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 "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]

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Moldu allié
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Moldu allié
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MessageSujet: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 0:49

« Si rien ne surpasse les joies de l'amour maternel, rien aussi ne surpasse ses douleurs. »




  • nomWilson
  • prénomElsa
  • célébritéFT Kate Winslet
  • âge36 ans
  • métierAncienne serveuse ayant posé sa démission avant de fuir.
  • statutMOLDU
  • groupeMoldus...?
  • donUn courage à toute épreuve.
  • animalBarry, le poisson rouge de son fils aîné.
  • baguetteNon concernée.

chapitre 1

La vie n'a rien d'un long fleuve tranquille. Celui qui a osé dire ça ne savait rien et n'avait sans doute jamais vraiment vécu. La vie, au contraire, tient davantage du tumulte fougueux des flots soumis à l'orage le plus véhément qui soit et qui, impitoyablement, n'hésite jamais à faire sombrer jusqu'aux plus beaux de tous les navires. La vie d'Elsa, en tout cas, est ainsi. Si son existence commença tranquillement, si ses rêves se voulaient ceux d'une enfant en bonne santé et parfaitement heureuse, c'est en grandissant que l'eau dormante se révéla et c'est face à ses élans pleins d'une folie destructrice qu'Elsa se construisit. C'est dans la violence des vagues les plus mortelles qui soient qu'elle apprit et c'est ainsi qu'elle devint celle qu'elle est aujourd'hui. Mais vous, voyageurs du temps, laissez-vous donc porter par ce fleuve qui paraissait si tranquille et qui, pourtant, un jour, se déchaîna contre ce petit bout de femme pour mieux forger son courage.

Nous vous épargnerons les détails et éviterons de vous raconter sa naissance, époque où le monde n'était pour elle qu'un flou coloré des plus abstraits. Tout juste saurez-vous qu'elle est née un 10 septembre 1984 et que ses heureux parents n'eurent jamais qu'une enfant. Vous n'apprendrez pas non plus quel fut son premier mot ou quand elle fit son premier pas. Vous ne saurez pas plus quelles notes furent les siennes et nous passerons outre les différentes amourettes qu'elle put avoir avant l'âge qui nous intéresse. Non, d'elle, vous ne saurez rien d'autre que sa vie d'adulte, ou de jeune adulte, depuis son retour de France, où elle passa trois années afin d'obtenir son diplôme, jusqu'à aujourd'hui. Et sans plus attendre, laissons place au récit.



C'était un jour de printemps comme on en connaît peu. Le soleil brillait, mordait la chaire de sa chaleur écrasante et à son contact les peaux se teintaient parfois d'ocre parfois de brun. C'était un jour de printemps comme on en connaît peu, mais pour Elsa, ce jour allait devenir l'un des plus importants de son existence.
Le soleil tapait, donc, et de partout, les clients affluaient dans l'espoir de se rafraîchir en terrasse ou au sein de l'établissement lui-même. Elsa, quant à elle, approchait chacun d'entre eux, son inébranlable sourire aux lèvres, afin de leur proposer la carte et de voir ce qui, dans l'idéal, leur ferait le plus plaisir. Pour la jeune femme, c'était une journée ordinaire sous bien des formes et rien, rien au monde n'aurait pu la laisser présager de ce qui allait suivre. Aussi, lorsqu'un énième client vint s'asseoir en terrasse, se dirigea-t-elle vers lui afin de lui souhaiter la bienvenue. Lorsqu'elle approcha, Elsa ne put qu'agréablement noter la beauté des traits du visage de son futur interlocuteur.

« Bonjour et bienvenue au Sunset and the moon !
- Bonjour !
- Vous souhaitez boire quelque chose ? »

L'homme, visiblement d'un âge approchant le sien, était brun et possédait un regard d'un bleu profond, bien qu'un peu pâle. Son visage était harmonieux et ses lèvres se voulaient légèrement pulpeuses, juste ce qu'il fallait pour pousser au vice. Lorsqu'il esquissa le premier de tous ses sourires, Elsa put noter que l'une de ses dents chevauchait discrètement sa voisine mais que l'ensemble, quant à lui, était entretenu et bien blanc.

« Je suis certain que vous connaissez déjà la réponse... »

Un air taquin, presque mutin, se glissa sur les traits de l'homme tandis qu'Elsa se fendait à son tour d'un sourire amusé.

« C'est la question de routine...
- Et bien, madame la routinière, que me proposez-vous ? »

Le regard azur se planta dans le sien et Elsa se sentit un peu décontenancée.

« Nous avons de délicieux cocktails, avec ou sans alcool, qui séduisent irrémédiablement nos clients.
- Vraiment... ? »


Le temps d'un instant, les yeux de l'inconnu semblèrent transpercer son âme. Puis celui-ci reprit la parole qui avait été délaissée.

« Je vais vous prendre l'un de ces cocktails, puisque vous me les conseillez.
- Très bien, je vous apporte immédiatement la carte des boissons.
- Je vous remercie. »


Tournant les talons, Elsa revint quelques instants plus tard avec l'objet souhaité, qu'elle lui tendit.

« Et voici pour vous. Je reviens vous voir dans quelques minutes, lorsque vous aurez fait votre choix. »

L'homme hocha la tête et lui offrit vaguement des remerciements avant qu'elle ne disparaisse au milieu des tables. Lorsqu'elle revint, ce fut par un sourire resplendissant qu'elle fut accueillie.

« Vous revoilà !
- Je suis toute à vous. Monsieur a choisi... ? »


Le sourire que dessinaient ses lèvres prit des teintes plus amusées et certainement bien moins sages. Avant qu'elle ne comprenne son erreur, le jeune homme s'empara de l'opportunité tombée des cieux.

« Je suis ravi de vous l'entendre dire... Oui, j'ai choisi. Ce sera le Moonstar s'il vous plaît.
- Très... Euhm, très bon choix. »


L'air amusé du jeune homme gagna son regard tandis qu'Elsa filait à l'anglaise au cœur des cuisines.
Lorsqu'elle revint plus tard dans l'après-midi, il ne restait de l'homme que deux choses. L'addition ainsi qu'un numéro de téléphone.

Deux jours après, Elsa appelait. Ainsi commença la plus longue histoire d'amour de la jeune femme, de laquelle devaient naître deux fils.






« Connor, je dois t'annoncer quelque chose. »

Cela devait faire un mois, peut être deux qu'ils avaient fêté leurs trois ans de vie commune et depuis, la vie n'avait été qu'un long et agréable chemin rempli de bonheur. Les sourires et les éclats de rire peuplaient les murs, les regards amoureux se comptaient par milliers et chaque jour renouvelait un peu plus leur envie de parcourir les âges en se tenant la main.

« … Oui ? »

Aujourd'hui n'était qu'un pas de plus vers cet avenir si lumineux qu'ils espéraient tous les deux.

« Ne fais pas cette tête ! Ce n'est rien de grave, bien au contraire... !
- Je m'inquiète, tu as l'air si sérieuse...
- C'est parce que c'est important.
- Quelque chose qui n'est pas grave, mais important...
- Hm, hm, c'est ça. »


L'air soucieux qu'arborait le jeune homme se mua progressivement en quelque chose de plus neutre et de plus pensif. Un sourire naquît sur les lèvres d'Elsa tandis qu'elle le laissait réfléchir.

« Tu n'as pas une petite idée... ? »

Les yeux de Connor, doucement, vinrent à la rencontre de ceux de sa compagne, perclus d'interrogations qu'ils étaient. Avec le temps, Elsa avait fini par trouver plus de charme encore à ce regard azuré lorsqu'il hurlait le monde contre l'avis de son propriétaire. Quoiqu'il fasse, Connor ne parvenait jamais rien à cacher tant ses iris étaient honnêtes.

