Partagez | 
 

 There's an intruder and that's not me !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
avatar
Messages : 339
Points RP : 1285

Parchemin d'identité
Âge: 20 piges
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: There's an intruder and that's not me !    Lun 4 Déc - 0:32



There’s an intruder and that’s not me !
Feat Shae Viridian - 18 avril 2000




Quitter le cocon familial sur un coup de tête. Voilà qui était une merveilleuse idée. Une merveilleuse idée si le but du jeu était de trainer dans la rue sans savoir où aller. Aristide avait trouvé un refuge inespéré chez Ruth Viridian et son colocataire, Morgan Bichon. Ce pied à terre lui était bien commode. Il ne payait pas de loyer, ne participait pas aux taches ménagères, ne contribuait pas aux courses communes et pourtant. Pourtant, la générosité de ses compagnons était telle qu’il mangeait à sa faim chaque jour et pouvait taper des grasses matinées sur leur canap’ sans se soucier de rien. Seulement… outre ces soucis d’ordre pratique temporairement réglés, Aristide avait le vague à l’âme.
On aurait pu penser que l’incertitude qui ébranlait ses journées depuis son départ de Castle Rising venait de cette décision impulsive. On aurait pu penser que la dernière querelle entre lui et son père était la cause de son égarement et de sa colère ravalée.
Mais notre sorcier savait au fond de lui que ces sentiments confus qui l’assaillaient de jour comme de nuit avaient une origine plus sombre. Éviter les querelles avec son père et rester à Castle Rising n’aurait absolument rien changé à son infortune. Son vague à l’âme n’était pas récent et lui collait à la peau comme la sueur d’une nuit caniculaire.
Aristide Howard de Norfolk le « pétochard sensible ». La cruelle vérité qui émanait de ce constat paternel l’avait touché en plein coeur. Pire encore, sur le moment, ébranlé par ces mots, il n’avait pas eu les armes nécessaires pour oser ne serait-ce que s’en défendre. Il était resté muet de stupéfaction devant un père en position de force. Le souvenir de cette bataille verbale était douloureux. Il s’était écrasé, ratatiné, le regard honteux et coupable. Oui, son silence en cet instant semblait confirmer la justesse de tels propos. Mais non ! Par le slip de Merlin ! Il était loin d’être un… un « pétochard sensible ! », Il était… Il était victime de la culpabilité du survivant ! Pas vrai ?! Il avait lu ça quelque part dans un bouquin de Bettelheim ! Et même si c’était un Moldu qui l’écrivait, il fallait avouer que ça faisait sens !
Le nez plongé dans son thé au lait de yéti nain, Aristide était assis sur le trône. Pour ne rien arranger à son malheur cela faisait trois jours qu’une constipation tenace lui malmenait le ventre. Et ce n’étaient franchement pas les breuvages douteux de Ruth Viridian qui allaient l’aider à se remettre. Un bruit sourd de provenance inquiétante l’extirpa soudain de sa méditation matinale. Négligeant de s’essuyer il ne se donna pas la peine de tirer la chasse non plus. Il dissimula néanmoins son livre derrière la plante vivace d’origine indéterminée qui décorait les toilettes et scruta au dehors avec précaution.

« Algorab ? » Murmura t-il doucement, comme s’il s’attendait à ce que son corbeau eut une ouïe extra sensorielle. Non… Algorab était de sortie pour se nourrir et accessoirement agresser les passants qui traînaient nonchalamment près de son repaire.

Il avait vu Bichon sortir tôt ce matin et Ruth s’en aller peu de temps après en catastrophe. Ne restaient à la Chaolocation que les animaux de chacun et lui même. Aristide referma silencieusement la porte et resta sagement caché dans les toilettes. Droit comme un i et le souffle court. Son père l’avait-il retrouvé ? Ruth l’avait-elle vendu pour se débarrasser de lui ? Cela faisait plusieurs jours qu’il promettait à ses colocataires temporaires qu’il cherchait activement un nouvel appartement à Londres. Vous l’aurez compris, il n’y avait pas plus faux que cela et peut-être que Ruth ou bien Morgan Bichon s’en étaient finalement rendus compte, à force… Ah ! Les radins ! Ils n’allaient pas se débarrasser de lui aussi facilement !
La sueur perlait déjà dans son dos lorsqu’il entendit des pas pachydermiques se rapprocher de plus en plus près de sa planque. La meilleure défense était l’attaque ? Ou bien était-ce l’inverse ? Confus et apeuré, vêtu seulement d’un caleçon informe pour cacher la misère et d’un tee-shirt puant, Aristide jaillit hors des toilettes en agitant ses bras comme s’il chassait un moustique.

« QUI VA LÀ ?! JE SUIS ARMÉ !! » hurla-t-il un rouleau de papier toilette en main comme seule arme de destruction massive.


_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 311
Points RP : 876
Localisation : London

Parchemin d'identité
Âge: 20
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Lun 4 Déc - 18:04



There’s an intruder and that’s not me !
Feat Aristide le Mollusque - 18 avril 2000



Trois putain de jours de colloque sur les plantes exotiques du Pérou. Trois. Jours. De. Discussions. La plupart creuses, déjà évoquées, de simples remâchage de tout ce qu'elle avait déjà écrit. Trois jours de mépris de la part de vieux pontes qu'elle avait eu envie d'étrangler. Trois jours à les voir essayer de venir démonter ses découvertes, avant d'échouer misérablement. Fort heureusement le buffet était à volonté, et les sorciers étaient loin d'être radins sur l'open-bar. Elle avait donc passé trois délicieuses journées à flotter dans la brume alcoolisée et à opiner du chef quand on venait lui parler de ses découvertes d'un air condescendant. Quelle bande d'affreux connards. En plus on se gelait les miches à Berlin, et en somme, elle était bien contente de rentrer au pays.

Sac sur l'épaule, elle transplana directement devant l'immeuble et contempla ses briques rouges avec un sourire presque apaisé. Elle était à la maison. Avoir des crises d'angoisse et des terreurs nocturnes dans un hôtel sorcier c'était quand même beaucoup trop film noir. La jeune sorcière grimpa les marches quatre à quatre, ayant plus que hâte de rentrer, se mettre en culotte sous la couette et se fumer une petite dose bienvenue de Champifleur pour la détente de l'esprit. Merde hein, elle méritait au moins ça. Surtout depuis la ruptu.. Elle préférait ne même pas y penser. Ruth et Logan devaient être partis, ce qui lui laissait l'appartement pour elle toute seule, un vrai plaisir. Soufflant sur une mèche rebelle venant chatouiller ses narines, elle leva sa baguette devant leur porte d'entrée en étouffant un baillement. La poignée s'anima, une bouche se dessinant dans le cuivre.

- Qui a bouffé tous les chocogrenouilles ?! glapit la voix nasillarde d'un air extrêmement offusqué.

Retenant un rire, un sourire de fierté à la commissure de ses lèvres sur l'exécution parfaite du sortilège, Shae répondit du tac au tac.

- Le fedora de Logan.

Le déclic de la porte lui mit du baume au coeur, et elle pénétra dans ce petit cocon avec un soupir de soulagement. ENfin ! La maison ! Son canapé carnivore habituel ! Sa bouilloire kamikaze ! Son feu de cheminée crépitant ! Ses... slips sales trainant sur le sol du salon ? Logan n'avait jamais été malpropre, et elle doutait qu'il se soit soudainement mit à jeter ses vêtements au sol par pure anarchie. Elle fronça le nez et inspecta le salon lentement, saisissant sa baguette fermement. Qu'est ce que putain de quoi ? Avaient-ils un invité imprévu ? Elle était persuadée que ses sorts n'auraient laissé passer quiconque avec de mauvaises intentions, et était donc plus curieuse que véritablement méfiante... Mais elle se demandait encore quel était le pauvre bougre que Ruth avait ramassé probablement dans la rue, et à quel point son éducation était défaillante pour qu'il laisse trainer ses slips sales dans le SALON. Rustre.

