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 Pound me the witch drums (PV Anastasia)

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MessageSujet: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Mar 13 Juin - 3:03

Le Dead Men Tell No Tales. Derrière ce nom bien trop long pour être prononcé en entier dans une conversation normale (où il y était souvent abrégé en un simple “Dead Men”) se cachait une enseigne qui depuis quelques années commençait à devenir une véritable institution de la vie nocturne sorcière à travers le pays. D’abord un bar aux fréquentations douteuses, caché dans les sous-sols de l’Allée des Embrumes ; il s’était depuis étendu pour devenir une boîte de nuit très appréciée par nombre de jeunes gens mais aussi de plus âgés.

Lysander Selwyn n’était pas de ceux-là. A vrai dire, il n’appréciait pas vraiment ce genre de lieux, bondés de monde, avec une musique à vous vriller les tympans. Il ne s’y sentait jamais suffisamment en sécurité pour baisser sa garde, et de ce fait se retrouvait toujours dans un état de crispation intense à observer chaque coin, chaque personne, chaque détail, afin de s’assurer qu’il ne représentait pas un danger direct pour quiconque. A ces lieux-là, Lysander préférait les bars plus calmes où il était possible de tenir une discussion sans avoir à tirer sur ses cordes vocales pour espérer vainement couvrir le tumulte des conversations ou la musique dont les basses faisaient vibrer son propre corps.

Pourtant, c’était bien au Dead Men Tell No Tales que l’Auror devait se rendre. Evidemment pas par plaisir, mais bien pour le travail. Cela faisait quelques jours qu’il avait été dépêché sur une sordide affaire de trafic de créatures magiques. Des créatures magiques très dangereuses, venues du continent américain. Aussi, même si c’était des spécimens tout juste né dont il s’agissait, elle avaient laissé couler du sang dans leur sillage. Le trafic avait en effet causé trois morts, dont l’un des trafiquants. Les traces retrouvées sur les corps avaient permis à des experts en matière de magie noire de déterminer que c’était bel et bien un sorcier adepte de la magie noire qui avait assassiné ces personnes.

Il en revenait donc aux Aurors, et non plus à la Brigade de s’occuper de l’affaire. Estimant que Selwyn était le plus à même de régler cette affaire - il avait déjà eu affaire avec les créatures dont il était question - le chef du Bureau lui avait confié la mission de retrouver l’auteur de ces meurtres et d’obtenir les informations nécessaire à la récupération de la boîte où avaient été enfermées les petites créatures transformées en marchandises. L’enquête l’avait mené directement au meurtrier, que l’Auror avait pu retrouver à Londres. Après avoir soudoyé quelques amateurs de magie noire dans l’Allée des Embrumes, le sorcier avait réussi à obtenir de nouvelles informations : où le meurtrier se cachait, ce qu’il comptait faire des créatures, et avec qui.

En prenant soin de ne pas se faire repérer, Lysander était parvenu à filer le suspect jusqu’à l’entrée de la boîte de nuit, devant laquelle il restait debout, le visage impassible, depuis quelques minutes déjà. Il fixait la porte en fer forgé, en bas d’une volée de marche, sur lesquelles s’était assis un groupe de jeunes gens qui s’échangeaient des anecdotes dont leurs parents n’auraient pas été très fiers.

Résigné, l’Auror descendit les marches en conservant son air apathique et passa la porte. Il se retrouva dans un corridor étroit où un videur à l’air peu commode le toisa d’un air méfiant en lui proposant de lui prendre son manteau de cuir, ce que Selwyn refusa. La porte derrière lui avait été ensorcelée pour ne laisser passer aucun son, mais pourtant le sol tremblait légèrement, trahissant le rythme d’une musique qui devait être très puissante. Il prit une grande inspiration, s’encouragea mentalement à faire fi de sa misanthropie, et poussa le battant de la porte.


La musique assaillit l’Auror plus vite qu’une panthère womatou, et il eut un court instant d’immobilisation afin de se faire au volume de la salle, bien plus élevé que celui de la petite entrée. Une fois habitué à l’ambiance électrique qui agitait la salle, Selwyn s’avança et laissa le battant se refermer derrière lui. Le Dead Men semblait tout avoir pour satisfaire sa réputation. L’entrée de la salle était une sorte de grande alvéole aux murs de pierre brute et noircie, parfois creusés pour y placer des lumières flottantes en forme de crânes dont les mâchoires claquaient toutes seules. Quelques fauteuils étaient occupés par des sorciers au regard sombre, qui échangeaient leurs recettes de poisons favorites avec une harpie toute de cuir vêtue ; à côté d’un escalier en colimaçon qui menait vers un seul étage.

A gauche, un bar était tenu par un sorcier aux yeux noirs, encadrés par des rideaux de cheveux noirs ondulés qui venaient descendre jusque sous ses pectoraux. L’un des nombreux barmen de la boîte de nuit. Derrière lui s’élevaient de grandes fenêtres gothiques aux vitraux teintés, qui dépeignaient tantôt une allégorie de la Mort, tantôt des Inferis aux vêtements peu conventionnels.

Le passage de l’alvéole jusqu’à la partie centrale de la boîte de nuit était une arcade, seule partie taillée dans la pierre des parois, était ornée de tentures sombres retroussées grâce à des chaînes métalliques dont les extrémités pendaient au-dessus de la tête des gens qui allaient et venaient entre l’alcôve et le centre de la boîte de nuit. Un verre de whisky à la main - il fallait bien allier l’utile à l’agréable, se promener sans verre dans la boîte de nuit aurait été trop suspect - il passa l’arcade pour se retrouver plongé au coeur de la fête.

Le plafond de la salle était une coupole de pierre brute, à la hauteur assez réduite, dont les aspérités projetaient des ombres qui semblaient se mouvoir à la lueur des nombreux crânes luminescents qui flottaient au-dessus de l’assemblée en claquant des mâchoires. En-dessous, la foule s’agitait dans un ensemble de mouvements hétéroclytes. Les danseurs étaient surtout âgés entre 18 et 35 ans. Certains se déhanchaient en rythme sur la musique, tandis que d’autres semblaient être plus absorbés par leur séance d’attouchements à deux.

Entre les danseurs, la température estivale qui déjà dehors semblait empêcher le corps de respirer convenablement, et l’action chauffante et isolatrice du bunker souterrain, la température sur la piste de danse avoisinait sûrement les 45°C. Regrettant de ne pas avoir laissé son manteau au videur, le brun leva le regard. L’étage supérieur consistait en un balcon qui courait le long de la parois, sur lequel se déhanchaient d’autres clients protégés par une barrière en fer forgé. Quelques alvéoles constellaient le chemin de pierre, dont il était possible d’apercevoir les fauteuils et les tables qui permettaient de pouvoir se reposer entre deux danse endiablées.

