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 it's who we are - tara blackwell } over

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Auror
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Auror
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Âge: 27 ans
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Camp: Résistant sorcier

MessageSujet: it's who we are - tara blackwell } over   Mar 30 Mai - 23:46

doesn’t matter if it’s all okay, we were never welcome here at all




  • nomBlackwell
  • prénomTara
  • célébritéft Emily Browning
  • âge27 ans, née le 7 août
  • métierAuror
  • statutSang-mêlé
  • groupeSorciers
  • donn/a
  • animalAucun
  • baguette32.5 cm, rigide, sycomore et ventricule de dragon

chapitre 1

« Unhappy is he to whom the memories of childhood bring only fear and sadness. » – H. P. Lovecraft
La famille Blackwell est une de ces lignées dont les racines sont ancrées depuis des siècles sur les terres écossaises. C’est dans le manoir familial d’Elgin que Tara Rosemary Edme Blackwell respira l’air anglais pour la première fois, un sept août orageux. Tara fut la première enfant de la progéniture : à ce titre et en tant qu’aînée de la famille, ses parents s’étaient tous deux mis d’accord que même si le bébé n’était pas de sexe masculin, il demeurerait éduqué dans les règles de l’art les plus pures des traditions sang-pur – et ce, peu importait les postures politiques du monde de la Magie. L’importance de préserver leur patrimoine et leur nom, peu importe ce qu’il adviendrait de Voldemort et de ses partisans, prévalait sur tout le reste.

Ni Deirdre, ni Fergus n’auraient prédit et ne se seraient réjouis de la défaite de leur camp réduit à néant. S’ils s’en sortirent avec justesse, échappant à Azkaban ou à la mort par de multiples manipulations et de mensonges de dernières minutes délicatement cousus, les deux anciens Mangemorts durent faire jouer leurs contacts et attester officiellement de leur innocence pour se protéger. La réalité était toute autre. Le sang sorcier représentait encore à leurs yeux une valeur distinctive inestimable, celle qui faisait de tous ces sangs-de-bourbe des gens infréquentables ou difficilement tolérables. Ainsi et dans cette atmosphère feutrée où, entre les murs, ils continuaient à cultiver une hiérarchie du sang, Tara accueillit deux ans après elle son petit frère Clyde.

Ce fut, elle le comprendrait plus tard, un soulagement et un certain poids qui se libérait d’elle ; un petit garçon chez les Blackwell représentait un espoir de descendance mais aussi la prolongation affirmée de l’arbre généalogique. Tara, quant à elle, aurait sans doute moins à faire pour satisfaire les attentes parentales – même si ça ne la privait pas de devoir apprendre tous les codes d’étiquette vieillots des sangs-purs, connaître par cœur la généalogie familiale et savoir deviser dans les langues de la famille sur l’importance de la hiérarchie par le sang.

Des deux enfants du couple, elle n’était pas la plus talentueuse ni la plus sérieuse. Souvent trop tentée par l’idée d’aller fureter dans les rayonnages interdits d’accès de la bibliothèque paternelle, Tara préférait largement passer son temps à essayer de crapahuter près du lac familial – lui aussi totalement prohibé par Deirdre, qui détestait cette « pataugeoire à Strangulots » - qu’à assister aux soirées mondaines entre vieilles familles nostalgiques d’un temps qui leur était plus clément. Les jolies robes bourrées de froufrous choisies par sa mère, les histoires à dormir debout des autres adultes, les longues heures à devoir sourire en silence à de parfaits inconnus, tout l’ennuyait.

« Work hard. Laugh when you feel like crying. Keep an open mind, open eyes and an open spirit. » – Rachael Ray
Poudlard sonna comme une ouverture bienvenue et salvatrice pour Tara. Elle qui commençait avec le temps et l’apparition de ses pouvoirs, à ses sept ans, à se sentir à l’étroit dans la demeure écossaise allait enfin voir autre chose, et surtout, allait se retrouver confrontée au monde véritable. Fini le petit cocon serein et enjolivé dans lequel sa mère l’avait fait grandir et qui avait essuyé quelques fissures après l’année noire 1998 pour les Blackwell : Tara n’était absolument pas préparée à la vérité et à son entrée dans le château, elle tomba des nues. Le nombre incalculable d’absurdités sur les enfants de moldus et les sangs-mêlés lui apparut très vite en même temps que son malaise face à une partie de ses camarades de Serpentard où elle fut répartie par le Choixpeau non sans hésitation. Les éloges qu’on avait faits au sujet des disciples de Salazar lui semblaient factices et elle ne croyait guère faire partie d’une élite en voyant à quel point certaines de ses voisines de dortoir pouvaient être apeurées par un rien – une Chocogrenouille évadée d’un emballage et elles poussaient des cris de souris pendant une heure.

