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 Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)

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MessageSujet: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Dim 27 Aoû - 23:22

7 h 17, 26 octobre 2020. Pré-Au-Lard, Grande rue commerçante.


Anastasia avait descendu les marches deux à deux, déboulant dans la grande salle de restauration du Chaudron Baveur, et salué le tenancier, qui commençait à bien la connaitre maintenant et qui avait préparé un paquet bien enveloppé. Elle logeait à l’enseigne depuis plus d’un mois désormais, y prenait ses petits déjeuners chaque matin, et quelques fois ses repas. Etant donné que cela faisait plusieurs jours qu’elle ne glandait littéralement, la sorcière s’était proposé d’embarquer ces bouquins qu’il devait rendre depuis déjà deux mois à l’une de ses connaissances à Pré-au-Lard : Abertha McWiney.

Mais évidemment, il fallait qu’elle soit à la bourre ! Le tenancier lui avait bien signifié le matin même que le train de nuit partait de la gare de King Cross à vingt trois heures précise. Cela ne l’avait pas empêché de quitter le Chaudron Baveur à onze à heures moins le quart. Elle avait donc traversé Londres en courant comme une dératée avec son paquet sous le bras, mais même Usen Bolt n’aurait pas pu arriver à l’heure. Et évidemment, une fois sur le quai de la voie 9 ¾, elle avait pu voir la fumée du train déjà bien loin à l’horizon. Malheureusement le Poudard Express ne partait pas tous les jours, loin de là. Et avec le retour des vacances de la Toussaint, cela aurait été l’occasion d’en profiter.
Heureusement que les russes sont tenaces et débrouillards. La bougresse avait sauté sur les rails et suivit celles-ci pendant vingt bonnes minutes jusqu’à trouver un arbre. Un bouleau verruqueux plus précisément. Quand le balai volant s’était culturellement imposé en Europe, au fin fond de la Sibérie à Koldovstoretz, l’école de sorcellerie russe, on jouait au Quidditch à dos d’arbres. Aussi, elle n’avait pas perdu de temps pour déraciner ce pauvre bouleau et l’enfourcher, pour ensuite suivre la voie ferrée.

La russe avait finit par prendre de l’altitude, à mesure qu’elle s’était éloignée de la ville, suivant le train aux fenêtres des cabines encore illuminées et surement investies par les couche-tards, comme un marin suit la lueur du phare. Et les paysages de verdure britanniques étaient bien agréables à regarder, quand bien même la seule véritable source de lumière était la voute céleste. En réalité, c’était surtout ce calme paisible brisé par le seul bruit de la locomotive qu’elle appréciait. Et il valait mieux en profiter, car le vol allait durer encore un moment.

Le soleil pointait à peine le bout de son nez, lorsqu’Anastasia aperçu enfin Poudlard. Un immense château au style très européen, comme on les décrit dans les contes et légendes moldues de coté-ci du globe. Elle piqua pour se poster à hauteur du train lorsque celui-ci emprunta un immense pont de pierre. Oui, le monde sorcier britannique était vraiment pittoresque, et différait beaucoup de ce qu’elle avait connu en Russie. Evidemment, là-bas aussi il y avait des coins plus… Naturels et folkloriques, lorsqu’on s’éloignait des zones de grands rassemblements, mais aucun n’avait ce cachet anglais si difficile à décrire et expliquer. A moins que cela ne soit que le dépaysement ?
Certains des apprentis sorciers les plus matinaux s’étaient collés aux vitres de leur compartiment, interloqué par ce qu’ils voyaient. Il y avait de quoi être surpris quand on était habitué à ne voir que des balais ou des voitures volantes. La russe prit ses distances du Poudlard Express et grimpa un peu plus haut pour avoir une meilleure vue sur la région. Le tenancier lui avait bien expliqué que Pré-Au-Lard ne se situait pas très loin de Poudlard, dans les terres, où se trouvait le terminus du train.

Il devait être sept heures du matin quand la mirkrahaul finit enfin par arriver au village. Un endroit peuplé uniquement de ressortissants du monde des sorciers, et célèbre pour sa maison hantée. On y trouvait toutes les commodités nécessaires, entre les petits commerces et l’auberge, ainsi que les studios de la très populaire « Radio Indépendante à Transmission Magique ». C’était somme toute un endroit charmant et plutôt calme, surtout par cette matinée d’automne.
La russe passa au dessus de ce qui ressemblait le plus au centre du village, pour aller se poser un peu plus loin, aux abords des maisons les plus excentrées. Elle n’allait pas abandonner son arbre en plein milieu d’un chemin non plus ! Quoiqu’il en soit, elle qui avait compté passer une bonne nuit dans un train, était maintenant fatiguée et affamée. La seconde étape de son voyage serait donc les Trois Balais, où elle pourrait en plus de cela se réchauffer un peu.

La blonde remontait l’allée centrale, vêtue d’un caraco blanc tout simple et d’un long manteau de cuir aussi foncé que son pantalon moulant, lui aussi fait de cuir. Et elle marchait dans les flaques sans prêter attention à ses bottines.

- Как я найду Abertha McWiney ? Demanda-t-elle pour elle-même en observant les environs.
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Mar 29 Aoû - 18:21


Une livraison pour la vielle McWiney.
Pendant qu'une jeune femme russe courait dans les rues de Londres après un train qu'elle ne parviendrait pas (vraiment) à rattraper, un londonien à peu près du même âge passait sa soirée non loin de là, en compagnie d'amis tous à peu près aussi faux que lui. Mais la soirée était cependant agréable, on échangeait sur les dernières déconvenues, sur le voyage le plus récent, sur le mari de la voisine qui avait encore perdu les économies du couple sur un mauvais pari aux bavboules, le tout copieusement arrosé de vin pour terminer sur les notes suaves d'une distillation de Ciguë. On parlait de tout et de préférence en mal. De tout sauf de l'inquisition en cours. Et à l'heure ou cette même jeune femme Russe ne respectait pas la règle d'une pause toutes les deux heures, lui même se laissait choir tout habillé sur un lit pas même défait.

