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 Butterflies and needles | Aedan

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Auror
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MessageSujet: Butterflies and needles | Aedan   Dim 11 Juin - 0:49

YOUR HEART WEARS KNIGHT ARMOUR.AEDAN&TARA;
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Hunger of the pine.

Même après dix ans, l’âme de Poudlard ne changeait jamais totalement. Ces couloirs agités, ces toiles vivantes, cette atmosphère si spécifique à l’école britannique, Tara avait l’impression que retourner dans le château la ramenait automatiquement dans le passé. Elle hésitait à céder à la tentation de vérifier si même les passages secrets dont elle se souvenait existaient encore par-delà les tapisseries qu’elle reconnaissait – mais la jeune femme n’était pas seule, accompagnée de près par un autre enseignant ; et elle n’était malheureusement pas là non plus pour une séance de réminiscences nostalgiques. Elle avait fort à faire.

Après des jours de recherche acharnée, la piste du leader de la Résistance menait enfin à quelque chose, plutôt quelqu’un. La tâche de l’Auror n’avait guère été facilitée ; il circulait tant de bruits et de racontars que les sources fiables au sujet du récent groupuscule rebelle s’avéraient aussi rares qu’une oasis en plein désert. Et c’était ici, au beau milieu des terres écossaises, que son chemin la menait pour rencontrer un dénommé Bridewell, professeur et même directeur de son état d’une des formations de l’institut magique.

Elle n’avait aucune idée de l’accueil qu’elle recevrait une fois arrivée au quatrième étage. Après tout, rares étaient les sorciers qui appréciaient évidemment d’être cueillis au beau milieu de leur environnement le plus familier par une inconnue, surtout pour aborder un sujet aussi délicat et épineux. Les risques d’une mauvaise réaction étaient encore plus nombreux alors que subsistait la chance infime que Tara se soit trompée sur toute la ligne au sujet du leader présumé de la Résistance. Car si cet enseignant en Défense contre les Forces du Mal n’était aucunement lié à tout ça, l’Auror n’avait plus qu’à croiser les doigts pour retomber sur ses pattes d’une façon ou d’une autre.

Au pire, il lui restait toujours sa baguette magique pour lui offrir une diversion médiocre.

Les quelques élèves qui la croisèrent la dévisagèrent avec curiosité, parfois même appréhension et méfiance. Ils se demandaient sûrement tout bas qui elle était – une future enseignante à l’air peu commode ou une messagère de mauvaise augure ? La réponse demeurerait pour eux un flou artistique et la brune préférait d’ailleurs cultiver le point d’interrogation de son passage à Poudlard en renvoyant aux coups d’œil intrigués des regards peu amènes. Elle avait été adolescente il n’y a pas si longtemps que ça et n’oubliait pas à quel point à cet âge, on pouvait s’avérer pénible quand on le voulait. Inutile, donc, qu’ils viennent l’aborder avec un quelconque espoir de politesse de sa part ; Tara avait un don pour se montrer d’une humeur de chien face aux inconnus et pour cause, ça les dissuadait de s’approcher.

Seule la discussion qu’elle entretenait avec son guide dans le château, Pedro Mortimez, la distrayait quelque peu. L’homme semblait aimable et quoique très possiblement intéressé par le motif de sa venue pour un de ses collègues, il ne s’était ni montré ni insistant ni intrusif. Tara éprouvait une vague pointe de regret d’avoir à se montrer aussi taciturne envers un individu qui paraissait pour le moins sympathique. Peut-être qu’un jour, si le destin l’amenait à recroiser ce botaniste, elle le remercierait. Lui expliquerait réellement le but de sa visite, si lui aussi croyait encore à un espoir que le monde magique ne soit pas constamment sous la menace digne d’une épée de Damoclès de tout nouveau mouvement de haine.

Ce fut le silence tout neuf de son accompagnateur qui la tira de ses pensées. Ils étaient arrivés, et Mortimez signait son départ en la saluant avant de retourner à ses moutons. Tara patienta jusqu’à ce que sa silhouette ne soit plus qu’un point sombre pour que, face à la porte, le premier réflexe qu’elle eut fut de toquer. Silence, personne ne répondit. La brune ne jeta qu’un dernier rapide coup d’œil circulaire pour vérifier les alentours avant de vérifier par quelques sortilèges de base que l’entrée n’était ni piégée, ni surprotégée. C’était peu prudent, même pour un château rempli de gamins qui ne rêvaient que de préparer des pièges à base de Bombabouses et de maléfices de Crache-Limaces. Étonnamment, seule une serrure on ne peut plus classique que tout élève un peu curieux aurait pu réussir à déverrouiller lui opposa une résistance bien maigre. Une fois le sortilège informulé effectué, la sang-mêlée pénétra dans le bureau sans demander son reste, accusant l’absence de celui qu’elle recherchait.

L’endroit était spacieux, sobrement aménagé, rien d’évident ne traînait à sa vue. La brune n’était de toute manière pas là pour fouiller quoi que ce soit ; elle voulait simplement parler. Au bout d’une lente minute muette de toute intervention extérieure, Tara jeta l’éponge et s’installa dans le fauteuil plutôt confortable placé face au large bureau de bois brut. Elle allait tout bonnement l’attendre. Il allait bien finir par revenir, non ? Et si jamais quelqu’un d’autre arrivait ? Elle trouverait bien une excuse. Tara se sentait bizarrement plus sereine à l’idée de devoir confronter n’importe qui d’autre que le principal concerné. Un entretien, même purement pacifique, ne devait jamais être laissé au hasard ; et en l’occurrence l’Auror n’aimait pas cette sensation de ne pas détenir toutes les cartes-clé en main.

