’il avait besoin de soutien. Mais ils n’en avaient jamais reparlé, et elle pensait qu’il lui avait pardonné ce qu’elle considérait comme une faiblesse. Ils n’avaient pas tenté de poser des mots sur ce qu’ils avaient vécu l’un sans l’autre et ce secret avait permis de reprendre leur amitié là où elle s’était interrompue.
Pas un jour n’était passé sans qu’elle s’inquiète pour lui, et parfois, elle se rendait à l’entrée de Ste Mangouste, sous sortilège de désillusion et attendait de le voir passer, les traits tirés, le regard bas. Elle n’était jamais entré en contact avec lui, mais elle avait vu la désertion de ses collègues au fur et à mesure que le temps passait et l’assiduité d’Averroes, présent, chaque jour plus défait, chaque jour plus touchant.

"Je suis désolé, je ne sais pas ce qui..

Les souvenirs de Sienna trouvaient écho dans la souffrance qui perçait la voix d’Averroes et elle ne parvint pas à s’extirper du fil des souvenirs qu’elle remontait prudemment.
Elle n’en avait jamais parlé à Trevelyan ; il n’aurait jamais supporté qu’elle risque sa vie pour “si peu”. Encore quelque chose qui les séparait, cette impression que la vie de Sienna vallait ou importait plus qu’une autre. Un sentiment étrange la submergea, l’impression qu’elle tenait le fil de quelque chose à remonter. Elle se rappela cette période, où il n’y avait que le silence, l’attente, l’angoisse et les rares messages de Trevelyan pour égayer ses journées. Il l’avait longuement harcelée pour qu’elle cesse de travailler, lui répétant inlassablement qu’il n’était plus qu’une question de jours avant que le Ministère décide de la convoquer.

Ils avaient eu une violente dispute ce jour-là, plus encore que le soir de leur rupture. Elle lui avait dit qu’elle ne quitterait pas le travail et que si elle était convoquée, et bien tant pis, elle s’y rendrait tout de même et advienne que pourra. Il avait répondu qu'il l'aimait. Qu'il aimait son courage plus que tout. Mais qu'il était hors de question qu'il laisse sa vie dépende d'un advienne que pourra.

Londres sera tombée bien avant que je te laisse comparaître devant cette commission Blondie, avait-il ajouté dans un murmure.

Deux jours plus tard, la nouvelle était tombée, elle était convoq… Le flot de souvenirs de Sienna s’interrompit brutalement et un fort sentiment de soulagement l’envahit ; elle venait de se rappeler qui était Avalon. La bouche bée, elle se tourna vers elle, plongeant ses yeux dans les siens. Avalon. La collègue de Trevelyan. C’est elle qui avait prévenu son compagnon de sa convocation à venir, et qui avait permis à Sienna de préparer sa fuite.

"Je.. j'ai entendu.."

Un faible sursaut de son ami la ramena à la réalité. Il jetait des coups d’oeil affolé autour d’eux et sa baguette avait surgit dans la paume de sa main. Du coin de l’oeil, elle vit une forme sombre tomber du plafond vers le groupe de sorciers sur sa droite. Elle ouvrit la bouche pour les interpeller mais la forme avait disparut et d’ailleurs, eux-même ne semblait pas souffrir d’une quelconque peur ou blessure. Elle posa sa main sur son front pour évaluer sa température, mais ne se trouva pas d’élément inquiétant. Averroes s’était tourné vers une sorcière rousse qui était à quelques pas d’eux et elle en profita pour lever les yeux au plafond qu’elle ne discernait pas d’ici. Très haut, il lui était impossible de discerner une quelconque défaillance.

Elle entendit alors son collègue parler de cris et tendit l’oreille.

Des chuchotements dans la salle. Une femme qui s’affole. L’enfant qui court en criant. Des bruits de pas dans son dos. Et le souffle coupé.

Trevelyan s’était avancé jusqu’à leur groupe, les traits tirés qu’elle lui connaissait si bien, beau à en pleurer dans son manteau noir. Son esprit se vida en une respiration. Il était là, à côté d’elle, ne la regardant pas. Il l’ignorait alors qu’elle était là. Je suis là, je suis là. Elle remarqua que son esprit avait bien enregistré chaque trait de son visage à la perfection et se perdit à la contemplation de ses lèvres pendant une seconde. Et puis la seconde passa. La douleur, la colère, la peine et les sentiments lui explosèrent au visage qu’elle sentit se vider de ses couleurs alors qu’il ne la regardait toujours pas.

