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 Traite avec les Rouges. (Pv Andrew Owens)

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MessageSujet: Traite avec les Rouges. (Pv Andrew Owens)   Lun 10 Juil - 19:04

22 h 17, 26 septembre 2020. Londres, Finchley.


Une fois de plus, Londres avait passé cette fin de journée automnale sous une pluie fine, accompagnée d’une légère brise agaçante. Et à la nuit tombée, c’était des trombes d’eau que les cieux choisirent de déverser sur la capitale britannique. Mais il en fallait plus pour décourager les autochtones, car ici on y était habitué. D’autant qu’il était samedi soir, et que ce jour de la semaine, on sortait jusqu’aux aurores du lendemain matin. Ainsi les bars et les pubs étaient bondés, le londonien fêtard y trouvait son refuge, à l’abri de la pluie, profitant de la chaleur et de la boisson.

Dans une banlieue excentrée du Nord, on se détendait aussi, comme quasiment chaque soir de la semaine d’ailleurs, à l’abri de la pluie. Ce bâtiment imposant était à la fois un garage et un abri pour une flotte de véhicules. Les locaux de l’entreprise de Taxi ne payaient pas de mine, des murs gris ou de briques rouges par endroit, abîmés par le temps. Les seules fenêtres se trouvaient en hauteur, et elles n’étaient pas nombreuses. La cour intérieure était fermée par un portail d’acier, et surveillé par un homme bardé de tatouages qui patientait dans une guérite. En dépit de l’apparence de l’endroit, l’affaire tournait bien.

Le garage était occupé par quelques hommes de l’Est, qui bricolaient les taxis en pannes, et ils ne manquaient pas de matériel. Le rez-de-chaussée du bâtiment, lui, était quasiment vide.  Simplement quelques chaises agencées autour d’une table basse sur laquelle traînait autant de revues de mécanique que pornographique. Seul se tenait derrière le comptoir un vieil homme, au faciès buriné et aux cheveux blanchâtres. Tout comme ses collègues du garage, il arborait bon nombre de tatouages, qui dénotaient à la fois un certain nombre de passages en prison, ainsi qu’une évidente appartenance à la mafia russe.
L’accès à l’étage était barré d’une porte grillagée plutôt épaisse, et à l’opposé, se trouvait l’entrée du local de repos. On n’avait pas besoin d’y pénétrer pour déjà sentir l’odeur des cigarettes bon marché. Les six fumeurs accompagnaient le tabac de boissons alcoolisées, whisky, vodka, bière… Avachis dans des canapés troués et écrasés par les années d’usure. Tous semblaient posséder une arme de poing, du Tokarev TT-33 au Makarov.  Et quand bien même ils donneraient l’impression de se détendre, ces messieurs ne jouaient pas seulement aux cartes, ils gardaient aussi le chemin qui menait au sous-sol. Ou plutôt la porte dérobée qui y menait, camouflée par l’armoire dans laquelle on entreposait les bouteilles et les verres.

Car c’était bien sous terre qu’Andreï Puchenko concluait les véritables affaires qui assuraient la pérennité de sa société de taxis. Cette salle, située à 5 mètres sous les locaux et insonorisée, servait à entreposer, et essayer, la marchandise illégale importée des pays de l’Est. Et ce n’était pas n’importe quel type de marchandise, puisque l’on parlait d’armes. Ce n’était certes pas des quantités faramineuses, mais là était l’intérêt. L’on préférait approvisionner plusieurs points de vente, que tout centraliser dans un seul. En cas de problème, les pertes devenaient ainsi acceptables.

En bas, Anastasia se tenait aux côtés d’Andreï,  tous deux se connaissaient depuis très longtemps. Lorsque la sorcière était haute comme trois pommes, Puchenko venait passer un Dimanche de temps à autre à la maison, pour voir son père, avec qui il avait toujours entretenu de bonnes relations.
La sorcière s’essayait au TT-33 sur l’une des cibles située à une dizaine de mètres devant elle, sous le regard expert du maître des lieux. Les tirs retentirent dans la pièce jusqu’à ce que le chargeur soit vide, et la cible transformée en passoire.