Au bout d’un moment qui parut infini et alors que Tara était en train de s’interroger sur l’utilité d’un objet brillant de forme exotique qu’elle était persuadée d’avoir déjà vu dans des archives du Département, un bruit derrière elle la tendit vaguement, son dos se hérissant sensiblement sur son siège alors que son visage se tournait de moitié vers l’entrée ouverte. D’instinct, sa main gauche s’était posée sur le pli de cape qui cachait sa baguette. « Aedan Bridewell ? » L’air aussi surpris que probablement pincé de voir quelqu’un de complètement étranger installé dans son bureau confirmait quelque part que oui, il s’agissait bien du possesseur de ces lieux.

La brune n’en oubliait pas la totalité de ses manières. Si elle avait l’avantage de connaître avant lui son interlocuteur, il n’était pas totalement juste que lui n’ait pas droit au moins à son nom. Qu’il sache qui était la jeune culottée qui s’imposait tranquillement à lui comme la première des voleuses. Voleuse qui se leva pour lui faire face de toute sa hauteur. « Tara Blackwell, du Bureau des Aurors. » En temps normal, c’était le genre d’informations qui tendait très rapidement ses interlocuteurs. Dans ce cas précis, il n’y avait pourtant aucune raison de craindre quoi que ce soit : elle venait en paix, même si c’était pour préparer la guerre aux côtés de la Résistance face aux mouvements anti-sorciers. « Vous permettez qu’on discute cinq minutes ? » La question relevait quasiment du rhétorique : elle n’était après tout pas venue jusqu’ici pour se voir refuser la moindre discussion et si elle était là, c’était forcément parce qu’elle avait un but en tête. Tara aurait presque pu enjoindre l’homme à venir s’installer dans son propre bureau, ses manières un brin cavalières lui donnant un rôle d’hôtesse qu’elle n’avait aucunement en réalité.

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Dim 18 Juin - 17:58

Merlin que les journées étaient longues. Depuis la rentrée, Aedan s'occupait de donner les cours de défense contre les forces du mal à Poudlard et également à l'université, de diriger le cursus Purple Swan et de monter en secret la Résistance qui permettraient aux Sorciers de sortir victorieux de cette guerre contre le monde Moldu. Rien que ça.
Les journées étaient donc bien remplies, les nuits trop courtes et il se réveillait malgré tout chaque nuit dans les ténèbres de sa chambre, la lune posant ses reflets nacrés sur l'or des cognards brodés sur son pyjama. Parce que même lorsqu'il dormait, il ne parvenait pas à trouver un repos totalement réparateur tant son esprit était à ses préparatifs, ses entretiens et son recrutement. Il lui manquait alors de longues heures de sommeil qu'il ne parvenait qu'à rattraper en prenant une potion de sommeil lourd qui l'éteignait jusqu'au dimanche matin.
Une vie saine, débarrassée de tout stress et particulièrement simple.
La journée avait été semblable aux autres. Réveil, petit déjeuner, cours, cours, déjeuner, envoi de hiboux, cours, cours.

Il avait eu en cours ce jour, une élève de cinquième année particulièrement désagréable qui lui avait adressé des reproches sur sa façon d'exercer. Il avait alors plongé la salle dans les ténèbres et lui avait fait reprocher son manque de tact. L'entraînement était le meilleur des cours et si elle n'était pas d'accord, c'était son problème. Il était de ceux qui sont sûrs que la magie ne s'apprend pas en lisant des bouquins, si bons soient-ils.

Il passa rapidement par les cuisines et implora les elfes de maison de lui offrir un verre de jus de citrouille avec un bout de pain aux herbes. Il appréciait ces moments loin des cris et des conversations incessantes des mioches.
Il aimait son travail. Mais il avait besoin de ces moments seuls, sans bruit.

Il remonta jusqu'à ses appartements, en prenant soin d'ouvrir un livre devant ses yeux. Meilleure tactique qu'il connaisse pour signifier aux élèves et étudiants que non, il n'était pas disponible pour discuter et oui, j'ignore même jusqu'à votre nom, alors s'il vous plaît, laissez moi passer.

Il parvint à l'étage où se trouvait ses appartements et se dirigea vers le long couloir qui y menait. Il adorait ces moments paisibles, lors desquels il pouvait discuter à loisir avec les tableaux ou se perdre dans la contemplation du parc au-dehors ou de la Forêt interdite. Bien souvent il s'amusait à ouvrir les grands vitraux pour laisser entrer un peu de la brise extérieure. Mais la journée avait été tellement fatigante qu'il ne se savait l'énergie que pour monter à ses appartements. Il parvint devant la porte de son bureau. Qui était ouverte. Il sortit sa baguette magique de sa manche et se prépara. Qui cela pouvait-il bien être? Dans le meilleur des cas, un élève fouillant son bureau à la recherche des dernières copies qui attendaient sa correction afin d'en modifier les réponses. Dans le meilleur des cas, un des assassins de Caitlyn venu achever le travail. Son coeur s'emballa mais il tenta de se calmer. Aucune des protections magiques disposées autour du château depuis le début de cette guerre sordide n'aurait pu laisser passer quelqu'un de mal intentionné.
Il s'avança discrètement pour observe à l'intérieur. Et baisse sa baguette.
Une femme observait quelque chose sur son bureau. Une femme accueillant vue de dos.
Il manifesta sa présence en toussotant et s'avança. Elle leva les yeux vers lui et se redressa.