Serrant les dents, elle entendit un bruit provenant des toilettes, et se pointa devant, bras croisés, sourcils levés d'une expression déjà méprisante. Mais quand enfin la porte s'ouvrit brusquement, le tableau qui se peignit devant elle dépassait de loin ses pires cauchemars, tant il était inconcevable qu'ARISTIDE HENRY HOWARD DE NORFOLK se tienne devant elle, papier toilette en main, en hurlant, vêtu d'un t-shirt qui aurait mérité un lavage, et d'un slip... qui avait également connu de meilleurs jours. Si le dégoût et le choc ne l'avait pas achevée, l'odeur nauséabonde qui sortait des toilettes acheva de réduire en bouillie toute retenue et tout bon sens chez Shae qui se mit à hurler de concert avec le cri de guerre du sorcier, le désarmant d'un coup sec de sa baguette, lui balançant son pied dans les noix. Elle l'observa se plier en deux et se pencha pour se mettre à son niveau, sa voix glaciale apportant dans la pièce un vent froid.

- Tu veux bien m'expliquer ce que tu fous chez moi, avant que je ne te jette par la fenêtre, Howard ?

Si son regard noir ne suffisait pas, elle appuya par un froncement de sourcil et un reniflement dédaigneux qu'elle regretta immédiatement : putain mais il avait bouffé quoi pour lâcher des bombes atomiques de la sorte ? Et l'eau chaude ne fonctionnait plus ou quoi ?! Elle se secoua de ses questionnements sans intérêts pour lever un doigt accusateur vers l'objet de son ire, avant de se reprendre et jeter un coup d'oeil à sa propre apparence. Un chignon qui partait dans tous les sens, des cernes de trois kilomètres de long, un eye-liner étalé sur ses paupières façon raton-laveur, et un pull troué et trop long tombant sur un jean... aussi troué. Bon. Dans le style SDF, on avait un sacré concours là. Mais au moins, elle ne puait pas la mort elle ! Enfin... Aux dernières nouvelles.

Sans attendre la réponse de l'incorrigible mollusque toujours en train de reprendre son souffle au sol, elle se tourna pour ouvrir la porte de son refuge, sa propre chambre, y jeta son sac, et referma la porte en la claquant sèchement, croisant les bras et toisant le visage de son ancien camarade de Poudlard. Camarade. Ouais, c'était le terme approprié, sachant qu'ils n'avaient jamais été amis. Présence inconfortable. Souvenir laborieux de cette dernière année où son statut l'avait probablement forcé à commettre des actes aussi abjects que les siens. Mais avait-il seulement une once de regret, lui ? Une once de culpabilité ? Une raison de penser qu'il devait s'absoudre de ses crimes, comme elle quand elle se réveillait en sueur, consciente d'avoir encore hurlé dans son sommeil. Elle avait envie de retourner le frapper, tant qu'il était au sol, lui arracher la vérité. Elle avait envie de le jeter par la fenêtre et d'oublier par la même son existence. Elle avait envie de savoir ce qui pouvait conduire l'héritier des Howard à trainer en slip sale chez elle, comme s'il avait été viré de chez ses parents.

Elle ne savait plus sur quel pied danser soudainement, et resta muette à attendre qu'il lui fournisse des explications.

_________________
HURRICANE
© FRIMELDA


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 339
Points RP : 1285

Parchemin d'identité
Âge: 20 piges
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Lun 4 Déc - 22:29



There’s an intruder and that’s not me !
Feat le Paillasson - 18 avril 2000



Le cri d’Aristide qui se voulait initialement martial se changea progressivement en un râle d’effarement lorsqu’il fit face à son véritable assaillant. AssaillantE même ! Car non, la personne qui était plantée devant lui n’avait rien d’un Aimée Howard de Norfolk en colère prêt à tout pour ramener son fils au bercail ! C’était pire. Une SHAE FUCKING VIRIDIAN tout droit sortie de the ring hurlait de concert avec lui en un si bémol de baryton en stade terminal d’un cancer des poumons.
Notre sorcier n’eut cependant pas le temps d’apprécier l’étonnante justesse de cette note, ni de se questionner quant à la présence du paillasson en ces lieux. La blonde réagissant du tac au tac quant à ces retrouvailles inattendues, lui asséna un coup si fort dans l’entre jambe qu’il lui sembla sentir ses usines à bébés remonter dans sa gorge.  Son pauvre rouleau de PQ alla se nicher sous un meuble alors qu’il portait des mains crispées sur l’origine de sa peine sourde.  

- Tu veux bien m'expliquer ce que tu fous chez moi, avant que je ne te jette par la fenêtre, Howard ? Siffla t-elle sans une once de culpabilité pour le coup de traitre qu’elle venait de lui infliger.

Chez elle ?! Rouge écarlate et les yeux pleins de larmes, il ne put faire autrement, pour exprimer sa stupéfaction que de répliquer par un gargarisme. Tapant du poing contre le mur comme si cela allait arranger quelque chose à sa situation, notre victime peinait à reprendre haleine. Shae Viridian. Vivait. Ici. Il maudissait Ruth, maudissait Bichon pour avoir omis ce détail d’importance CAPITALE. D’ailleurs après mûre réflexion, il était impossible qu’ils aient simplement oublié de le lui dire ! Il se souvenait du jour où il avait tenté d’entrer dans la pièce du fond. « Oh non ! C’est le placard à plantes carnivores ! N’y entre sous aucun prétexte » avaient-ils sournoisement affirmés avant de se mettre en travers de son chemin pour l’empêcher d’y accéder. Il y avait donc une chambre ! UNE CHAMBRE ! Alors qu’il se tapait le canapé ensorcelé depuis trois jours !  
L’ex-Serdaigle renifla l’air sans cacher son écoeurement sous le regard d’un Aristide médusé et encore agonisant. Lorsqu’elle pointa son doigt en direction de la scène du crime, il peinait à se relever, mais rassemblant ses dernières forces il referma brusquement la porte d’un coup de coude pour mettre fin à ce spectacle honteux. Circulez ! Il n’y a plus rien à voir !

« …content de te revoir aussi… paillasson. gnnnh… » Souffla t-il entre ses dents du ton le plus sarcastique de sa collection alors que son bourreau filait droit vers le « placard à plantes carnivores ». Ah ! Ruth et Bichon l’avaient réellement pris pour une truffe ! Cette courte trêve permis à Aristide de retrouver peu à peu de sa contenance. Il s’était redressé de toute sa hauteur pas le moins du monde gêné par sa tenue inconvenante et bien décidé à lui renvoyer dans la face sa politesse. Il s’avança vers la sorcière. Mais en y regardant de plus près, plusieurs détails ralentirent son élan. Cette cicatrice. Ils ne s’étaient plus vus depuis… depuis la fin de Poudlard. Et cette cicatrice… Cette cicatrice rappelait à sa mémoire une bien méchante histoire. Aussi, l’apparence globale de ce satané paillasson transpirait un terrible laisser aller. Outre les cheveux rétifs qu’elle arborait depuis toujours en signe distinctif de sa folie, elle avait le teint malade. La mine défaite.
Une vague d’empathie malvenue le submergea malgré lui. Mais son hésitation à contre-attaquer ne dura pas plus d’une seconde. L’air dédaigneux de Shae Viridian avait le don d’activer le roi des démons qui veillait sur son épaule. Mettant de côté sa compassion, Aristide fronça ses gros sourcils broussailleux et inspira profondément.

« Tu peux m’expliquer d’abord pourquoi tu te sentais d’assassiner toute ma descendance Viridian ?! Et pardon mais. Chez TOI ? Parles-en avec tes colocataires ! Si j’avais su au préalable que tu habitais ici, crois moi, JAMAIS ! Je dis bien, JAMAIS ! je n’aurais accepté l’invitation ! »

Et à ces mots, il s’enferma dans les toilettes comme un adolescent fuyant ses parents. Si Viridian voulait lui présenter des excuses à travers la porte close, c’était le moment !
Mais après quelques secondes à bouder dans sa fosse à purin, on entendit bientôt la chasse d’eau couler et quelques bruits de brosse frottant la porcelaine. Il ressortit livide et ajouta.