Sa mine aurait pu être aussi blême que celle de la jeune femme, partageant cet air typique de ceux qui ont passé une trop courte nuit, sauf qu'Orcus avait ses petites astuces beautés à faire pâlir d'envie aussi bien un Gilderoy Lockhart dans ses années les plus fringantes, que la fine fleur des youtubeuses beauté du monde moldu. C'est donc avec une apparence presque fraîche qu'il transplana à Pré-au-Lard sur les coups de 7h15, non pas qu'il était du genre lève-tôt, tout au contraire, mais parce qu'une fois l'effet légèrement planant de la ciguë dissipé, il ne lui restait plus qu'une abominable angoisse intarissable pour partager sa nuit. Et puisqu'il avait d'ores et déjà compris qu'il devrait faire avec pendant quelques temps, il eut la certitude que la plus sage décision à prendre était de rejoindre au plus vite les abords de la célèbre école afin de se donner le temps nécessaire de trouver le courage d'en passer le seuil avant les coups de midi.

Il se trouvait au milieu de la rue pavé du centre du village, lorsqu'il entendit un curieux vrombissement de feuilles secouées par le vent. Orcus avait bien quelques soucis d'addictions, mais elles étaient encore assez contenues pour qu'il n'en soit pas au stade de perdre son sens de l'observation et se rendre compte qu'il n'y avait pas le moindre pète de vent ce matin. Il leva le nez en direction du bruit et eut à peine le temps de reculer d'un pas, évitant de peu une motte de terre fraîche qui eut tout juste l'audace de lui éclabousser le bout de sa chaussure en cuir. Partagé entre intérêt pour la singulière apparition, laquelle il n'avait pas revu depuis un court séjour en Russie durant ses plus denses années d'études, et agacement pour ses richelieus hors de prix, ce fut finalement son flegme qui l'emporta. Il se secoua le pied et traça tout droit vers son objectif n°1 : les trois balais.

Une vingtaine de pas plus tard, il poussa la porte du troquet jamais fermé. Il retira son élégante veste en alpaga qu'il accrocha au porte-manteau prévu à cet effet, découvrant le costume sombre qu'il avait sobrement choisi pour cette première journée, et se dirigea d'un pas assuré au comptoir. On aurait pu croire qu'il était un habitué du lieu tant il n'avait pas laisser perler la moindre hésitation dans ses gestes, c'était pourtant loin d'être le cas. Orcus était un habitué du concept de « bar », mais certainement pas de celui-ci, situé dans un coin d’Écosse qu'il n'avait jamais eu la nostalgie de revisiter.

A cette heure matinale, la taverne jouissait encore d'un calme paisible. Un rapide coup d’œil aux alentours lui apprit qu'il était le seul client à l'exception d'un sorcier endormi sur une chaise, la face contre une table, la main toujours accrochée à un verre où flottait dans un fond de liquide ambré une tache noirâtre ayant manifestement plusieurs pairs de pattes, preuve qu'il devait être avachi là depuis un bon moment. Hormis le professeur de sortilège, la seule personne pouvant se vanter avec certitude d'être vivante était une serveuse, laquelle était occupée à astiquer le bout du bar pourtant déjà rutilant.

- Je prendrai un café bien serré et un whisky s'il vous plaît, tout dans une seule tasse,
dit-il en se penchant en direction de l'employée. Bref, un Irish coffee, la fioriture en moins.

Servit mollement sous l’œil torve de la jeune femme, il posa ses mains rafraîchit autour de la petite tasse. L'odeur de café dominait largement celui de l'alcool, "bien bien" se dit-il, surtout lorsque la porte se rouvrit sur le second client du jour. Il y avait 80% de chance pour que ce dernier soit de Poudlard, et il ne tenait pas tellement à faire savoir qu'il avait besoin d'alcool dès le matin, ou plutôt dès CE matin. Comme toujours lorsqu'il y avait des inconnus autour de lui, Orcus se donna meilleure prestance, un comportement qu'il avait tant et si bien intégré qu'il n'y faisait plus même attention. Son dos se raidit, son menton se releva, il croisa ses jambes avec élégance sur le coin du tabouret et une profonde inspiration lui fit gonfler la poitrine, tandis que son regard s'encrait sur les bouteilles alignées derrière le comptoir avec une étincelle d'ennui au fond de la rétine.
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Mer 30 Aoû - 1:04

7 h 17, 26 octobre 2020. Pré-Au-Lard, Grande rue commerçante.


La cliente referma la porte dans un grincement peu discret, un écho sonore désagréable, mais qui pourtant ne dérangea pas le moins du monde l’homme qui dormait attablé. Il se contenta de renifler dans son sommeil, sans plus. Outre le manque de client flagrant, la taverne était plutôt cosy et traditionnelle. Elle avait ce coté folklorique et sympathique qui ne pouvait que faire sourire l’étranger en voyage.

Anastasia traversa la salle, direction le comptoir. Elle posa sans ménagement le paquet de papier kraft ficelé d’une cordelette sur le comptoir. Et le café de son voisin en fut parcouru d’une légère ondulation à la surface. Prenant place sur le tabouret aux cotés de l’homme s’évertuait à paraître, la jeune femme retira son manteau de cuir, dévoilant ses tatouages s'étendant sur ses bras comme son cou et son dos, avant de le poser sur ses cuisses.