« Tara Blackwell, du Bureau des Aurors. » Mais j'ai rien fais. « Vous permettez qu’on discute cinq minutes ? »

Il s'avança dans la pièce en lâchant son regard de Blackwell. Depuis la mort de Caitlyn, il ne faisait plus grand cas des ressources Ministérielles et avait commencé à comprendre que la survie du monde magique passait par d'autres personnes. Si les aurors avaient un temps été les valeureux gardiens et protecteurs de leurs pairs, ils n'étaient pas plus aujourd'hui que des fossiles remplissant de la paperasse à Londres.

"Je vois mal comment je pourrais refuser face à cette intrusion dans ma vie professionnelle et personnelle. D'ailleurs, ce n'est pas puni par la loi ce genre de choses? "

Il s'assit derrière son bureau et posa dessus la pile de feuilles qui reposaient dans son sac.

"J'imagine que si vous avez pris la peine de vous déplacer depuis votre bureau de Londres jusque dans le mien, c'est pour quelque chose de grave?"

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pour se punir d'une faute
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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Lun 19 Juin - 23:48

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Sa remarque prêtait à sourire, mais Tara demeura impassible. « Peut-être. » éluda l’ex-Serpentarde d’un ton sibyllin. « Il y a des tas de choses en apparence anodines qui sont punies par la loi. Les effractions, les organisations secrètes … » L’exemple n’était pas lâché par hasard Elle ne savait pas encore à qui elle avait complètement affaire, lire des dossiers sur une personne ne signifiait en aucun cas le connaître ou le cerner et la brune ne maîtrisait sur l’homme qu’elle avait devant elle que le strict nécessaire. Elle s’était interdit d’aller plus loin, surtout en constatant l’ampleur imprévue d’un dossier qui portait son nom de famille. Violer la vie privée d’autrui, même pour une noble cause, ne faisait guère partie de sa méthode d’action. Ce qui s’était passé à cet homme ne la regardait pas.

Elle suivit l’homme sur ses talons, restant à la place qu’elle s’était attribuée d’office et qui lui incombait ; celle du visiteur. De nouveau assise, Tara laissa le professeur poser les questions pour quelques minutes. Il n’était pas difficile pour elle de sentir que sa présence avait l’effet d’une perturbation dans le quotidien trop bien huilé de Bridewell. Tel le grain de sable venu enrouer la machine, l’Auror n’était pas en territoire bienvenu ; à elle de montrer patte blanche.

Et cela commençait par dévoiler avec honnêteté son identité. Ce n’était pas l’agent du Ministère qui parlait, c’était la fille de sang-mêlés élevée par des principes aussi archaïques que nauséeux. C’était la même fille qui avait choisi de s’engager jusqu’au bout quoi qu’il lui en coûterait pour défendre les sorciers ; c’était aussi cette femme qui avait compris qu’elle finirait tôt ou tard par chercher à rejoindre cette Rébellion dont elle avait bien trop entendu parler pour ne pas se retrouver irrémédiablement attirée. « En effet, c’est plutôt important. Mais je ne viens pas au nom du Ministère. » le corrigea t-elle sans détour. S’il paraissait sur la défensive, Tara ne pouvait pas le blâmer : elle arrivait sans même attendre son autorisation implicite et il y avait ce déséquilibre perceptible entre eux. L’un pris au dépourvu, l’autre en connaissance d’une partie du jeu de son adversaire. Adversaire n’était pas le mot juste, « futur allié » était bien plus envisageable si les choses se passaient bien.

« Monsieur Bridewell, vous avez entendu parler du discours prononcé par le Pape moldu Juste XI ? » La question n’avait rien d’hasardeux et pour cause ; si ce n’était pas pour ses implications personnelles, ce cher Aedan devait au moins être au courant au vu du métier qu’il exerçait. On ne se passionnait pas pour la défense contre les forces du mal sans aucune raison valable. Rien que pour ça, Tara avait envie d’avoir son opinion. Lui allait peut-être sérieusement commencer à se poser des questions sur l’objectif de sa venue surprise. « Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que certains moldus ont décidé de suivre ses … indications à la lettre, depuis peu. » L’excès de zèle avait ses limites que certains finiraient tôt ou tard par dépasser ; ce n’était qu’une regrettable question de temps. Sans rentrer dans les détails écœurants de bassesse et par respect de la déontologie, la brune poursuivit ses explications et illustrations. « Il y a eu des attaques de sorciers. Isolées, certes. Mais c’est déjà trop pour que l’on s’autorise à qualifier tout ça de phénomène négligeable ou passager. » Elle se contrôlait. Parce qu’on le lui avait appris, et également parce qu’elle n’avait aucune envie de laisser filtrer un quelconque ressenti subjectif là-dessus. Mais intérieurement, son sang bouillonnait. A quoi bon avoir sacrifié des familles passées ou futures à éliminer le Mal si c’était pour l’accueillir à bras ouverts maintenant ? A quoi bon s’échiner à vouloir sauver des gens qui tôt ou tard finissaient par refaire les mêmes erreurs ? Peut-être que tout ça était voué à l'échec.