« Tu ne parles de ça à personne, c'est pigé ?! »


_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 311
Points RP : 876
Localisation : London

Parchemin d'identité
Âge: 20
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Mar 5 Déc - 0:30



There’s an intruder and that’s not me !
Feat Aristide le Mollusque - 18 avril 2000



Paillasson. Le surnom maudit qui lui hérissait le poil depuis ses 6 ans, le surnom qui lui avait donné pour la première fois une bonne raison d'étrangler quelqu'un, cette appellation rustre et maudite, lui vrilla les oreilles tandis qu'elle fixait Aristide d'un air absent, et grinçait des dents. Pauvre type, pauvre nouille puante ! QUI avait osé accueillit cette pauvre excuse d'homme chez ELLE ? SON APPARTEMENT ? SON FOYER !! Malgré sa rage, elle savait déjà pertinemment que Ruth avait dû être celle qui avait ouvert la porte. Logan n'aurait jamais toléré un tel énergumène sous son toit. Non, c'était forcément Ruth. Et malgré tout l'amour qu'elle portait à sa cousine, elle avait une forte envie de violence qui la démangeait, courant sous sa peau, se manifestant presque sous la forme de petites étincelles au bout de ses doigts. La jeune femme patienta le temps qu'il lui fallait pour reprendre sa respiration, le teint livide.

Il finit par ouvrir la bouche - lui offrant l'aperçu délicat de sa dentition jaunie dont elle n'avait malheureusement rien à envier tant sa propre consommation de substances et de tabac avait rendue la sienne identique. Sa voix nasillarde et plaintive vint immédiatement lui hérisser le poil, et elle se réfréna d'aller le secouer.

« Tu peux m’expliquer d’abord pourquoi tu te sentais d’assassiner toute ma descendance Viridian ?! Et pardon mais. Chez TOI ? Parles-en avec tes colocataires ! Si j’avais su au préalable que tu habitais ici, crois moi, JAMAIS ! Je dis bien, JAMAIS ! je n’aurais accepté l’invitation ! »

Elle battit des cils une poignée de secondes avant de répondre d'un ton tranchant, son regard se faisant venimeux, sa voix portant au travers du panneau de bois qu'était la porte des toilettes.

- Ta descendance Howard ? Me fais pas rire, la seule façon que tu aurais d'avoir une descendance ce serait de l'adopter, aucune femme ne serait assez conne pour toucher tes misérables attributs ! Et ne viens pas me faire croire une SEULE SECONDE que tu as été invité à vivre ici ! Ruth a quand même un certain standing,
même pour les SDF qu'elle ramasse dans la rue !


Après quelques secondes de silence assourdissant, il finit par tirer la chasse, et ressortir, le teint cireux. Elle s'aperçut à cet instant qu'il était plus qu'en mauvais état, et refusa pourtant de céder à la tentation de n'éprouver qu'une once de culpabilité ou d'inquiétude. Elle avait ses propres démons à combattre, et elle se démerdait vachement mieux que lui d'abord. Elle répondit à son ordre par un regard méprisant et reprit la parole sèchement, se demandant ce qu'elle allait bien faire de lui, et quand enfin pourrait-elle se poser dans son lit, joint au Champifleur bien mérité au bec.

- Donne moi une bonne raison de ne pas brûler toutes tes affaires puantes et de jeter ton corps maigrichon par la fenêtre Howard ! Une bonne raison.
Parce que vu l'état de mon salon, je dirais que tu as prévu de planter tes griffes acérées un moment dans mon foyer. Donne moi une bonne raison de briser l'harmonie et la sécurité de ma maison pour ta sale tronche.


Elle se savait sans pitié à cet instant, tandis qu'une flamme dansait dans ses yeux, promesse qu'elle le jetterait dehors sans la moindre hésitation si il ne fournissait pas une explication satisfaisante à sa présence. Mais son manque singulier de compréhension et de sympathie ne la dérangeait en rien. Mieux : elle aimait se sentir en contrôle, dans toute sa puissance grandiloquente, et le fait de pouvoir décider de ce qui se passait dans l'espace restreint de l'appartement lui offrait au moins cette opportunité là. Shae pinça les lèvres une nouvelle fois, le jaugeant, tandis que les secondes s'égrenaient et qu'il cherchait probablement une nouvelle réplique acide à lui jeter. Réplique qui se solderait par son petit cul blanc et plat à la porte de l'immeuble, sans retour possible à l'intérieur.


_________________
HURRICANE
© FRIMELDA


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 339
Points RP : 1285

Parchemin d'identité
Âge: 20 piges
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Mar 5 Déc - 19:01



There’s an intruder and that’s not me !
Feat le Paillasson - 18 avril 2000



- Donne moi une bonne raison de ne pas brûler toutes tes affaires puantes et de jeter ton corps maigrichon par la fenêtre Howard ! Une bonne raison.
Parce que vu l'état de mon salon, je dirais que tu as prévu de planter tes griffes acérées un moment dans mon foyer. Donne moi une bonne raison de briser l'harmonie et la sécurité de ma maison pour ta sale tronche.


Nos deux compères échangèrent un regard de franche antipathie. L’électricité d’une haine silencieuse flottait dans l’air. Shae n’avait pas tant changé que cela. Sa verve assassine était au top niveau, voir même plus acerbe et agressive qu’auparavant. Ses manières de camionneur moldu étaient en somme loin d’être surprenantes. Maigrichon ? Sale tronche ? SDF ramassé dans la rue ?! Puant ?! LUI ? Le grand Aristide Henry Howard de Norfolk ?! Submergé par de trop nombreuses piques, l’offense de notre grande nouille avait atteint son paroxysme. Sentant son sang bouillonner dans ses veines, il ne savait plus comment endiguer cette salve d’insultes. Elle se croyait maligne l’évadée d’Azkaban ? Pour qui se prenait-elle ? La propriétaire des lieux ? Le balancer par la fenêtre… Vraiment ? Même soit-disant maigre comme un clou il n’allait pas être aussi facile à défenestrer qu’un première année de Poufsouffle. Sur ces pensées, Aristide croisa de grands bras décharnés sur sa poitrine. Son regard s’assombrit et un rictus moqueur lui tordait maintenant les lèvres.

«  Me jeter par la fenêtre ? Essaie donc pour voir. » Prononça t-il d’un air de défi.

Et n’ajoutant rien d’autre, il toisa la blonde de toute sa hauteur. Par Merlin qu’elle paraissait petite. Fallait pas pousser mémé dans les orties non plus hein ! Elle n’allait pas sérieusement mettre sa menace à exécution ! L’époque Poudlard où elle balançait des élèves depuis la tour d’astronomie était révolue depuis le temps ! Non ? Mais lorsque la sorcière intraitable agita sa baguette sans même prendre le temps de réfléchir, la certitude d’Aristide s’effondra comme un château de cartes. Décroisant ses bras malingres vitesse grand V, en agitant nerveusement ses mains en signe de repentance immédiate il s’écria :

« Wo wo wo ! On se calme ! »

Puis ne sachant toujours pas comment gérer la situation. Il réfléchit quelques secondes. Force était de constater que Shae Viridian avait un véritable balai dans le cul. Elle avait aussi l’air bien décidée à le jeter dehors. Alors… Quel bobard allait-il encore devoir inventer pour sauver sa carcasse de chien errant ? Il ne pouvait décidément pas se permettre de partir. Où irait-il ? C’était donc ça la vie de pauvre ? Ok. Ce n’était pas le moment d’envenimer les choses. Il allait donc devoir ravaler sa rancoeur et se montrer plus aimable ? Plus aimable… AH ! PLUTÔT CREVER ! Plutôt crever la gueule ouverte dans le caniveau que de se montrer courtois avec cet ersatz de femme ratée !
Mais où irait-il ?! Criait la petite voix dans sa tête. Son dilemme intérieur était terrible. Et alors que Shae semblait à nouveau s’impatienter et prête à l’envoyer valser, il plaqua subitement ses mains comme s’il allait se mettre à prier et ferma les yeux. Inspirant profondément. Il rouvrit les yeux et tel un démineur prêt à désamorcer une bombe il articula calmement.