Puis la jeune femme et l’homme échangèrent quelques paroles en russe, et la blonde ne semblait pas apprécier cette arme plus que cela. Tandis que l’autre devait en vanter les qualités. Ce qui était certain en tous les cas, c'est que le ton de la conversation était léger, comme si tout cela n'était qu'une activité sportive ou un jeu.
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MessageSujet: Re: Traite avec les Rouges. (Pv Andrew Owens)   Dim 23 Juil - 23:02



Comme souvent sur ce maudit archipel, le ciel triste déversait son flot de larmes sur les pauvres mortels londoniens. Le fond de l'air était froid, et les gens sans parapluies couraient se mettre à l'abri. Quelle idée d'être britannique et de ne pas avoir son foutu parapluie. Les anglais devraient naître avec un de ces objets comme cadeau de naissance, car ils allaient devoir s'habituer à l'avoir plus en main que leur propre queue.

Andrew avait d'ailleurs la sienne entre les mains. Déversant les dernières gouttes d'urine de sa vessie dans le fond d'un chiotte crade, il rangeait son engin sur lequel nous ne disserterons pas, avant de se regarder dans le miroir tout aussi dégueulasse que l'endroit. Il peinait à y voir ne serait-ce que son reflet, mais parvint tout de même à se recoiffer et deviner de sombres poches sous ses yeux. La paranoïa, la drogue et l'insomnie lui donnait des allures lugubres ces derniers jours. L'organisation était hyperactive. On avait jamais connu autant d'effervescence. On récupérait de tout. D'anciens mafieux, de jeunes militants convaincus. Son frère s'en frottait les mains. Les affaires marchaient bien. Surtout le trafique d'arme, ce qui inquiétait secrètement Andrew. Son frère n'était pas très regardant sur les clients et les fournisseurs. Il avait peur qu'il se trompe de camp. Et de sombres rumeurs couraient dans les banlieues.

Les histoires de sorcières n'avaient pas aussi bien marchés depuis des siècles. S'en devenait lassant. Le monde entier semblait s'affaisser, quittant les hauteurs de la raison pour s'enfoncer dans un sombre fossé, d'obscurs peurs et délirants fantasmes. Comment séparer le vrai du faux ? La vérité de la propagande ? Difficile d'y voir clair pour l'instant. Mais il fallait se préparer à ce qui en jaillirait, quoi qu'il advienne.

Sortant des toilettes miteuses de ce rade de gangster, Andrew remit son flingue en place, coincé dans sa ceinture dans son dos. Veste de costard sur le dos, cigarette aux lèvres, il traversait la salle. Au fond, dans un box isolé à l'abri des regards, son frère préparait un rail de coke pour une de ses clientes. Une grosse bourgeoise de la City qui se fournissait chez eux pour elle et ses copains traders. Le symbole même de tout ce qu'il haïssait. Sans même jeter un regard à la femme en tailleur, dont le parfum sentait bien trop fort, Andrew s'adressa à son frère.

« - Je pars chez Puchenko. N'oublie pas de régler la facture. Et dis à cette garce qu'on ne prend que le liquide. »

Sans attendre la réponse de son acolyte, il fit demi-tour, traversant de nouveau cet océan de vices. Le videur lui ouvrit la porte et il put enfin respirer l'air froid et puant de la banlieue londonienne. La fumée des usines rajoutaient encore un peu de grisailles à cette partie de la ville bien morne. Dans une vieille berline allemande stationnée de l'autre côté du trottoir, un gorille le siffla.