- Des cris ? Je sais qu'il y a beaucoup de bruit dans la salle, mais vous sauriez me dire d'où ils provenaient, même à peu près ?

La salle avait disparu, et plus personne d’autre n’était présent. La musique s’était éteinte, remplacée par le bruit désordonné de son coeurs tapant contre ses côtes. Elle se rappela d’ouvrir la bouche pour respirer et le fit discrètement, comme désirant se faire oublier. Ne me vois pas, ne me vois pas.
La colère enfla en elle, devant le comportement de cet homme qui la traitait comme une parfaite étrangère. Comme si elle n’était rien. Vite oubliée. Reléguée dans ces souvenirs gênants qu’on met de côté en racontant un jour à ces amis “Haha, tu te souviens d’elle? Quelle erreur.” Il n’avait pas même été capable de lui dire bonjour. Elle n’était rien. Et il croisa son regard, plongeant ses yeux dans ceux de Sienna. Qui les ferma.

D’un coup de baguette, il fit jaillir de sa baguette son patronus, ce loup qu’elle aimait tant. Elle était quant à elle aux prises avec une colère si totale qu’elle s’étonnait qu’elle ait pu être là, en elle, sans jamais exploser. Ne pas le regarder, attendre que ça passe. Ca passera forcément. Il se détourna pour jeter un oeil à l’entrée.

Tu t’en vas comme ça? C’est ça, ce qu’il reste de nous? Un signe de la tête comme si je n’étais rien ? Tu te rappelles au moins comment je m’appelle?! , pensa-t-elle.

Au regard que les sorciers autour d’elle lui jetèrent, elle comprit qu’elle n’avait pas seulement pensé ses mots, mais qu’elle les avait hurlé à Trevelyan, explosant finalement.
Elle se tut, alors que son coeur battait encore contre ses côtes, semblant la supplier de le laisser sortir de là. Mais tais-toi donc Sienna, ça ne va pas? Faire ce sketch en public?

Elle observait Trevelyan, guettant une réaction qui ne viendrait probablement pas. Elle vit alors, loin au dessus d’eux, une forme immense tomber du plafond, comme une pierre gigantesque qui se serait détachée. Elle se précipitait sur eux, sur Lui. Elle sauta sur l’auror, désirant le dégager de la zone où la pierre chuterait probablement. Leur chute les entraîna sur la table derrière eux, sur laquelle se trouvait le punch, qui se brisa sous le poids des deux sorciers. Elle ferma les yeux alors que leurs corps roulaient au sol, s’attendant à recevoir le rocher sur le dos, à souffrir irrémédiablement.
Mais le choc ne vint pas, comme plus tôt dans la soirée. Elle ouvrit les yeux ; elle était allongée sur Trevelyan.

"On est quittes maintenant", chuchota-t-elle.

Elle se releva, aidée par les sorciers qui avaient accouru pour la soutenir. Cherchant des yeux l’objet de son anxiété elle ne trouva rien.

"Mais… ? "

Elle jeta un oeil affolé autour d’elle.

"Mais j’ai vu quelque chose tomber ?! "

Il n’y avait pas d’explication à ce qu’elle vivait, et elle commençait à sentir monter l’anxiété.

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Le pâle reflet...
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MessageSujet: Re: [EVENT] Bal de la Nouvelle Année 2000-2001   Jeu 31 Mai - 16:26

bal de la nouvelle année
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?
dimanche 31 décembre 2000

⋅ ◆ ◈ ⟐ ◈ ◆ ⋅

Diana avait pensé à prendre un congé pour profiter de la chaleur réconfortante de la grande maison familiale à Ilkley, en présence de sa mère et de sa sœur. Lorsqu’elle était plus jeune, la période entre Noël et le Nouvel An était un doux mélange de siestes auprès du feu, de batailles de boule de neige, et de confection de biscuits à n’en plus savoir quoi faire. Elle aurait aimé retrouver ces moments-là, mais c’était sans compter sur l’Auror-en-chef qui l’avait suppliée de revenir pour la nouvelle année. Ils manquaient de personnel pour l’événement qui devait se tenir au Ministère. Bien sûr, elle avait accepté—elle n’allait tout de même pas refuser une requête expresse de son supérieur.