« O-K. D’abord, tu ranges ta baguette. T’es dangereuse là. Ensuite, on va s’asseoir tranquillement pour discuter autour d’une bonne tasse de café chaud entre personnes civilisées. Si tu veux vraiment des explications, c’est la condition. »

Gagner du temps, rassembler ses souvenirs, embobiner la blonde, et le tour était joué. Aristide n’attendit pas de réponse et prit les devants. Il souleva un slip sale dans le salon sous lequel était dissimulé sa baguette en bois de pin. Il l’agita d’un coup sec et un sort informulé d’instant’café plus tard, il était adossé contre le plan de travail de la cuisine, le mug fumant de Morgan Bichon calé dans ses mains, un autre posé sur la table, si Shae se décidait à le rejoindre.


_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 311
Points RP : 876
Localisation : London

Parchemin d'identité
Âge: 20
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Mar 5 Déc - 22:31



There’s an intruder and that’s not me !
Feat Aristide le Mollusque - 18 avril 2000



Il l'agaçait. C'en était presque étonnant qu'elle se laisse autant atteindre par les affres d'un type aussi insignifiant, mais il avait toujours eu le don de viser juste et de réveiller chez elle cette infâme tendance à vouloir prouver à tout prix qu'elle valait bien plus que tout le mépris dont il l'infligeait. Et elle le détestait pour ça, pour lui renvoyer à la tête tous ses manquements, toutes les attentes que ses grands-parents avaient tenté de lui mettre sur les épaules. Il représentait fièrement avec son t-shirt dégueulasse et ses cheveux gras. toute la société aristocratique sorcière méprisante et paresseuse dans toute sa splendeur. Une société qu'elle haïssait avec chaque fibre de son être, surtout depuis cette dernière année à Poudlard, qui avait été créée de toute pièce par la paresse et le silence de ces mêmes aristocrates bouffis. Mais pourtant, quand il releva fièrement le menton et la défia du regard, elle ne put s'empêcher d'être légèrement impressionnée. Peut-être n'était-il pas l'incarnation même de tout ce qu'elle détestait.

« Me jeter par la fenêtre ? Essaie donc pour voir. »

Elle faillit rire - un sourire dur étira même ses lèvres. Il pensait qu'elle bluffait et qu'elle allait se rétracter soudainement ? Le pauvre avait oublié. Ou peut-être qu'elle avait d'elle même cultivé sa violence - cette même agressivité qui avait poussé Pedro à la quitter. La douleur qui lui vrilla la poitrine à ce souvenir la fit grimacer, et elle sortit sa baguette d'un air froid, qui sembla impressionner Aristide suffisamment pour qu'il se mette à suer à grosses gouttes et agiter les mains en signe de reddition. Elle abaissa sa meilleure amie d'un air irrité. Se calmer ? Il en avait du culot, de squatter honteusement le canapé ensorcelé et d'inonder d'odeur nauséabondes ses toilettes, puis de lui demander de se calmer ! Elle grogna un juron inintelligible et garda se baguette fixée sur lui tandis qu'il semblait chercher désespérément les bons mots à poser sur sa situation. Mais elle savait pertinemment qu'il ne lui dirait pas la vérité, alors qu'elle ne voulait que l'honnêteté. Une nouvelle sensation sourde dans sa tête, et elle relevait sa baguette d'un air énervé. Elle allait lui apprendre à cet impertinent !

Il dût percevoir son impatience car il leva une nouvelle fois les mains en signe d'apaisement avant d'ouvrir la bouche, prononçant des mots qui allaient une fois de plus la surprendre.

« O-K. D’abord, tu ranges ta baguette. T’es dangereuse là. Ensuite, on va s’asseoir tranquillement pour discuter autour d’une bonne tasse de café chaud entre personnes civilisées. Si tu veux vraiment des explications, c’est la condition. »

Une proposition mature et calme ? Suspicieux. Il essayait de gagner du temps, et elle sentit la migraine poindre de nouveau. Putain, pas une minute de tranquillité hein ! Elle l'observa aller dans la cuisine et faire comme chez lui, se retenant de grincer trop fort des dents, agacée à l'idée qu'il se sente déjà comme chez lui. Il semblait l'attendre - ayant même eu la courtoisie de lui préparer une tasse de café douteux. Elle rangea sa baguette et se massa l'arrête du nez une poignée de secondes, avant de tourner les talons en lançant :

- Donne moi 5 minutes.

Elle ferma doucement la porte et souffla longuement, son agressivité s'évaporant pour laisser place à une grande lassitude. Pourquoi faire, boire son café de merde ? Il allait essayer de l'embobiner, et elle allait être confrontée au même choix que depuis qu'elle avait franchi le pas de la porte : céder ou le foutre à la porte. La raison lui conseillait la dernière option, mais elle était fatiguée, et elle avait marre de devoir porter les responsabilités des autres sur ses épaules. Elle avait un coeur brisé, putain de merde, elle voulait juste être tranquille ! Elle se débarrassa de ses vêtements de voyage pour enfiler une tenue plus confortable et sortit de quoi se rouler un petit joint de Champifleur, emportant le tout dans la cuisine, où elle s'installa en reniflant d'un air las. Le mug de café sous ses yeux semblait moins attirant que le repos promis par l'odeur douce de l'herbe magique, et Shae finit par relever les yeux vers le visage tiré d'Aristide et s'exprima lentement.

- Laisse tomber Howard. Si c'est pour raconter des bobards, j'ai même pas envie de les entendre. T'as qu'à rester si mon palazzo te plait tant que ça. Mais va falloir respecter quelques règles basiques de vie commune.

Elle s'appliqua à rouler le joint, le regard concentré sur ses doigts tenant la feuille de papier.

- Premièrement. Les slips sales, là ? Pas possible. Tu ranges tes affaires, tu te démerdes, je veux pas voir tes sous-vêtements crades trainer partout. On est des sorciers for fuck sake, c'est pas si compliqué de ne pas laisser transparaitre toute ton incapacité à être propre.

Elle renifla entre l'amusement et le mépris, et alluma enfin le précieux sésame, inspirant longuement avant de relâcher un nuage de fumée, yeux fermés pour savourer la léthargie agréable qui venait s'étendre à chacun de ses membres.

- Ensuite. Les douches. On a de l'eau chaude. Tu prends une douche par jour. C'est non négociable, parce que l'odeur est présente Fétide. Ne m'oblige pas à utiliser ce surnom de manière quotidienne.

Elle rouvrit les yeux et reprit une taffe, son regard se plantant dans le sien.

- On ne parlera ni loyer, ni argent, parce que t'as pas l'air exactement en mesure d'assurer de ce côté là. Estime toi heureux, Ruth m'a contaminée, je suis d'humeur généreuse. Mais si tu mets en danger l'un des membres de cette colocation, non seulement, tu n'y foutras plus jamais les pieds, mais sois assuré que je te traquerais, et que je m'assurerais que ta chère maman ait une sacré bonne raison de pleurer. J'suis claire ?

Elle attendit un faible signe d'assentiment de sa part et hocha la tête pour conclure qu'ils s'étaient bien compris. La migraine qui lui vrillait déjà les tympans s'intensifia et elle émit un petit geignement plaintif en se massant les tempes, l'air agacée au possible. Putain, entre toutes ses insomnies et ses excès, son corps commençait à lui envoyer des signaux. Mais elle refusait de s'inquiéter - refusait d'écouter. Elle tira une nouvelle fois sur la cigarette faite de tout autre chose que du tabac, et renifla d'un air las. Elle ne lui avait même pas laissé une chance de s'expliquer - de dire peut-être la vérité. Avec un peu de chance, il n'était pas si idiot et était véritablement prêt à être honnête avec elle ? Il pourrait même se révéler un allié précieux dans sa quête continuelle de dévier les plans de ses grands-parents.

Elle le considéra une petite minute avant de finalement se décider à lui laisser cette chance de rédemption, cette même chance que Logan lui avait laissé à l'issue de la Bataille. Cet espèce de pardon qui avait sauvé le peu d'âme qui lui restait après cette horrible année, et dont elle ne se sentait toujours pas digne. Peut-être qu'en faisant l'effort d'en offrir un ersatz à Aristide... Qui sait.