- Grand café. Et déjeuner, bacon, gaufres… Tout ! S’il te plait. Lança-t-elle à la serveuse en accompagnant la demande d’un grand sourire. Et évidemment, elle avait cet accent slave si aisément reconnaissable, qu’on aurait pu le découper non pas au couteau mais à la tronçonneuse.

Dans la foulée, la tatouée sortit une bourse, au cuir usé mais bien lourde, d’une des poches intérieures de son manteau. Elle jeta une œil à son voisin et lui offrit un sourire en coin, alors qu’elle égrainait déjà quelques pièces sur le comptoir. La russe sépara les mornilles des noises, pour ne laisser que quatre pièces argentées.

- Bonjour, souffla-t-elle enfin à son voisin, pas beaucoup de monde à cette heure.

La blonde se mit à le déshabiller du regard, sans gène aucune, de pied en cap. Tirés aux quatre épingles, il avait choisi avec soin chaque vêtement, des chaussures aux accessoires. On dit que certains anglais élèvent le simple fait de s’habiller au rang de science, et bien c’était vrai. Son côté flegmatique et cette façon de se tenir ne lui confirmait que son origine culturelle : Britannique, stricte et traditionnelle. Mais les événements des dernières années ont creusées un fossé générationnel encore plus important que les précédents, et ceux qui paraissent vivre avec un balai dans le cul se révélaient souvent être les plus excentriques et les moins chiants. Et donc les plus intéressants.

- Jolie tenue, continua la russophone, mh… Tu connais McWiney de Pré-Au-Lard ?

La serveuse déposait déjà une tasse fumante devant Ana’, accompagnée d’une grande assiette garnie de gaufres roses, d’un œuf au plat dont le jaune semblait bouillir et d’un pichet rempli de miel. Et bien évidemment, avec les couverts qui allaient avec.

- Merci ! Fit-elle en agitant les doigts, toute souriante, tandis que l’employée prenait la monnaie laissée sur le comptoir. Garde la monnaie.

La sorcière était affamée. Elle avait fait un long voyage, et ce toute la nuit. Heureusement qu’elle avait passé la journée d’hier à dormir, sans quoi elle ne serait pas arrivée jusque là. Et dans ce rythme complètement inversé, elle déjeunait son repas du soir à peine le soleil levé. Tout cela n’avait plus aucun sens, mais tant pis. Sans prendre la peine d’utiliser ses couverts, elle se jeta sur la première tranche de bacon grillé, pour croquer dedans à pleines dents.

Le bonheur. Le bonheur c’était de s’empiffrer d’un plat chaud après une nuit dans le froid. Il ne fallu pas plus de temps pour s’attaquer à une gaufre que le pichet avait de lui-même arrosé de miel.

- Tu en veux ? Demanda Anastasia à son voisin en désignant son assiette.

Sa tasse de café glissa sur le comptoir pour rejoindre sa main, elle y ajouta un sucre, puis, s’accoudant au comptoir et agitant le doigt dans les aiguilles du sens d’une montre au dessus, elle entrainait la cuillère dans le mouvement. Sans quitter son interlocuteur des yeux.
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Mer 30 Aoû - 21:08


Une livraison pour la vielle McWiney.
La distance de confort est la distance physique socialement acceptable que deux individus instaurent entre eux, elle dépend de leur degrés d'intimité, de la culture et du contexte. Dans le cas présent, nous avions affaire à deux inconnus dans un pub désert au trou du cul de l’Écosse. Les conventions sociales voudraient que 3 mètres minimum séparent nos deux protagonistes, pourtant, la jeune femme prit la décision de s'installer si près d'Orcus que ce dernier pouvait la sentir le frôler lorsqu'elle retira son manteau. L'homme était plutôt sociable et se montrait volontairement affable tant qu'on ne l'emmerdait pas trop, et en bon habitué des lieux bondés, il se laissait facilement aller à la conversation. Oui... mais pas à 7h25 du matin alors qu'il avait devant lui un café qu'il n'était pas sur de digérer.

Pendant que la jeune femme passait commande, il jeta un coup d’œil sur les tatouages inscrits sur son bras tout en se décidant à lever le coude pour ingurgiter une première gorgée d'alcool de la boisson chaude. Si Orcus aimait les gens extravaguant, les tatouages étaient l'une des rares choses qu'il avait du mal à tolérer, rapport à de mauvais souvenirs liés à son paternel et qu'il n'avait pas encore décidé d'aller confesser dans les jupes d'une psychothérapeute en talon aiguille (fantasme personnel, prière de ne pas le juger). Il ne reposa sa tasse devant lui que lorsque l'inconnue se décida à engager la conversation. Il prit encore quelques secondes pour fermer les yeux discrètement le temps de rassembler assez d'aplomb pour lui offrir son sourire le plus aimable.

- Bonjour. Avec l'hiver disparaissent les lève-tôt mais ne nous en plaignons pas, d'ici un quart d'heure une horde d'étudiants persuadés de révolutionner le monde investira les lieux... Vous avez trouvez une place pour garer votre arbre ?