« Je ne suis pas sûr...
- Essaye quand même ! N'aie-pas peur !
- Non, dis-moi, s'il te plaît !
- Je ne sais pas... Pourquoi je te le dirais ?
- M-mais parce que... ! Parce que tu m'aimes... ? »


En vérité, Elsa mourait d'envie de lui annoncer la nouvelle. Aussi, lorsque Connor tenta de l'amadouer, un éclat de rire vint fendre les traits amusés de son visage et le désir de parler se fit plus fort encore.

« Moui... »

La moue de Connor se fit outrée tandis qu'il reprenait la parole pour le plus grand plaisir de sa belle.

« Moui ?! »

Sa belle qui ne put empêcher un autre élan d'hilarité de comprimer sa poitrine.

« Mais, espèce d'idiot, bien sûr que je t'aime ! »

Connor tira la langue et la conversation put reprendre.

« Alors dis-moiii !
- Je suis sûre que tu le sais déjà.
- Et bien moi pas. Alors dis-moiiii, s'il te plaît... ! »


Après un nouvel éclat de rire, Elsa consentit enfin à répondre aux interrogations de celui qu'elle aimait.

« Connor...
- Oui ?
- Si tu me coupes, je ne dis plus rien ! »


Le sourire qu'elle arborait trahissait la vérité qui était toute autre, mais l'homme de sa vie consentit à faire semblant de la croire et mima la détresse.

« Pardon, je me tais, promis !
- Bien, non mais ! Je te disais donc... que tu allais être papa. »


Les émotions défilèrent brusquement sur les traits de Connor. Surprise, incrédulité, joie, frayeur, bonheur. Bonheur si intense et si brusque qu'il en tomba à genoux et que les larmes se mirent à couler.

« Merci, merci... »

Les larmes durèrent longtemps et Elsa les rejoignit d'attendrissement et de joie mêlés. Désormais, c'était à trois qu'ils marcheraient sur les sentiers de l'allégresse.






Le bonheur n'est pas un point à atteindre mais un chemin qui naît sous les pieds à mesure que les journées heureuses se succèdent. Ces mots, Elsa se les prononçait avec appréhension tandis qu'elle observait son reflet dans le gigantesque miroir qu'on avait mis là pour elle. Ses yeux croisaient ceux de son alter-ego et dans ceux-ci, un flot ininterrompu d'émotions contradictoires prenait lentement ses aises. Joie. Peur. Appréhension. Bonheur. Désir. Plaisir. Empressement. Crainte. Nostalgie. Émerveillement.

Un émerveillement sans borne à mesure qu'elle comprenait ce que lui murmurait ce reflet à qui elle posait tant de questions sans réponses. Les cheveux relevés en un chignon fleuri, les traits discrètement maquillés, les lèvres psalmodiant irrémédiablement les mêmes mots et la magnifique robe immaculée, traînant sur le sol à la manière d'une silencieuse promesse de longévité. Le voile, aussi, ce voile qui masquerait ses frayeurs aux yeux de la salle ainsi que les larmes qui perleraient sûrement de son regard lorsque les paroles enchanteresses épouseraient la courbe des nuages.

« Elsa, ça va être l'heure... »

La voix de son ami d'enfance la fit presque sursauter tandis qu'elle hochait la tête.

« O-oui, j'arrive...
- Ça marche. Je t'attends à l'extérieur. »


Le jeune homme disparut et Elsa se retrouva de nouveau seule. Face au miroir, les regards échangés avec son reflet se voulaient confessions. Face au miroir, Elsa voyait tout ce qu'elle avait toujours voulu être et tout ce qu'elle appréhendait de devenir. Face au miroir, Elsa se sentait mise à nue. Elle ne pouvait rien se cacher et si elle savait épouser l'homme de sa vie, elle craignait de ne pas être à la hauteur. Elle avait peur et pourtant terriblement envie de ce moment, un moment qui se voulait l'un des nombreux paliers de son bonheur. Prenant une très longue inspiration, Elsa se décida enfin à franchir le pas. Aujourd'hui devait être l'un des plus beaux jours de sa vie. Et ses craintes ne le lui gâcheraient pas.

Lorsqu'elle passa le seuil de la porte, le sourire rayonnant de son ami d'enfance lui redonna un peu de couleurs.

« Tu es magnifique. Splendide. Grandiose. Je... je n'ai pas les mots !
- Tu... Tu crois qu'il sera d'accord avec toi ?
- Connor ? Tu me poses sérieusement la question ? Je te parie tout ce que tu veux qu'il va pleurer comme un bébé ! »


Les éclats de rire mêlés des jeunes gens achevèrent de réchauffer les pommettes de la future mariée, et celle-ci rejoignit un père qui lui murmura à quel point il était fier d'elle. Le moment approchait et, face à l'appréhension, Elsa ne sut pas quoi répondre, offrant ainsi au silence toutes les déclarations d'amour qu'elle portait dans le cœur. Alors, la mélodie s'éleva dans les airs et son cœur manqua un battement.

« C'est parti... »

Seuls les murs de l'Eglise entendirent les mots du père d'Elsa. La jeune femme prit une nouvelle inspiration et, perdue dans la peur de mal faire, esquissa le premier pas. Celui-ci se révéla être le plus difficile. Les autres suivirent et, lorsqu'elle croisa le regard empli de larmes et d'émotions de son futur époux, plus rien ne lui fit peur.

« Nous sommes réunis en ce jour... »

Les yeux dans les yeux, le couple n'entendait plus rien du monde alentours. Il n'y avait plus qu'eux, eux et cet instant rêvé, cet instant qui concrétisait déjà tant de choses et qui en annonçait bien d'autres à venir. Cet instant, Elsa l'avait espéré depuis le début. Cet instant, Elsa l'avait joué et rejoué cent fois, mille fois, peut être plus encore, dans son esprit sans s'en lasser.

« Connor Murphy, voulez-vous prendre cette femme pour votre épouse, et vivre avec elle, selon l’ordonnance de Dieu, dans le saint état du Mariage? Voulez-vous l’aimer, la chérir, l’honorer, et la garder, dans la maladie et dans la santé; et, renonçant à toute autre femme, voulez-vous vous attacher à elle seule, tant que vous vivrez tous deux?
- Oui, je le veux. »


Le cœur de la jeune femme loupa à nouveau un battement tandis que venait son tour. Les yeux dans les yeux, toujours, les sourires s'étirèrent et les mots naquirent en un souffle.

« Oui, je le veux. »

Les larmes coulèrent alors et l'amour des deux jeunes gens s'inscrivit à jamais dans les étoiles. Leur nuit de noces fut bénie et de celle-ci naquit un second petit garçon. À cette époque, leur aîné avait quatre ans.





L'aube pointait tout juste le bout de son nez lorsqu'Elsa ouvrit les yeux pour découvrir le visage enjoué de celui qui l'avait réveillée. Celui-ci, orné de boucles brunes en bataille et serti par deux diamants de curiosité d'une jolie couleur noisette, appartenait à Aiden, un petit garçon de tout juste quatre années et qui lui semblait pourtant déjà si grand.

« Maman, maman, il faut que tu te réveilles ! »

Un sourire naquit aussitôt sur les lèvres de la jeune femme, en réponse à celui de son fils, plus rayonnant qu'un soleil.

« J'arrive, j'arrive, mon cœur... »


Entendre Connor grommeler à l'adresse d'Aiden qu'on était dimanche accentua la courbe de ses lèvres et Elsa claqua un baiser sur la joue de son homme avant de se redresser.