Si la jeune première année ne faisait absolument pas l’unanimité au sein des Serpentards, soit admirée pour son audace soit détestée pour son mépris des règles et des clivages inter-maisons, elle ne s’en formalisait aucunement : elle passait du temps avec d’autres filles aux uniformes plus colorés, ravie de pouvoir découvrir tout un pan de culture qui lui avait été si longtemps et injustement caché. Passé les premières bourdes envers quelques uns des enfants issus de familles moldues ou de sang-mêlées, Tara se rendit compte du retard énorme qu’elle avait à rattraper. Très rapidement, son engouement pour la vie sans magie qu’on lui décryptait se retrouva trahi dans ses lettres envoyées aux parents : plusieurs fois, Deirdre et Fergus sanctionnèrent sévèrement Tara dès son retour de l’école pour les vacances. Punie pour son insolence et sa désobéissance à répétition, celle qui commençait peu à peu à faire déjà bien trop de vagues aux yeux de Mrs Blackwell ne pouvait dès lors plus que prier pour que leur fils sauve les apparences.

La première rentrée de Clyde fut le marquant d’un tournant, une scission entre la grande sœur et le petit frère autrefois liés par une complicité qui les avait toujours protégés et soudés. Ils étaient en quelque sorte deux faces d’une même pièce mais ça ne les avait jusqu’alors jamais mis en opposition, bien au contraire. Malheureusement, l’éloignement géographique entre elle et son cadet avait permis à leurs géniteurs de mieux formater Clyde à leur façon de penser. Lui arrivait à Poudlard pour redorer le nom que Tara s’amusait chaque jour à entacher. Persuadé d’être à son tour placé chez les verts et argents, sa déception fut amère quand le jeune garçonnet fut envoyé à Serdaigle.

Et plutôt que de voir son frère lui rendre ses sourires pleins de chaleur, celui-ci semblait transformé, se moquant d’elle – ou pire encore, l’ignorant aux yeux de tous, comme si elle était inexistante. Cette attitude répétée envers Tara créa peu à peu le fossé qui les ferait devenir l’un envers l’autre plus que des étrangers, des adversaires. L’incompréhension céda sa place à la tristesse, puis à la colère. S’il voulait jouer à ce jeu et s’il refusait de comprendre que suivre aveuglément leurs parents était la pire des idées, alors elle se lancerait dans ce duel fratricide sans sourciller. Ils ne pouvaient pas s’affronter en cours, pas plus que Clyde n’aurait osé engager un affrontement direct avec sa sœur aînée dans les couloirs au vu et au su de tous les autres élèves : ils reportèrent donc leurs tensions et leurs rancœurs sur le terrain de Quidditch où ils faisaient tous deux partie de leurs équipes respectives.

« Fidelity is the sister of justice. » – Horace
Si la Poursuiveuse n’était guère un modèle de comportement et avait déjà eu plusieurs soucis de comportement en cours, elle n’en demeurait pas moins une élève ambitieuse et motivée à réussir là où elle souhaitait arriver : les Aurors.

Le métier lui avait été chuchoté par un de ses professeurs de l’époque en cinquième année, convaincu que sa force de caractère qui la poussait à bien souvent aider ses camarades les plus en difficulté – quitte à se retrouver elle-même en porte-à-faux - , sa vivacité d’esprit et sa curiosité lui permettraient d’aller loin … si tant était qu’elle se décidait à travailler pour réussir sur les matières les plus complexes. Tara n’était pas vraiment classée parmi les premières de sa promotion mais en imaginant l’éventualité de faire partie de ce groupe supposé défendre le monde sorcier de gens comme ses propres parents, la tentation de provocation que cela fit naître en elle acheva de la convaincre.

Cette décision d’avenir fut un cataclysme pour les parents Blackwell. Tara dépassait les bornes avec une joie inconsciente et ni Fergus, ni Deirdre n’avaient l’air de pouvoir la résonner. Leur fille ne venait déjà plus chez eux lors des périodes de vacances, choisissant délibérément de rester au château avec ses autres comparses. Si couper le cordon avec sa famille de cette manière brutale et affirmée lui parut comme une nécessité vitale, elle ne fut néanmoins pas une partie de plaisir. C’était accepter qu’elle n’avait plus sa place chez les Blackwell, et qu’il y avait fort à parier qu’une fois ses ASPICs en poche, Tara ne serait plus la bienvenue à Elgin.