« - Owens ! »

Ne se faisant pas prier, Andrew bondit dans la voiture, se mettant à l'abri du vent. Il faisait partie de ces britanniques qui avaient choisis d'avoir leur queue dans la main plutôt que leurs parapluies. Owens était un marginal. Sûrement son côté russe, qui prenait bien trop souvent le dessus sur son élégance anglaise.

Le chauffeur se mit en marche, et Andrew écrasait sa cigarette dans le cendrier de la charrette.

« - On va chez Puchenko. Je dois récupérer des affaires. »

Et la berline se frayait alors un chemin dans les banlieues ouvrières de Londres, faisant cap vers le Nord et l'entreprise de taxi où les braqueurs faisaient leur shopping. Puchenko n'était pas leur seul intermédiaire, et fut un temps, Owens avait beaucoup traité avec les vestiges de l'IRA, mais désormais les mouvements politiques armés se faisaient rares. Ou alors il fallait voir de l'autre côté de l'atlantique. Donc pour les achats urgents, on allait voir ce membre de la diaspora russe. Andrew avait une entente cordiale avec lui. Il achetait régulièrement. Parfois pour lui, parfois pour revendre. Avec Puchenko, il y avait toujours moyen de s'arranger.

Dans la voiture, Andrew se gavait d'analgésiques. Il avait quelques liasses dans l'intérieur de sa veste de costard pour le russe, un acompte, comme à l'accoutumée. Son frère se chargerait de livrer une mallette plus fournie dans le courant de la semaine. C'est comme ça qu'ils fonctionnaient. Aucun des deux n'avaient jamais encore essayé de doubler l'autre en affaires. Owens savait que Puchenko était membre de quelque chose de bien plus gros auquel on ne voulait pas se frotter : les familles russes. Valait mieux les avoir comme partenaires que comme ennemis. Et il savait qu'avoir Asimov comme deuxième nom ne suffirait pas à le faire pardonner en cas de rixe avec eux. Il n'avait pas les moyens de les affronter et ne le voulait pas. Alors ils faisaient affaires, et de bonnes affaires. Même si idéologiquement parlant, Andrew savait que Puchenko était une de ces crasses parasitant la société. Ce dernier pensait la même chose d'Owens. Et tous deux avaient certainement raisons.

Après une courte course, ils furent sur le parking de l'entreprise de transports. Owens descendit du véhicule, suivit d'un homme de main. Andrew était vêtu d'un costume rétro, de ceux que les affranchis portaient à la fin du siècle dernier. Une veste pourpre et un pantalon assortis. Bien trop de bagues aux mains. Et un air à la fois méfiant et contrarié.

On le reconnu de suite, et après s'être assuré qu'il n'était pas suivis, on le fit continuer par le chemin habituel. Descendant les marches quatre à quatre, ils arrivèrent bientôt dans la salle où se passaient les affaires, où Andreï, en compagnie d'une jeune femme blonde que l'anarchiste n'avait jamais vu. Les coups de feu avaient couverts le son de leurs pas et les deux russophones conversaient paisiblement.

« - Puchenko ! » s'exclamait Andrew, glissant une cigarette entre ses lèvres, qu'il allumait aussitôt. Il était temps de se faire remarquer. Il lui adressait un grand sourire, écartant les bras comme pour l'y accueillir, lui donnant finalement une vive poignée de main.

Owens avait commandé une petite cargaison d'armes de poings pour sa troupe. Mais surtout des munitions. Il espérait qu'il y aurait une assez grande quantité. C'était le problème de Puchenko, quand on commençait à parler grandes quantités, il fallait voir plus haut, ou attendre plus longtemps. Les types était consciencieux et discrets. Ils ne prenaient pas de risque, surtout pas pour des anarchistes anglais braqueurs de banques. Mais Andrew avait besoin de ces armes et munitions au plus vite, quelque chose de gros se préparait. Et il devait en être. L'organisation avait depuis peu publiquement pris position en faveur de l'entraide avec les sorciers et cela lui valait quelques déconvenues dans le milieu. Il fallait faire de l'argent et s'armer vite, pour pouvoir assurer services qu'ils proposeraient bientôt. Et il comptait bien entrer avec le monde sorcier aussi vite que possible.