« Vite, vite !
- Oui, oui, mon ange... Tu ne veux pas aller dans la cuisine, que je t'y rejoigne... ?
- Non maman, viiiite ! »


Un éclat de rire déchira définitivement le voile de ses rêves tandis qu'Elsa se levait, laissant son mari là, grognant de mécontentement. Prenant la main qu'Aiden lui tendait, la jeune mère se laissa guider d'un pas pressé vers la porte, que le petit garçon insista pour ouvrir, non sans avoir prononcé quelques mots au préalable :

« Ferme tes yeux, maman ! »

Elsa s'exécuta, son sourire grandissant à mesure que défilaient les secondes. Les yeux désormais clos, la jeune femme emboîta le pas de son fils jusqu'à une chaise, où il la pria de s'installer. Une odeur de pain un peu trop grillé lui parvint alors aux narines et l'amusement laissa rapidement place à l'attendrissement.

« Attends maman ! »

Elsa se contenta de hocher la tête tandis que les petits pas pressés de son fils résonnaient dans l'appartement. Dans une autre chambre dormait son petit dernier, tout juste âgé de quelques mois et déjà bien plus sage que son frère. Avec lui, les nuits étaient reposantes et les réveils plus tardifs. Mais Elsa aimait autant son aîné que son cadet, et elle s'émerveillait tous les jours un peu plus de la chance qui était la sienne. Tendant l'oreille, la jeune mère put entendre Aiden revenir en courant et poser quelque chose de plutôt léger sur la table, suivi d'autre chose, de plus lourd.

« Voilààààààààààààà ! »

Un sourire plus grand que tous les précédents se dessina progressivement sur les lèvres d'Elsa tandis qu'elle ouvrait doucement les yeux. Aussitôt, son regard rencontra un café venu de la cafetière électrique, deux tartines semi carbonisées dont la confiture débordait de tous les côtés ainsi qu'un verre de jus d'orange tout droit sorti du frigidaire. La joie illumina les traits de la jeune mère qui laissa dériver son attention sur les autres éléments de la table. Un bouquet de fleurs un peu défraîchi et certainement cueilli deux jours avant dans le parc ainsi qu'un merveilleux dessin les représentant tous les quatre.

« Bonne fête mamaaaaaaaaaaaaaaan !
- Oh mon chéri, c'est magnifique, je t'aime... Viens là. »


Tendant les bras, Elsa réceptionna un petit garçon aux anges, qu'elle couvrit bientôt de baisers. Ni les tartines charbonneuses, ni le café froid ne réussirent à teinter d'ennui le bonheur qui fut le sien à ce moment-là. Sa famille était extraordinaire et elle mesurait chaque jour un peu plus la chance qu'elle avait.

« Merci, merci, je t'aime...
- Maman, tu m'étouuuuuffes ! »



Mais malgré tous ses efforts, le petit bonhomme ne put s'extraire des bras de sa mère. Ce fut seulement lorsque le bébé se mit à pleurer qu'elle relâcha son étreinte sur Aiden.

« J'arrive mon cœur... »

Oui, décidément, ses journées étaient comblées et elle n'aurait pas pu être plus heureuse que ça. Vraiment pas.






« Caleb, Aiden, pour la dernière fois, à table !
- On arrive, mamaaaaaaaaaan ! »


Cela faisait au moins la cinquième fois que ses garçons lui annonçaient leur arrivée sans qu'elle ne vienne jamais. Cela faisait au moins la dixième fois qu'Elsa les appelait sans qu'ils ne daignent paraître au pied de l'escalier. Roulant des yeux et prenant la voix la plus grave de tout son répertoire de maman, Elsa recommença.

« Les garççççons ! Je compte jusqu'à trois, et si vous n'êtes toujours pas là, vous serez punis ! »

Presque aussitôt, des bruits de pas précipités se firent entendre à l'étage. Elsa décida tout de même qu'elle compterait pour leur apprendre une leçon.

« Un...
- A-attends mamaaan ! »


La voix de son cadet, alors âgé de quatre ans et demi, résonna en haut des marches, tandis que les petits pieds de ses enfants continuaient de marteler le sol. Sans doute étaient-ils en train de ranger leurs jouets, ce que leur mère leur avait demandé le matin déjà. Quelles terreurs...

« Deeeeuuuux...
- M-mamaaan ! »


Cette fois, ce fut son aîné qui lui répondit d'une voix pressée. Heureusement pour lui -et pour son repas- elle le vit bientôt paraître et regarder en arrière, sans doute pour voir si son petit frère le suivait bien. Son grand, lui, avait huit ans.

« Deux et demiiii ! »

Elle eut donc l'occasion de voir sa petite terreur numéro une dévaler les marches à toute vitesse dans l'espoir d'arriver à la cuisine avant l'heure fatidique et d'éviter ainsi une punition qu'il était certain de ne pas mériter. Sa petite moue toute inquiète provoqua chez la jeune mère beaucoup trop d'attendrissement à son goût et celle-ci fronça les sourcils pour se donner une contenance.

« Caleeeeb ?
- O-ouiiii ! »


La voix du petit garçon était pressée et c'est avec un sourire qu'Elsa put le voir apparaître à son tour en haut de l'escalier.

« Doucement mon cœur quand tu descends les marches. »

Comme si une entité négative, quelque part dans le monde, avait entendu ses mots, Caleb leva les yeux pour croiser son regard et, soudain, loupa sa descente. Le temps sembla alors s'arrêter et, brusquement, le cœur de la jeune maman se fendit. Alors, Elsa s'élança.

« Caleeeb ! »

C'est avec horreur qu'elle le vit dégringoler une première marche sans qu'elle ne puisse rien y faire. La terrible pensée qu'elle n'arriverait jamais à temps l'atteignit en pleine face et Elsa chercha à avancer plus vite, plus loin, afin d'empêcher son petit de se blesser. Il fallait qu'elle y parvienne. Il fallait qu'elle protège son garçon avant qu'il ne soit trop tard.

« Caleeeeb ! »

La voix de son aîné résonna étrangement fort à ses oreilles, mais Elsa n'avait clairement pas le temps de s'en soucier. Seul comptait le petit garçon qui, inlassablement, heurterait l'escalier jusqu'à se blesser, ou pire, se tuer. Mais alors qu'Elsa relevait les yeux pour voir où en était Caleb, elle s'arrêta net, stupéfaite, figée par la surprise. Son fils, qui chutait pourtant terriblement juste avant, flottait. Caleb volait, ne touchait plus sol et ne risquait plus rien. Dans le salon des Murphy se passait quelque chose d'insensé, que la science elle-même ne pouvait expliquer.

« C-Caleb... ? »

Le petit bonhomme était aussi hébété qu'elle. Ce n'était pas logique. Ce n'était pas logique, et c'était même miraculeux. Ce n'était pas possible, et malgré tout, c'était réel. Elsa ne comprenait pas. Elle se rendit jusqu'à son cadet qui ne fit aucune difficulté pour être pris à bras.

« Tout va bien, tout va bien mon ange... »

Sans surprise, Caleb se mit à pleurer. Tandis qu'elle le réconfortait, Elsa fit volte-face pour voir comment allait Aiden et c'est à cet instant précis qu'elle comprit. Aiden regardait ses mains comme si celles-ci n'avaient pas été les siennes. Aiden regardait ses mains comme si le formidable sauvetage de Caleb avait été de son fait.

« A-Aiden... ? »

Le concerné releva un regard incrédule vers sa mère et afficha très vite une moue coupable.

« J-j'ai juste levé les mains et...
- Mon cœur, mon cœur, tout va bien, c-c'est très bien, ce que tu viens de faire... T-tu pourrais le refaire... ?
- J-je ne sais pas, j-je...
- Calme-toi mon amour, tout va bien, tout va très bien... Ton frère va bien, tu vas bien, je vais bien, alors ce n'est rien de mal, d'accord... ? »


Le garçonnet aux boucles brunes hocha la tête et s'approcha de sa mère dont la présence le rassurait visiblement. Celle-ci le réceptionna tendrement et serra ses deux fils contre elle. Tout allait bien. Tout allait bien. Ce n'était sans doute pas si grave, si son aîné parvenait à faire léviter des choses... Si ?