« I'm racing against me. As long as I come across the finish, I'll be okay. » – Rubben Studdard
Le destin reste imprévisible, pourtant nul doute que personne n’aurait pu prévoir ce qui se produisit cette nuit de février, même avec les meilleurs talents de divination. L’accident de février 2010 fut comparable à une bombe, rasant toutes les certitudes et les plans sur la comète de la famille Blackwell.

Encore à ce jour, Tara a conservé le premier article, intact quoique froissé, qu’elle avait pu consulter juste après avoir été convoquée dans le bureau du directeur de Poudlard. Ce fut la première trace d’une longue série qu’elle amasserait, sorte de collections de preuves qu’elle conserverait avec le temps. Pas vraiment de larmes de sa part à l’annonce de la disparition de Deirdre et Fergus, pas de réelles effusions de peine, seulement un profond sentiment d’inachevé et de déception amère. Les indications sur l’incident qui avait pris la vie des deux Blackwell étaient vagues, l’entrefilet de la Gazette mentionnant à peine les circonstances et les causes de ce qui leur était arrivé. Tout ce qu’on savait, c’était qu’il y avait eu une forte manifestation magique qui avait engendré leur mort – mais impossible de deviner quoi exactement, et c’était ce qui la travaillait sûrement le plus en son for intérieur.

Ce mystère nimba toute la période de deuil et l’enterrement organisé par les oncles et tantes de la famille. A la suite des funérailles parentales, Clyde et sa sœur se retrouvaient orphelins mais contrairement à ce que tout membre familial aurait pu espéré, il n’y eut guère de rapprochement ou de réconciliation entre eux. La réaction du Serdaigle fut à l’opposé de tout ce que Tara avait envisagé ; profitant du contexte exceptionnel qui leur avait permis de s’absenter du château pour honorer la mémoire des deux défunts, Clyde opta pour la fuite, disparaissant du jour au lendemain. Tara héritait, contrainte et forcée, d’une maison bien trop grande hantée de souvenirs pour elle seule dans laquelle elle ne souhaitait plus jamais remettre les pieds.

En dépit du reste, la septième année réussit ses examens avec brio après s’être réfugiée dans le travail. Son objectif d’entrer au sein des Aurors restait intact, et d’autant plus stimulé par son besoin de comprendre ce qui s’était passé pour ses parents. Tara s’était raccrochée à ce but autant pour ne pas se laisser dépasser par les événements que pour continuer à défendre ses idées. La pitié malsaine des uns et la miséricorde suffocante de ses amis de l’époque restaient le plus pénible à supporter. Comme s’il était anormal qu’elle ne soit pas touchée et qu’elle refuse tout geste de compassion, personne ne parvenait à se réjouir de son intégration chez les Black Cat sans mentionner d’une façon ou d’une autre la mémoire de ses parents. C’était en tout cas ainsi qu’elle percevait la chose, elle et sa tendance nouvelle à voir les gens sous un spectre plus méfiant.

Ce changement de caractère progressif la rendit plus distante mais aussi plus exigeante. Bon nombre de ses camarades et amis d’école qui l’avaient appréciée coupèrent les ponts avec elle, repoussés par son endurcissement. Certains diront que les trois années qu’elle passa à étudier et à se former pour faire partie du Bureau l’enfoncèrent un peu plus dans un étrange simulacre de syndrome du héros.

« Strange how paranoia can link up with reality now and then. » – Philippe K. Dick
Une fois le diplôme en poche, les choses sérieuses pouvaient débuter. Tara savait que son intégration au sein du Département des Aurors serait plus compliquée que prévu. Le nom des Blackwell avait une connotation lourde à porter et elle recroiserait d’anciens étudiants de sa promotion qui n’avaient sans doute pas un souvenir très positif d’elle.