Il leva à nouveau sa tasse, mais s'étant légèrement tourné vers elle, il effectua ce geste en lui lançant un regard un tantinet amusé. Sa façon de rouler les « r » à en humilier un pigeon lui avait permis, sans grande difficulté, à faire le lien entre elle et l'apparition qui avait failli ruiner sa tenue à coup de bouillasse. La tatouée se mit à le détailler des pieds à la tête, ce qui aurait pu en chagriner plus d'un mais primo, Orcus n'était pas un timide, deuxio, il en avait l'habitude depuis sa plus tendre enfance, tant et si bien qu'il avait pris le parti de se montrer aussi audacieux que les regards de ceux qui le dévisageaient sans vergogne.

- Jolie tenue, mh… Tu connais McWiney de Pré-Au-Lard ?

- Je sais... C'est ce que m'a dit le tailleur qui me l'a vendu, dit-il sur un faux ton de confidence. Jolis... tatouages. Sorciers ou moldus ? Je n'en vois aucun qui remue, ajouta-t-il en masquant difficilement sa perplexité pour les dessins. Jamais entendu parler. J'ai pas posé mon cul ici depuis un paquet d'années.

Puisque la jeune femme avait opté pour une familiarité frôlant la grossièreté, il décida qu'il n'était pas nécessaire d'y aller avec le dos de la baguette pour s'exprimer, rangeant les préceptes de sa chère maman sur l'importance des bonnes manières aux oubliettes, enfin en partie car l'homme ne se délestait jamais complètement de son air de dandy. Lorsqu'elle se mit à manger avec plus d'appétit qu'un hippogriffe, Orcus retint un haut-le-cœur.

- Tu en veux ?

- C'est aimable mais sans façon, j'ai déjà mangé ce matin.

Mentit-il par réflexe afin d'éviter d'évoquer son estomac noué. Puis, soucieux d'écarter tout ce qui pourrait ranimer son envie de régurgiter, il enchaina sur un changement de sujet.

- Il ressemble à quoi votre McWhiskey ? J'ai du temps à perdre, je peux vous aider à le trouver si vous voulez. D'ailleurs... vous le cherchez pour quoi au juste ? Demanda-t-il en plissant les yeux de suspicion. Si c'est illégal j'en suis, claironna-t-il, à mille lieux de s'imaginer faire face à une auror. Il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment la gueule de l'emploi.
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Jeu 31 Aoû - 0:40

7 h 27, 26 octobre 2020. Pré-Au-Lard, Grande rue commerçante.


- C'est aimable mais sans façon, j'ai déjà mangé ce matin.

Anastasia haussa les épaules pour lever le menton et désigner le symbole Illuminati sur son cou, dont l’œil se se ferma un bref instant, avant de se replonger dans stoïcisme bien moins attrayant. Un simple geste qui suffisait à confirmer l'origine des tatouages.

- Comme tu veux, répondit la russe en haussant les épaules, ça en fera plus pour moi ! Conclut-elle dans un sourire malicieux et les yeux rieurs.

- Il ressemble à quoi votre McWhiskey ? J'ai du temps à perdre, je peux vous aider à le trouver si vous voulez. D'ailleurs... vous le cherchez pour quoi au juste ? Si c'est illégal j'en suis.

Il y eut un léger moment de flottement pendant lequel elle observait Orcus, incrédule, puis elle éclata de rire, avant de s’empiffrer d'une autre gaufre. Et heureusement pour notre homme à l’estomac si noué, quand bien même elle mangeait avec les doigts, elle ne parlait pas la bouche pleine. Malgré son look en dehors de toute norme sociale, elle semblait avoir reçue une certaine éducation.

- J’ai proposé à l’homme de taverne du « Chaudron qui bave » de lui rapporter ses livres. C’est une vieille dame, McWiney. Expliqua-t-elle pour ensuite se pourlécher le pouce plein de miel avant de tapoter sur le paquet de papier kraft. Elle habite par ici, mais je sais pas où.

La jeune femme avait déjà presque terminé son assiette, que la serveuse intervint :

- Madame McWiney, on ne l’a pas vue depuis un moment quand j’y pense… Aux dernières nouvelles, son arrière petit-fils s’occupait d’elle.

La mirkrahaul se saisit enfin de sa tasse de café, cessant d’y faire tourner la cuillère, pour en boire quelques gorgées.

- C’est où sa maison ? L'interrogea la russe de but en blanc, tout à coup sérieuse, en relevant la tête pour plonger son regard dans celui de de l'employée.

La tenancière observa l’une puis l’un, prenant quelques secondes avant de répondre, comme hésitante. Ces deux personnes ne lui semblaient avoir aucun traits communs, et l'interaction éveillait sa curiosité. La russophone n'avait aucun trait commun avec n'importe qui ici, de toute manière.

- Descendez l’artère principale, et prenez la troisième à droite. Illustrait la tenancière par une série de gestes couplés à ses indications. Elle habite dans le pâté de maison.

Désormais, elle savait au moins où chercher. Et cela éviterait de passer la matinée à passer le village au peigne fin jusqu’à tomber sur la bonne bâtisse. Ravie, elle abattit le plat de la main sur le comptoir avant de lever le pouce.

- Spassibo ! Lança la tatouée à son attention, avant de pivoter à nouveau vers son voisin. J’ai pas demandé ton nom ! Excuse-moi. Je suis Anastasia. Anastasia Rebrov. Dit-elle en posant une main sur sa poitrine avec un sourire en coin discret. Toi ?

Malgré une nuit passée à voler sur arbre, la sorcière semblait en forme. Où était-ce seulement l’effet placebo et limité dans le temps d’un bon repas chaud ? Quoiqu’il en soit, elle sautait d’hors et déjà de son tabouret, enfilant son manteau et invitant son compagnon matinal à se diriger vers la porte.