A l’opposé de l’entrée, sur le balcon, deux escaliers permettaient d’accéder à un salon privé séparé du reste du club par de grandes fenêtres en arcades gothiques, totalement lisses cette fois, sur lesquelles il était possible d’entrevoir les luminescences des nombreux charmes protecteurs qui renforçaient les défenses de ce coin V.I.P.

Avalant une gorgée du liquide ambré contenu dans son verre, Lysander rebroussa chemin vers l’escalier pour atteindre un meilleur point d’observation. Accoudé au rebord en fer forgé, il scrutait l’ensemble de l’assistance dans l’espoir de repérer le suspect et, avec un peu de chance, sa boîte magique au contenu au potentiel si dangereux. Pour l’instant, rien dans cette marée humaine ne retenait son attention, et l’espoir qu’il se faisait que le suspect ne se trouvait sûrement pas dans le salon privé commençait petit à petit à diminuer.
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Mer 14 Juin - 1:12

20 h 22, 14 septembre 2020. Au Chaudron Baveur, Londres.


Voilà une heure qu’elle se préparait. Une heure qu’elle n’était plus sortie de la salle de bain de la chambre qu’elle louait au Chaudron Baveur. Et le seul qui s’en préoccupait n’était autre Kelpie, le chat qu’elle traînait partout avec elle, ce petit chanceux avait droit un espace privé dans sa valise le temps des voyages. En tous les cas, il miaulait de temps à autre devant la porte, et s’apprêtait à donner un coup de griffes dans le bois, quand celle-ci s’ouvrit d’un coup.

- Мой лучший друг ! S’exclama Anastasia en attrapant la boule de poil qui n’eut pas le temps de filer. Я выхожу сегодня вечером. Lui disait-elle en lui grattouillant affectueusement sous le menton.

Elle déposa le chat sur le lit, qui se roula ensuite en boule sur la couette. La mirkrahaul attrapa son petit sac à main et passa la bandoulière à l’épaule, avant de vérifier que l’étui de cuir où elle rangeait sa baguette était correctement fixé autour de sa cuisse, à l’abri des regards indiscret sous sa jupe de coton noir. Une jupe certes un peu courte pour camoufler correctement sa baguette, mais lorsqu’on sort il faut savoir mettre les formes.

La russe jeta un coup d’œil à la pendule. Vingt heures trente, autrement dit, le moment idéal pour profiter du bar avant que tous les jeunes du coin ne rappliquent. Elle quitta sa chambre, prenant soin de verrouiller la serrure, puis descendit au rez-de-chaussée. Il va sans dire que les sorciers habitués de l’établissement n’avaient pas l’habitude de croiser des personnes bardées de tatouages, aussi quelques regards se tournèrent vers la blonde quand elle traversa la pièce bondée de monde. Et c’est en accordant un sourire sympathique à ceux qu’elle croisait, qu’elle fila droit vers l’arrière cour pour se rendre dans le monde sorcier.

En moins de trois minutes, la voilà qui débarquait dans la plus fameuse allée du monde magique britannique : « Le Chemin de Traverse ». A cette heure-ci, il était bien moins fréquenté. Les boutiques étaient fermées, et les gens qui vivaient là devaient sûrement dîner en famille ou entre amis. Du moins c’était l’idée qu’elle s’en faisait. Sans plus attendre, l’étrangère remonta la rue jusqu’à l’Allée des Embrumes. Et elle n’était pas difficile à trouver, ça non. L’endroit semblait plus sombre et sale qu’ailleurs, et il y avait encore moins de monde à l’horizon. En soit, cela lui rappelait le quartier magique underground de Moscou, à ceci près qu’il y avait une absence totale de néons qui donnaient cette ambiance de lumière électrique qu’elle appréciait tant.
Sans hésiter, elle s’enfonça dans l’allée, pour remarquer sur sa droite, l’écriteau qui affichait « Dead Men Tell No Tales ».

- C’est parti ! Lâcha-t-elle à l’attention d’un passant qui ne comprenait pas vraiment pourquoi on lui parlait, alors qu’elle descendait deux à deux les marches qui menaient à l’entrée de la discothèque des sorciers londoniens.

L’avantage d’être une femme apprêtée, c’est que le videur ne vous bloque pas l’entrée. Au contraire, il vous tient la jambe pendant cinq bonnes minutes avant de vous laisser passer. Anastasia échangea quelques politesses et plaisanteries avec ce gros costaud, qui faisait son kéké en lui montrant la morsure de loup-garou qu’il avait sur le biceps, puis elle s’engouffra dans le cœur de la boîte de nuit, non sans s’arrêter au bar pour bien commencer la soirée.

Alors qu’il ne devait être qu’à peine vingt et une heures passées désormais, le peuple commençait déjà à affluer. Anastasia regardait défiler autant de jeunes que de plus âgés, dont certains ne semblaient pas être des fréquentations les mieux cotées. Mais après tout, c’était ça le monde de la nuit, qu’il soit non-mage, sorcier, anglais, russe ou je ne sais quoi… Il attire autant de bonnes que de mauvaises personnes. Et en général les bonnes consomment ce que les mauvaises leurs proposent.
Mais elle n’était pas là pour se préoccuper de quoique ce soit, et après tout, elle avait bien mérité un peu d’amusement après sa traversée clandestine des mers du Nord de l’Europe.
Au cours des heures qui suivirent, elle fit la connaissance d’un photographe, sûrement celui de la boîte de nuit. Et l’homme d’une trentaine d’années était fort sympathique, c'est donc tout naturellement qu'elle discuta avec lui pendant une heure et demi, avant de rejoindre la piste de danse entre deux photos volées.
Et elle commença sans tarder à se déhancher, faisant voler sa longue crinière blonde un peu partout, tachant d’éviter les mains un peu trop entreprenantes. Mais profitant enfin de ces fameuses fêtes occidentales !
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Jeu 15 Juin - 2:45

La fête battait son plein dans la boîte de nuit. La musique continuait à faire trembler le sol avec autant de force que si un troll des montagnes avait décidé de danser de la country en plein milieu du nightclub. Pourtant, Lysander avait l’intime conviction que le chaos sonore qui envahissait l’espace n’aurait été rien sans le tumulte des conversations. Partout, à chaque seconde, des centaines de mots étaient prononcés à un volume suffisamment conséquent pour pouvoir espérer se faire entendre de leurs destinataires.