Néanmoins, il en fallait beaucoup plus pour la décourager. Ses premiers jours, ses premières semaines même furent aussi difficiles qu’elle l’avait imaginé : on en attendait beaucoup des nouvelles recrues, et il fallait donner le maximum de soi pour se démarquer du lot. Ce n’était pas parce que Voldemort avait été enfin vaincu qu’il ne restait pas ailleurs d’autres potentiels mages noirs capables de reprendre son flambeau. Tara apprit à veiller tard au bureau, à passer des heures à effectuer les tâches ingrates que les plus âgés du Département ne faisaient jamais, et à analyser pendant des heures les maigres dossiers qu’on leur donnait pour trouver l’erreur, la faille qui les ferait avancer. Sa détermination sans faille et son acharnement à avancer la fit très vite avancer sur des enquêtes plus importantes et plus intéressantes que la disparition du chat d’une vieille sorcière ou d’un trafic de Plumes en Sucre illégales.

En parallèle, la mort de ses parents restait dans un coin de sa tête, semblable à une flammèche qui vacillait toujours sans jamais réellement s’éteindre. L’intuition tenace que leur décès n’était pas purement accidentel avait pris racine avec le temps. Ce souvenir était ancré en elle et pour cause : à force de passer son temps dans les salles d’archive, elle les connaissait comme sa poche. Et qui n’aurait pas, à sa place, été tenté de jeter un coup d’œil à ce qui pouvait être consigné sur l’accident de ses parents ?

Un soir, elle avait cédé et consulté ce qui traînait concernant cette fameuse et funeste date du 8 février 2010. Les preuves étaient maigres et fournissaient bien peu d’appuis pour conclure quoi que ce soit. Tara ne se contenterait pas de si peu : puisqu’elle était maintenant au cœur même du système supposé élucider les crimes, elle devait rétablir la vérité. Peu importait le prix, peu importait le temps que ça prendrait.

Mais la jeune femme qui se pensait sûrement au-delà des règles en ignorait une de taille ; on ne pouvait jamais travailler sur une affaire dès lors qu’on était personnellement impliqué. A chaque lot de nouveaux indices son lot de déceptions en réalisant que la piste était fausse : Tara avait la sensation d’être menée en bateau et l’injustice, la colère s’en ressentaient dans son travail « officiel ». Jusqu’au jour où elle commit plusieurs impairs et se mit à dos l’un de ses collègues et coéquipiers du bureau avec lequel elle avait toujours eu pour habitude d’être assignée.

Si la vie de l’autre Auror ne fut jamais menacée et qu’il n’y eut pas de réelle bavure, celui-ci refusa tout net de continuer à coopérer avec l’écossaise. Prise en grippe pendant cette période de trouble dans son propre service, Tara se retrouva rapidement au pied du mur. Suspectée déjà depuis un temps de travailler sur des cas annexes qui ne la concernaient aucunement et qui étaient clos, le directeur du Bureau lui posa alors un ultimatum : si elle ne renonçait pas définitivement à continuer de fouiner dans le dossier Blackwell, elle finirait par se tirer toute seule une balle dans le pied et ne finirait jamais sa carrière dans aucun Ministère.

Tara avait retenu la leçon. Elle avait commis une erreur en pensant que les autres pouvaient comprendre et l’aider. Elle jura que ça ne se reproduirait plus, qu’elle laissait tomber. En réalité, elle savait très bien qu’elle venait de proférer le premier et plus gros mensonge depuis qu’elle était Auror ; elle préférait simplement ne plus accorder sa confiance à tous ces gens qui la prenaient pour une fille fragile ayant sombré dans la paranoïa.

Contrainte entre autres par son supérieur hiérarchique à devoir être suivie par un psychomage, Tara assistait aux rendez-vous sans être totalement présente. Les heures pouvaient parfois s’écouler sans qu’elle ne décroche un mot à l’adresse du spécialiste. Elle ne croyait aucunement à cette thérapie mais tant que cela rassurait le reste du monde, elle acceptait bien volontiers de jouer à ce jeu ridicule.

Les choses changèrent cependant peu à peu lorsque les premières agressions de sorciers menés par des moldus firent surface. Face à des faits divers aussi inhabituels, la jeune femme qui avait été élevée par une lignée trop conservatrice demeurait perplexe et estomaquée. Alors c’était donc ça le nouveau mal du siècle ? C’était maintenant eux que l’on pointait du doigt, tous ces innocents qui avaient quelque part œuvré pour préserver le monde non-magique du carnage ?

L’injustice qu’elle éprouvait semblait rebondir sur les autres sans les atteindre. Les solutions proposées par sa psychomage – qui se résumaient à prendre du recul et à ne surtout pas agir avec déraison – lui déplaisaient. Elle n’était pas là pour regarder des quidams se faire agresser simplement parce qu’ils étaient nés comme ils étaient. Si elle n’avait jamais accepté avec le temps le racisme anti-moldu que ses parents avaient tant prôné, l’inverse ne serait pas plus acceptable.