« Bonsoir tout le monde !
- Connor, il faut que je te parle. »



Cela faisait une heure déjà qu'Elsa faisait les cent pas dans l'appartement. À midi, alors qu'elle était seule avec ses fils, le plus grand d'entre eux avait sauvé son cadet d'une façon absolument pas naturelle. Aiden avait fait léviter Caleb pendant une longue minute, le temps que sa mère aille récupérer son petit garçon terrorisé. Et ceci, Elsa était toujours capable de le dire, n'était pas normal.
Le visage soudain soucieux de son époux ramena la jeune femme à la réalité.

« Il est arrivé quelque chose... ? Tu vas bien ? Les enfants vont bien ?
- N-non, enfin si, si, tout le monde va bien... !
- Alors quoi ? »

Le ton de Connor était tout aussi inquiet que les traits de son visage. Croisant les bras, celui-ci attendit une réponse qu'Elsa peinait à formuler.

« E-écoute, ça va te sembler impossible, mais je te jure que c'est la vérité... J-je n'invente rien, et les garçons pourront te le confirmer, d'accord... ?
- Elsa, ne me dis pas que tu as trouvé un chien dehors, on en a discuté et l'appartement n'est pas adapté pour l'accueillir. On était d'accord, pourtant !
- Non, ce n'est pas ça du tout... ! Je parle de tout autre chose ! A-Aujourd'hui, Caleb a failli finir aux urgences.
- QUOI ?! »


Elsa comprit son erreur au moment où elle prononça ces mots. Secouant vivement la tête, elle rattrapa son époux qui, déjà, se hâtait en direction de l'étage où se trouvaient les enfants.

« Caleb va bien... ! Aiden l'a... sauvé.
- Comment ça... ? N-ne me fais plus des frayeurs comme ça. J-je vais m'asseoir, je crois...
- O-oui, bonne idée. »


Connor lui lança un regard qui se voulait à la fois perdu et suspicieux, puis se laissa tomber sur une chaise. La table était déjà mise et l'odeur du repas à venir chatouillait les narines de tous les présents.

« T-ton fils est... magique.
- Magique... ? »


Si Connor sembla d'abord étonné, de l'amusement vint rapidement envahir ses traits.

« Ok, j'ai compris. Toi et les garçons êtes en train de me faire une blague... »

Elsa secoua de nouveau la tête et dut faire face au regard plus que sceptique de son compagnon.

« N-non, nooon ! Ce que je veux dire, c'est que ton fils a sauvé son petit frère... en le faisant léviter. »

Alors, Connor explosa franchement de rire.

« Elsa, je ne suis pas si naïf !
- … Connor, je suis sérieuse ! »


Face à l'insistance de sa femme, le jeune homme reprit un visage plus sérieux. Qu'Elsa appuie autant sur ce qui semblait n'être qu'une vaste blague n'était pas normal et Connor le savait. Elsa savait qu'il savait. Une fois certaine d'avoir récupéré son attention, elle poursuivit donc.

« Ton fils... fait des choses impossibles. Après manger, je lui proposerai de te montrer... »

À cette dernière intervention, Connor ne répondit rien. Si Elsa avait été plus attentive, elle aurait alors remarqué que le visage de son mari venait de se fermer, et ce à tout jamais.






Cela faisait à peu près un mois que « l'incident » était arrivé et, peu à peu, la vie avait repris son cours. Aiden n'avait pas été capable de faire à nouveau voler quelque chose ou quelqu'un et toute cette histoire était désormais rangée dans un coin des mémoires comme une anomalie inexplicable. Aujourd'hui était donc un jour tout à fait normal pour la famille Murphy, à cela près que nous étions dimanche et que tout le monde était là pour prendre le petit déjeuner.

« Aiden, s'il te plaît, mange ce kiwi. »

En guise de réponse, Elsa n'obtint qu'un regard noir du garçonnet, suivi d'un croisement de bras hostile. Connor, à la droite de la jeune femme, soupira.

« Aiden, ne nous oblige pas à sévir... Écoute ta mère et mange ce kiwi. C'est très bon, le kiwi, tu sais ?
- Mais c'est veeeeeeeeeeeert ! »

Connor lança un regard à Elsa qui soupira à son tour et fronça les sourcils.

« Aiden, une fois. »

Le petit garçon n'eut d'autre réponse qu'un « hn » renfrogné. Défiant sa mère du regard, il repoussa des deux mains son kiwi.

« Aiden... Deux fois. »

Toujours aucune autre réaction qu'un refus catégorique.

« Aiden, s'il te plaît...
- NON ! »


Connor, cette fois, décida que c'en était trop.

« Aiden, ne parle pas comme ça à ta mère ! Puisque c'est comme ça, tu peux faire une croix sur Disneyland ! Tu ne viens pas avec nous et tu iras chez ta grand-mère ! »

Aiden lança un regard incrédule à son père et se mit à pleurer à chaudes larmes. Il pleura avec force. Et la force fut telle que, brusquement, toutes les vitres du salon volèrent en éclat. Elsa eut tout juste le temps de se jeter sur ses enfants pour les protéger que les morceaux de verre atteignaient la table. Si les petits n'eurent pas la moindre égratignure, il n'en fut rien pour le couple. Elsa reçut une longue estafilade sur la joue droite tandis que le bras de Connor s'ouvrit sous la cruelle caresse d'un débris de verre. Le silence de mort qui suivit le terrible fracas des fenêtres dura de longues minutes. Puis, Elsa osa enfin relever la tête.

« … Personne ne bouge. Tout le monde va bien ? »

En réponse, elle obtint les pleurs distincts de ses deux garçons et le grognement de douleur de son mari. Lui lançant un regard, elle remarqua le sang qui coulait et le rictus de mécontentement -qu'elle comprenait- figé sur son visage. La sensation d'humidité sur sa joue lui apprit qu'elle aussi avait été touchée. Doucement, elle se redressa, observant autour d'elle les fenêtres désormais ouvertes à jamais sur la ville. Ça allait coûter une fortune en réparation et personne ne les croirait jamais...

« Aiden, Caleb, est-ce que vous avez mal quelque part... ? »

Les deux garçons secouèrent la tête et cherchèrent l'étreinte maternelle, qui leur fut prodiguée avec enthousiasme. Elsa les porta comme elle pouvait en direction de l'étage et passa les minutes suivantes à discuter avec eux. Une fois ses fils calmés, elle redescendit pour découvrir le visage soucieux de son mari.

« … Il faut t'emmener à l'hôpital, Connor. »

Le blessé tourna la tête vers elle et lui lança un regard absolument fermé.

« Elsa... Tu as vu ce qu'il a fait, toi aussi... ? C'est lui, pas vrai... ?
- C-ce n'est pas l'important, là, Connor ! Tu saignes, il faut qu'on stoppe ça ! Je vais chercher une serviette et-...
- C'est lui, c'est Aiden, hein... ?
- Oui mais on en discutera plus tard, là tu d-...
- Elsa...
- Tu dois aller à l'hôpital. Regarde l'état de ton bras !
- Elsa, je...
- Plus tard !
- Non, Elsa, je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Je suis pas capable d'assumer... ça. Je suis désolé.
- H-hein ? C-Connor... ?
- Je ne peux plus. Je n'arrive plus à le regarder dans les yeux, Elsa. Ni lui, ni toi... J-je ne peux plus accepter ces... sorcelleries. C-ce n'est pas normal, Elsa, ce n'est même pas humain... !
- T-tu...
- Oui. J-je pars. J'arrête tout. N'essaye pas de m'en empêcher, Elsa. Je suis désolé.
- T-tu rigoles... ? C-Connor, j-je... N-nous...
- Je suis sincèrement désolé Elsa. Je ne me sens pas capable d'accepter... ça. »


Les larmes montèrent aux yeux de la jeune femme tandis qu'elle comprenait, que tout son avenir s'effondrait pour ne plus laisser que des ruines. Au milieu des débris de verres scintillèrent d'autres cristaux, aqueux, ceux-ci. Un premier sanglot déchira l'atmosphère et le regard d'Elsa croisa celui de l'homme qui s'apprêtait à les abandonner.