- On est partis ?
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Ven 1 Sep - 0:01


Une livraison pour la vielle McWiney.
Orcus arqua un sourcil à la vision du tatouage lui faisant une sorte de clin d’œil, chose qu'il n'aurait pu considérer comme « attrayant ». Il n'osa pas questionner la jeune femme pour savoir si cet œil avait des dons magiques similaires à la prothèse de feu le célèbre auror que l'on appelait Fol œil, mais dans le doute il resserra ses bras autour de sa poitrine et se félicita d'avoir mis un joli caleçon. Il avait replongé les lèvres dans sa tasse lorsqu'elle se mit à rire, l'homme ignorait ce qu'il avait bien pu dire de si drôle et arqua une nouvelle fois un sourcil en se disant qu'elle était peut être aussi du genre à améliorer un peu son jus de citrouille du matin. Il ne fallait certes pas se fier aux apparences, mais avec ce look ça n'aurait rien de si étonnant.

- On peut dire qu'il ne s'est pas montré très précis avec vous. Je ne voudrais pas passer pour un insupportable pessimiste mais peut être que cette course n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît. Il pourrait bien s'agir d'un livre explosif ou d'un livre mordeur ! Il y en a même un qui rend les lecteurs aveugles, prévint-il en posant un regard suspicieux sur le paquet. Autant que je sache, le tenancier du Chaudron Baveur m'a tout l'air d'un brave homme pourtant... dit-il en semblant réfléchir avant d'hausser les épaules. En même temps, c'est un endroit que je fréquente peu. L'ambiance est trop familiale à mon goût.

Le temps qu'elle termine son copieux repas et le voile de mystère sur Mrs McWiney se levait quelque peu. Une fois l'échange entre Anastasia et la serveuse achevé, il but les dernières gorgée de son café dont il sentait déjà les effets sur son moral et son mal de crâne, puis se leva tout en fouillant dans ses poches pour déposer quelques noises sur le comptoir.

- Spassibo ! J’ai pas demandé ton nom ! Excuse-moi. Je suis Anastasia. Anastasia Rebrov. Toi ?

- Orcus Jugson, dit-il sans hésiter, se disant qu'il y avait de forte chance pour que son nom de famille lui soit inconnu en raison de ses origines. Il en profita d'ailleurs pour saisir sa main pour un serrage de paluches dans les règles de l'art, pas trop serré cependant, il n'était pas de ceux ressentant le besoin d'écrabouiller des phalanges pour prouver qu'ils étaient des hommes, des vrais. Je suis professeur à Poudlard ou plutôt je le serai d'ici quelques heures, et vous ?

Il ne put refréner une léger retroussement du nez en prononçant le mot « Poudlard », comme si une odeur désagréable était parvenu jusqu'à ses narines avant de s'évanouir aussitôt. Il récupéra son manteau à l'entrée de la taverne et l'enfila rapidement avant d'ouvrir la porte pour laisser passer sa nouvelle comparse. Les mains déjà enfoncées dans ses poches, il était prêt à braver ce froid d'automne.

- Vous vivez depuis longtemps au Chaudron Baveur ? J'habite pas très loin, à côté de chez Floriant Fortarôme, à l'angle de l'allée des embrumes pour être précis, dit-il pour faire la conversation alors qu'ils remontaient tous deux la rues. D'ailleurs, qu'est ce qui vous amène dans notre pluvieux pays ? L'époque n'est pas très propice pour faire du tourisme, tout le monde est un peu énervé en ce moment...

Pré-Au-Lard n'étant rien de plus qu'un minuscule village, l'angle indiqué par la serveuse apparaissait déjà devant eux.
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Sam 2 Sep - 1:56

7 h 27, 26 octobre 2020. Pré-Au-Lard, Grande rue commerçante.


- Orcus Jugson. Je suis professeur à Poudlard ou plutôt je le serai d'ici quelques heures, et vous ?

Anastasia esquissa un sourire lors de la poignée de main qui suivit. Il n’écrasait pas les phalanges de ses interlocuteurs, et Anastasia non plus. En revanche, elle avait pris l’habitude de ses compatriotes, et ses poignées de mains étaient devenues sèches et fermes au fil des années passées à croiser ses collègues, les brigades d’interventions et les mafieux.

- Magic Union of the Soviet Territories. Répondit-elle dans un anglais qui avait tout l’air d’avoir été appris par cœur tant il était sorti vite et bien.

Le « магический союз советских территорий » ou « Magic Union of the Soviet Territories », appelé le plus souvent par son sigle « м.с.с.т. » (phon : ɛm.ɛs.ɛs.te.), en anglais « M.U.S.T », était l’équivalent du Ministère de la Magie britannique. En version russe évidemment, et donc empreint de la culture qui va avec. On les disait ni tendre ni très compréhensif, mais dans le même temps la frontière entre légalité et illégalité avait toujours semblé un peu plus floue là-bas, du moins pour le regard étranger de ce côté ci de l'Oural.

- Je suis « mirkrahaul », reprit la russe en passant le pas de la porte, son paquet sous le bras, c’est… Comme soldat. Chez vous, le mot c’est « auror ». Dit-elle passant le pas de la porte dans une démarche légère. Alors toi, professeur ! C’est très beau ! Mettre la connaissance à disposition des autres, ça beau métier. Tu vas être professeur de quoi ?

L’auror et l'enseignant descendaient la rue commerçante, quand l’un prêtait attention à ses pas, l’autre n’en avait rien foutre et marchait même dans les flaques qui tentaient vainement de lui barrer la route. L’automne avait terni un peu le paysage, rendu les chemins boueux et amené les manteaux de brumes matinales avec lui. Ce n’était visiblement pas la période préférée des britanniques, mais la température n’était pas encore digne de celle apportées par les vents hivernaux chargés d’humidité.