- Mais évidemment, si tu as envie de me dire pourquoi tu as réellement atterri ici... Je suis toute ouïe.

En partant du principe qu'elle ne s'effondre pas la tête la première sur la table de la cuisine, évidemment.

_________________
HURRICANE
© FRIMELDA


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 339
Points RP : 1285

Parchemin d'identité
Âge: 20 piges
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Ven 8 Déc - 15:00



There’s an intruder and that’s not me !
Feat le Paillasson - 18 avril 2000



- Donne moi 5 minutes.

Finit-elle par lâcher de sa voix de bluesman qui semblait détruite par des années d’Ogden's Old Firewhisky, de tabac et de coups durs. Elle rangea sagement sa baguette. C’était à n’y plus rien comprendre. Était-il possible que nos deux irascibles sorciers puissent discuter calmement sans s’étriper ? La soudaine docilité de Shae étonna tant notre ex-serpentard qu’il leva un sourcil perplexe et, plongeant ses lèvres gercées dans son mug de café pour le siroter bruyamment exprès, il plissa des yeux méfiants en surveillant la blonde du regard jusqu’à ce que celle ci disparaisse dans son placard à plantes carnivores. Que mijotait-elle ? Devait-il s'inquiéter ? Son slurp interminable retentissait longuement dans la cuisine alors que notre sorcier méditait. 5 minutes. C’était bien assez pour mettre en place une histoire tangible. Premièrement, il était hors de question de parler de sa situation familiale. Ensuite, quant à son stage de recherche au pays des barbares… il allait sans dire que la mention moldu serait omise. Ces détails ne lui apporteraient que mépris et moqueries, surtout de la part d’une blonde acariâtre comme Shae Viridian qui jouait habilement dans la cour des sang-pur.
Il fallait la jouer fine. Doser la vérité pour préserver son statut de sorcier parfait et irréprochable. Alors quoi ? Comment allait-il vendre la légitimité de sa présence en ces lieux ? Comment se rendre indispensable ? Déjà ! Pupuce le canapé, s’il pouvait s’exprimer, voterait assurément en sa faveur… Mais cet argument était trop maigre et tenait plus de la blague nulle. Il allait falloir taper chez les humains. À bien y penser il était ironique de se dire que ni Ruth ni Bichon ne s’étaient inquiétés de savoir ce qu’il foutait là. Depuis son arrivé dans l’antre du bizarre, Morgan Bichon s’était contenté de l’ignorer le plus souvent possible, lançant quelques fois des regards accusateurs à une Ruth qui planait constamment à 3000 mètres d’altitude.
Bichon ne jouerait pas en sa faveur, c’était un fait. En revanche… Ruth… si caressée dans le sens du poil, pouvait s’avérer être une alliée de taille. C’était bien elle qui l’avait invité à se biturer en premier lieu, non ? Ruth… la cousine de Shae Viridian… Il y avait quelque chose à creuser de ce côté là. Peut-être… peut-être, s’il osait bluffer avec aplomb…
* En fait, ta cousine et moi on est in love. *.
Non. Si ? Diable non… ou bien ? Frapper fort ? Jouer la carte de l’improbable ? Il n’y avait que deux issues possibles s’il s’y risquait. Shae pouvait lui rire au nez et le foutre irréversiblement à la porte, ou bien s’étouffer dans son café et avoir le doute. Semer le doute était la meilleure des solutions s’il se montrait convaincant. Il gagnerait le temps nécéssaire pour retomber sur ses pattes et squatter chez quelqu’un d’autre. C’était tout ce qu’il prévoyait à ce moment précis où le risque de se faire virer dehors en slip était imminent.  
Shae réapparut trop tôt pour que le courage de balancer un tel mensonge paraisse comme un plan d’attaque impeccable. Par Merlin, que faire ?! Une sueur nauséabonde perlait désagréablement dans son dos.
Alors que la sorcière prenait mollement place pour lui faire face, il ne put s’empêcher de remarquer avec un vif intérêt que se trouvait dans les mains de cette dernière un pochon d’une plante trop familière. Alors comme ça, Shae se faisait des kiffs en solo en pleine matinée ? Ses yeux s’éclairèrent, cela faisait bien longtemps que sa réserve personnelle était épuisée. Une bonne dose de champifleur… allait-elle se montrer généreuse en souvenir de toutes les fois où il l’avait dépanné ? Ou bien allait-elle lui agiter son joint sous le nez par pure sournoiserie ? La forte odeur qui flottait tout à coup à travers la pièce lui confirma la qualité du produit et son envie de tirer quelques lattes s’intensifia.
Ne quittant plus des yeux l’objet de sa convoitise et scrutant avec attention les gestes mous et grossiers de la blonde il constata avec agacement qu’elle roulait toujours ses sucettes à bien être comme au premier jour. C’est à dire, à l’arrache. Combien de fois lui avait-il dit d’utiliser une pipe ensorcelée pour une meilleure appréciation des propriétés magiques de ce seul joyau de la botanique insurrectionnelle ? Tssk. Le paillasson n’apprenait jamais rien de personne et s’obstinait à faire comme ELLE et elle seule l’entendait. La frustration d’assister à un tel gâchis le crispa tant qu’une moue dédaigneuse s’inscrit sur son visage. S’il avait déjà le teint cireux auparavant, une pâleur sans précédant lui donna l’air d’être anémié. détachant enfin son attention du carnage il croisa le regard las de la blonde qui attendait sûrement qu’il n’entame ces fameuses explications. Cette partie d’échec promettait d’être tendue, il était temps de sacrifier cette courte trêve.

«  Je… » Prononça t-il avec beaucoup d’hésitation mais la sorcière désabusée le coupait déjà pour lui dire que ce n’était plus la peine de se fatiguer à justifier sa présence.

- T’as qu'à rester si mon palazzo te plait tant que ça.

Conclut-elle alors qu’Aristide ouvrait de grands yeux, stupéfait. Pardon ? Avait-il bien entendu ? Bien que se faire traiter de baratineur l’indignait profondément, il fit un effort pour ravaler sa fierté. Ce n’était pas le moment de gâcher ce revirement de situation inouï par un commentaire malvenu. Elle, Shae l’intraitable, le paillasson le plus revêche de Londres, baissait les armes et l’autorisait à rester ?! Il n’en demandait pas tant et réprima tant bien que mal un sourire de franche excitation. Il n’aurait pas tant sué s’il s’était attendu à ce que cela soit si facile ! Il joignit ses deux grandes mains nerveuses en signe de gratitude éternelle. Il jubilait intérieurement bien que la petite voix dans sa tête lui priait de réfréner son cri de joie. Étaient-ce les effluves de champifleur qui avaient joué en sa faveur ? Shae était à des années lumière d’agir comme il s’y serait attendu et tout ceci était aussi inquiétant qu’incroyable. Trop facile. Trop. FACILE ! Sa victoire était totale.

- Mais va falloir respecter quelques règles basiques de vie commune. Poursuivit-elle comme si poser des conditions maintenant allait changer quoi que ce soit.

Et cela n’avait plus aucune espèce d’importance, il était prêt à dire amen à tout si cela pouvait lui faire plaisir. Notre ex-serpentard opina donc du chef sans vraiment prêter attention aux détails d’intendance qu’elle semblait énumérer avec une pointe d’agacement dans la voix. Slips sales… pfff. Comme si cela gênait qui que ce soit d’autre qu’elle. Aussi, Il n’avait pas de chambre, lui ! Où d’autre que par terre pouvait-il les mettre ? Et propre, il l’était ! Son hygiène était impeccable ! Était-ce de sa faute s’il transpirait pour un rien ? Devait-il lui rappeler que c’était une des raisons pour lesquelles il économisait autant son énergie ?