« M-mais c'est ton fils, Connor... ! C-comment peux-tu parler de lui ainsi ?! »

Connor détourna les yeux, coupable d'une haine secrète qui avait peu à peu envahit son cœur pour naître au grand jour à la première occasion.

« Elsa... Ce n'est plus l'enfant que j'ai aimé. J-je... je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je ne sais pas non plus quand c'est arrivé, mais toutes ces choses qu'il fait... Ce n'est pas humain, ce n'est pas humain !
- J-je t'interdis de dire ça de lui, Connor Murphy !
- Regarde la vérité en face ! Il... brise des vitres, il crée des bulles, il fait voler son frère ! C'est l’œuvre de Satan, pas celle de Dieu ! Ouvre les yeux ! »


Le son retentissant d'une claque heurta le silence de toutes ses forces et une marque rouge gagna peu à peu la joue de Connor. Celui-ci tourna un regard incrédule vers celle qui avait été sa femme pendant toutes ses années.

« S-sors de chez moi. SORS DE CHEZ MOI ! J-je ne veux plus te voir ! PLUS JAMAIS, TU ENTENDS ?! »

Vaincu, Connor tourna les talons, ramassa son portefeuille et quitta l'appartement. Il n'y revint jamais plus.






« Dis mamaaaaaaan ?
- Oui mon cœur ?
- On va oùùùùùù ?
- On déménage.
- Ça veut dire quoi déménager ?
- T'es bête hein ! Déménager, ça veut dire qu'on s'en va de la maison.
- J-j'suis pas bête ! Mamaaaan...
- Aiden, s'il te plaît, ton frère est loin d'être un idiot. Excuse-toi mon ange.
- Pfffff. Désolé...
- C'est bien Aiden, je suis fière de toi. »


Un sourire illumina les lèvres d'Elsa tandis qu'elle observait la moue semi-touchée, semi-mécontente de son aîné. Le petit dernier, lui, regardait par la fenêtre.

« Et pourquoi on s'en vaaaaa ?
- Parce que maman a trouvé une maison encore plus belle que celle-ci.
- C'est vraaaaaaaaaaai ?
- Oui mon cœur.
- Et même que j'aurai une grande chaaambre ?
- Oui mon ange.
- Et même qu'on aura la télé dedaaans ?
- Non mon amour.
- Et pourquoiiii ?
- Parce que ce n'est pas bon pour les petits garçons. La télé sera dans le salon. D'accord ?
- D'accord ! Et diiiis ? »


La camionnette démarra et laissa derrière elle un appartement qui avait abrité des tas de souvenirs heureux.

« Oui bébé ?
- Je suis pas un bébéééé !
- Même que si, t'es qu'un bébé !
- Même que noooon !
- Même que siiiii !
- Même que noooon ! C'est toi le gros bébé, d'abord !
- N'importe quoi ! Maman, dis quelque chose, il m'embête !
- Il ne fallait pas chercher ton petit frère, Aiden.
- Pfff, c'est pas juste !
- Je sais mon ange, je sais... »


La moue boudeuse de son grand garçon l'amusa et Elsa laissa pour un temps les histoires de caution absolument pas récupérée, et à raison. Vu qu'Aiden avait créé un nouveau système de ventilation dans l'appartement, la réaction du propriétaire était tout ce qu'il y avait de plus légitime.

« Du coup mamaaaaaaan ?
- Oui Caleb ?
- Il est où, papa ? »


Un silence glacial embua les esprits et Aiden détourna rapidement la tête pour regarder dehors. Cette vision brisa le cœur d'Elsa qui tendit une main à son grand. Main qui fut rapidement saisie, puis serrée. Fort. Très fort. Alors seulement, Elsa entreprit d'expliquer la situation à son plus jeune fils.

« Papa, il... Il est parti. I-il... a décidé qu'il ne voulait plus vivre avec nous. Ce n'est pas ta faute, ni celle d'Aiden. En fait, ce n'est la faute de personne. C'est comme ça, et il va falloir apprendre à faire avec. D'accord ?
- Ça veut dire qu'il nous aime plus... ? »


Tandis que les larmes montaient aux yeux d'Elsa, celle-ci secoua la tête.

« Ça veut juste dire qu'on ne se comprend plus, tous les quatre. Ça ne remet pas en cause l'amour qu'il nous porte. C'est juste qu'on ne peut plus vivre ensemble.
- Et un jour on pourra de nouveaaau ? »


Les mots qu'elle dut adresser à son cadet lui arrachèrent la gorge. Sur sa main, l'emprise de son fils s'affermit encore un peu.

« Non mon cœur. Je suis désolée. »

Ce fut la seule et unique fois que la question vint aux lèvres de l'enfant. Après ça, tous trois apprirent à vivre avec le manque et peu à peu, celui-ci ne devint plus qu'un vague souvenir.






Le soir était tombé depuis deux heures lorsque quelqu'un sonna à la porte. Elsa, aux fourneaux depuis maintenant une soixantaine de minutes, abandonna le repas du soir pour aller ouvrir.

« Caleb, mets la table s'il te plaît ! »

Le petit garçon, sur le canapé en train de jouer aux pirates avec son aîné, sembla profondément outré par la nouvelle.

« Et pourquoi pas Aideeen ?!
- Parce que c'est son anniversaire aujourd'hui et que tu sais que le jour de son anniversaire, on ne met pas la table, pas vrai ?
- Pfffff... »


Caleb se leva de mauvaise grâce et se dirigea vers la cuisine en traînant des pieds, visiblement très, mais alors très mécontent. Sa mère leva les yeux au ciel avec un sourire amusé et ouvrit enfin la porte sur le visiteur mystère qui se cachait derrière.

« Bonsoir... ?
- Bonsoir madame, navré de vous déranger à une heure aussi tardive.
- Aucun soucis. Vous êtes... ? »


Son tout nouvel interlocuteur était... pour le moins surprenant. Grand, baraqué au possible, portant une tenue assez inédite, l'homme possédait un œil de verre d'un turquoise saisissant et un œil tout à fait normal d'un brun tendre. Ses cheveux lui arrivaient à la taille et étaient retenus par un ruban de couleur rouge. Un sourire affable courbait ses lèvres, qu'il avait fines et donnait au personnage un capital sympathie qui était plutôt rassurant. Sa veste, taupe, lui arrivait aux chevilles et se voulait le silencieux témoin de nombreuses années de vie. Son propriétaire lui-même n'était plus tout jeune et devait facilement avoisiner les 45 ans sinon davantage. Quant à ses chaussures... Elles semblaient avoir été volées à un clown, tant leur taille se voulait impressionnante. Pour parfaire le tout, l'homme portait une chemise et une cravate tout à fait normales, ainsi qu'un pantalon de costume noir, ce qui achevait de rendre le reste de sa tenue comique. Sa peau, quant à elle, était légèrement basanée et offrait à l’œil de verre une dimension presque irréelle tant elle le mettait en valeur.

« Frank Branstone, enchanté. Je suis venu voir le petit Aiden. Je travaille au ministère de la magie. »

Le regard d'Elsa s'écarquilla tandis que les mots se faisaient un chemin jusqu'à son esprit.