Le bureau des Aurors, avec la multiplication de ces attaques de moins en moins isolées, commençait à crouler sous les cas et les appels à témoins. Le Département paraissait dépassé et Tara craignait de plus en plus un retour à cet état de menace oppressante qu’ils avaient tous connus à l’époque du Survivant. Qui les sauverait, s’il n’y avait plus personne pour unifier le pays ?

Mener la lutte soi-même était peine perdue. Tara tenta bien quelques excursions pour dénicher et mettre hors d’état de nuire quelques chasseurs de moldus indépendants un peu trop inexpérimentés, mais la tâche était trop grande pour une seule femme et surtout, impossible à gérer.

« Survival was my only hope, success my only revenge. » – Patricia Cornwell
Lorsqu’elle entendit le mot « Résistance » pour la première fois de la bouche d’un de ses indics, le sang de la brune ne fit qu’un tour. Si une organisation se créait pour lutter contre la folie qui s’emparait des moldus, il fallait qu’elle s’y engage.

Les rumeurs allaient bon train, au moins autant que la peur contagieuse qui commençait à gagner le peuple sorcier anglais. Difficile de démêler le vrai du faux, surtout en solitaire. Tara hésita pendant un temps à en parler à demi-mot à plusieurs de ses collègues ; s’ils avaient pu la renseigner, ils pouvaient tout aussi bien ne rien savoir ou être du mauvais côté de la barrière. Mieux valait la jouer solo sur ce coup et rester discrète.

C’est ainsi qu’elle se lança dans une véritable chasse à l’homme pour remonter jusqu’à l’instigateur du mouvement. Il lui fallut user de trésors que seul le Département des Aurors possédait pour enfin parvenir à l’identité d’Aedan Bridewell. Un Professeur de Poudlard, rien que ça. La perspective de revenir dans le grand château de pierre l’avait fait sourire en demi-teinte ; pourtant c’était ce qu’elle avait fait, une semaine plus tard, attendant l’homme de pied ferme pour le rencontrer en personne et manifester ce qui l’avait toujours animé : son besoin profond de justice, une énième fois. Elle trouva en lui un interlocuteur à l’écoute, plus qu’elle n’en avait jamais eu depuis longtemps. Parler de confiance était sûrement un grand mot, mais Tara avait cependant le pressentiment qu'en rejoignant Aedan, elle faisait le choix le plus juste.

Un petit mot sur l'auteur ?

  • pseudorionch
  • prénommarion
  • âge25 ans
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Famille et relations

Grand-père paternel – Philogenius Blackwell – Né en Ecosse à Aberdeen – Décédé – Ancien anthropologue et scientifique écossais.
Ah, Philogenius … La famille Blackwell va chercher ses ramifications et ses cousins germains dans plusieurs contrées d’Europe mais s’il faut commencer par présenter la famille, aborder le grand-père Philogenius est un excellent moyen de mieux comprendre la mécanique Blackwell.
Grand original devant l’éternel de par son choix de vie très nomade, il n’est jamais nommé dans les conversations familiales et pour cause : son affiliation à une sang-de-bourbe rencontrée lors d’une de ses pérégrinations en France place directement toute la lignée dans la catégorie des sangs-mêlés ; une honte, une aberration honnie par tous ses descendants directs. On peut aller jusqu’à dire sans trop exagérer que feu grand-père Blackwell est une sorte de Voldemort dans les repas de famille. Prononcer son prénom est presque aussi rédhibitoire et glaçant que lâcher le nom de l’ancien Seigneur des Ténèbres dans une salle pleine de sorciers il y a trente ans.
Tara ne l’a que peu connu. Suite à son union « contre-nature » de courte durée avec cette pauvre mais charmante moldue – seulement quelques années de mariage – Philogenius a choisi de s’exiler avec ses enfants, tentant de poursuivre le cours de ses études nébuleuses sur les cultures sorcières les moins reluisantes de l’Europe de l’Est. Sa vie a toujours été dédiée à la recherche fondamentale, et l’occulte et le scientifique sont restés les dernières amours du vieillard, passé dans ses vingt dernières années de vie du statut de spécialiste de l’occulte à sorcier un brin sénile ayant sombré dans les travers de l’occulte.