Toujours accoudé à la balustrade, Selwyn luttait pour ne pas être surpassé par la marée de monde qui l’entourait. Sa manie de relever et d’analyser les moindres détails de chaque lieu dans lesquels il s’attardait s’avérait être une véritable plaie dans un lieu aussi chargé de monde. Pourtant, l’Auror gardait ce réflexe, qui selon lui était la clé de son talent pour l’investigation. Même si cela impliquait d’être frappé d’une migraine à cause de l’effort de concentration quasi constant et du brouhaha qui se répercutait sur les parois rocheuses de la boîte de nuit.

Aussi, il observait assidument les sorciers qui se cambraient, se tordaient, se déhanchaient au rythme de la musique qui traversait leurs corps à tous en faisant pulser d’un nouveau battement leurs organes internes. D’aucun dirait que si un Moldu venait à voir ce spectacle, il serait persuadé que, au même titre que les vampires, les fantômes, les loups-garous (dont quelques spécimens de ces êtres étaient présents), les sorciers étaient bel et bien des créatures de la nuit.

Parmi eux il pouvait entrevoir quelques détails, infimes goutelettes dans un océans d’histoires, de vies : il voyait bien que ce sorcier à la mine patibulaire refourguait à son ami au teint anormalement pâle des fioles remplies de ce qu’il semblait être du sang ; que cette Vélane usait de son charme surnaturel sur le garde protégeant l’entrée du salon privé pour qu’il la laisse passer ; que ce photographe attendait visiblement plus de cette séduisante sorcière que quelques clichés, au vu de la substance qu’il glissait dans son verre ; ou même que cette harpie qu’il avait aperçu en entrant parvenait à imposer le respect à ses compagnons de beuverie.

Pourtant, aucun signe de son suspect. L’Auror songea que l’homme qu’il recherchait devait être un bon sorcier, au vu de la cargaison qu’il parvenait à porter à travers toute la ville. Il avait sûrement réussi à se déguiser en employant quelques techniques de transformation humaine. Ou peut-être même avait-il réussi à se rendre dans le salon privé. Peut-être était-ce là que le complice devait récupérer les jeunes créatures. L’enquêteur ne pouvait cependant pas se contenter de simples conjectures.

Vidant son verre, Selwyn s’approcha de l’une des alcôves où un autre bar se trouvait. Il s’assit sur l’un des tabourets, et fit face au barman qui venait de prendre place derrière le comptoir, à la suite d’une rotation des employés.
Un whisky pur-feu s’il vous plaît.” commanda Lysander avec un accent américain à couper au couteau.
Vous semblez pas dans votre élément, l’ricain.” fit remarquer le barman avec un sourire moqueur. “C’est la première fois qu’vous v’nez faire la fête à Londres ?”
Eh bien disons que j’ai l’habitude des clubs américains où on vérifie que les clients n’amènent pas des amis incognito cachés sous une cape d’invisibilité.” rétorqua l’Auror en levant le coin de la lèvre en un léger sourire qui traduisait un faux malaise.
Nous aussi on prend nos précautions ! On est dans l’Allée des Embrumes quand même.” répliqua le barman avec un sourire. “Ces crânes, là, ils sont pas là juste pour éclairer… Bon, si, c’est des lampes. Mais ils ont été ensorcelés par un charmeur de métal qui avait travaillé pour Wiseacre. Il faisait des Scrutoscopes. Du coup quand ils claquent ça veut dire qu’il y a des gens mal intentionnés dans les parages…

Lysander regarda autour de lui pour vérifier s’il n’avait pas rêvé : si, chaque crâne de cette immense salle semblait s’affairer à claquer des mâchoires. Soulevant un sourcil circonspect, il reposa son habituel regard sévère sur le barman.
Oui bon, on est dans l’Allée des Embrumes.” dit le barman sur un ton d’excuse teinté d’amusement. “Mais c’est pas tout, la lumière qui émane des crânes est touchée par un charme révélateur. Sortilège de Révélation Humaine, Révélasorts, Sortilège d’Homomorphus, ou même Charme Anti-Triche, tout y passe pour empêcher aux adeptes de la métamorphose de faire n’importe quoi. Par contre ça fonctionne toujours pas avec les Métamorphomages…” s’égara le barman tandis que Selwyn le remerciait en se levant.

Il en avait le coeur net désormais, son suspect ne pouvait pas se cacher derrière un sortilège. Il sortit du petit bar que constituait l’alcôve pour reprendre son point d’observation. C’est là qu’il le vit. Un nez droit, fin et pointu ; des yeux clairs dont il n’était que difficilement possible de distinguer la couleur sous les lumières multicolores des lampes-crânes ; des cheveux bouclés ramenés en chignon, c’était bel et bien Edward Crane.

Décidé, Lysander descendit rapidement les escaliers et s’efforça de garder une posture aussi nonchalante que possible (ce qui pour l’Auror consistait surtout à sortir les mains de ses poches et décontracter ses épaules et le haut de son dos, d’habitude si droit. Au passage, il fit tomber l’air de rien le verre dont le fameux photographe avait altéré le contenu, prêtant peu attention aux protestations qu’il avait déclenché chez le trentenaire. Il longea la paroi circulaire de la salle d’un pas rapide.

Il s’approchait de plus en plus de sa cible d’un pas agile en tentant de rester incognito face à Crane, qui patientait sur le côté de l’escalier opposé en espérant parvenir rapidement au salon privé. Lysander porta une main à sa baguette glissée dans une poche intérieure de son manteau, mais c’était trop tard. Crane l’avait repéré et, malgré le handicap que constituait la malle qu’il portait sous le bras, il était parvenu à atteindre sa baguette avant lui. L’Auror se prit de plein fouet un Sortilège d’Expulsion qu’il ne parvint pas à éviter suffisamment, atterrissant à quelques mètres derrière, non loin de l’arcade de l’alcôve d’entrée.

La bousculade créée par le sortilège, qui n’avait pas frappé que Lysander, entraîna plusieurs protestations et indignations dans la foule dansante, dont l’écrasante majorité n’avait pas encore conscience qu’un duel venait de débuter. Quelques reproches, quelques insultes, quelques menaces : la tension venait de monter d’un cran, celui qui voulait dire que la violence n’allait pas tarder à éclater.

La baguette toujours en main, Lysander se releva et décocha à la hâte plusieurs sortilèges en direction du criminel, qui parvint à éviter les éclairs rouges et les boules d’énergie bleues qui fusaient depuis la baguette de l’Auror. A côté, quelques danseurs et autres esprits embrumés par l’alcool s’étaient lancés eux aussi dans des échanges de coups voire de maléfices.