La sorcière se tenait alors dans un coin de l’atrium, les bras croisés sur sa poitrine. La promesse d’une foule future lui mettait déjà les nerfs en pelote. Inspirant un grand coup, elle se fustigea silencieusement ; si elle avait survécu à sept ans de repas dans le Grand Hall de Poudlard, une soirée du Ministère ne devrait pas lui faire grand mal. La surveillance de ce genre d’événements n’était tout de même pas sa tasse de thé. Un trop grand nombre d’invités était synonyme de mouvements de foule de grande ampleur, pouvant laisser des blessés. De plus, les conviés représentaient la société sorcière sous tous ses angles, et l’éventualité de conflits n’était pas à mettre de côté. À sa connaissance, les mentalités n’avaient pas vraiment changé depuis ces deux dernières années.

Cependant, la possibilité de présence de Mangemorts renégats pouvait être appréhendée plus sereinement pour une fois, aux vues de la multitude de sortilèges de sécurité disposés à l’entrée du vaste hall. Tant mieux, c’était un ennui en moins. Elle avait eu son lot de traques ces derniers temps, et une période de calme lui ferait le plus grand bien—autant à elle qu’à la pile de dossiers qui attendait sagement sur son bureau, six niveaux plus bas.

Caulfield passa devant elle, lui lançant un clin d’œil, et alla se poster dans un coin de la salle. Après une dernière vérification, tous les Aurors hochèrent la tête, les préparatifs étaient terminés et les invités pouvaient commencer à affluer. Diana s’adossa doucement contre le mur derrière elle et reporta son attention sur les sorciers qui remplissaient au fur et à mesure le volume de l’atrium. Elle reconnut quelques camarades de Poudlard à qui elle sourit brièvement, des collègues d’autres départements, ainsi que des familles de Mangemorts innocentées—comme les Rowle, dont le neveu venait d’être sentencié à Azkaban pour la fin de ses jours.

Oh mais qui vois-je ? Je pensais que tu étais rentrée à Ilkley pour la fin d’année ! Je parie que c’est ton chef qui t’a faite revenir, n’est-ce pas ? Il a fait pareil pour Alistair ! J’aurais tellement aimé passer la soirée avec lui… Tu sais, nous nous sommes fiancés !

À ces mots, la magizoologiste tendit sa main gauche, exposant fièrement une topaze qui s’accordait drôlement bien avec le bleu de ses yeux. Les lumières douces exposées çà et là faisaient briller la pierre d’une manière presque surnaturelle. MacKinnon avait dû dépenser une fortune. Diana eut un pincement au cœur face à la bague de fiançailles qui ne lui rappelait que trop bien celle qui était précieusement rangée dans son écrin chez elle. Son poids familier lui manquait. L’homme qui la lui avait offerte aussi. A vrai dire, confier que James lui manquait serait un euphémisme. Sa voix, son sourire, son toucher, tout...

Mais ce n’était pas le moment de penser à lui, pas ici, et pas en face de son amie qui devait savourer sa joie sans qu’on vienne la gâcher. Alors après un instant, elle offrit un large sourire à la rousse en face d’elle. Cela faisait déjà un bout de temps qu’elle et Alistair étaient en couple, et ils méritaient tout le bonheur du monde.

C’est merveilleux Charlotte ! Je comprends maintenant pourquoi MacKinnon était si nerveux ces derniers temps, dit-elle avec malice.

Les deux femmes échangèrent encore quelques paroles avant que Atkins ne reparte à la recherche de son fiancé, des étoiles plein les yeux, et totalement inconsciente des émotions de la blonde qu’elle laissait derrière elle.

Il fallut quelques instants de plus à Diana pour qu’elle recentre pleinement son esprit sur la tâche qu’elle avait à accomplir, au lieu de son ex-époux. L’irritation prit quand même racine au plus profond d’elle. Voilà qu’elle n’était plus capable d’être heureuse pour son amie sans penser à lui. Elle avait pourtant fait des efforts ces six derniers mois : aucune crise de pleurs n’avait terni ses journées, et elle s’était même surprise à poser ses yeux un peu plus qu’il ne le fallait sur un collègue avocat au Magenmagot. Malheureusement, la culpabilité l’envahissait encore quand elle se rendait compte de ce qu’elle faisait—comme si elle lui était infidèle… Sa conscience professionnelle reprit rapidement le pas après cela, mais il était déjà trop tard pour son humeur.