Mère – Deirdre Blackwell, née Meadows – Née en Ecosse, à Oban – Ex-Serpentarde – Décédée à  37 ans – Travaillait dans les hautes instances du Musée d’Art Magique National Londonien, Mangemorte sous couverture qui effectuait du trafic d’œuvres interdites.
Comme bon nombre de femmes Blackwell, Deirdre a toujours été animée par un profond désir matériel. Dire qu’elle est vénale ne serait pas mentir et il n’a jamais été caché aux enfants que les épousailles entre elle et son mari étaient avant tout d’ordre pécuniaire. En dépit de sa passion pour les arts de tous types et de son éloquence plutôt distinguée, la jeune mère s’est révélée être une mère tout ce qu’il y a de plus normale, à ceci près qu’elle a toujours porté aux nues son fils dès lors qu’il a montré le bout de son nez. Sa fille, elle, a représenté avec le temps un point noir de plus en plus épineux, presque un sujet tabou – mais pas autant que celui de grand-père Philogenius. Très attachée aux apparences et au qu’en-dira-t-on, c’est elle qui a toujours mis le plus d’énergie à faire en sorte que les Blackwell demeurent, de prime abord, une lignée immaculée et sans défaut. La réalité en était plutôt éloignée, mais on peut admettre que Deirdre a su manœuvrer la barque familiale au mieux. Elle a été la première à menacer Tara d’être déshéritée si elle ne se rangeait pas de leur côté une bonne fois pour toutes, mais n’a jamais pu porter sa menace à exécution : la mort l’en a définitivement empêchée. Si elle savait ce qu’avait fait sa jeune enfant de leur empire monétaire, elle se retournerait très certainement dans sa tombe …

Père – Fergus Blackwell – Né en Ecosse à Elgin – Décédé à 41 ans – Commerçant et fabricant de potions, Mangemort sous couverture qui participait également à divers marchés noirs.
Si on peut considérer que la famille s’apparente à une entreprise, alors chacun de ses membres avait sa fonction propre pour faire fructifier l’affaire. Madame sur le front public, et Monsieur aux commandes. Chef d’orchestre des richesses et des possessions de la famille, il s'est toujours montré avare de paroles inutiles. Ses colères étaient souvent son unique moyen d’expression : le reste du temps, sa neutralité silencieuse faisait office d’acquiescement. Pour Tara, il a sûrement été ce qui se rapproche le plus d’un contact familial chaleureux et affectif ; attendri par la petite dès ses premières années, il s’est plusieurs fois montré plus laxiste – bien que le terme soit légèrement suranné le concernant – par rapport à Clyde. Reste que ses opinions au sujet des moldus et du sang sorcier l’ont à son tour opposé à sa fille. Il a longtemps cru à une passade, une crise d’adolescente de sa part, ne voulant pas totalement admettre qu’une nouvelle fois, quelqu’un dans la famille oserait se rebeller.

Frère cadet – Clyde Blackwell – Disparu, âgé normalement de 25 ans, présumé Mangemort – Ex-Serdaigle.
Plus qu’un être passé au rang d’ectoplasme, le deuxième enfant de la fratrie n’est pas la personne la plus facile à joindre et pour cause. Introuvable, devenu un point d’interrogation dans cet océan de mystères indescriptibles et indéchiffrables, il était pourtant le Sauveur, l’Homme de la famille, le futur sur lequel reposaient les moult espoirs des géniteurs Blackwell. Sa relation avec sa sœur n’a jamais été simple : ils s’entendaient très bien au départ, prêts à se soutenir et à partager les difficultés comme les moments d’allégresse. C’est en grandissant et notamment en se retrouvant séparés dans deux Maisons différentes à Poudlard que la jalousie a été suscitée. Clyde n’a jamais toléré d’être écarté de la sorte par un vulgaire chapeau ensorcelé ; et plutôt que de considérer l’étendard de Rowena comme un de son intelligence et de sa finesse d’esprit, il a choisi d’affronter sa sœur sur tous les plans afin de prouver qu’il était meilleur, et qu’elle ne valait rien. Sans doute craignait-il au fond d’être abandonné par ses parents suite à sa répartition – ce qui ne fut pas le cas.
Au décès de leurs parents, Clyde fut absent de la cérémonie des funérailles et pour cause : les soupçons de son état de Mangemort commençaient à le menacer, ce qui l’a contraint à s’absenter pour ne jamais revenir. Tara ne sait ce qu’il est devenu ni même s’il est encore en vie. Il n’a, depuis, jamais envoyé une seule missive.