Lysander se lança à corps perdu dans la mêlée, moins pour le plaisir de la baston (qu’il ne ressentait pas le moins du monde) que par nécessité de retrouver son suspect, qui s’était glissé dans la foule amassée au centre de la pièce, agitée à la fois par les coups et les pas de danse sous une musique toujours plus forte. Aussi parvint-il sans le savoir à échapper au courroux du barman de l’entrée, qui venait de pénétrer sous la coupole de pierre en lançant plusieurs Maléfices du Saucisson dans l’espoir de calmer les esprits échaudés de plus en plus nombreux.
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Ven 16 Juin - 0:10

23 h 42, 14 septembre 2020. Au « Dead Men Tell No Tales », Allée des Embrumes.


La foule hurlait et dansait, chantait et se déhanchait. La musique faisait trembler les murs. L’ambiance était électrique, et la chaleur humide collait à la peau des fêtards. Anastasia buvait de temps à autre au goulot de sa bouteille de bière, entre deux pas de danse. Mais après une bonne vingtaine de minutes passées sur le dancefloor, il lui fallut penser à acheter de nouvelles munitions alcoolisées. Elle commençait à peine à délaisser la foule, qu’elle aperçu un type bien habillé passer tout près elle en volant. Et pas de son propre chef. Elle tourna la tête dans la direction opposée. La foule s’était écartée, certains avait été bousculés, et le vide créé semblait désigner ce drôle de type au chignon de l’autre côté, et qui tenait sa baguette à la main.
Avant même de pouvoir faire quoique ce soit, plusieurs traits lumineux aux tons rouges et bleus fusèrent dans la direction du type à la mallette. Et tout ceci ne faisait que commencer, puisque d’autres sorciers s’emparèrent de leurs propres baguettes, quand d’autres décollaient déjà une gifle à leur voisin.

L’effet de masse, l’alcool, les substances moins légales, la peur, la colère… Tous les ingrédients réunis d'une véritable potion de « bordel » qui commençait à fumer dangereusement. Et forcément, ce qui devait arriver arriva lorsque les premiers sorts furent jetés sur la piste de danse. Le personnel de la boîte de nuit n’eut d’autre choix que de tenter de limiter la casse, mais quand vos clients ne comptent pas se laisser faire…

La jeune russe quant à elle, tenta tout d’abord de s’éloigner de la mêlée dans réflexe de survie, craignant le mouvement de foule meurtrier. Cependant un homme assez carré, et à l’œil torve et dénué du moindre soupçon de réfléxion, la saisit par le bras, toisant la petite blonde d’un air patibulaire. N’ayant rien d’autre qu’une bouteille dans la main, Anastasia n’hésita pas une seule seconde à la lui briser sur le coin du crâne, et de profiter de la surprise et du choc, pour asséner sèchement un ou deux coup de tesson dans l’abdomen du type qui finit par s’étaler au sol et appuyer sur la plaie en gémissant.
La mirkrahaul enjamba le blessé pour s’écarter des bagarreurs en observant la foule d’un air mauvais, tirant sa baguette de l’étui ceinturé à sa cuisse et  caché par sa jupe. Ana’ avait eu le temps d’entrapercevoir le gros malin qui avait, semble-t-il, lancé le premier sortilège, et elle avait une furieuse envie de lui refaire le portrait façon puzzle.

Nulle part, non elle ne le discernait pas. La piste de danse ressemblait à une arène de combat, où tous les protagonistes étaient d’hors et déjà à couteaux tirés. Certains étaient étalés par terre, d’autres pétrifiés, inconscients ou même blessés. Et le barman, qui n’entendait pas laisser tout ceci atteindre le point de non retour, redoublait d’effort quand à la neutralisation des plus téméraires, accompagné désormais du vigile qui avait laissé entrer la russe quelques heures auparavant. Et diable qu’il s’en voyait celui-là, mais il fallait voir la puissance des calottes qu’il était capable décoller les unes après les autres pour se frayer un chemin dans la foule incontrôlable.

- Меня это заебало… Jura-t-elle en plissant les yeux, et en essuyant contre sa jupe le sang qui avait coulé sur sa main. Где эта британская собака ?

Elle s’approcha du barman et se mit à crier pour se faire entendre :

- Je crois que j’ai vu ce connard qui fout la merde !

- Ah bien ! Lâcha-t-il avec une ironie bien sentie. Et à quoi je le reconnais ?! S’époumona son interlocuteur excédé.

- Eh… Je l’ai pas vu danser, et pourtant il doit transpirer comme un pédophile dans une cours de récré ! Lui répondit la russe en haussant les épaules. Et il a fait une boule avec ses cheveux derrière la tête !

Le tenancier ne se sentait pas vraiment aidé pour le coup. Il eut un geste de la main comme pour balayer les paroles de l’étrangère pour se remettre à saucissonner ceux qui s’affrontaient toujours.

Là ! Le type au manteau qui avait fait un vol plané un peu plus tôt. S’il y avait bien quelqu’un qui avait une très bonne raison de vouloir faire la peau du fauteur de trouble, ce serait bien lui. Anastasia rasait le mur, en direction des escaliers qui menaient à la sortie, en essayant de garder à l’œil le brun qui se faufilait au milieu de la mêlée, sa baguette à la main. Dans le meilleur des cas elle n’aurait qu’à suivre ses pas, dans un autre, elle croiserait peut-être le type à la mallette s’il essayait quitter le « Dead Men Tell No Tales ». Dans les deux, elle aurait peut-être l’opportunité de lui faire sauter les rotules. Voilà ce que les russes appellent de « bons plans », le genre fignolé à l’huile de coude et tout ça à la dernière minute.

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Dernière édition par Anastasia Rebrov le Ven 16 Juin - 15:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Ven 16 Juin - 2:24

Le combat faisait rage dans l’assemblée. D’un côté, une jeune sorcière en mini-short soumettait un client qui venait d’enfoncer son poing dans la joue de son date, des cordes noires jaillissant de sa baguette pour s’enrouler autour des bras et de la gorge de l’assaillant ; de l’autre, deux sorciers avaient oublié de sortir leur baguette et luttaient au corps à corps ; et devant, le chignon d’Edward Crane s’éloignait de plus en plus pour se perdre entre les sortilèges et les poings levés.

Dans cette cohue où il était presque impossible de distinguer ne serait-ce qu’un visage, Lysander se faufilait tant bien que mal entre ce qui n’était plus que des silhouettes agitées, levant leur baguette pour les unes, tombant mollement au sol pour les autres. Il crut entendre çà et là, entre le tumulte de la musique additionnée aux sortilèges qui fusaient dans tous les sens, un ou deux rires hystériques : certains semblaient bien plus s’amuser que d’autres.