L’écossaise laissa le silence reprendre ses droits dans l’enceinte du bureau. Il y régnait une atmosphère studieuse et organisée qui froissait l’inconscient de Tara. « Vous a-t-on déjà parlé de ce qu'on appelle la Résistance, monsieur Bridewell ? » La provocation, soudaine et impromptue. Son regard qui vagabondait jusqu’à présent sur chaque objet ornant le large bureau du professeur s’ancra au sien sans prévenir. Bien que son corps demeurait immobile, aucune inflexion de son dos ne laissant deviner si elle redoublait d’écoute face à la future réponse du sorcier, ses bras s’étaient décroisés. Du désaccord marqué par son attitude corporelle, elle basculait dans l’attente.

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Dernière édition par Tara Blackwell le Lun 3 Juil - 21:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Lun 3 Juil - 17:00

- Il y a des tas de choses en apparence anodines qui sont punies par la loi. Les effractions, les organisations secrètes …

La Résistance, voila où elle voulait en venir. Si l'Organisation que tentait de monter Aedan n'était encore qu'à l'état de foetus, il s'acharnait à recruter des personnalité et des gens de confiance. Il leur faudrait bientôt se dresser contre ceux qui cherchaient à les tuer, et il n'était pas question de céder des informations devant cette jeune auror.

- J'imagine que si vous avez pris la peine de vous déplacer depuis votre bureau de Londres jusque dans le mien, c'est pour quelque chose de grave?

- En effet, c’est plutôt important. Mais je ne viens pas au nom du Ministère.

Alors pourquoi s'être présentée comme Auror? Avait-elle désespérément besoin d'étaler sa profession pour espérer être respectée? Aedan garda le silence, encore échauffé par l'intrusion dans son bureau. Alors qu'il étalait devant lui les parchemins contenus dans son tiroir, il tenta de recouvrir l'ensemble de ceux qui abordaient le thème de la Résistance, comme celui-ci, présent sous son coude droit qui était une liste des sorciers possiblement approchables. Il était cependant hors de question de lui faciliter la tâche et Aedan reste emmuré dans nouveau silence.

- Monsieur Bridewell, vous avez entendu parler du discours prononcé par le Pape moldu Juste XI ? Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que certains moldus ont décidé de suivre ses … indications à la lettre, depuis peu. Il y a eu des attaques de sorciers. Isolées, certes. Mais c’est déjà trop pour que l’on s’autorise à qualifier tout ça de phénomène négligeable ou passager.

Là, au milieu de sa phrase, la voix qui s'éraille. L'implication émotionnelle face à cette nouvelle, en opposition totale au visage fermé et impénétrable de la jeune femme. Cela dura un instant, une seconde si fugace, qu'Aedan se demanda ensuite s'il n'avait pas imagé l'émotion de Blackwell. Probablement. Elle continuait de l'observer, ses yeux encrés dans les siens.

- Vous a-t-on déjà parlé de ce qu'on appelle la Résistance, monsieur Bridewell ?

C'était le moment. Il lui fallait être très prudent sur sa réponse, car il ne pouvait savoir réellement le but de ses questions. Peut-être voulait-elle les rejoindre. Peut-être faisait-elle de ces sorciers qui échangeaient des informations à l'Eglise contre une amnistie totale pour leur famille.. Peut-être même n'était-elle que l'amie d'un ou d'une journaliste avide de scoops. Il croisa ses mains sur ses cuisses, le pouce de sa main droite triturant distraitement le flacon de Veritaserum présent dans sa manche.

- J'en ai effectivement vaguement entendu parler, mademoiselle Blackwell. Mais j'ignore tout de cette Organisation ou presque. Pourquoi me poser cette question?

Il lui adressa un sourire qui se voulait engageant. Tout dépendrait de sa réponse et de la manière dont elle la formulerait. Il trouvait étrange cette rencontre si frontale et si peu discrète si elle souhaitait intégrer la Résistance, mais après tout... Pourquoi pas.

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Dim 9 Juil - 18:23

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C’était un match au sommet qui paraissait se préparer entre eux. Tara était à l’origine de cette ambiance de confrontation, mais Aedan, sous son calme flegmatique, n’en était pas moins décidé à céder le moindre mètre carré de terrain. Il pouvait s’avérer plus agréable et courtois que prévu, il n’empêchait qu’il n’allait aucunement se dévoiler pour quelques sourires ou quelques phrases bien senties.

La patience n’était pas sa principale qualité mais la brune n’allait pas se laisser abattre pour si peu. Elle en avait déjà plus bavé que ça lors d’interrogatoires bien moins commodes. « Votre avis m’intéresse. » La réponse se valait, même si elle n’était pas complète. Mais se prendre d’intérêt pour les opinions d’un spécialiste de la défense contre toute forme de magie noire n’était pas dénué de logique. « Après tout vous enseignez aux élèves de cette école à se protéger des forces du mal. Vous avez très certainement une idée de ce qui est bon pour tous ces futurs sorciers qui rejoindront bientôt le monde des adultes. » Et Tara était loin de les envier. Ils n’étaient jamais prêts quand ils sortaient d’ici, jamais. En dix ans, ça n’avait sûrement pas changé. « Ce seront eux qui bientôt seront confrontés aux attaques des chasseurs. » Adieu Poudlard, belle école protectrice qui couvait tant ses chers protégés … Bienvenu monde réel, serti de ses travers cupides et de ses dérives malsaines.