Caractère & physique en option

Spoiler:
 


D’un tempérament naturellement nerveux, Tara a très souvent un tic qui la trahit, elle et son impatience chronique – jambe qui s’agite frénétiquement, doigts qui pianotent, ongles rongés … d’ailleurs elle a également une fâcheuse tendance à fumer comme un pompier. Si la jeune Auror n’est jamais contre une petite virée dans un bar pour se détendre, elle ne tient néanmoins pas autant l’alcool qu’elle le souhaiterait, ce qui donne souvent lieu à des débordements de sa part. Jamais bien méchants, certes, mais toujours un peu gênants à assumer le lendemain.

Franche, toujours trop franche, Tara n’a pas sa langue dans sa poche : perçue comme quelqu’un d’entier pour qui le terme « demi-mesure » n’a pas vraiment de sens, elle ne sait pas faire semblant et n’y va jamais par quatre chemins. Si elle ne vous apprécie pas, vous le sentirez très rapidement et ce sans même qu’elle ait besoin d’ouvrir la bouche. La jeune fille fonctionne beaucoup à l’intuition et à l’instinct. Au-delà de la nécessité de fournir des preuves tangibles pour se faire confiance, elle a appris par expérience et par son métier que s’écouter est souvent le meilleur moyen de parvenir à ses fins. A force d’en avoir bavé ces dernières années, Tara a cultivé son sens du culot ; quitte à tout perdre, autant tout risquer. C’est ce qui la pousse souvent à jouer les têtes-brûlées contre l’avis général. C’est une femme têtue, et c’est peu de le dire : si elle a une idée en tête, il va être très difficile pour quiconque de l’en dissuader. Cette caractéristique l’a déjà menée à des conflits internes avec certains coéquipiers Aurors, mais qu’importe. C’est le prix à payer des gens passionnés.

Acharnée de travail, cette bûcheuse-née déteste avoir tort, perdre, et en règle générale, ne pas venir à bout d’une affaire ou d’un problème. Même essuyer une défaite lors d’un match de Quidditch lui déplaît fortement. Ce n’est pas tant une mauvaise perdante qu’une vraie idéaliste qui, dans le fond, ne supporte pas vraiment l’impossibilité d’une happy end. Pour elle tous les cas sont solubles et il n’existe pas de cause perdue, c’est ce qui explique aussi sa capacité à toujours vouloir aider les autres et à sauver les âmes les plus perdues … Quitte à complètement réduire au silence ses difficultés personnelles en les étouffant par son boulot ou par les préoccupations des autres. Tara a une sainte horreur de parler d’elle : la vulnérabilité que cela fait naître chez elle la transfigure. Se cacher sous une façade cynique est plus simple que d’avouer une once de sensibilité, aussi choisit-elle la fuite en avant. Elle aime la nouveauté, toujours partante pour le plan B, l’improvisation, le changement de dernière minute. La routine, ça n’est pas sa tasse de thé et en cela elle tient surtout de son grand-père, connu pour ses multiples voyages et sa volonté de toujours être en mouvement, toujours être ancré dans le changement. Curieuse de tout et de beaucoup de choses, la brune estime d’ailleurs cette qualité comme essentielle pour quelqu’un qui veut travailler à la protection des uns et des autres.


Haute d’un mètre soixante-dix convenable, les entraînements à la dure d’Auror et son caractère de fille qui ne tient pas en place lui ont taillé un corps qui ne manque pas de force, de souplesse et d’endurance. Tara n'est physiquement pas un modèle de féminité : généralement très peu maquillée – juste ce qu’il faut pour ne pas distinguer les cernes les jours d’insomnie, et ce afin d’éviter les questions énervantes -, la plupart du temps ses cheveux sont attachés à la va-vite pour ne pas la gêner ... Elle va rarement chez le coiffeur, considérant qu’elle a autre chose de bien plus important et primordial à faire que d’aller couper ses pointes brunes aux reflets auburns. On ne peut néanmoins pas lui enlever un petit charme qui a fait et fait encore son effet : son visage aux traits fins, ses joues encore enfantines et ses yeux clairs lui donnent un air ingénu très fréquemment trompeur. A l’époque de Poudlard, elle est en outre passée par toutes les couleurs de cheveux et tous les styles : tous ses camarades de Maison se souviennent du jour où elle a décoloré l’intégralité de ses cheveux avec une potion capillaire uniquement pour faire criser ses parents. Le succès de cette opération fut total, en revanche Tara n'a pas souhaité conserver beaucoup de photos d'elle de ce désastre chevelu ... Sa folie de l’époque s’est heureusement -
? - évanouie en même temps que la raison et le pragmatisme ont pris le dessus : une paire de rangers, un pantalon et une cape bien couvrante sont mille fois plus utiles et passe-partout qu’une paire de chaussures à la hauteur vertigineuse et une petite robe qui vous fera instantanément faire remarquer quand vous êtes en mission. A noter que Tara ne possède ni de tatouage ni de piercing hormis à ses oreilles, elle n’a jusqu’alors jamais éprouvé le besoin d'être marquée dans sa chair pour une symbolique quelconque.