L’un d’eux eut la bonne idée de se jeter sur l’Auror depuis sa gauche en un tacle monumental. Précipité à terre, il secoua la tête avant d’apercevoir le poing levé, prêt à frapper. Par un réflexe acquis depuis de nombreuses années maintenant, l’Américain dirigea sa baguette sur le poitrail de l’inconnu, qui fut frappé d’un éclair rouge qui le fit sursauter. Le sorcier retomba à côté de Selwyn, stupéfixé. Heureusement, même si la baston générale faisait rage, les combattants n’étaient pas assez nombreux pour que les combattants K.O. ne subissent de plein fouet les piétinements de l’assemblée. Aussi, Lysander se releva assez rapidement pour éviter de subir une nouvelle blessure.

Il leva les yeux vers le balcon : l’accès au salon privé avait été totalement coupé par les vigiles qui, avant de se précipiter dans la mêlée, avaient confiné les entrées du salon à l’aide de la protection la plus insolite qu’il ait été donné à l’Auror d’observer. Les crânes flottants, qui jusque là avaient filé à travers les airs comme des mouches paniquées, en claquant des mâchoires de plus belle, s’étaient réunis aux entrées du salon pour y empêcher le passage. C’étaient donc deux murs semblables à ceux des catacombes, luisant d’une aura verdâtre, qui se dressaient des deux côtés du salon.

Sur le reste du balcon, toute une rangée de spectateurs observaient le combat généralisé, certains stupéfaits, d’autres excités comme des grinchebourdons face à un gigantesque alihosty, impatients les uns comme les autres d’en connaître l’issue. Parmi eux, Lysander aperçut la silhouette de Crane qui se faufilait précipitamment derrière les sorciers accoudés à la balustrade. Les sourcils froncés par l’agacement, l’Auror joua des coudes en rebroussant chemin, tandis que le criminel s’approchait au-dessus de l’entrée de la boîte.

Parvenu aux niveau du suspect, Lysander leva sa baguette et maugréa un “Defodio” qu’il savait avoir été le seul à entendre. Son Sortilège de Terrassement frappa le balcon dont le sol se déroba sous les pieds de Crane. Ce dernier parvint au dernier moment à amortir sa chute à l’aide d’un savant Sortilège de Coussinage qui lui permet de rebondir et de remettre la main sur la malle qui lui avait échappé durant sa descente. Il s’assura qu’elle ne s’était pas endommagé d’un air anxieux, avant de se précipiter vers la sortie, avantagé par l’absence du videur et du barman qui s’étaient plus enfoncés dans le chaos.

L'un d'eux, justement, avait atteint le centre de la mêlée et était parvenu à prendre Lysander dans sa ligne de mire. Une salve de sorts s'échappa de sa baguette magique. Certains se heurtèrent au Charme du Bouclier de l'Auror, tandis que les autres se fracassèrent contre le mur rocheux, arrachant quelques morceaux qui tombèrent au sol. Conscient que la paix ne lui serait pas accordée par le personnel de la boîte, Selwyn vociféra qu'il était un Auror et qu'il agissait sous la supervision du Ministère. Rien à faire, la salle était bien trop bruyante pour pouvoir se faire entendre. Résigné, il répliqua par une série de sortilèges des plus bruyants afin de le dissuader d'approcher plus. L'un d'eux toucha le videur, qui se battait juste à côté, dans le bas du dos.

L'Américain laissa le barman tourner son attention vers son collègue qui subissait les sévices du Maléfice d'Entrave, et reprit sa course vers l'entrée, espérant que Crane n'avait pas réussi à mettre trop de distance entre eux.
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Sam 17 Juin - 0:02

23 h 45, 14 septembre 2020. Au « Dead Men Tell No Tales », Allée des Embrumes.


Les bruits des pas pressés d’Edward Crane sur la passerelle étaient bien étouffés par le brouhaha la cohue et la musique qui ne cessaient de vrombir et faire trembler les murs. Pourtant, cela n’avait pas empêché à l’Auror de le repérer et de le prendre en chasse. Anastasia dû se retenir d’applaudir lorsque le fugitif parvint à éviter une chute qui aurait pu se révéler catastrophique et douloureuse pour lui. Il fallait souligner aussi que le brun en manteau avait finement joué son coup, et cela méritait de tirer son chapeau.
Mais désormais Crane était dans l’obligation de passer par elle, qui barrait le seul chemin existant vers la sortie : L’escalier. Sans compter que l’agent du gouvernement britannique fut prit à parti par le barman et le vigile. Anastasia avait donc elle aussi un coup à jouer.

Edward Crane fonçait droit vers elle. Aussi, avant même qu’il ne se décide à quoi que ce soit, elle s’écarta du chemin, et inclina la tête au moment où il la dépassait, tout en l’invitant de sa main libre à poursuivre sa course effrénée dans l’escalier. Et elle affichait ce sourire narquois qui caractérisait chacune de ses idées tordues et facétieuses. Le type à la malle était arrivé à un tout petit plus de la moitié de son ascension, lorsque la mirkrahaul souffla un discret « Glisseo » en pointant sa baguette en direction de l'escalier. Aussitôt, le sol se déroba sous les pieds du fuyard, les marches s’inclinèrent pour former une pente digne d’un toboggan. La chute fut inévitable.  Tout comme la glissade était incontrôlable. Crane fit en sorte de s’accrocher à sa mallette comme un forçat de peur qu’elle ne lui échappe des mains. Et lorsqu’il parvint à dresser la tête un minimum, pour voir où il allait atterrir… Il aperçut la blonde qui l’avait salué quelques secondes auparavant, mais surtout qui l’attendait la jambe gauche légèrement relevée. Une jambe qui arborait un tatouage de la Grande Prostituée de Babylone sur le tibia et débordant sur le mollet, ainsi qu’un verset biblique, juste au dessus et avant le genou, « Destruction comes ; and they shall seek peace, and there shall be none ». Et c’est exactement ce qui allait arriver. Point de salut pour ce misérable, qui pourtant espérait très fort. Car à ce qui arrêta la glissade de « Madame » Crane fut le talon de cette jambe prédatrice qui avait patienté jusqu’à l’arrivée de sa proie, contre lequel son entrejambe se pressa avec une force et une violence conséquente de sa glissade trop rapide.
Oui, cette jeune femme tatouée à la crinière blonde était une belle salope. Et les yeux exorbités de l’homme à la mallette attestaient de la véracité de ce point qui méritait d'être soulevé. A cet instant précis, plus rien de comptait pour lui, plus rien d’autre n’existait, car la douleur fulgurante lui remontait au cerveau, accompagnée de l’inquiétude quant à l’état de la partie préférée de son anatomie.

- Иди на хуй. Дибил. Siffla la russe entre ses dents, la main gauche posée sur le crâne du type tout en y tapotant un doigt après l'autre.