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MessageSujet: Re: Traite avec les Rouges. (Pv Andrew Owens)   Sam 26 Aoû - 20:47

Spoiler:
 


22 h 17, 26 septembre 2020. Londres, Finchley.


« - Puchenko ! »

Tous deux cessèrent la discussion, interrompue par l’arrivée d’un client, visiblement régulier. Il semblait familier de l'endroit et plutôt à l'aise. Andreï leva un doit à l’attention d’Anastasia, lui faisant comprendre qu’il en avait pour quelques instants.
La russe s’en retourna vers la table du fond, pour y déposer le pistolet qu’elle désarma avec une facilité qui trahissait une réelle habitude, tout en observant du coin de l’œil l’échange qui avait lieu.

- Owens ! Comment vas-tu mon ami ? Demanda-t-il en lui serrant la main et lui tapant dans l’épaule de l’autre. J’ai ce que tu m’as demandé. Modèles TT-33, semi-automatiques, simple action. Fiables et légers, faciles à entretenir.

La blonde écoutait de loin, et entreprit donc de charger l’arme à nouveau en prévoyant un second chargeur. Ils n’étaient de véritables marchés qui se concluaient sans avoir testé la marchandise. Elle y était accoutumée, elle avait vu cela des dizaines et des dizaines de fois à l’époque où son père s’occupait encore d’un « petit business », là-bas en Russie, son pays natal.

- Armes et chargeurs, dont un chargeur supplémentaire pour chacune. Huit cent dollars par lots, pour une caisse de dix on est à huit mille. Expliquait le mafieux en invitant Owens à le suivre, alors qu’il tournait les talons pour rejoindre la zone de tir. Ces petits bijoux crachent du 7.62x25. Je peux te fournir vingt boites de cinquante cartouches. Ça te fera un billet de mille en plus. Sur neuf mille, il me faut un acompte de trois. Conclut le russe en acquiesçant d'un air des plus sérieux.

La sorcière rejoignit les deux hommes, un léger sourire sur les lèvres. Et ne s’était pas privée ni d’observer le nouveau venu de pied en cap, ni de le dévisager sans gêne aucune. Elle qui se demandaient bien a quoi ressemblait les brigands britanniques, elle les trouvaient déjà plus classes que ceux de la petite criminalité russe.

- Anastasia, voici Andrew Owens. Un client régulier et fidèle. Commença-t-il avant de se tourner à nouveau vers le révolutionnaire. Et voici Anastasia Rebrov, une amie de très longue date

- Bonsoir, lança-t-elle en lui tendant sa main libre, ravie de faire ta connaissance.

- Monsieur Owens et moi sommes en affaire depuis un bon moment maintenant. Tu nous fais une petite démonstration ? Demanda Puchenko, souriant et montrant d’un geste ample de la main la direction des cibles.

La jeune russe opina du chef et se plaça face à son couloir, elle remit ses bouchons d’oreilles, tandis que Puchenko en proposait une paire à son associé. Puis elle se mit à tirer, trois tirs rapides par trois tirs toujours aussi rapides. L’arme semblait effectivement facile à prendre en main, et plutôt légère, compte tenu de la corpulence de la tireuse qui parvenait à conserver une précision mortelle.
Les trois salves tirées, elle fit glisser le chargeur pour en enfoncer un deuxième dans le pistolet, avant de se tourner vers Andrew pour le lui tendre en mettant machinalement la sécurité d'un geste du pouce. La cible de son couloir à lui était encore vierge de trous. Il ne lui restait plus qu'à en faire.

- A toi camarade, montre-nous tes talents. Dit-elle avec un sourire malicieux.
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