« A ce sujet, je m’attendais à ce que votre bureau soit beaucoup moins libre d’accès que ça. » La pique, teintée de malice provocante, n’était là que pour adoucir son entrée un brin fracassante. Ses yeux sautèrent d’un mur à l’autre, vagabondant entre les éléments du mobilier, les parchemins et les livres anciens. Une décoration et un lieu anodins en apparence, mais Tara aurait juré qu’il recelait d’informations bien plus secrètes et importantes, palpables à seulement quelques mètres d’elle. Elle ne voyait rien mais son intuition parlait pour elle et lui hurlait qu’elle se trouvait au cœur même de ce qui pourrait peut-être devenir un tournant dans son existence. « Peut-être êtes-vous partisan de l’idée qu’on obtient la confiance des autres en étant transparent, en n’interdisant rien ? » Ses yeux retrouvèrent les iris sombres de Bridewell. La question était aussi sincèrement curieuse que volontairement personnelle. La mentalité de cet homme tout particulièrement l’intéressait. Elle voulait savoir de quelle trempe il était. Ce qui l’avait amené à devenir un leader officieux, quelles limites le définissaient, quelles valeurs le poussaient à passer d’une vie résolument citoyenne à la gestion d’un groupuscule aussi héroïque qu’illégal.

Ses bras se détendirent le long des accoudoirs du fauteuil, son dos se renfonça lentement dans le siège et Tara prit une inspiration particulière avant de finalement reprendre sur un ton parfaitement égal. L’ambiance qui s’était subrepticement détendue quelques secondes auparavant s’électrisa de nouveau. « Monsieur Bridewell, je préfère être honnête avec vous. » Le préférait-elle, ou sentait-elle dans sa plus intime conviction qu’elle pouvait jouer franc jeu avec lui, tout était dans cette nuance qu’elle n’arrivait pas à décrypter pour le moment. « Des sources fiables m’ont indiquée que vous étiez à la tête de cette fameuse Résistance. » Le couperet – s’il y en existait réellement un – tombait sèchement ; mais la brune ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin et sa voix prit des inflexions plus compréhensives, plus vivaces. Pour la première fois depuis qu’elle lui parlait, une émotion indescriptible transparaissait dans ses propos et se résumait en un mot : la détermination. « Vous pouvez me dire que non. Vous pouvez essayer de me faire douter ou de me dire qu’après tout, vous êtes simplement un professeur qui n’a aucun intérêt à attirer l’attention de façon aussi dangereuse sur lui. » Aedan pouvait d’ores et déjà comprendre qu’elle n’en croirait rien. Des erreurs, la jeune femme en avait commise comme tout être humain. Personne n’était parfait à vrai dire et bien qu’elle acceptait l’échec très difficilement, elle finissait toujours par rebondir. Sauf que cette fois, la sang-mêlée avait mis un point d’honneur à ne pas se rater parce que si sa piste n’était vraiment pas la bonne, alors il ne resterait plus que cette option déplaisante et nécessaire d’effacer les traces de son méfait ici. Et ce ne serait certainement pas en faisant usage de moyens licites. Hors de question de laisser un témoin potentiel de son engagement en faveur de la Rébellion ; qui sait ce qu’il adviendrait si on apprenait cela ? Elle outrepasserait son grade et ses droits, mais ça ne serait pas la première fois … Ni la dernière.

Mais ils n’en étaient pas encore à se jeter des Oubliettes au visage ou à alerter une sécurité quelconque dans l’institut magique. Non, Tara n’avait pas tout avoué encore au professeur et il était grand temps qu’elle le fasse. « Ou bien vous pouvez me confirmer que j’ai raison et dans ce cas, je vous dirai que je veux me joindre à vous. Nous avons tout le temps de discuter du pourquoi et du comment, je serais prête à répondre à toutes vos questions s’il le faut. » Des interrogations, il devait en pleuvoir dans l’esprit de l’homme face à elle. Et elles n’étaient sûrement toutes ni à son avantage, ni flatteuses. Tara était jeune et impulsive, et son mode d’action était au diapason parfait de son tempérament. Ce serait à prendre ou à laisser.

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Ven 28 Juil - 16:15

« Votre avis m’intéresse. Après tout vous enseignez aux élèves de cette école à se protéger des forces du mal. Vous avez très certainement une idée de ce qui est bon pour tous ces futurs sorciers qui rejoindront bientôt le monde des adultes. Ce seront eux qui bientôt seront confrontés aux attaques des chasseurs. »

Aedan garda le silence. Il se demandait si la jeune femme se régalait de l'effet qu'elle produisait, l'interrogeant sans trop qu'il puisse deviner où elle l'amenait.