- J’aurais bien aimé être professeur. Je crois. A Koldovstoretz, en russie. Grande école de magie russe. J’ai étudié là-bas. Enfin, c’est comme ça ! Conclut Ana’ dans un haussement d’épaules accompagné d'un léger rire.

- Vous vivez depuis longtemps au Chaudron Baveur ? J'habite pas très loin, à côté de chez Floriant Fortarôme, à l'angle de l'allée des embrumes pour être précis. D'ailleurs, qu'est-ce qui vous amène dans notre pluvieux pays ? L'époque n'est pas très propice pour faire du tourisme, tout le monde est un peu énervé en ce moment...

- Je vis dans le Chaudron depuis le début de Septembre, c’est pas trop cher et c’est très sympa. Bonne ambiance. Commenta-t-elle en penchant la tête sur le côté avant d’acquiescer pour elle-même. Et oui, c’est pas bon en ce moment pour les sorciers. Mais… C’est que les européens sont pas très habitués.

Ils prenaient déjà l’angle de la rue indiquée, et progressaient dès lors dans la ruelle, cernée par les maisonnées à l’allure typique du coin.

- L’histoire de la Russie est violente, comme toutes les histoires des pays. Mais ici, les gens prennent la distance par rapport à ça. Chez moi c’est différent. C’est un paradoxe que tout le monde peut pas comprendre : Le Gouvernement hésite pas une seconde à recourir à la violence, et pourtant elle se développe parce qu’il ferme aussi les yeux. La police, les prisons, l’armée, la mafia… Par exemple. Il y a de la corruption, oui, mais tout ça, c’est pas toujours de la « mauvaise » violence, dit-elle en mimant les guillemets avec les doigts, à Moscou il y a des hommes cagoulés qui patrouillent dans la rue, avec kalachnikov. C’est pas des militaires, ou la police, juste une milice qui surveille pour éviter le bordel. C’est tellement quotidien, que c’est installé dans les esprits. Dans les mentalités. La violence peut faire du bien ou du mal, c’est juste… Un outil. Tu comprends ce que je veux dire ? J'explique peut-être pas bien la nuance dans ta langue.

Ca y est, ils y étaient. Au centre d’une placette minuscule qui permettait d’accéder à trois habitations. Quand deux d’entre elles semblaient animées, puisqu’on distinguait au travers des carreaux de la lumière ou des « lève-tôt » en plein déjeuner, la dernière en revanche semblait vide. Aucune lumière, et pourtant les volets étaient restés ouverts. On n’aurait pu dire depuis combien de temps l’on ne s’était pas occupé du potager, car les affres de l’automne avaient déjà réduit à néant tout ce qui aurait pu y pousser. Le portillon qui s’ouvrait sur un chemin de pavés grisâtres, traversant le jardinet et longeant ce potager qui ressemblait à un tas de compost, battait doucement au rythme de la brise matinale. Et l’on y distinguait à peine l’écriteau qui disait « A. McWiney », puisque couvert de rouille. Quant à la brume qui s’épaississait et enveloppait les lieux, et bien cela n’offraient pas un cadre accueillant, ni même rassurant.
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Mar 5 Sep - 15:01


Une livraison pour la vielle McWiney.
« Chez vous, le mot c’est « auror ». Orcus se sentit un peu bête pour toutes les idées qu'il s'était fait sur la jeune femme et pour quelques unes de ses remarques. Heureusement que le café avait masqué l'odeur de l'alcool, sinon qui sait quels problèmes il aurait pu s'attirer. Les aurors avaient certes autre chose à foutre que de se soucier d'un professeur légèrement porté sur la boisson, mais s'il arrivait quoi que ce soit de suspect entre les murs de Poudlard, sûr que cette information couplée à son nom dirigerait les soupçons vers lui.

- Oh. Et la Russie vous a envoyé dans notre pays en raison des derniers événements ou vous êtes là pour tout à fait autre chose ?...Vous saviez, quand je disais que j'étais partant pour une aventure illégale, je plaisantais. C'est aujourd'hui que je fais ma rentrée, je suis nerveux.

Nerveux il l'était, même si ça allait beaucoup mieux depuis que ses pensées et ses actions s'éloignaient de l'école.

- J'enseigne les sortilèges. Je suis un chercheur, j'adore découvrir de nouvelles facettes de la magie,
dit-il en souriant. Le soucis, c'est que mes sorts sont rarement considérés comme utiles. Je connais cette école, j'y suis passé lorsque j'étais étudiants. J'en garde le souvenir d'une école très portée sur la création et la découverte, en plus des arbres volant bien sûr !  Auror est un beau métier aussi, que j'admire énormément. C'est comme la brigade des accidents magiques domestiques, je trouve personnellement qu'on ne les paye pas assez.

Cette réflexion n'étais pas très originale, mais en général elle suffisait à se mettre les garants de l'autorité dans la poche.

- Et oui, c’est pas bon en ce moment pour les sorciers. Mais… C’est que les européens sont pas très habitués.

- Ça dépend. Les plus jeunes certes, pour les autres peut être qu'ils ne le sont juste plus. Il est vrai que ces 22 dernières années ont été les plus calmes depuis près d'un siècle et demi, mais la dernière guerre n'est pas si lointaine.

Ils étaient devant la maison lorsque Anastasia termina d'expliquer sa vision de la violence. Orcus s'arrêta et fit un quart de tour pour se retrouver suffisamment face à elle pour braquer son regard sur son visage. Il semblait chercher à la sonder lorsqu'il finit par secouer légèrement la tête en forme de négation.