« D-de la... magie ?
- Effectivement madame. Je suis venu discuter avec vous de toutes ces petites choses qu'Aiden est capable de faire alors qu'il ne devrait pas pouvoir. Je peux entrer... ? »


Sursautant doucement, la jeune mère hocha la tête.

« J-je vous en prie...
- C'est qui mamaaaaaaaan ?
- Un invité mon cœur. Il va manger avec nous ce soir, d'accord ?
- D'accord ! Je rajoute une assiette, alors !
- Oui mon amour, c'est très bien. »


Tandis que Caleb allait prendre le couvert supplémentaire, Aiden se redressa et lança un regard en direction du nouveau venu, qui lui rendit un sourire agréable.

« Bonsoir Aiden. Bonsoir à toi aussi Caleb.
- B'soir.
- Bonsoiiir ! »


Elsa se fit la réflexion qu'elle était fière de ses garçons tandis qu'elle retournait en direction de la cuisine.

« Asseyez-vous... Je vous sers quelque chose ? Aiden, tu peux débarrasser le monsieur de sa veste ?
- Simplement de l'eau. Et pour la veste, ça ne sera pas nécessaire, je vais me débrouiller, merci. »

Elsa n'ajouta rien et ramena bientôt son verre d'eau à l'invité surprise de la soirée. Aiden, qui avait entendu précédemment son nom, vint s'asseoir à table à son tour.

« Je crois que c'est ton anniversaire ce soir, n'est-ce pas... ? »

Il se contenta de hocher la tête sous l’œil vigilant de sa mère, qui arriva bientôt avec le repas. Au menu, le plat préféré de son fils. Ratatouille et cordon bleu maison. Avec le temps, Aiden avait fini par se faire aux légumes et par les apprécier à leur juste valeur. Un beau sourire s'inscrivit  d'ailleurs sur les lèvres de son si grand garçon et Elsa se fit un plaisir de servir tout le monde. Heureusement pour elle, elle avait prévu une certaine quantité de nourriture et avait eu de quoi nourrir également le nouveau venu. Une fois le service achevé, elle vint rejoindre tout ce petit monde à table.

« Bon appétit à tous.
- Bon appétit mamaaaaaaaan !
- Bon app' !
- Bon appétit à vous aussi. »


Le regard de la jeune mère se dirigea vers l'étranger tandis que son aîné se jetait joyeusement sur son assiette. L'homme lui adressa un fin sourire après la première bouchée.

« Vous êtes un véritable cordon-bleu, madame, si je puis me permettre.
- M-merci...
- Maman, c'est la plus forte de toute façon !
- Oh, je n'en doute pas un seul instant... »


Aiden fut le seul à rester silencieux, trop concentré qu'il était à méthodiquement dévorer son repas. Ce fut seulement quand Frank reprit la parole qu'il daigna relever le nez.

« Tu as onze ans, ce soir, c'est ça ?
- Ouaip.
- Tu grandis tellement vite...
- Mamaaaaaan ! »


Le regard indigné que lui lança son fils aîné amusa tout le monde et chacun se prit à rire de bon cœur. Quoique fut venu dire Frank, il n'en parla pas du repas et attendit le moment de la remise des cadeaux pour enfin annoncer ce qui devait lui brûler les lèvres depuis son arrivée.

« Aiden, j'ai également quelque chose pour toi. Mais avant ça, laisse-moi me présenter. Je m'appelle Frank Branstone et tout comme toi, je suis un sorcier. »

Aiden lança un regard surpris à celui qui lui annonçait quelque chose que tous, autour de cette table, soupçonnaient déjà depuis longtemps. Il ne répondit rien et Elsa se contenta de prendre sa main dans la sienne. Il ne la lui reprit pas.

« Il a dû t'arriver des choses un peu particulières, dernièrement, pas vrai ? Quand tu es très heureux, ou très en colère, ou que tu ressens une émotion très forte, autour de toi se produisent des événements étranges, impossibles... Je me trompe ?
- N-non...
- Et bien c'est dû à ce que tu portes en toi. Tu es un sorcier, Aiden, et tu dois apprendre à contrôler tes pouvoirs. C'est pour ça que je suis là. Pour te parler de Poudlard, une école où les enfants comme toi se rendent. »


Ce soir-là, Aiden, Caleb et leur mère apprirent qu'il existait tout un monde, en parallèle du leur, où il était normal de faire de la magie. Ce soir-là, la petite famille se rendit compte de l'extraordinaire univers dont ils faisaient partie, de plus près qu'ils ne le pensaient. Ce soir-là, le destin d'Aiden se mit en place. Et si Elsa avait seulement su, peut être aurait-elle fermé la porte à cet inconnu venu changer leur existence à jamais.






« … Et là, le prof lui répond qu'il danse aussi bien qu'un Veaudelune, tu te rends compte ?! »

Aiden éclata alors de rire et Elsa suivit son aîné dans son élan d'hilarité sans vraiment savoir pourquoi.

« Et c'est quoi, un... veau de la lune ?
- Pas un veau de la lune, maman, un Veaudelune ! Tu sais même pas ce que c'est ?
- Absolument pas mon amour.
- T'es nuuuuulle ! »


Le sourire hilare de son bébé produisit en Elsa une montée de joie absolument pas naturelle. Aiden était rentré le matin même et il lui avait vraiment manqué.

« Je sais, je sais... Du coup, tu m'expliques ? »

Muni de son plus beau regard amusé, le jeune garçon entreprit donc d'expliquer à sa mère ce qu'était un Veaudelune, sous l'air sceptique de celle-ci.

« Tu es donc en train de me dire... que les traces dans les champs de maïs sont dus à... ce truc ?
- C'est pas un truc, mais une créature magique ! Et oui maman, désolé de te décevoir, c'est pas les aliens qui écrivent dans les champs ! »

Elsa afficha une moue déçue, puis répondit d'une voix plaintive.

« C'est vraiment trop nul, ce que tu me dis là...
- Tu rigoles ? C'est trop bien la magie ! Tiens, ça me fait penser que... Attends... »


Aiden se pencha sur sa valise et farfouilla à l'intérieur pendant plusieurs secondes. Lorsqu'il en ressortit, il tenait dans ses bras plusieurs petits paquets de confiseries. Toutes semblaient plus alléchantes les unes que les autres et, Elsa s'en doutaient, étaient magiques.

« Tu n'aurais pas dû mon cœur, c'est vraiment trop gentil...
- Je suis sûr que tu vas adorer ! J'ai aussi des cadeaux pour Caleb !
- Tu n'as pas besoin de faire ça mon amour. Je te donne aussi cet argent pour que tu puisses te faire plaisir.
- Justement, ça me fait plaisir de vous faire des cadeaux. »


Un sourire attendri se glissa sur les lèvres maternelles tandis qu'elle attrapait un premier paquet. Celui-ci, en forme de pentagone légèrement bombé, portait la mention Chocogrenouille. Le dégoût remplaça bientôt la tendresse sur les traits maternels.

« Tu comptes me faire manger une grenouille... ?
- C'est juste la forme, c'est du chocolat ensorcelé, c'est tout !
- Comment ça, ''ensorcelé'' ?
- Tu vas voir, ouvre ! »


Après un regard plus que suspicieux en direction de son fils aîné, Elsa prit son courage à deux mains et ouvrit le petit paquet. Presque aussitôt, une grenouille de couleur marron sauta hors de celui-ci et Elsa poussa un cri suraigu qui fit rire Aiden aux éclats.