« A ce sujet, je m’attendais à ce que votre bureau soit beaucoup moins libre d’accès que ça.  Peut-être êtes-vous partisan de l’idée qu’on obtient la confiance des autres en étant transparent, en n’interdisant rien ? »  

Il sentit une brusque bouffée de colère monter en lui. Elle s'introduisait chez lui, puis se moquait ouvertement de cela. Il ouvrit la bouche pour répondre quand elle reprit, mouchant par là sa colère et la transformant en une pointe d'agacement tenace:

« Monsieur Bridewell, je préfère être honnête avec vous. Des sources fiables m’ont indiquée que vous étiez à la tête de cette fameuse Résistance. Vous pouvez me dire que non. Vous pouvez essayer de me faire douter ou de me dire qu’après tout, vous êtes simplement un professeur qui n’a aucun intérêt à attirer l’attention de façon aussi dangereuse sur lui. »

Il l'observa quelques secondes avant de répondre d'une voix douce :

- Et bien. J'ignorais qu'il était possible de parler autant sans mourir étouffé et en cela, vous êtes ma surprise de la journée. Quant à la Résistance, que j'en sois ou pas à la tête, je soutiendrai absolument tous les mouvements de résistance lancés contre la vendetta papale, qu'ils soient officiels ou non. Que j'en connaisse les tenants et les aboutissants, j'ignore toujours pourquoi vous venez me trouver ici, et tant que je ne connaitrais pas vos raisons sincères et réelles, vous n'obtiendrez rien de plus de moi qu'un sourire et un chemin direct vers ma porte.. Non, pas même le chemin; vous avez été capable de l'ouvrir une fois, je ne doute pas de votre capacité à trouver la porte.

Il sourit en ajoutant.

- En ce qui concerne le libre accès à mon bureau, disons que je suis plutôt partisan de la confiance et du respect qui conduisent mes élèves à ne pas s'y introduire sans autorisation. Vous imaginez? Vous êtes moins respectueuse qu'une bande d'adolescents. Qu'en penserait votre supérieur au Ministère, dites moi ? Cela ferait brouillon comme attitude.

Il se leva et, lui tournant le dos, réchauffa d'un coup de baguette la bouilloire posée sur la table derrière son bureau et remplit deux tasses de thé, dans le silence assourdissant qui s'était soudainement abattu dans la pièce. Il n'avait pas dans l'idée de contacter le Ministère, bien sûr, mais il était hors de question qu'elle continue à mener le débat de la sorte.

- Alors, madame Blackwell. Qu'êtes vous venue chercher ici?


Il posa les deux tasses face à lui sans lui en proposer une et se posa au fond de son fauteuil.

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Mar 1 Aoû - 21:54

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You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

Hunger of the pine.

La cascade de mots qui coula de sa bouche fut à la fois cinglante et douce. Elle l’avait vexé, sinon offensé. Tous les indices pointaient cette direction. Ce n’était pas la première fois que Tara se comportait mal avec quelqu’un, en tout cas pas de la façon la plus adéquate pour interagir socialement avec quelqu’un sans risquer de le brusquer. Elle était ainsi, maladroite dans sa volonté de toujours être franche et entière ; brutale dans son besoin de trouver la vérité et de démêler le vrai du faux. Et comme elle avait pris ces bien mauvaises habitudes, elle ne se formalisa que très peu de cet orgueil piqué au vif.

Non, ce qui la piquait, en revanche, c’était cet éternel air calme et flegmatique, cette force tranquille prête à bondir qui paraissait sommeiller chez son interlocuteur. Cette tendance à ne jamais verser dans l’exagération ou dans l’intuitif, accroché à la raison et au rationnel. Ca, ça avait le don de pousser son subconscient à se débattre encore plus pour le faire sortir de ses gonds. Aedan Bridewell pensait qu’elle était irrespectueuse et qu’elle n’avait rien à faire là ? Il se trompait de A à Z, et elle se ferait une joie de lui prouver le contraire. « Mon supérieur est tout à fait au courant, ne vous en faites pas pour lui. Il sait très bien qui il engage et pourquoi. » Ce même Directeur avait essayé, plusieurs fois, de la faire évoluer sur ses positions. Par la pédagogie, par la menace, par la logique. Les chances pour que Tara Blackwell devienne un jour une sorcière disciplinée et raisonnable étaient maigres et elles s’amincissaient de jour en jour. Peut-être la faute à son entourage qui, loin de la décourager, lui était parfois bien trop similaire. Les causes étaient multiples mais la conclusion demeurait un échec.

Un soupir traversa ses lèvres. Ca ne se passait pas comme elle l’espérait, mais qui aurait pu accueillir sa candidature avec un sourire et une approbation totale ? Il n’était pas fou, il ne savait pas à qui il s’adressait. Elle en savait plus sur lui et ce déséquilibre se devait d’être rétabli – et tant pis si cela impliquait de devoir parler à cœur ouvert, exercice ô combien périlleux. « Est-ce que c’est si difficile à comprendre que des gens veuillent vous aider ? Ce n’est pas parce que je fais partie des Aurors que je ne suis pas capable de voir ce qui cloche dans mon propre Département et qui nous empêche de lutter contre une bande de religieux fanatiques. » Sa voix avait pris des inflexions ironiques alors qu’elle haussait les sourcils avec un air proprement amusé. La blague n’était qu’illusion ; il ne portait pas en haute estime l’autorité magique londonienne et il avait fait en sorte de le faire sentir dès le départ. Elle n’était pas ici pour être jugée sur son métier – auquel cas elle aurait déjà tôt fait de souligner à son interlocuteur à quel point le poste de professeur ne coïncidait pas vraiment avec celui de leader d’une organisation rebelle. Non, elle était là pour ses compétences et pour son ambition.