Études supérieures & métier

Sa scolarité à Poudlard chez les Serpentards s’est poursuivie par un cursus en trois ans chez les Black Cat. A la suite de quoi elle a pu intégrer les Aurors du Ministère anglais. Elle y travaille encore actuellement et fait office de bon élément en dépit de son caractère un peu « fort ».

A noter qu’en plus des notions maîtrisées au fil de ses études et de la condition physique qu’elle entretient, Tara a acquis notamment des compétences physiques en combat à mains nues et plus récemment, elle a commencé l’apprentissage des armes blanches avec lesquelles elle a beaucoup plus de difficultés et d’appréhension.
©️linus pour Epicode

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FEEL THE THUNDER
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Spoiler:
 


Dernière édition par Tara Blackwell le Lun 5 Juin - 16:47, édité 17 fois
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Auror
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mar 30 Mai - 23:49

Well well... welcome, partner.

Toi aussi tu fumes comme un pompier, t'es quelqu'un de bien. Je mettrai tes souvenirs de soirée peu glorieux sur le wall of shame du Bureau des Aurors

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Balance & White Raven
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 0:09

Bienvenue madame l'Auror !
Bon courage pour la rédaction de ta fiche (aussi : j'approuve l'avatar <3).

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"The truth. It is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with caution."
Albus Dumbledore
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 0:31

Bienvenue à toi!
Attention à être constamment vigilante ici effectivement... #ripfoloeil
Bon courage pour la suite de ta fiche!
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Moldu allié
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 0:34

Bienvenue très officiellement !! :D
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 2:41

Bienvenue ! (N'oublie la sainte trinité du sang mêlé dont nous avons parlé avec Rhia ! )
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 16:53

Je te souhaite la bienvenue sur Malleus Tara et te souhaite également du courage pour la rédaction de ta fiche. Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter le staff, nous sommes tous disponibles pour te répondre dans les plus brefs délais.

Au plaisir de te rencontrer au cours d'un RP !
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Purple Swan
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 19:01

Bienvenue (bis) sur le forum de l'amour Tara ! ! Des chococalins, des gnomes aux bisous, et plein de poudre de Rhiarousse sur toi !

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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Mer 31 Mai - 20:42

Bienvenue miss ! En espérant que jouer ce scénario comble toutes tes envies !! Au plaisir de te voir RP avec nous très bientôt !

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HURRICANE
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MessageSujet: Re: it's who we are - tara blackwell } over   Jeu 1 Juin - 0:10

Trevelyan - merci cher collègue, je saurai te rendre la pareille alors surveille tes arrières .

Logan - merci à toi <3 Emily semble avoir les faveurs de pas mal de gens ici à ce que je vois 8D.

Eleanor - merci bien :3 et oui, Fol-Oeil avait raison !

Elsa - je te remercie très officiellement aussi alors 8D.

Anastasia - je n'oublierai jamais l'idée de la Trinité, pas tant qu'elle n'est pas réalisée héhé. Merci encore pour ton accueil en tout cas .

Pedro - merci beaucoup beaucoup, honnêtement pour le moment tout va bien, en tout cas j'apprécie l'accueil et la disponibilité :3 j'espère qu'on se croisera en RP, oui !

Aristide - oh mais merci toi tous ces cadeaux, c'est trop pour moi, je meurs de joie

Shae - merciiiii ! Au passage je voulais juste te dire qu'en grande fan de Freya Mavor, j'adore ton avatar .

_________________

FEEL THE THUNDER
Just a young gun with a quick fuse, I was uptight, wanna let loose, I was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind. Not a yes sir, not a follower ; "fit the box, fit the mold, have a seat in the foyer, take a number" ; I was lightning before the thunder.


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