Anastasia était satisfaite de lui avoir fait remonter les couilles jusque dans le menton. Vraiment très satisfaite, voire un peut trop. Puisqu’elle ne s’inquiétait pas de la mallette que le fugitif avait lâché, de facto. La boîte de taille respectable rebondissait sur le sol, cahotée dans sa roulade qui la menait dans la direction opposée à l’escalier. Dans la direction de l’Auror qui avait reprit sa course, et qui était le seul à savoir ce qu’elle contenait.
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Mar 20 Juin - 13:03

Lysander se précipita sous l’arcade et parvint jusqu’à l’escalier de l’entrée. Il s’arrêta net, le regard circonspect posé sur le talon qui venait, semble-t-il, d’empaler les bourses d’Edward Crane. Une vague de soulagement mêlée à de la reconnaissance envers la sorcière à qui appartenait la chaussure monta en lui en réalisant qu'il n'avait pas à courir plus longtemps. Il reprit donc sa progression d’une marche rapide et ramassa la malle pour y plaquer une oreille, à l’affût du moindre bruit qui aurait pu l’alerter de la présence d’une créature à l’intérieur. Rien. L’Auror la tapota de l’extrémité de sa baguette magique tout en murmurant quelques incantations qui scellèrent le coffret qui luisait désormais d’une aura bleutée.

Il continua sa marche en remontant son regard depuis ledit talon jusqu’au visage de celle qui venait de terrasser le fugitif, en prenant bien soin de s’attarder sur les tatouages qui recouvraient a priori l’ensemble du corps de la sorcière, qui arborait un rictus triomphant pour lequel Selwyn ne put lui en vouloir. Accompagné de la malette en lévitation à quelques centimètres de son épaule, Lysander fit face à Crane.
Tu as perdu quelque chose Crane ?” dit-il, un coin de ses lèvres se soulevant en un rictus satisfait. Il pointa sa baguette et, en un éclair, le criminel tomba dans l’inconscience.
Vous là !” s’exclama une voix dans le dos de l’Auror.

Ce dernier jeta un coup d’oeil par-dessus son épaule d’un air méprisant. Il toisa le barman qui pointait sa baguette dans sa direction et écarta un pan de son manteau, d’où un objet jaillit à la vitesse d’une balle de fusil pour s’immobiliser à quelques centimètres du bout du nez du sorcier. Lysander déclara alors, sans détourner le regard de l’employé dont le visage s’affaissait petit à petit :
Agent Lysander Selwyn, Auror du Ministère de la Magie de Grande-Bretagne.

Il y eut un léger silence durant lequel le barman, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés, dodelina lentement de la tête en réalisant qui il avait attaqué. Il finit par reprendre sa contenance :
Vous voulez dire que vous venez ici sans mandat, sans vous présenter, pour poursuivre un de nos clients et détruire nos biens ?!” s’exclama-t-il. “Vous, vous allez avoir des problèmes !
Vous voulez dire, prévenir le Magenmagot de mes actions ? Vous êtes au courant que ça veut dire que le Département de la justice magique aura tous les droits pour fouiller cet endroit et que, d’après ce que j’ai pu voir, ça voudrait dire : passer la clé sous la porte du Dead Men Tell No Tales ?” rétorqua Lysander sur un ton tout aussi méprisant. Face au silence contrarié de son interlocuteur, il ajouta : “Ce qu’on va plutôt dire, c’est que je passais juste me changer les idées ici et que j’ai simplement croisé ce Monsieur dont je savais qu’il était recherché - par moi - et qu’une course-poursuite s’est déclenchée. Vu ?

Le visage assombri, le barman approuva l’idée :
Mais du coup, y a moyen que vous nous débarrassiez des cons qui ont décidé de vous suivre dans le combat ?” demanda-t-il avec espoir.
J’ai l’air de faire partie de la Brigade de police magique ?” répondit Lysander d’un ton cassant qui s’alliait parfaitement à son visage fermé.

Le barman tourna les talons en lâchant quelques marmonnements inintelligibles. De l’autre côté de l’arcade, le combat semblait avoir cessé. Les crânes reprirent leur vol tandis que l’ambiance se reconstruisait tout doucement à l’image du balcon qui se répara de lui-même sous l’impulsion d’un simple “Reparo”. Selwyn reporta son attention sur la sorcière tout en conservant son air sévère.
Impressionnant.” fit-il sobrement remarquer. “Votre aide a été précieuse, mais je vais tout de même devoir vous demander de me suivre pour faire une déposition, Miss..?

Il plongea son regard sombre dans celui de la sorcière en attendant une réponse, sans faire attention aux videurs qui commençaient à affluer, traînant les perdants du combat jusqu’à l’extérieur de la boîte de nuit en lançant des regards assassins aux trois sorciers et à la petite malle qui flottait toujours à leurs côtés.


Dernière édition par Lysander H. Selwyn le Sam 29 Juil - 11:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Lun 26 Juin - 23:15

00 h 03, 15 septembre 2020. Au « Dead Men Tell No Tales », Allée des Embrumes.


Tu as perdu quelque chose Crane ?

Avant même qu’il n’ait le temps de rétorquer quoique ce soit, le bougre encaissa de plein fouet de sort projeté par Lysander. Et il s’effondra, complètement tanné. Anastasia s’attelait à retirer ses chaussures, parce que le talon avait pris un sacré coup dans cette histoire. Elle poussa un long soupir en levant sa paire d’escarpins à hauteur des yeux, optant désormais pour une moue embêtée. Elle pointa sa baguette dans la direction du talon et dans un murmure, il reprit sa forme originelle.

Pendant ce temps, le brun dans son manteau donnait la réplique au barman qui ne pu s’empêcher de brailler et vociférer. Voire même de proférer des menaces ? Difficile à dire, car même si les combats avaient cessé, et que certains s’occupaient déjà d’essayer de réveiller leurs camarades, d'autant la musique n’avait pas été coupée. Pour couronner le tout, les deux hommes parlaient vite, et surtout de choses qu’elle ne connaissait pas vraiment. A part la « Brigade Magique », dont elle avait déjà entendu parler dans les journaux. Evidemment, le barman fut vite remis à sa place par les paroles platonique mais acerbes de l’auror, qui concrètement, n’avait cure de problèmes de gestion de la boîte.
Et pendant que la scène se déroulait, la russe ne se priva pas d'aller passer un bras derrière le bar pour s’emparer d’une autre bouteille de bière. Au vu du prix des consommations, c'était l'occasion rêvée, puisque de toute façon, tout le monde était bien trop affairé à ses propres ennuis pour s’occuper d’elle. Revenant sur la pointe des pieds, parce que le sol poisseux et collant du « Dead Men Tell No Tales » rendait la progression désagréable, sa bouteille à la main, et ses escarpins en plus de sa baguette dans l’autre, elle offrit un large sourire, les yeux rieurs, à l’auror qui se tournait vers elle.