Pour autant et malgré toutes ces contradictions qui pimentaient de plus en plus leur échange samaritain, l’écossaise n’éprouvait pas de colère personnelle à l’égard de ce presque inconnu – dont elle connaissait malgré tout les grandes lignes, suffisantes à le faire sortir de la masse anodine. Son désir d’intégrer cette résistance était plus fort que tout, plus fort que les conflits d’opinion internes ou que les mésententes potentielles qu’elle aurait à essuyer si elle devait rejoindre un groupe. Aussi la brune choisit de cracher le morceau, un peu abruptement. Du Tara Blackwell tout craché. « Je suis venue chercher la justice, naïvement. » La pente dans laquelle l’ex-Serpentarde s’engageait était glissante, mais il était trop tard pour s’inquiéter des conséquences irréfléchies de son plan. Il deviendrait vite impossible pour elle de ne pas avoir à se dévoiler tôt ou tard. « Le Ministère n’arrive pas – il n’arrivera pas – à lutter à lui seul contre ce mouvement. Il ne nous reste que des tentatives solitaires, hors du travail, pour épingler des chasseurs isolés. » Son ton de voix laissait présager du manque cruel de réussite de ce genre d’initiatives isolées. Et bien sûr, inutile de préciser que ce n’était pas vraiment le genre d’heures supplémentaires que le Ministère aimait financer. « Nous avons eu assez de morts à enterrer avec la dernière guerre. Je refuse que ça se reproduise une nouvelle fois. Pas pour des raisons aussi … Sa phrase ne trouva de fin que dans la naissance d’une nouvelle, moins brouillonne, moins nerveuse. Je refuse que des sorciers ou des moldus servent une énième cause à la con. La pureté du sang un jour, et l’anormalité des sorciers le lendemain. Ca continuera toujours si on laisse courir les choses. » Deirdre et Fergus Blackwell se seraient retournés dans leurs tombes en l'entendant, mais Tara s’en moquait éperdument. Ses parents s’étaient battus pour défendre des principes aussi immondes que ceux que le pape moldu voulait mettre au goût du jour.

Sans s’en rendre compte, son corps avait parlé pour elle et Tara était presque au bord de son fauteuil, son regard n’ayant pas quitté celui d’Aedan depuis plusieurs minutes. « Vous désapprouvez mes manières, soit. Mais sachez que je suis prête à faire ce qu’il faut pour vous convaincre. Ce n’est pas une question de personnalité, c’est une question de convictions. » Un temps, court et lourd de sens. « Demandez-moi ce que vous voulez, posez-moi toutes les questions qui vous chantent. J’ai tout mon temps, Monsieur Bridewell. »

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Mer 9 Aoû - 16:50

« Mon supérieur est tout à fait au courant, ne vous en faites pas pour lui. Il sait très bien qui il engage et pourquoi. »

La justification était venue en premier, rapide, trop peut-être.

« Est-ce que c’est si difficile à comprendre que des gens veuillent vous aider ? Ce n’est pas parce que je fais partie des Aurors que je ne suis pas capable de voir ce qui cloche dans mon propre Département et qui nous empêche de lutter contre une bande de religieux fanatiques. Je suis venue chercher la justice, naïvement.  Le Ministère n’arrive pas – il n’arrivera pas – à lutter à lui seul contre ce mouvement. Il ne nous reste que des tentatives solitaires, hors du travail, pour épingler des chasseurs isolés. Nous avons eu assez de morts à enterrer avec la dernière guerre. Je refuse que ça se reproduise une nouvelle fois. Pas pour des raisons aussi … Sa phrase ne trouva de fin que dans la naissance d’une nouvelle, moins brouillonne, moins nerveuse. Je refuse que des sorciers ou des moldus servent une énième cause à la con. La pureté du sang un jour, et l’anormalité des sorciers le lendemain. Ca continuera toujours si on laisse courir les choses. Vous désapprouvez mes manières, soit. Mais sachez que je suis prête à faire ce qu’il faut pour vous convaincre. Ce n’est pas une question de personnalité, c’est une question de convictions. Demandez-moi ce que vous voulez, posez-moi toutes les questions qui vous chantent. J’ai tout mon temps, Monsieur Bridewell. »

Et on y était. Exactement là où il fallait. Peu de menteurs empruntaient le chemin de la sincérité comme elle semblait le vouloir, et en cela, elle avait déjà marqué un point. Mais il n'était pas question de le lui laisser entendre, et certainement pas le moment de baisser les boucliers.

- Parfait, c'est exactement ce que je désirais entendre.

Il sortit de sa manche une minuscule fiole presque vide et la lui tendit.

- Du Veritaseum, expliqua-t-il, devant sa mine interrogative. J'en ai versé deux gouttes dans chaque tasse, assez pour m'assurer de votre totale sincérité pendant les vingt minutes à venir. J'imagine que vous l'avoir dit vous assure mon honnêteté, et si ce n'est pas le cas, vous êtes toujours à temps de partir.

Il se tut, se demandant s'il devait se justifier d'avoir pareille potion en sa possession, mais préférant se taire, il poussa une des tasses vers Tara et s'en rapprocha une.

- Oh! Vous voulez du sucre dans votre thé? demanda-t-il soudain joyeusement.

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Mer 9 Aoû - 22:51

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Hunger of the pine.