«  Oui, oui ! Bien sûr. Tout ce que tu voudras ! »

Son attention baissa encore d’un cran lorsque Shae alluma ENFIN son champifleur. À un point tel que même le surnom « Fétide » (qui était depuis toujours si injuste) ne l’alarma guère. Elle fermait les yeux de plaisir. Ah ! Et elle le narguait en plus la garce ! Il la fusillait maintenant du regard. Radine ! Lui cria t-il mentalement, espérant lui envoyer un mauvais sort par la pensée. Ce qu’elle remarqua en rouvrant les paupières et il se demanda tout à coup effrayé, s’il n’avait pas formulé cette invective à haute voix. Elle termina son long monologue par une dernière menace pour la forme. Mais elle était si loin d’être convaincante qu’il ne releva même pas et opina du chef une nouvelle fois.

- Mais évidemment, si tu as envie de me dire pourquoi tu as réellement atterri ici... Je suis toute ouïe.

Le souafle était maintenant dans le camp d’Aristide et il hésita quelques secondes avant de s’exprimer. Shae avait l’air d’être au bout du rouleau. Elle lui permettait de rester, il n’avait donc plus rien à craindre ni à gagner. Cette discussion autour d’un café et joint de champifleur qui était une première entre nos deux énervés de la vie ainsi n’était pas si désagréable au final. Pouvait-il envisager sérieusement une conversation où il confierait sa misère à une sorcière qui n’en aurait que faire ? Il détailla la blonde du regard et remarqua que son coeur balançait étrangement entre déballer son linge sale (sans slips) ou bien se montrer détestable. Il se raclât la gorge et déglutit.

«  Ben. En fait...»

Non, ça ne collait pas. Il était ARISTIDE HENRY HOWARD DE NORFOLK par tous les dieux ! C’était pas le moment de s’apitoyer ! Plus encore ! Il était temps de prendre une initiative ! Un sourire narquois un peu tordu se dessina sur ses lèvres, il posa bruyamment sur le plan de travail son mug où flottait une montagne de marc de café et s'exclama :

« Trop tard paillasson, fallait me laisser parler AVANT ! Je m’apprêtais à te dire toute la vérité, Eh OUAIS ! Mais faut croire que tu ne la mérites pas aujourd’hui ! » Et en deux enjambées rapides il se trouvait auprès d’elle. Elle assise, lui debout, la différence de taille était démesurée, il se plia en deux pour lui dire au creux de l’oreille :  

« FAIS TOURNER BON SANG ! » cria t-il pour lui vriller les tympans tout en s’emparant du précieux sésame.

Parfaitement conscient qu'il risquait de réveiller le roi des démons en agissant de la sorte, il s’enfuit jusqu’au placard à plantes carnivore pour assouvir sa plus grande curiosité. À quoi ressemblait donc l’antre du dragon Viridian ?! Il savait qu'il jouait avec le feu. Il savait. Mais ce comportement juvénile était plus fort que lui. Cette envie furieuse d'asticoter son "ennamie" d'enfance ne le lâchait jamais. Il tira une grosse latte puis ouvrit la porte avec fracas pour s’avancer précipitamment à l’intérieur.

Dans son agitation, Aristide glissa malencontreusement sur ce qui semblait être… Oh bordel. UNE CULOTTE (batman). Hurlant dans sa chute, il se rattrapa par terre en tapant furieusement son pied contre le parquet. Vaine tentative pour se débarrasser de cette culotte maintenant accrochée à sa cheville.


_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 311
Points RP : 876
Localisation : London

Parchemin d'identité
Âge: 20
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Ven 8 Déc - 21:29



There’s an intruder and that’s not me !
Feat Aristide le Mollusque - 18 avril 2000



Joint tenu faiblement au bout des doigts, migraine tambourinante et regard dans le vide, Shae semblait s'accrocher à la vie comme un Gallion tenu par un fil. Pas très bien en somme. Mais cela ne l'empêchait pas de détailler les boucles sombres d'Aristide, son air narquois et un peu sournois, et de se perdre dans la nuance verte opale de son regard. Tout l'opposé de Pedro. Le Champifleur, au lieu de l'emmener à 1000 lieues de ses soucis actuels, semblait renforcer ses idées noires et la faire obséder sur des détails et des souvenirs dont elle aurait préféré cent fois se débarrasser. Tout sauf attentive, elle ne prêta aucune attention à l'intense réflexion se dépeignant sur les traits de l'aristocrate délicat, et fut donc plus que surprise par le bruyant jet de mug sur la table, qui la fit écarquiller les yeux d'un air bêta. UGH Elle était Shae Viridian nom d'un Botruc ! Elle en avait plus dans le slip que ça !

L'annonce tonitruante d'Aristide lui tira une grimace désabusée. Evidemment qu'il n'allait ps se confier et saisir l'occasion unique et en or qu'elle lui donnait d'arrêter d'être un petit con et de se comporter en adulte conscient et responsable. Il n'aurait pas été Aristide autrement, et elle n'aurait pas été Shae si elle n'avait pas prévu d'ensorceler chaque petit mètre carré du salon afin de lui rendre la vie impossible. Un sourire narquois flotta sur ses lèvres et elle imagina sa tête horrifiée lorsqu'il se rendrait compte que le parquet se mettrait à hurler des cris d'alarmes suraigus à chaque slip sale déposé. Elle avait déjà hâte d'en concevoir la formule et de le voir en application.

Elle s'apprêtait à reprendre une longue taffe quand soudainement, la silhouette dégingandée se trouvait tout proche d'elle, pliée en deux pour la toiser avec un sourire méprisant qui lui fit vite monter la moutarde au nez. Cet emplumé ne pensait tout de même pas que sa bénédiction lasse l'autorisait à enfreindre la politesse la plus basique et se tenir aussi proche d'elle ?! HEIN ?! L'esprit embrouillé de la Botaniste partit en vrille tandis qu'elle se rappelait avec horreur les circonstances de son premier baiser avec cet abruti d'Howard, la scène lui revenant par flashs traumatiques. Nu-huh elle n'allait certainement pas retomber dans de vieux travers aussi pathétiques ! Surtout avec un mollusque pareil. Fort heureusement - ou pas - il se contenta de venir lui hurler dans les oreilles et de lui voler son précieux sésame fumé avant de partir en courant vers SON REFUGE, sa chambre. Scandalisée, elle cligna des yeux une poignée de secondes avant de se lever d'un bond, juste à temps pour le voir s'effondrer au sol, pris au piège par sa culotte Batman.

Elle approcha d'un pas ferme, des éclairs dans les yeux, sa main retrouvant le chemin de sa baguette avec l'aisance d'une énervée perpétuelle. Se penchant par dessus la silhouette immense, elle le toisa avec une condescendance sans faille.

- Dis moi Howard, tu ne serais quand même pas devenu un renifleur de petites culottes en deux ans ? Je sais que tu as toujours été bas dans l'aristocratie... Mais à ce point ?

Elle secoua la tête d'un air désappointé et finit par grommeler en allant rassurer les quelques pots flottants dans sa chambre - ses propres petits bébés personnels - probablement terrifiés par l'entrée fracassante de l'ex Serpentard.

- Ma pauvre Grundela, tu as les piquants tous pâles ! Il est moche hein ? Je sais, je sais, ça va aller... Oh, Fran !! Pauvre petite souche de Snargalouf, ça va aller ! Non, je comprends pas non plus comment Logan a fait pour ne pas l'étrangler... Mais si il est relou je te laisserais le manger t'inquiètes chérie.

Elle finit par se retourner vers l'imbécile qui se redressait malhabilement, avec cette grâce pataude de poulain aux jambes trop longues et persifla d'un air agacé.

- La prochaine fois, évite de foncer comme ça, je mets des sorts sacrément agressifs en place pour préserver mon intimité. T'as du bol que je revienne de colloque et que je sois trop crevée pour te botter le cul. Maintenant dégage et va ranger ton bordel au salon !!

Elle grogna et  se massa les tempes une nouvelle fois, son regard se posant sur les draps entortillés de l'immense lit qui lui paraissait désormais dix fois trop grand pour son corps trop maigre. Une ombre passa sur son visage et elle finit par souffler.