« Il faut que tu l'attrapes ! Vite !
- E-elle va s'échapper !
- Mais nooon, elle ne peut faire qu'un seul bond ! »


Et comme si la grenouille en chocolat avait souhaité contredire le jeune sorcier, celle-ci se mit à sauter frénétiquement dans tout l'appartement. Elsa se lança à sa poursuite sous les pleurs de rire de son aîné et ne la rattrapa qu'au bout de quinze difficiles minutes.

« Très drôle, Aiden. »


Son sourire trahissait cependant son terrible amusement et c'est avec un air revanchard qu'elle enfourna la grenouille en chocolat dans sa bouche, avant de mâcher. Ses traits, victorieux au possible, déclenchèrent à nouveau une vague d'hilarité chez Aiden, à laquelle se joignit sa mère.

« Je te promets que c'est vraiii ! T'as vraiment pas de chance, maman !
- Dis-donc toi ! Montre moi plutôt tes autres cadeaux ! »

Les yeux brillants, le magicien de son cœur lui tendit une boîte de dragées créées par une certaine Bertie Crochue, si elle en croyait le paquet et qui se voulaient... surprenantes. Après la grenouille enchantée, Elsa se méfiait grandement, aussi ouvrit-elle très lentement le paquet.

« Tu peux y aller, celles-ci ne sautent pas. »

Elsa tira la langue à son fils, hilare, qui la regardait faire avec attention, puis s'empara d'une dragée très colorée qu'elle porta tout d'abord à son nez. À son grand désarroi, celle-ci ne sentait que le sucre.

« Tu es sûr que...
- Goûte ! Si tu veux, je goûte avec toi !
- Ok, ça me va ! »


Le garçon prit à son tour une dragée au hasard, puis, tout sourire, entreprit de compter.

« Un...
- Pourquoi tu ressens le besoin de compter mon cœur... ?
- Tu vas voir, c'est drôle ! Deux...
- Je... te fais confiance.
- Trois ! »


Tout deux jetèrent le bonbon dans leur bouche respective et Elsa mâcha.

« Tu n'aurais pas dû me faire confiance... »

Alarmée, la jeune mère lança un regard à son fils qui, pourtant, jouait le jeu et venait de croquer dans sa confiserie. Alors qu'elle se demandait où était le problème, un goût immonde se répandit lentement dans sa bouche. Fronçant le nez aussi fort qu'elle le pût, Elsa crut reconnaître ce qu'elle pensait être de... l'oeuf. Pourri.

« J-je vais cracher !
- C'est de la triiiche ! Avale !
- C'est pas juste, tu es tombé sur quoi, toi ?!
- Noix de coco... »


Elsa fit la grimace tandis qu'elle avalait l'horrible cadeau d'un air outré. Retournant le paquet, elle put lire différents exemples de saveurs. Parmi elles, la coupable, vomi.

« N-ne me dis pas que...
- Chut !
- Noooon !
- Chut je te dis !
- T'es tombée sur vomi ?! »


Aiden éclata de rire sous le regard faussement courroucé de sa mère qui décida de retenter l'expérience. Le fait que les goûts soient dus au hasard la fascinait et l'idée d'obtenir une saveur plus douce, comme chocolat par exemple, berçait tendrement ses papilles gustatives, soumises à rude épreuve. La voyant faire, son fils écarquilla les yeux.

« M-maman ?! Personne n'en mange jamais deux d'affilée !
- Ta mère est une guerrière, Aiden, tu l'as oublié ?! »


Réduit au silence, l'adolescent regarda sa mère, impuissant, fourrer un nouveau bonbon dans sa bouche. Celle-ci mâcha et se crut naïvement à l'abri du danger. Cependant, tout comme la première fois, une saveur tout aussi immonde se diffusa joyeusement dans sa bouche et Aiden repartit dans un fou rire.

« C'était quoi cette fois ?! T'es obligée d'avaler hein !
- Je saaais ! Crotte de nez... »


Absolument amusé, le garçon alla diligemment chercher un verre d'eau pour sa mère, qui peina à ne pas tout recracher sur le sol du salon. Seuls son ménage, fait quelques heures auparavant, et la promesse faite à son garçon la retinrent de justesse.

« Merci... »

Aiden retourna ensuite s'asseoir dans le fauteuil qui faisait face à sa mère, puis attendit.

« T'avais raison, maman, t'es la meilleure.
- C'est pas tes petits bonbons qui vont venir à bout de moi, non mais ! La suite, jeune homme ! »

Le sorcier en herbe lui tendit diligemment la confiserie suivante, portant l'intitulé ''pâtes de crapaud''.

« … Rien de suspect, cette fois, hein ?
- Promis, c'est juste drôle comme sensation ! Je t'ai ramené que des trucs sympas, tu vas voir ! »

Rassurée, Elsa ouvrit le paquet pour faire face à des pâtes de fruit vertes en forme de crapaud. Refermant aussi rapidement que possible la boîte, elle lança un regard suspicieux à son fils, très amusé, et attendit. Mais aucune forme de vie ne se manifesta à l'intérieur et, rassurée, Elsa attrapa l'un des bonbons avant de l'enfourner. Goût menthe. Là non plus, rien d'alarmant. Alors, après avoir longuement mâché le bonbon, Elsa avala. Ce fut à cet instant que la magie se produisit.

« M-mais... ça saute ?! Ça saute dans mon ventre ?! C'est vivant ?
- Non, maman, c'est magique ! C'est drôle hein ?! »


Un sourire épanoui se glissa sur les lèvres maternelles tandis que celle-ci ramassait un autre bonbon.

« C'est génial, j'adore !
- Tu verras, j'en ai ramené d'autres pour tout le monde ! Mais ceux-là sont juste pour toi.
- Oh mon cœur... »


Ce matin-là et malgré les protestations plus qu'énergiques du jeune adolescent, Elsa prodigua un long, très long câlin à son fils aîné.

« Je t'aime, mon amour... Tu m'avais manqué. »

Après un temps de silence, la jeune mère eut le plaisir d'entendre son fils répondre tout bas.

« Moi aussi je t'aime... et tu m'avais aussi un peu manqué. Et même Caleb. »

Non, décidément, Elsa ne pourrait jamais comprendre comment Connor, un jour, avait pu décider que ce garçon-là était autre chose qu'un ange. Elle devait cependant apprendre à ses dépends que son ex-mari n'était pas le seul à le penser.









[A SUIVRE]

Un petit mot sur l'auteur ?

  • PseudoNéa
  • PrénomAnthinéa
  • Âge22 ans
  • comment avez vous trouvé le forum ?Grâce à l'intervention de l'une de vos admins qui a répondu à une recherche de forum !
  • Un commentaire ?Très beau forum qui répond à tous mes critères qualitatifs !


Famille et relations

Se lever, regarder pour ne plus rien voir, puis soupirer, la voix chargée de larmes qui ne couleront pas. Retomber. Se relever, changer de regard pour ouvrir les yeux sur l'avenir, puis sourire. Aujourd'hui, la vie d'Elsa se résume à ça, à cette ultime lutte qu'elle mènera jusqu'à la fin s'il le faut. Aujourd'hui, la vie d'Elsa ne se conjugue plus qu'autour d'un seul être. Son fils.

Son fils, son petit dernier, âgé de tout juste huit années et qui a déjà tant vu, tant vécu, tant souffert. Trop souffert. Son fils, vu comme un monstre mais pourtant si pur, dont l'innocence vole peu à peu en éclats malgré tous les efforts de sa mère pour en retenir les morceaux et tout reconstruire.