Le menton haut et les yeux perçants, l’Auror reprit son examen des convives autour d’elle. Certains discutaient joyeusement d’un nouveau-né très éveillé, d’autres prenaient plaisir à critiquer tout autour d’eux sans épargner personne. Diana haussa les sourcils à une remarque particulièrement mal placée sur une jeune fille. Les repas de famille ne doivent pas être joyeux chez eux, pensa-t-elle avec une pointe de compassion pour la pauvre sorcière qui allait se retrouver au beau milieu d’un drama typique des familles de sang-pur.

Quelques moments plus tard, Kingsley Shacklebolt monta sur l’estrade préparée à son attention. Toute la foule se tut de concert lorsqu’il entama son discours. Diana écouta d’une oreille distraite alors qu’elle scrutait toujours la salle à la recherche d’un quelconque signe. Tout le monde avait les yeux rivés sur le Ministre, des larmes s’accumulaient dans certains, d’autres étaient plissés de méfiance, et d’autres encore dans le vide. Elle remarqua son fameux avocat au bras d’une magnifique sorcière en robe argentée qui lui sourit brièvement avant de retourner son attention sur l’homme debout sur l’estrade. Bien sûr qu’il était pris.

Un mouvement sur sa droite attira son attention : une dame d’un certain âge hurlait en frappant frénétiquement sa robe de soirée. Diana accourut à ses côtés, un air perplexe sur le visage.

Êtes-vous en danger ?

Au secours ! Oui ! En feu ! Je suis en feu !

Cependant il n’y avait aucune trace de flamme dans le périmètre, ni d’odeur qui indiquait que quelque chose avait brûlé. Un instant plus tard, la vieille sorcière s’arrêta de gigoter pour lancer un regard farouche à tous ceux qui la dévisageaient.

Vous ! Retournez à vos affaires, bande de farauds ! puis elle s’assit sur un divan en velours. J’étais persuadée d’avoir été assaillie par des flammes, elles–elles me léchaient les pieds comme à ces pauvres sorcières au Moyen-Âge, veuillez m’excuser madame l’Auror.  Je–Je ne me sens pas très bien…

Diana se redressa après avoir sommairement examiné la dame, qui devait seulement avoir bu trop d’alcool. Ce faisant, elle remarqua l’agitation grandissante de la foule. Quelque chose ne tournait pas rond. Un homme frappait l’air autour de lui, tandis qu’une jeune fille semblait esquiver quelque chose et manqua de tomber la tête la première. Soudain, une gerbe de lumière argentée se matérialisa vers l’entrée, et un loup tout aussi lumineux s’en échappa.

Trevelyan.

La sorcière quitta rapidement son poste, faisant signe à Caulfield de s’en occuper pour elle. La baguette en main, elle se hâta vers l’endroit d’où était sorti le Patronus de Valentine. Là, à plusieurs mètres d’elle se renversa une table et son gigantesque plat à punch. Une sorcière blonde se releva rapidement après sa chute, elle avait l’air désorientée et anxieuse. Diana eut la présence d’esprit de lancer un rapide sort de Disparition en direction des restants tranchants du bol fracturé avant de se faufiler entre le troupeau d’invités.

Circulez, il n’y a rien à voir, lança-t-elle dans leur direction, puis se tourna vers la jolie blonde. Que s’est-il passé ? Vous êtes blessée ?

Une autre forme gisait encore au sol, comme stupéfixiée. Diana reconnut instantanément Trevelyan, même si son expression étrange lui était inconnue. Son manque de réaction la déstabilisa. Lui qui d’ordinaire était tendu comme un arc, prêt à riposter au moindre battement de cil de son adversaire. Était-il lui aussi affecté ? Avec un soupir, elle tendit le bras pour l’aider à se relever, et le tira un peu à part avec plus de force que nécessaire, s’excusant auprès de la sorcière et du groupe qui l’avait rejointe.

Valentine, peu importe ce qui t’arrive maintenant, ce n’est pas le moment. Son ton était plus sec que ce qu’elle avait voulu, mais elle continua sur sa lancée. Les sorciers se comportent de façon curieuse. Et j’ai vu ton Patronus.

CODAGE PAR AMATIS


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Mon âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
by wiise

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Dernière édition par Diana M. Tugwood le Jeu 12 Juil - 0:30, édité 1 fois
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