- Je me suis pris pas mal de gnons dans ma vie, j'ai pas souvenir d'un seul qui m'ait fait du bien, plaisanta-t-il.

Après un furtif sourire de politesse, il leva le nez vers le toit du cottage d'où aucune fumée ne s'échappait de la cheminée. Il fut tiré de sa contemplation par un bruit provenant du côté de la maison, comme si quelqu'un se rapprochait d'eux mais seul un chat noir aux yeux d'un vert émeraude s'extirpa de la végétation. Sans un regard pour les deux bipèdes, ce dernier se dirigea d'un air paresseux vers le milieu de la petite place où il entreprit de se laver les parties, trouvant qu'effectuer sa besogne en public était une attitude tout à fait convenable. Ramenant son attention vers la maison, Orcus se tourna à nouveau vers sa compagne d'aventure.

- Elle n'a pas l'air très matinale votre McWinnie. Je vais faire le tour de la maison pour voir si l'on aperçoit quelque chose.

Une initiative qui pouvait paraître courageuse quand, en réalité, il ne faisait qu'imiter ce qu'il lisait chaque matin dans les cases du roman photo animée du chicaneur, « Chapeau pointu et bottes de dragon ». C'est ce que faisait toujours l'inspecteur du bureau des aurors et sa comparse tireur d'élite de baguette magique lorsqu'ils arrivaient sur un lieu suspect, or Orcus ne prenait pas cette petite escapade très au sérieux. Les mains dans les poches, il se mit aussitôt en marche en partant sur la droite de la maison. Il s'enfonça très vite dans la brume, suffisamment pour que sa silhouette disparaisse. Ça ne l’inquiétait pas outre mesure, avec le temps humide typique des îles britanniques, les Anglais étaient habitués à se mouvoir sans possibilité de voir à plus de 3 mètres devant eux, alors ce n'était pas ce petit brouillard matinal qui allait le faire flipper. Il fit le tour de toutes les fenêtres du rez de chaussée, collant parfois ses mains en coupe autour de ses tempes contre une vitre pour essayer de distinguer quelque chose, mais rien n'y fit. Lorsqu'il réapparut du côté gauche de la demeure, il ne fut qu'en mesure de pester.

- Les vieux et leur manie de mettre des rideaux plus épais que la bure d'un moine... dit-il en haussant les épaules pour signifier son échec.

Il se reposta aux côtés d'Anastasia, face à la porte close d'où pendait un vieil heurtoir, attendant visiblement qu'elle tente sa chance d'une manière plus civilisée
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Jeu 7 Sep - 1:06

7 h 38, 26 octobre 2020. Pré-Au-Lard, propriété de Madame McWiney.


Ça y est, ils étaient. Pendant qu’il pénétrait le jardinet, puisque le portillon battait au gré des vents, Orcus continuait de faire de la conversation. Et Ana’ écoutait, heureuse d’avoir trouvé quelqu’un de sympathique avec qui passer la matinée.

- Elle n'a pas l'air très matinale votre McWinnie. Je vais faire le tour de la maison pour voir si l'on aperçoit quelque chose.

- Bizarre… Les vielles personnes se lèvent en même temps que le soleil. En général. S’empressa-t-elle d’ajouter en haussant les épaules. Et le jardin est même pas entretenu. On dirait presque que c’est abandonné.

La mirkrahaul avançait doucement en balayant les herbes et le compost du regard. Bonne nouvelle pour elle, il n’y avait pas de ces foutus nains jardins horriblement glauques. Un frisson lui parcourra l’échine rien que de s’en imaginer avec leurs chapeaux rouges, leurs sourires malsains, et leurs grands yeux avides d’on ne sait quoi. Infâme invention, voilà ce qu’ils étaient tous.
Pendant ce temps, le professeur en devenir s’en allait, disparaissant dans la brume pour faire le tour de la maison. La russe entreprit de rallier la porte de bois. Et quelle porte ! Sombre et imposante, en bois de chêne, avec un heurtoir, le genre de truc que plus personne n’utilise aujourd’hui en somme. Et ce heurtoir, c’était une main en bronze. McWiney avait des goûts de chiottes, comme souvent lorsqu’on à quatre vingt ans passés. L’écart générationnel en somme.

- Les vieux et leur manie de mettre des rideaux plus épais que la bure d'un moine... Lança Orcus qui revenait au point de départ.

- Et encore, chez eux ça pue toujours le vieux, le rance… Je sais pas. Les maisons de vieilles personnes ont toujours une odeur bizarre… Ajouta la sorcière en éventant son nez comme par réflexe, le front plissé, avant de se fendre d’un sourire amusé.

Tous deux attendaient sur le pas de la porte, ils échangèrent un regard, puis la russe empoigna le heurtoir pour frapper une fois, deux fois, trois fois. De plus en plus fort, pour être certaine qu’on l’entende.
Il n’y eut aucune réponse. L’occasion d’échanger un nouveau regard entre eux, puis des miaulements se firent entendre. Mais pas simplement quelques un. Beaucoup. Comme si toute la maison s’était mise à miauler, on avait l’impression que ça venait de l’étage comme du rez-de-chaussée.

- Woa… Souffla Anastasia en reculant d’un pas. Ça c’est bizarre !

Il n’y avait, à part des miaulements, aucun son de voix. Aucune présence humaine derrière cette porte, uniquement féline.