- Faut que jme repose un peu, mais après on ira sûrement tous boire un coup. Plusieurs coups. J'imagine que tu en es ? En fait t'as pas le choix. Tu me dois au moins un litre de whisky pur feu tellement je suis magnanime.

Elle conclut sa tirade par une grimace des plus matures, langue tirée, et un rire nerveux lui échappa tandis qu'elle allait s'écrouler dans cet immense lit froid et triste qu'était le sien, s'enroulant dans la couette avec un rictus, sans même prendre la peine de le virer à proprement parler de son espace. Un espace fortement encombré, tant par les caisses qui lévitaient, pleines de bougies, pierres, livres et diverses potions, toutes sagement en hauteur, prêtes à être appelées par leur propriétaire. Les plantes semblaient jaillir de partout également, autant au niveau des fenêtres que les feuilles vivaces sortant d ce qui semblait être un tiroir à chaussettes. Une forte odeur d'encens couvrait celle de la clope et du Champifleur, et quelques bouteilles vides attendaient au bout du lit, à portée de main. De grandes runes étaient dessinées au charbon sur les murs blancs, les recouvrant entièrement. Sa voix étouffée finit par retentir en un marmonnement à moitié endormi

- T'es toujours là ?

_________________
HURRICANE
© FRIMELDA


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 339
Points RP : 1285

Parchemin d'identité
Âge: 20 piges
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Dim 10 Déc - 3:55



There’s an intruder and that’s not me !
Feat le Paillasson - 18 avril 2000



Force était de constater qu’agiter la jambe comme un détraqué mental ne le libérait pas de l’emprise de cette culotte maléfique. Sa cheville était toujours captive mais son larcin était sain et sauf ainsi que miraculeusement toujours calé entre ses lèvres. Entre deux coups de pied il tira une nouvelle latte. Se délectant de cette fumée âcre et sucrée qui lui avait tant manqué, ses pupilles se dilatèrent et un frisson de bien être lui grilla quelques neurones. Ce champifleur était tout aussi fort que son odeur. Cela faisait des lustres qu’il n’en avait pas gouté de si bon et il se demanda un court instant où est-ce que Shae avait bien pu se le procurer ? Cette digression fut de courte durée car cette culotte lui collait littéralement toujours aux basques comme un Botruc à son arbre.
Au vu des exigences de la situation il concéda avec la plus grande réticence à toucher de ses doigts délicats l’horrible bout de tissu pour s’en défaire.
Ah ! Elle pouvait pinailler au sujet des slips sales ! Mais alors sa culotte repoussante ne valait pas mieux dans le décor ! Interloqué et légèrement high, notre ex-serpentard scruta deux secondes le symbole jaune et noir avec curiosité avant de l’envoyer valdinguer précipitamment à travers la pièce lorsque sa propriétaire furieuse déboula avec la grace d’un cochon affamé. Trop tard, elle avait assisté à son étude runique. Il allait passer pour un…

- …renifleur de petites culottes…

Tel un adolescent prit en flagrant délit, Aristide se redressa vivement, le teint rosé. Cette histoire de lingerie fine finissait par prendre d’étranges proportions. Peut-être que pour une fois, le paillasson, (il se damnerait de l’admettre), avait raison.
Il était dans l’intérêt de tous de garder les fautes de goût à l’abri des regards indiscrets. Oui, enfin,… se plier aux conditions de la blonde était tout de même perdre une occasion  en or de l’emmerder. Dilemme, dilemme.

- Je sais que tu as toujours été bas dans l'aristocratie... Mais à ce point ? Asséna t-elle en toute conclusion comme si cette remarque allait lui décrocher un sourire. Cette moquerie lui rappela instantanément sa condition, et il n’y avait rien de plus déplaisant que de se souvenir que la précarité de son statut était si évidente aux yeux des autres. Un rire ironique et agacé lui échappa

« Ha-ha. C’est fin ça ! Quel trait d’esprit Viridian ! J’applaudis ! »

Elle pouvait se targuer d’être mieux placée que lui dans la caste des familles aisées, mais il avait quelques fois entendu dire qu’elle n’était pas toute blanche non plus. À l’époque, au château de Poudlard, des rumeurs loin d’être flatteuses couraient à son sujet et même si les faits en eux même étaient loin d’intéresser notre grand maigrichon, c’était un projectile de plus à pouvoir lui renvoyer dans la face en cas d’urgence.

« Tu peux parler, la parvenue…» marmonna t-il dans sa barbe

Fort heureusement pour lui, l’attention de la sorcière était focalisée sur tout autre chose. Absorbée par ses laitues volantes, Shae Viridian monologuait toute seule. L’insultant au passage comme s’il n’eut pas été dans la pièce. Loin de se laisser démonter, Aristide en profita pour épousseter son tee-shirt et jeter un coup d’oeil aux alentours. Ce fameux placard à plantes carnivores… Bichon et Ruth n’avaient menti qu’à moitié. Il y avait plus de plantes ici que dans une serre de Poudlard. Il n’aurait su nommer qu’une infime partie des créatures qui se trouvaient devant lui et cette situation était terriblement incommodante. La botanique n’avait jamais été son fort et pour cause. TROP DANGEREUX ! Loin d’avoir envie de se prendre un quelconque jet d’acide au visage ou de se faire croquer les boucles, il décida de prendre ses précautions en restant immobile. Tirant une fois de plus sur le champifleur pour se redonner une dose de bien être, il remarqua que le lit qui trônait fièrement au milieu de la pièce était anormalement grand. Shae savait se faire plaisir dans la vie, c’était un fait. Et dire qu’il s’était tapé pupuce tout ce temps ! Oui, cette vexation risquait de lui revenir souvent.

- La prochaine fois, évite de foncer comme ça, je mets des sorts sacrément agressifs en place pour préserver mon intimité. T'as du bol que je revienne de colloque et que je sois trop crevée pour te botter le cul. Maintenant dégage et va ranger ton bordel au salon !!

Ça avait le mérite d’être clair. Et ça tombait bien, une fois à l’intérieur, cette chambre aux allures de jungle équatoriale ne lui donnait plus exactement l'envie d’y rester. Ça sentait la chèvre ici et si ce n’est le lit king size, tout lui semblait hostile.

«  Ouais, ouais… » Fit-il avec arrogance. Et alors qu’il s’apprêtait à sortir, elle lui proposa quelque chose de tout à fait inattendu. L’inviter à se joindre à eux pour boire un coup tous ensemble était la meilleure idée du siècle. Il méritait sacrément son litron de bieraubeurre après le coup dans les noix qu’elle lui avait infligé en guise de bonjour et sa chute sur culotte. « J’imagine que t’en es ? » qu’elle disait ? Bien sur qu’il en était ! Question idiote !

«  Tu imagines bien. Mais compte pas sur moi pour t’aider à bousiller ton foie. »

Et à ces mots, il répondit à la grimace de l’ex-serdaigle par un fuck nonchalant. Elle s’était déjà écroulée sous sa couette sans réagir autrement que par un drôle de rire sinistre. Sur le pas de la porte, prêt à s’éclipser, il ne put s’empêcher de penser avec perplexité qu’il se souvenait d’une Shae Viridian avec plus d’énergie à revendre qu’un cognard détraqué. Y avait-il un souci ? Bien que l’état d’apathie de la sorcière lui soit profitable, c’est avec une étrange nostalgie qu’il se souvint de la shae des années Poudlard. Une boule de nerfs et de cheveux en pagaille qui cognait à la moldu sans hésiter ceux qui l’importunait dans les couloirs. Elle avait su se faire respecter dès les premières années et même si ses allures de bête sauvage et sa grande gueule en effrayaient plus d’un, c’était pour lui un plaisir coupable de se fritter avec elle. Au final on aurait pu dire que c’était la personne qu’il aimait le plus detester et la voir aussi amorphe lui coupait quelque peu l’herbe sous le pied. Certes, elle lui avait quand même balancé son pied dans l’entre jambe gratuitement hein ! Mais là, roulée en boule dans son lit comme une vieille chaussette puante, ça faisait franchement pitié à voir.

- T'es toujours là ? Dit-elle faiblement, et il remarqua qu’il était effectivement… toujours là. Planté comme un abruti dans le couloir.