Impressionnant. Votre aide a été précieuse, mais je vais tout de même devoir vous demander de me suivre pour faire une déposition, Miss..?

Il avait ce ton plat, de ces types qui vous donnent l’impression de ne jamais être surpris. Anastasia commença par boire une gorgée de sa bouteille, tout en observant l’auror de pied en cap.

- Ah, simple petit tour. Expliqua-t-elle en posant ses escarpins au sol. Et un bon coup dans les couilles, ça calme vite et bien ! Ajouta la mirkrahaul dans un rire moqueur, tout en coinçant sa bouteille de bière entre ses genoux. Et tu veux que je dépose quoi ?

L'agent du ministère hésita de prime abord entre la surprise l'incompréhension. C'est qu'ils ne devaient pas en croiser des tonnes et des tonnes des russes par ici. Ajoutons à cela son langage châtié, en plus de légères incompréhension de langages... Il y avait de quoi se demander ce que faisait ici une étrangère comme elle.

Mmmh, une Russe hein ?Fit-il remarquer, plutôt pour lui-même.Déposer un témoignage, vous venez de vous impliquer dans une enquête ministérielle après tout.Continua l'auror en s'efforçant de mieux articuler, malgré un ton toujours aussi calme et sobre.

Anastasia soulevait un peu sa jupe de coton pour ranger sa baguette dans l'étui sanglé à sa cuisse.

- Mh... D'accord. Et c'est quoi ton nom ? « Mister ». Ajouta-t-elle en pensant reprendre la formule d’appellation, tout en saisissant sa boisson par le goulot. Et c’est qui ce connard ? S’enquit Ana’ en désignant Crane du doigt.

Alors, son interlocuteur lui fit signe de réduire la cadence des questions dans un geste mesuré. Il préférait visiblement quitter cet endroit le plus tôt possible.

On en reparlera au Ministère, blondie. Pour l'instant, suivez-moi, on doit sortir de ce taudis avant que je ne sois à nouveau tenté de lancer un mauvais sort à l'un de ces Brits hystériques.

Ana' emboîta le pas de l'auror, après avoir ramassé ses escarpins d'une main, et sans lâcher sa bière de l'autre, grimpant les escaliers. Crane fut élevé dans les airs, la lévitation obéissant à la baguette de Lysander. Ainsi le trio atypique quitta à la fois la discothèque et l'entrée de l'Allée des Embrumes, pour remonter le Chemin de Traverse et prendre la direction du Ministère.

- C'est quoi « Brits » ? Lui demanda la russe qui marchait pieds nus sur le pavé froid et humide du Londres magique.
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Jeu 10 Aoû - 0:00

La blonde ouvrit la bouche et formula une réponse à l’adresse de l’Auror en reposant son escarpin au sol.
Ah, simple petit tour. Et un bon coup dans les couilles, ça calme vite et bien ! Et tu veux que je dépose quoi ?

La sorcière s’exprimait avec un fort accent slave qui poussa Lysander à se concentrer sur le discours au registre fleuri qu’il discernait à peine par-dessus la musique et le tumulte de la fête qui avait repris en tentant de dissimuler en vain sa surprise entremêlée d’incrédulité face à la question qui ponctua la fin de la parole de la blonde. Les crânes volants avaient quitté leur formation pour reprendre leur vol à leurs positions habituelles, ce qui permit à l’Auror de mieux détailler l’apparence de la sorcière dont il ne connaissait toujours pas le nom.

Mmmh, une Russe hein ?” laissa finalement échapper Lysander d’un air méfiant dans un murmure plus adressé à lui-même qu’à son interlocutrice étrangère. La question de la jeune femme lui revint en tête, et il abandonna son visage mi-méfiant, mi-admiratif face aux multiples piercings et tatouages qu’arborait fièrement la slave pour adopter un masque officiel. “Déposer un témoignage, vous venez de vous impliquer dans une enquête ministérielle après tout.” expliqua-t-il en rangeant sa baguette dans une poche intérieure de son manteau.

Mh... d'accord. Et c'est quoi ton nom, Mister ?” répondit la sorcière par l’interrogative en saisissant au goulot la bouteille qu’elle avait coincée entre ses jambes. “Et c’est qui ce connard ?” renchérit-elle avec un ton courroucé qui faisait parfaitement écho au ressentiment que Lysander portait lui-même contre Edward Crane.

L’Auror tendit une main, paume vers le sol, en un signe d’apaisement pour encourager la Russe à réduire sa cadence d’interrogations. Il préférait ne pas s’attarder sur les lieux. Il avait une mallette au contenu potentiellement dangereux et un criminel qu’il ne souhaitait pas garder plus longtemps dans un lieu tel que le Dead Men Tell No Tales.
On en reparlera au Ministère, blondie.” dit-il. “Pour l'instant, suivez-moi, on doit sortir de ce taudis avant que je ne sois à nouveau tenté de lancer un mauvais sort à l'un de ces Brits hystériques.

Il brandit à nouveau sa baguette. Crane s’éleva dans les airs et s’immobilisa à mi-hauteur, comme s’il avait été allongé sur un brancard invisible qui s’avançait tout seul aux côtés de l’Auror, toujours accompagné de la malle. La Russe lui emboîta le pas, une bouteille dans une main, ses escarpins dans l’autre. Étonné par l’absence de discussion généralement opposée à toute embarcation vers le Bureau des Aurors (“Mais j’ai rien fait !” “Je peux pas plutôt passer faire ma déposition dans deux jours ?” “Je ne m’inclinerai jamais devant cet État policier !”), Lysander en vint à se demander si l’étrangère n’avait pas l’habitude d’échanger avec des représentants des forces de l’ordre. Il fut sorti de cette interrogation par une question de la blonde :
C'est quoi “Brits” ?
C’est une abréviation pour “Britanniques”. Je ne suis pas d’ici non plus.” précisa-t-il à la jeune femme.
L’étrange trio que formaient Lysander, la Russe et Crane progressa à travers la rue malfamée dans un silence de plomb qui semblait se mêler comme à de la peinture à l’obscurité presque innée de ces lieux, résultant en un tableau presque gothique seulement illuminé d’une ou deux lucarnes orangées au sommet des maisons qui s’alignaient le long de l’Allée. Lysander s’était saisi de la malle et en tapotait le couvercle ciselé, l’air concentré, de différentes manières à l’aide de sa baguette.