- Moi je dis, on ouvre. Lâcha la sorcière en tirant sa baguette, pour l’agiter devant la serrure qui obéit dans un cliquetis léger mais confirmant que la porte était désormais ouverte. Voilà, continua-t-elle en poussant doucement la porte du bout des doigts, tandis qu’une dizaine de chats s’engouffraient à l’extérieur, évitant les jambes deux sorciers, сука !

Mais ce n’était rien comparé à l’intérieur, et surtout à l’odeur. Une odeur de merde qui s’imprégnait jusque dans les murs, couplé à celle du rance. Un véritable cloaque ! Il devait encore rester une bonne quinzaine de minets là dedans, et ils avaient tout saccagé. Meubles, tapisseries et tapis, tableaux, parquet… Tout. Et le bois du plancher était par endroit imbibé d’urine. Cela devait faire des jours qu’ils étaient coincés là-dedans !
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MessageSujet: Re: Une livraison pour la vielle McWiney. (Pv Orcus Jugson)   Jeu 7 Sep - 16:46


Une livraison pour la vielle McWiney.

- Et encore, chez eux ça pue toujours le vieux, le rance… Je sais pas. Les maisons de vieilles personnes ont toujours une odeur bizarre…

- C'est la naphtaline et le doxycide, acquiesça-t-il. Les vieux sont obnubilés par ces bestioles... En même temps, elles ont en commun d'aimer les vieilles choses !

Anastasia venait de frapper à la porte, réveillant une tripotée de matous se mettant à miauler comme si leur vie en dépendait. Les vieux sorciers aimaient les chats, c'était un fait connu, mais à ce point ça tenait de la pathologie. En tout état de cause et même sans être enquêteur, Orcus se doutait bien que ça ne présageait rien de bon pour Mrs McWiney. Il se demanda un bref instant ce qu'il foutait là, s'apprêtant à entrer dans une maison flippante en compagnie d'une auror, une profession que par expérience il portait peu dans son cœur, mais décida de la suivre tout de même. Une maison hantée par des chats ne pouvait pas être pire que Poudlard. Rien ne pouvait être pire que Poudlard, même pas une cargaison d'inferi félin.

Les animaux en question sortirent en trombe alors que la porte était à peine entre-ouverte, manquant de peu de faire tomber Orcus qui en lâcha un juron. Mais puisqu'ils avaient tous l'air bien vivant, il s'engouffra dans le vestibule en compagnie de la blonde. Il eut à peine le temps de faire deux pas qu'une odeur d'excréments de chat lui monta au nez, lui arrachant une quinte de toux virulente. Il farfouilla dans son manteau pour en sortir un mouchoir blanc qu'il porta à son nez, tentant vainement d'atténuer l'odeur d'urine qui lui avait dégagé les cavités nasales plus qu'il ne l'aurait cru possible. Il se tourna alors vers la jeune femme.

- Je vais faire le tour de l'étage et vous n'avez qu'à vous occuper du rez-de-chaussée, ça vous va ?


Sans vraiment attendre de réponse, il s'engouffra au petit trot sur les premières marches de l'escalier, bien décidé à ne pas rester dans ce lieu infect plus que nécessaire, mais s'arrêta soudain après seulement quelques marches. Il baissa son mouchoir et tourna la tête vers sa gauche en humant l'air.

- Ça ne sent pas que le doxicide et la merde par ici...

Il redescendit les marches, reconnaissant cette odeur entre toutes. C'était la même que celle qu'avait dégagé Poupette, son elfe préférée, « congédiée » par sa mère qui la considérait comme trop vieille pour être encore utile. Pour effrayer les autres elfes, ses parents avaient laissé le cadavre dans le jardin pendant des jours avant de l'enterrer, laissant l'odeur de putréfaction envahir toute la maison jusqu'à ce que des voisins s'en plaignent. Bref, remisant le souvenir de la frêle créature dans un coin de sa mémoire, il bifurqua jusqu'à la cuisine en compagnie de la jeune femme où toux deux découvrir le corps de feu Mrs McWiney. Du moins c'est ce qu'il en conclut, car la vieille femme était déjà à moitié décomposée et les matous pris aux pièges s'étaient visiblement rabattus sur la seule chose qu'ils avaient trouvé pour se remplir la panse. C'était surtout la présence d'une robe longue à fleurs, d'un châle mauve en laine autour de ses épaules et d'un tablier en carreaux vichy qui lui faisaient penser qu'il devait bien s'agir de la vieille dame. Laissant, par galanterie évidemment, Anastasia inspecter de plus près le corps, il jeta un œil aux fouillis accumulé sur les meubles. Divers ingrédients de potions étaient sortis du bahut, il saisit alors un pot de livèche et se retourna vers l'auror pour le lui montrer.

- Il y a tout ce qu'il faut pour faire un philtre d'embrouille... Peut-être que mamie s'est un peu mélangé les pinceaux dans les ingrédients et a avalé par accident de la potion de confusion. Elle aurait perdu la tête au point d'oublier de se nourrir, serait morte et, faute de croquettes, se serait fait bouffer par ses chats. Qu'en pensez-vous ?... Vous ne m'aviez pas dit que quelqu'un devait s'occuper d'elle ?

En attendant l'avis de l'experte sur ses conclusions probablement erronées, il troqua le pot d'herbes sèches contre le cou d'un chaton noir recroquevillé dans une niche du vieux buffet. L'animal était rachitique, poisseux et louchait, Orcus le leva jusqu'au niveau de ses yeux en prenant le maximum de précaution pour avoir à le toucher le moins possible. Le chaton, bien loin de se douter de la répulsion que l'humain éprouvait pour lui, ramassa aussitôt ses pattes pour se mettre en position fœtale, bien content de se trouver une mère de substitution dans ce capharnaüm.
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