«  Euh. Oui. J’étais en train de me dire que ton lit était trop grand pour toi toute seule. »

Et osant l’improbable, titillé par l’envie de tester le moelleux du matelas et celle de ne lui laisser aucun répit, il vint poser son postérieur princier sur la couette. Prenant grand soin d’éviter les plantes en pagaille. Oh patate, c’était ça le paradis. Un fucking lit moelleux. Il tira une énième fois sur le champifleur et gesticulant brusquement pour que ses fesses osseuses épousent les formes du matelas il s’enquit sincèrement.

«  Quelque chose ne va pas ? T’es malade ? »

À circonstances étranges, sentiments étranges. Retrouver Shae lui procurait plus de joie qu'il ne le lui avouerait jamais. S'entre chaparder le calumet de la paix comme au bon vieux temps, s'étriper... s'insulter tout ça... Même ce rendez-vous catastrophique à Pré-au-Lard lui laissait finalement d'amusants souvenirs. Excepté pour le téton cramé. Ça c'était loin d'être drôle et par le slip de Merlin, jamais ça ne le serait. Aristide était totalement relaxé. Le champifleur lui octroyait la dose parfaite d'une détente salvatrice. Peut-être que sa familiarité soudaine était en partie liée à ses propriétés magiques, peut-être pas. Pour l'heure il se sentait tout à fait en adéquation avec ce qu'il ressentait.


_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 311
Points RP : 876
Localisation : London

Parchemin d'identité
Âge: 20
Crédits :
Inventaire:

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    Dim 10 Déc - 20:16



There’s an intruder and that’s not me !
Feat Aristide le Rat Taupe - 18 avril 2000



L’entière situation était irréelle. Plus qu’étrange, elle prenait ce goût de rêve un peu barré où la réalité se déforme, le haut devient le bas, le bon devient le méchant, et rien ne prime plus que les sensations les plus crues et instinctives, celles qui vous viennent des entrailles. Au fin fond de ses entrailles, Shae Viridian ne ressentait rien. Un grand vide, une gêne immense, une envie toute petite de disparaitre et de devenir quelqu’un d’autre. Cette envie insensée qu’elle nourrissait depuis déjà trop longtemps, à grand renfort de substances douteuses et d’alcool, ce besoin d’oublier qui elle était pour quelques heures, malgré le fait que le retour à la réalité soit toujours plus douloureux encore à chaque reprise de conscience. Cela ne faisait que 6 jours que Pedro l’avait quittée, et elle avait déjà réussi à doubler sa consommation sans l’ombre d’un remord. Elle avait au moins besoin de ça pour tenir le choc des journées et de rester fidèle à l’hystérique sans morale qu’elle avait tant aimé portrayer ces trois dernières années. Si ce n’est la profonde lassitude qui parfois venait la prendre par surprise, comme maintenant, elle aurait renvoyé Aristide à la rue en un battement de cils, sans s’inquiéter plus que ça. Aristide, qui d’ailleurs, ne semblait toujours pas avoir quitté le seuil de sa chambre.

Bousiller son foie nianiania... Qu'est ce que ça pouvait bien lui foutre à ce raton laveur empaillé ? Parvenue, mais pour qui il se prenait cet aristocrate coincé du bulbe ? Le cerveau embrumé de la blonde aurait bien aimé balancer ces quelques répliques acides, mais elle était trop anesthésiée pour articuler ne serait-ce qu'une insulte. Là. Sous sa couette, enroulée comme un burrito un peu louche, à pouvoir ignorer les méandres vivaces du dehors, elle se serait presque sentie en sécurité. Un peu de whisky pour parfaire le tout, et elle pourrait s'oublier un peu plus, elle en était persuadée. Oublier qu'elle avait une affreuse cicatrice lui mangeant la moitié du visage. Oublier qu'elle venait de se faire larguer comme une chaussette par son premier amour. Oublier que malgré tout son talent, elle n'était reconnue que comme une tête de linotte blonde aux idées certes brillantes, mais trop décalées. Pas assez... commerciales.

«  Euh. Oui. J’étais en train de me dire que ton lit était trop grand pour toi toute seule. »

Et il enfonçait le couteau dans la plaie. Elle se recroquevilla sous la couette, un soupir las lui échappant. Ugh. Elle les détestait, tous, tout le monde. Ce fichu monde qui continuait à tourner alors qu'autour d'elle tout s'effondrait, alors que des cauchemars revenaient lui jeter à la tronche tout ce qu'elle avait fait durant cette année à Poudlard, alors que le seul en qui elle avait pensé trouver un refuge et une main tendue lui avait claqué la porte au nez. Quand Aristide vint déposer le bout de son postérieur princier sur SON matelas, elle n'eut ni le courage de se mettre à gueuler, ni même la force de le fusiller du regard. Elle tira simplement sur la couette pour s'enrouler au mieux et disparaitre, loin de son regard sûrement empli de jugement et de dédain. Ce sale type qui pensait qu’il pouvait revenir brutalement dans sa vie et soudainement vivre sous son toit, après tout ce qui s’était passé à Poudlard, après tout ce que leur génération avait vécu. Elle avait envie de crier et de pleurer en même temps, d’enfin relâcher toute la pression qui s’était lentement mais sûrement bâtie en son sein, qui atteignait désormais des paroxysmes, mais elle s’en trouvait bêtement incapable. Surtout devant lui, qui devait n’attendre que ça.

«  Quelque chose ne va pas ? T’es malade ? »

Elle lâcha un nouveau soupir et se redressa juste assez pour que son visage dépasse de la couette, lui jetant un regard irrité. Comme si Aristide Henry Howard de Norfolk pouvait y comprendre quelque chose, ce pur produit de la société pure sorcière. Non, lui ne connaissait ni les regrets ni l’angoisse de voir un jour ressurgir le prix des actes commis. Elle se contenta de lâcher d’un air agacé.

- J’ai un squatteur sur mon lit, évidemment que ça ne va pas.

Après une poignée de secondes, elle ajouta, comme pour s’expliquer.

- Je reviens de Berlin, j’avais un colloque de recherche. C’était fatiguant.

Elle tendit le bras pour récupérer ce qui restait de son piètre mégot, et elle le termina rapidement avant de l’écraser sur la table de nuit, se retournant encore une fois pour l’observer avec irritation, toujours enroulée dans sa couette comme dans une doudoune trop encombrante. Ses yeux vaguèrent sur le visage connu et maintes fois détaillé - principalement lorsqu’il était occupé à tout autre chose durant leurs années de Poudlard - et elle finit par hausser les épaules en refermant les yeux pour se reposer.

- Pense pas une seule seconde à ce qu’on se fasse une soirée pyjama-confessions pendant que tu m’tresses les cheveux, espèce de salade frisé parlante.

Sa présence avait au moins le bon goût d’être distrayante, et peut-être était-il temps qu’elle s’autorise à penser à autre chose qu’à la peur, la douleur, et le mal-être qu’elle ressentait depuis trop de temps. Peut-être était-il temps qu’elle arrête de s’écouter autant et qu’elle reparte dans ses bonnes habitudes spontanées. Elle n’allait même pas si mal que cela de toute façon. Et elle irait encore mieux d’ici quelques heures, avec suffisamment de grammes dans le sang pour trouver la situation drôle. Damn, elle était sûre qu’en deux-trois verres, elle pourrait le convaincre de se teindre les cheveux en rose fluo. Ouaip. Définitivement son idée la plus brillante de la journée. Un sourire contemplatif se peignit sur son visage tandis qu'elle imaginait le résultat, le Champifleur semblant enfin avoir un effet positif sur sa psychée, ses angoisses et peines commençant enfin à s'effacer au profit d'idées plus farfelues.

_________________
HURRICANE
© FRIMELDA


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: There's an intruder and that's not me !    

Revenir en haut Aller en bas
 

There's an intruder and that's not me !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Breitling intruder plus reparable ???
» Réfection eterna centenaire 61

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Malleus Maleficarum :: Monde Magique :: Habitations :: The Chaolocation-