Le petit flacon délicatement posé – et au contenu bien vide – face à elle lui arracha un froncement de sourcils. L’écossaise ne le reconnut pas tout de suite mais les explications de l'enseignant firent émerger sur ses lèvres un drôle de sourire ambigu ; pas vraiment rassurant, mais pas complètement moqueur. « Vous savez qu’en d’autres circonstances, un tel usage du Véritaserum devant un membre du Ministère paraît assez osé ? » Par chance son interlocutrice estimait les lois aussi nécessaires qu’enfreignables. Pas à loisir, pas sous n’importe quel prétexte, mais pour celui-là, Tara pouvait presque concevoir la logique qui se dessinait dans les objectifs du professeur.

Le duel intérieur en elle avait d’ores et déjà commencé. Une voix qui ressemblait curieusement à celle de Valentine scandait de ne pas toucher à la moindre goutte de cette tasse. Incolore, inodore, et surtout indétectable, le Véritaserum pouvait être responsable d’autant de bien que de mal et la réputation de cette décoction n’était plus à faire tant elle avait semé de troubles sur son passage. Tara avait du comme bon nombre d’élèves avant elle produire, étudier et analyser de telles quantités de ce philtre lors de son apprentissage en tant qu’Auror qu’elle en connaissait pertinemment tous les effets et toutes les spécificités qu’un gardien de l’ordre magique devait connaître. Il avait même son équivalent chez les moldus, sous le doux nom de sodium penthotal. Comme quoi le vice de la curiosité ne connaissait pas de frontière entre les mondes.

Bref, l’ex-Serpentarde savait dans quoi elle s’embarquait, quels risques elle acceptait de prendre – et à quel prix. Cette conversation pouvait clairement l’exposer aux yeux d’un parfait inconnu. Mais concernant la Résistance elle n’avait rien à cacher. Et c’était son subconscient qui parlait, qui finit par prendre le dessus : qu’est-ce qu’elle pouvait bien redouter de vingt minutes de parole sans filtre ni mensonge ? Rien. Rien tant que cela ne quittait pas le sujet initial. « Pas de sucre. » répliqua t-elle d’une voix égale qui dénotait avec l’enthousiasme suranné de Bridewell. Et d’ailleurs pas davantage de thé, le café eut été préférable, mais elle s’abstint de toute réflexion à cette idée. « Je préfère vous prévenir : je n’accepterai qu’une seule fois. Il n’y aura pas d’autres vingt minutes. » Si tant était, évidemment, que ce qu’elle s’apprêtait à ingérer dans l’imprudence la plus complète fut bien ce qu’on lui prétendait être. Nul moyen de le savoir – aucun sortilège ne le permettait. « Et n’essayez pas d’aborder d’autres sujets que ceux qui vous concernent. Je n’y répondrai pas. » C’était le dernier mensonge qu’elle proférait pour espérer lui faire comprendre que toute trahison serait malavisée ; la minute d’après, elle but une, puis deux, puis trois gorgées de thé avant de reposer la tasse brusquement sur la table de la même manière que s’il s’était agi d’un shot de Whisky-Pur-Feu. « Allez-y. » Les prochaines secondes allaient être infiniment longues.

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MessageSujet: Re: Butterflies and needles | Aedan   Lun 18 Sep - 13:42

« Vous savez qu’en d’autres circonstances, un tel usage du Véritaserum devant un membre du Ministère paraît assez osé ? »

Il s'abstint de répondre et la contempla avec un sourire. Il aimait bien son humour, elle qui avait elle-même enfreint les lois et le règlement de l'école. Heureusement, d'ailleurs, parce qu'il est toujours dangereux de chercher les ennuis auprès d'un homme tenant une tasse de thé bouillante dans les mains.
Il sentait l'indécision en elle, le questionnement, le manque d'assurance devant cette situation dont le contrôle lui échappait enfin totalement. Elle n'avait sûrement pas prévu cela, et se mettrait dans une position délicate si elle acceptait, mais Aedan avait discuté longuement avec les personnes qui l'aidaient dans la Résistance ; aucun entretien de recrutement se ferait sans Veritaserum.
Et si une personne refusait, pour lui, c'était sûre : elle lui cachait des choses.

« Pas de sucre. »  

Ses yeux exprimaient maintenant la fermeté que n'avait plus sa voix et ils étaient fichés dans ceux d'Aedan. Elle sembla reprendre contenance et poursuivit:

« Je préfère vous prévenir : je n’accepterai qu’une seule fois. Il n’y aura pas d’autres vingt minutes. Et n’essayez pas d’aborder d’autres sujets que ceux qui vous concernent. Je n’y répondrai pas. »

Il sourit dans sa tasse. Ce besoin systématique de reprendre le dessus était fort intéressant. Si elle rejoignait leurs rangs, leurs rapports allaient être des plus conflictuels. Elle trempa ses lèvres dans la tasse, sans jamais lâcher son regard, puis prit une gorgée, puis une autre et une dernière avant de s'en débarrasser vivement sur le sous-tasse qui résonna bruyamment.

« Allez-y. »

Il prit une autre gorgée de thé avant de se lancer. Il fallait choisir soigneusement les questions, rejeter celles qui prendraient trop de temps et ne garder que celles qui lui permettraient d'évaluer ce qu'elle était réellement sans la dévoiler de trop. Complexe, donc. Sa première question lui permettrait donc d'évaluer l'efficacité de la potion.

- Que savez-vous réellement de moi ?

Il se poussa au fond de son siège en attendant la réponse.


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Je te propose des RP plus courts par la suite, juste le temps de la potion, comme cela serait en vrai dans ce bureau, genre question-réponse-réaction sur 4 posts chacun, qu'en penses-tu ?

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