Peu à peu, le regard concentré sous les sourcils froncés se détendit pour laisser place à l’inquiétude presque aussitôt dissimulée derrière un nouveau froncement de sourcils, plus coléreux que le précédent. Il pointa impérieusement sa baguette vers le corps inconscient de Crane. Ce dernier ouvrit les yeux, avant d’être projeté par une force invisible contre la pierre du mur le plus proche. Il laissa échapper une plainte douloureuse sous le choc.
Où est passé le contenu de la malle, Crane ?” interrogea sèchement l’Auror en enfonçant l’extrémité de sa baguette dans la joue du criminel.

Ce dernier se contenta de plonger un regard de défi empreint de haine dans celui de l’Auror, qui y répondit d’un ton menaçant en renforçant la pression exercée par sa baguette contre la joue de son prisonnier :
Tu es le suspect numéro un dans une affaire de meurtres multiples et de commerce illégal désormais aggravé par la disparition de la ou des créatures que tu avais sous ta garde. J’ai le droit de faire bien plus qu’un simple interrogatoire pour te délier la langue. Ce qui veut dire...

Le sorcier s’interrompit et sortit d’une poche intérieure de son manteau une petite fiole de cristal qui semblait renfermer un liquide bleu très clair, légèrement plus épais et opaque que de l’eau.
...que j’ai le droit de t’administrer ce sérum de vérité de ma confection. Autant te dire que je le réserve à des cas d’urgence. Et je peux te dire que ce sera plus désagréable que du Veritaserum.

Le regard fermé d’Edward Crane se posa sur le flacon avec un air méfiant : il devait sûrement bluffer. Lisant sur son visage, Lysander reprit :
Tu veux vraiment vérifier par toi-même si je bluffe ou pas ? Je ne te retiens pas.” dit l’Auror avec un sourire en coin.

Le regard sombre de Crane se reporta sur celui de Selwyn. Il se résigna :
Je l’ai ouverte avant d’entrer sur le Chemin de Traverse.
L’Auror laissa échapper un “Quoi ?!” furieux. Il recula d’un pas, stupéfixant à la volée le criminel dont le corps se détacha du mur et reprit sa position allongée en lévitation.
Il se tourna vers la blonde :
Vous, qui êtes-vous ? Je veux votre nom et votre adresse, pour que le Ministère puisse vous communiquer une date à laquelle vous viendrez faire votre déposition.
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MessageSujet: Re: Pound me the witch drums (PV Anastasia)   Dim 27 Aoû - 6:42

00 h 17, 15 septembre 2020. Allée des Embrumes.


Ni l’un ni l’autre n’était originaire d’Angleterre. Anastasia ne se serait pas doutée que le Ministère de la Magie britannique recrutait à l’étranger. Ce n’était pas le genre des russes de faire cela en tout cas, puisqu’en grande partie, les russes n’aiment que les russes.
Anastasia suivait l’auror, marchant pieds nus sur le pavé crasseux, froid et humide de l’Allée des Embrumes, ses escarpins à la main, et sa bouteille bière dans l’autre. La russe aurait bien souhaité avoir au moins une paire de baskets sous la main, mais au vu des circonstances, elle doutait avoir l’opportunité de repasser par sa chambre, au Chaudron Baveur.

Perdue dans ses pensées, elle avait fait quelques pas de plus, alors que Lysander s’était arrêté pour examiner la malle, dans un faible halo orangée projeté par les lucarnes au dessus. A peine eu-t-elle le temps d’arriver à la hauteur de l’auror, que Crane était déjà plaqué contre le mur, offrant à ces geôliers une grimace qui trahissait une douleur certaine.

Où est passé le contenu de la malle, Crane ?

Anastasia esquissait un sourire en coin, en voyant son homologue britannique appuyer avec force le bout de sa baguette contre dans la joue du criminel récalcitrant.

Tu es le suspect numéro un dans une affaire de meurtres multiples et de commerce illégal désormais aggravé par la disparition de la ou des créatures que tu avais sous ta garde. J’ai le droit de faire bien plus qu’un simple interrogatoire pour te délier la langue. Ce qui veut dire que j’ai le droit de t’administrer ce sérum de vérité de ma confection. Autant te dire que je le réserve à des cas d’urgence. Et je peux te dire que ce sera plus désagréable que du Veritaserum.

Le regard d’Ana’ oscillait entre le flacon, son porteur et Crane. Elle était perplexe quant à cette façon de faire. Ça ne ressemblait pas trop aux méthodes réservées à ce genre crevures dans son pays.

- Chez moi, en Russie, quand on a un… Casier comme ça, on casse leurs doigts phalange par phalange. Intervint la mirkrahaul en désignant Crane de l’index. Pour commencer. Ajouta-t-elle dans la foulée.

Tu veux vraiment vérifier par toi-même si je bluffe ou pas ? Je ne te retiens pas.Argua Lysander, continuant de déstabiliser son interlocuteur, ne souhaitant pas lui laisser ni de répit, ni le temps de relativiser.

Je l’ai ouverte avant d’entrer sur le Chemin de Traverse.Finit enfin par lâcher Crane, qui ne souhaitait pas expérimenter quoi que ce soit.

Le visage de l’auror changea du tout au tout, son air déterminé laissa place à une surprise indignée. “Quoi ?!” Il fallait dire que notre homme avait relâché une créature magique en plein territoire moldu. Compte tenu de la situation magico-religieuse actuelle, c’était une nouvelle encore pire qu’elle n'aurait déjà pu l'être en temps normal.

Vous, qui êtes-vous ? Je veux votre nom et votre adresse, pour que le Ministère puisse vous communiquer une date à laquelle vous viendrez faire votre déposition.

- Anastasia, répondit l’intéressée avec un léger sourire, Anastasia Rebrov. Je suis… Mirkrahaul. Mh… магический союз советских территорий. « Magic Union of the Soviet Territories » ? Tu connais camarade ?

La russe jeta sa paire d'escarpins près de deux sacs poubelle plein à craquer, puis mit un doigt sur ses lèvres, s’accordant un temps de réflexion. Lysander n’avait pas demandé ce qu’il y avait exactement dans cette malette, et cela soulevait une interrogation qui méritait une réponse.

- Tu connais la créature toi ? Tu sais ce qu’elle est ? S'enquit-elle en regardant son comparse droit dans les yeux. Ça peut être un très grosse merde si elle est chez les non-mages. Insista la blonde, visiblement pas rassurée par la nouvelle.

La russe finit par croiser les bras, jetant un regard agacé au criminel qui était de nouveau sous l’emprise du sortilège de stupefixion, avant de reporter son attention sur l’auror. Alors son regard se radoucit, et un sourire en coin se dessina sur son visage. Les yeux rieurs, elle reprit :

- On ira au Ministère après, et je raconte ce que j'ai vu. Juré. Promit-elle en frappant doucement sa poitrine du poing.
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