Reconstruire. Entre ses lèvres, ce mot sonne faux, ce mot fait mal et éparpille les gravats d'un cœur qui souffre mortellement depuis l'incident. Reconstruire ce que les autres ont détruit, oublier une part de sa vie pour se consacrer à l'autre morceau d'elle-même, encore bien vivant, lui, et ne pas porter le deuil. Ne pas porter le deuil de cet autre fils tant aimé et déjà perdu, qu'elle ne reverra jamais plus. Ne pas montrer la peine dans son regard lorsqu'elle observe son visage, inscrit sur l'unique album qu'elle ait pu emporter avant de fuir. Ne rien montrer, mais pourtant ressentir le flot d'émotions contraires avec une violence à en faire vaciller des buildings. Ne rien montrer, mais continuer de lutter, toujours, afin de protéger la seule personne pour qui son cœur accepte encore de tenir le coup, malgré ses désirs de se perdre à jamais dans les larmes et de se noyer dans l'océan de douleur qu'a formé la perte.

Elsa était la mère de deux enfants, deux garçons, tous deux sorciers, condamnés à mourir pour des péchés qu'ils n'avaient pas commis. Aujourd'hui, elle n'est plus la mère que d'un seul enfant, son petit dernier, seul rempart contre l'extrême douleur de la perte. Et c'est en son nom qu'elle vivra.

Tout donner pour ses enfants, Elsa le fait depuis toujours, face à n'importe qui, n'importe quand. Face à cet ex-mari qui les a abandonnés lorsqu'ils ont découvert cette autre facette du monde, cet univers de magie et qu'il ne l'a pas supporté. Face à ses parents, lorsqu'ils ont défendu le père de ses enfants devant ceux-ci , qu'il n'avait pas hésité à renier au nom de valeurs inexistantes. Face à elle-même, lorsqu'il a fallu qu'elle se montre forte, encore et encore, afin de trouver appartement et emploi pour élever ses garçons.
Aujourd'hui, elle n'entretient plus vraiment de rapports avec ses parents autrement que pour ses enfants. Ils ne se voient qu'une fois l'an, pour Noël et ne s'appellent que lors des anniversaires et différents événements le nécessitant. Quant à son ex-mari, il a brusquement cessé de lui verser la pension alimentaire il y a quelques mois. Malgré ses appels incessants, celui-ci s'est montré injoignable.

Caractère & physique en option

Dans la vie, Elsa a bien des passions. Elle cultive un profond amour pour les fraises et plus généralement les fruits rouges, bien qu'elle soit moins friande de cassis que du reste. Malheureusement pour elle, son petit dernier a une dent contre les groseilles et refuse d'avaler quoique ce soit en rapport avec celles-ci, ce qui limite considérablement les tartes et autres délices que pourrait préparer Elsa. Elle aime le contact avec autrui et fut une très bonne serveuse, toujours armée d'un sourire lorsqu'elle exerçait encore. Elle apprécie le bleu, qui est sa couleur favorite, mais a en horreur le mauve qu'elle ne porte jamais, d'ailleurs. Elle aime lire des histoires à son fils pour l'aider à s'endormir lorsque vient la nuit, avant de profiter de la fraîcheur de celle-ci pour contempler les astres. Elle ne rechigne jamais à l'idée de passer quelques heures devant un bon film, surtout si elle peut manger quelques friandises au passage. Dans le temps, son aîné ramenait toujours quelques confiseries tout droit sorties de contes de fée et Elsa s'était découvert une véritable passion pour les dragées surprises. Celles qui lui restent sont désormais conservées dans une boîte où se retrouvent bien d'autres objets ayant appartenu à son grand garçon, dont sa baguette.  La nuit, Elsa dort désormais avec un doudou, une peluche ayant appartenu à son fils aîné et que celui-ci traînait partout lorsqu'il était petit.
Malgré tout ce qu'elle a dû affronter dernièrement, Elsa reste une personne forte et est une femme qui en veut. Tout claquer pour protéger son fils ? Sans problème. Tout reconstruire ailleurs même si le poids de chaque pierre à poser en vaut mille ? Très bien. Lutter contre quiconque leur cherche des ennuis ? Aucun soucis. Elsa est une maman courage et une femme tout aussi volontaire qui ne se laisse pas faire. Elle n'a pas peur des scandales et n'hésite pas à répliquer lorsqu'on lui cause le moindre tort, le tout en montrant des crocs qu'elle n'a pas vraiment. En fait, Elsa est une femme de convictions ainsi qu'une maman tigresse. Pour son petit garçon, elle soulèverait des montagnes, ou plutôt, elle mettrait volontiers la tête sous l'eau, ce qu'elle a déjà fait malgré son aquaphobie lorsqu'il a fallu lui apprendre à nager. La magie ne lui fait pas peur et ceux qui la condamnent non plus. Non, la seule chose qui l'empêche de dormir est l'idée que son petit dernier suive le premier dans les affres de la mort. Et ça, Elsa ne le supportera jamais.
Niveau social, Elsa n'a pas réellement de soucis. Si elle ne se donne pas la peine de retrouver de relation amoureuse – et certainement plus maintenant – elle n'a cependant aucun mal à se faire des amis ou de bonnes connaissances. Depuis quelques temps, cependant, les connaissances changent rapidement et les visages rejoignent le flot des souvenirs oubliés. En effet, Elsa cherche à bouger régulièrement de peur qu'il n'arrive le moindre mal à son garçon. Et malheureusement pour elle, le monde des sorciers lui est fermé car elle est repoussée par tous les sorts anti-moldus. Pas facile la vie de maman moldue lorsque son fils est un sorcier pourchassé par de grands malades plus que belliqueux !

Études supérieures & métier

Quand elle était petite, Elsa rêvait d'être vétérinaire avant de décider qu'elle deviendrait astronaute. Elle s'est finalement tournée vers tout autre chose puisqu'elle est sortie diplômée d'une école d'hôtellerie-restauration française avant de retourner vers le Royaume-Uni. De ce fait, Elsa a un très bon niveau en français et cela lui est bien utile dans le métier qu'elle exerce. Tout d'abord responsable de salle dans un petit restaurant lorsqu'elle vivait avec son ex-mari, elle a fini par démissionner lors de la naissance de son aîné afin de pouvoir se consacrer à lui. Elsa est redevenue serveuse lorsque son ex-mari les a abandonnés et a continué à travailler dans un diner anglais pendant environ quatre ou cinq ans. Elle a démissionné tout récemment, lorsqu'elle a perdu son fils aîné, âgé de douze ans, et a décidé de fuir. Elle est donc, actuellement, en recherche d'emploi. Seuls les CDDs lui conviennent, ceci-dit.
©linus pour Epicode


Dernière édition par Elsa Wilson le Mar 6 Juin - 18:15, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 8:55

OH, Kate Winslet!!! Que je l'aime!

Bienvenue! J'ai hâte de voir ce que ton personnage va donner! Une moldue en plus, super choix!
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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 9:09

Je te souhaite la bienvenue parmi nous Elsa,

Au plaisir de lire ta fiche et te croiser en RP :) Si tu as une question, n'hésite pas à contacter le staff !

Bon courage et à très vite !

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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 10:46

Sois la bienvenue parmi nous Elsa, Il me tarde de découvrir ton personnage !

Nous sommes là au moindre souci, bon courage pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 11:13

Bienvenuuuue !
Bon courage pour la rédaction de ta fiche, et au plaisir de te retrouver IRP ou sur la CB ! :D

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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 14:02

Sois la bienvenue ici, puisses-tu te plaire avec nous ! <3

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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 14:31

Bienvenue sur Malleus madame la moldue ! Hâte de lire ce que tu nous réserves !! QUE LA VIANDE COULE À FLOTS !
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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Dim 28 Mai - 17:04

Merci à tous !! :D

J'espère être à la hauteur !
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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Lun 29 Mai - 2:07

Une maman qui à la classe :) C'est cool !
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MessageSujet: Re: "Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]    Lun 29 Mai - 19:46

Bienvenue madame ! Bon courage pour ta fiche !

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"Ni haine ni peine ne battront l'amour que j'ai pour lui." [Elsa Wilson]

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